mardi 20 avril 2010

Le juge Michel Bastarache est-il en train de se positionner ?

Est-ce une diversion? Le juge est-il en train de mettre la table pour préparer les conclusions livrables à l'automne 2010? Quoiqu'il en soit, certaines déclarations du juge-commissaire, Michel Bastarache, ont de quoi étonner. Il a déclaré au journal Le Devoir qu'il est normal que la nomination des juges soit un acte "politique", pourvu qu'il ne soit pas "partisan". Est-ce un autre de ces jeux de mots auxquels nous ont habitués de plus en plus les gouvernements, dans les diverses réformes de structure de la société et de la politique, des plus ou moins 15 ou 20 dernières années (consultations orientées et le reste)?

Voici comment le journaliste du journal Le Devoir introduit la situation.
«M. Bastarache s'inquiète aussi de « l'espèce de frénésie qui s'est emparée des gens pour écarter tout le monde qui a touché de loin ou de près à la politique ». Selon lui, il faut accepter le fait que la nomination à la magistrature est « politique », puisqu'elle est faite, en définitive, par un élu. L'important, c'est qu'elle ne soit pas « partisane » au sens où un tiers partisan interfère dans le processus» (1).
Le problème, c'est que la véritable question qui inquiète est la suivante : est-il possible d'acheter un poste de juge au Québec?

Et de là, ces questions secondaires :

- Cela a-t'il eu cours dans l'histoire récente du Québec?
- Le système actuel de nomination et de circulation de la liste de candidats, permet-il de corrompre ou de biaiser le processus de nomination des juges?

Il ne faut pas oublier que selon les récentes déclarations incriminantes (à prouver) de l'ex-ministre de la justice sous le gouvernement Libéral, M. Marc Bellemare, il a été question d'argent en circulation et de pressions (non uniquement des suggestions) dans la nomination de magistrats en vue de retourner l'ascenseur aux amis donnateurs. C'est ce sur quoi la véritable question doit porter :

1) Est-il possible d'acheter un poste de juge au Québec ?

2) Est-ce que cela s'est fait depuis le changement des règles à l'arrivée au pouvoir du gouvernement actuel ?

3) Les règles que l'actuel gouvernement a modifiées, ont-elles favorisé de telles nominations, et dans l'affirmative, cela était-il volontaire ?

Le juge ne doit pas se laisser distraire; ni par

samedi 10 avril 2010

Cours d'Éthique et culture religieuse (ECR) : une vision du monde imposée par l'État

Que vient faire la légende du roi Arthur dans un manuel scolaire du programme d'Éthique et culture religieuse? Que font de tels récits héroïques fictifs dans le cours d'ECR étalé sur plusieurs années du curriculum scolaire, qui prétend favoriser le «vivre-ensemble» dans la société d'aujourd'hui et de demain?

Le samedi 19 décembre 2009, j'ai abordé la question de l'étrange phénomène des super-héros dans le programme d'ECR et d'autres curiosités. Aujourd'hui, je propose de regarder le rôle que peut jouer un récit fictif du 5e siècle ap. J.-C., la légende du roi Arthur, dans le contexte du rôle de la principale approche philosophique à la base du programme d'Éthique et culture religieuse (ECR).

La légende du roi Arthur mis en équivalence
(même autorité) que les récits chrétiens.
Réponse : La déduction de l'élève espérée par le pédagogue dans ce genre d'approche éducative appliquée à la religion (dite culture religieuse) et aux valeurs (éthique), découle de ces préalables :

1. Premièrement
Le pédagogue, ici le Gouvernement du Québec via le Ministère de l'Éducation du loisir et du sport (MELS) et les commissions scolaires ne veulent pas de problèmes avec les chartes des droits, ni de poursuites judiciaires associées à une apparence ou à un réel non-respect de la liberté d'opinion et de religion. Donc, l'élève doit parvenir à déduire par lui-même, ce que le pédagogue peut difficilement exprimer ouvertement sans risque de poursuites. C'est l'une des raisons pour lesquelles le programme est si étalé en nombre d'années. Cela explique la raison aussi,  pour laquelle on parle beaucoup dans l'ECR, de l'approche par le dialogue, la discussion, le débat, etc. Ainsi, les professionnels et le Gouvernement se placent à l'abri des tribunaux, puisque ce sont l'élève ou la classe qui expriment ce que l'on attend d'eux.

2. Deuxièmement
Quand à la méthode, le pédagogue applique les grandes recommandations de 1999-2000 (de l'Étude 1 et du rapport Proulx) ayant mené à l'actuelle version de l'ECR, soit un programme au contenu sous-tendu principalement, quoique non exclusivement, par l'approche de la phénoménologie (une philosophie). La manière politiquement correcte et codifiée d'exprimer cette approche est «l'étude du phénomène religieux».

Sur la véritable identité de la phénoménologie

La phénoménologie appliquée à l'étude comparée de phénomènes religieux (l'approche privilégiée pour le contenu d'information religieuse du programme), étale côte à côte des phénomènes de diverses religions et traditions spirituelles pour en tirer ses conclusions, directement ou subtilement, selon ce que permettent le contexte politique et les chartes des droits.

Par exemple, en phénoménologie de la religion, on comparera une thematique entre divers courants religieux et spirituels :
- phénomène de la conversion et ses effets ressentis (témoignés) et extériorisés (observateur extérieur) en comparaison avec d'autres religions et croyances
et ainsi de suite avec la thématique de la lumière et des saisons,

  • les "miracles"
  • la guérison
  • les vêtements de culte / vêtements et ornements dits "sacrés"
  • le rôle de l'eau dans les cérémonies et pratiques religieuses
  • les lieux, édifices ou salles où se réunissent les adhérents
  • etc.

Évidemment, une telle approche a l'avantage de ressembler au multiculturalisme. Par contre, on y isole l'expérience d'un contexte beaucoup plus complexe et chargé, car une religion est avant tout un système. Par analogie, vous pourriez posséder toutes les pièces d'un moteur d'automobile, mais rien ne se tient, ni ne se prouve ou s'expérimente vraiment, tant que le moteur n'est pas assemblé et mis en marche (démonstration) dans une automobile.

Une faiblesse de la principale approche philosophique des croyances "en pièces détachées" qui sous-tend le cours d'ECR, sera de ne pas différencier le sens profond de pratiques en apparence comparables et surtout, de ne pas les relier à l'ensemble.

On peut penser par exemple au  Repas du Seigneur (Cène ou Sainte-Cène) chez les protestants, étalé à côté du sacrement de la Communion chez les catholiques. Chez, le catholique, la Communion est l'occasion de la transsubstantiation; c'est-à-dire, de la transformation du pain en la chair (corps) de Jésus et du vin en son sang. Pour le prêtre, il ne s'agit pas simplement d'un acte commémoratif du sacrifice de Christ contenant un enseignement et une exhortation à vivre dignement, mais davantage du renouvellement du sacrifice à chaque messe, avec toute son efficacité expiatrice. Le prêtre catholique officiant qui consacre les espèces (pain et vin), communique la personne de Christ. C'est l'interprétation de l'approche sacramentelle, selon laquelle le symbole devient la réalité représentée. Le prêtre catholique sacrifie la substance de Jésus contenue dans le pain et l'offre aux fidèles catholiques qui le reçoivent. Chez le protestant, la Cène (Communion) se veut surtout un mémorial (commémoration) de l'oeuvre de Christ, favorisant un autoexamen personnel  de conscience et éventuellement le réengagement ou la réconciliation avec Christ. C'est un acte reconduisant la foi avec son focus dans l'oeuvre de Christ, pour celui qui y prend part.

Mais la phénoménologie ne fait généralement pas dans les nuances. Il faudrait plusieurs vies pour comparer plusieurs religions complexes. Et si elle le fait (comparaison de phénomènes), c'est afin de  démontrer que l'expérience religieuse est avant tout culturelle, fonction de celui qui vit l'expérience (ex. interprétation personnelle, environnement socio-culturel, psychologie). C'est ce que signifie étude du "phénomène religieux" de l'aliment sacré ou magique.

Dans le même genre, on pourrait aussi parler du phénomène religieux du rôle de l'eau dans les pratiques religieuses (purifications, baptêmes, etc.).

La conclusion attendue de ce programme : NE PAS REJETER, NE PAS S'ENGAGER

En fait, ce n'est qu'à l'étudier plus attentivement, que la phénoménologie finit par dévoiler sa véritable nature. Il s'agit en fait d'un relativisme de tendance agnostique, dont les prémices sont : NE PAS REJETER, NE PAS S'ENGAGER en matière de religion. C'est le NE PAS S'ENGAGER qui va à l'encontre du principe de neutralité de l'État, lequel n'a pas l'autorité, mais se l'approprie, de décréter quoi croire ou ne pas croire; chose pourtant la plus reprochée aux religions.

C'est pourtant la conclusion par excellence de la phénoménologie de la religion. Évidemment, ceci n'est ni une position neutre en faveur de la liberté religieuse, ni l'ouverture à l'expérience de l'autre pour «vivre ensemble». Selon la phénoménologie, la personne engagée activement dans sa religion est considérée en position de déséquilibre; déclaration qui constitue un jugement et une forme de stigmatisation dans l'opinion de ceux qui reçoivent directement ou par allusion à mots couverts. C'est cette pensée qui sous-tend le cours et le matériel (livres, cahiers d'exercices) si on les suit à la lettre.


En effet, voici une de ses prémices fondamentales selon un des principaux promoteurs de l'approche phénoménologique pour l'étude des religions au 20e siècle. Gerardus Van der Leeuw écrira, dans un ouvrage-référence volumineux, recensant et comparant les expériences ou phénomènes religieux :

«Dans les religions de l'équilibre maintenu, on ne peut donc parler ni d'une foi personnelle ni d'incrédulité ...» (1).

C'est on ne peut plus clair: une approche agnostique ou relativiste. Et encore :

«La vie religieuse intérieure prend seulement naissance lorsque l'équilibre est rompu» (2).
Il n'est même plus question ici du respect de la liberté de religion, même à la maison et jusque dans la chambre de prière. On veut en fait décourager jusqu'à la vie religieuse intérieure, ce qu'il y de plus privé et intime; votre intellect et votre conscience !

Cependant, l'ECR fondé principalement sur la phénoménologie qui en est la principale base pédagogique, passe dans les médias et même dans les milieux enseignants, pour être un cours d'ouverture à l'autre, favorisant le «vivre-ensemble» dans une société multiculturelle, "pluraliste". Plusieurs enseignants s'y laissent prendre. Nous verrons que ceci n'est que du mimétisme (ressembler à autre chose), dont la plupart des enseignants ne sont pas conscients, mais profitant d'un contexte social qui sert bien le cours d'ECR.

jeudi 8 avril 2010

Tariq Ramadan, apologiste de l'Islam en croisade en Amérique du Nord

Tariq (Tarek, Tarik) Ramadan est en Amérique sous couvert de l'Islam modéré.
Mais est-il vraiment un modéré ou un radical mais habile parleur?

Voici 2 vidéos proposées.

Le président Sarkozy confronte Tariq Ramadan, notamment sur l'intégration et l'effort demandé aux immigrants, par la République qui accueille.






Reportage diffusé sur France 2 en 2007, un journaliste "Envoyé spécial" menacé de représailles sérieuses par des islamistes décrits modérés et prets au dialogue. Des liens présumés de Tariq Ramadan, ce promoteur de l'Islam, avec Al Qaida sont soulevés comme étant probables. Cela est établi par entrecoupage de diverses sources, notamment par les enquêtes sur les attentats et l'écoute électronique en Espagne.

vendredi 2 avril 2010

Saboter l'école privée pour économiser au Québec? Refaites vos devoirs!


(Dernière modification : 15 avril 2010)

Si vous voulez faire AUGMENTER les coûts de l'éducation au Québec, faites exactement ce que plusieurs prônent : retirez le financement public du réseau d'éducation privée et plusieurs écoles fermeront leurs portes. Mais voici l'erreur.

Leurs coûts d'opérations reposeront alors à 100% sur le Gouvernement du Québec et non plus à 60% et voici pourquoi.

(article partiellement retouché, pour corriger une erreur de représentation de la classe moyenne et des familles de faibles revenus au privé, qui doit être révisée à la baisse)

LIRE AUSSI

L'École privée favorisée ? Voyons voir... (16 Juillet 2010)

http://yapasdpresse.blogspot.ca/2010/07/lecole-privee-favorisee-voyons-voir.html

Au Québec, dans le milieu scolaire privé subventionné (il y a du privé non subventionné), les parents contribuent pour environ 40% des coûts des services éducatifs, ce qui ne couvre qu'un partie des coûts totaux (incluant bâtiments, entretien, etc.c), en plus des impôts et taxes auxquels ils ont déjà contribué via le régime universel. Ils paient donc déjà pour l'école publique mais sans y inscrire leurs enfants. ET le Gouvernement du Québec (nos taxes et nos impôts) réinjecte dans le privé subventionné, le 60% manquant à l'inscription de l'élève. Donc, il s'agit d'une forme de partenariat public privé (PPP). Dans le système scolaire public, c'est par contre 100% qu'il doit supporter en plus de couvrir beaucoup d'autres dépenses non subventionnées au privé. Il y a donc une économie d'échelle importante et un avantage à continuer de soutenir partiellement le privé, pour le gouvernement.

Les clients du privé doivent en retour, logiquement, s'attendre  à certaines possibilités de choix et d'aménagements dans une démocratie, en plus des autres impôts et taxes déjà payés dans le régime "universel" d'éducation. En réalité, il faut le répéter, ils ont déjà payés toute leur part entière du système public sans s'y inscrire. À cela, ils ajoutent leur quote part additionnelle.

Là où le raisonnement plus à gauche achoppe, c'est que le privé au Québec, n'est pas le privé des grandes villes américaines. Il s'alimente en bonne partie, de la classe moyenne (1)

Ceci signifie que chaque fois que l'État diminue son support, une partie de la clientèle du privé décroche et le gouvernement doit alors absorber le 100% des dépenses non couvertes par les taxes scolaires, pour toutes les familles de classe moyenne qui délaissent  le privé.

Comment faire croître les coûts de l'éducation au Québec?

Mais si vous voulez encore faire CROÎTRE les coûts de l'éducation totale au Québec, retirez le financement partiel public du réseau québécois d'éducation privée (ces parents qui contribuent déjà au régime public) et plusieurs écoles seront drainées d'une partie de leurs revenus et fermeront leurs portes. C'est de la petite politique de jaloux et d'envieux. Je ne suis pas fort en chiffres, mais vous le seriez encore moins que moi en faisant de telles coupes au privé...

Et si j'étais une école privée, je ne laisserais pas aller mes infrastructures pour un coût symbolique de 1$. L'État devrait les acquérir au prix équitable de leur valeur réelle. Pourquoi? Parce qu'autrement, la donnée est faussée, car dans de tels tours de passe-passe, l'État n'assume habituellement pas le coût réel de ses politiques (terrains, édifices, équipements, formation continue des enseignants).

Personnellement, je dis que certains groupes de pression veulent faire couper la contribution de financement gouvernemental au privé, par simple  envie (jalousie) ou pour une guerre idéologique déguisée et présentée sous une argumentation économique (budget de l'État). Vous savez le néosocialisme qui sait, lui, le moule unique par où tous doivent passer, afin d'en ressortir... différents, uniques et épanouis. C'est évidemment un sophisme (un leurre, un argument conçu pour tromper). La diversité n'est pas mieux favorisée par un moule unique (pas plus que la liberté d'ailleurs). Mais ce sont probablement les commissions scolaires et les syndicats qui tirent le plus grand avantage des coupes au privé qui diminuent sa clientèle. Car si les coûts augmentent pour la province, ceux-ci n'ont que les avantages (subventionnement à 100% pour les CS et augmentation de la masse salariale des écoles publiques, donc plus de cotisations syndicales.

mercredi 31 mars 2010

Taxe sur l'essence au Québec : pourquoi pas une journée tous en bus?

(image source : Planibus de Montréal)
Le tout nouveau budget du Québec de 2010, permet aux villes (délègue la patate chaude) de percevoir une taxe additionnelle pour financer le transport en commun. Ça devrait vous donner l'envie de couper le câble TV de base, juste pour compenser les frais additionnels de ces taxes punitives.

Il y a d'abord quelque chose de questionnable dans cette solution.

1) L'offre en transport en commun, n'est même pas là, ni en qualité, ni en quantité, pour accueillir la demande que l'on veut créer. Si la moitié, ou même le tiers, des méchants automobilistes laissaient leur automobile à la maison, vos réseaux de transport en commun ne seraient même pas capables de les accueillir. Tiens, pourquoi pas une journée «tous en bus»?

samedi 27 mars 2010

Jacques Brassard mangera de la viande


(Photo : Jacques Brassard, prise sur son blogue)

Voici un extrait pris sur le blogue de l'ancien ministre Jacques Brassard, écrit dans le contexte de la journée sans viande.

«Lundi prochain, Lundi sans Viande, je vous avise que je vais me goinfrer de cochonnaille. Il suffit que l’ONU, les Congrégations verdoyantes et les bobos alter-mondialistes locavores proclament que tel jour, telle date, c’est une journée internationalement consacrée à promouvoir tel comportement où à nous faire adopter telle habitude de vie pour que je me fasse un devoir de faire exactement le contraire. La Journée sans Lumière, j’allume toutes le lampes; la Journée sans Auto, j’en profite pour rouler avec mon gros 4x4; la Journée sans Achat, je magazine allégrement.

«Je m’en confesse, j’en ai ras le bol des prêcheurs de tous acabits qui nous prennent pour des tarés qu’il faut absolument guider, encadrer, superviser et lessiver avant qu’ils jugent, le moment venu, de nous contraindre et de nous assujettir à leur évangile et à leur code rigoriste.

«Avez-vous remarqué que tout ce beau monde a longtemps dénigré l’Église, l’accusant de corseter la société dans un carcan dogmatique et moral [...]
(BRASSARD, Lundi sans viande, 2010-03-24)»
Voilà. Pour ma part, je ne peux qu'être d'accord avec cette opinion sur les nouveaux dogmes. Tous ces groupes en pleine effervescence, religio-écolo et pro-animistes par exemple (animisme = une forme d'ancien culte de la nature et des astres en pleine remontée de popularité), sont plus encadrants et davantage contre les libertés, que l'Église catholique la plus stricte des années 1940-1950 au Québec.

S'ils le pouvaient, ils feraient changer les lois pour que vous soyez contraints de ne plus manger de viande ou encore interdits de possession d'un véhicule motorisé, ou de pratique monothéiste (servir un seul Dieu judéo-chrétien par exemple). Votre véhicule tournerait-il plus de 3 minutes pendant que vous embarquez vos affaires par -20 degrés C, avec deux ou trois enfants, on s'assurerait que vous ayez une contravention salée après avoir été dénoncé par un voisin, pour crime contre la Terre et contre l'Humanité. On vous forcerait, avec vos trois enfants dont un bébé emmailloté, à prendre des bus urbains sur-bondés qui ne s'autofinancent pas, même dans les grands centres.

Voici ce dont j'ai été témoin depuis la décennie 1990 par nos élites :

mercredi 24 mars 2010

Barack Obama et santé : promesse tenue !


Crédit photo : White House Photo, Pete Souza, 23 mars 2010

Article : Gilles B., Québec
24 mars 2010

Après de longs mois à taper sur le clou et à retourner à l'ouvrage devant la froideur des lobbys des compagnies pharmaceutiques (et actionnaires) et des compagnies d'assurances de santé privées, le président a livré la marchandise. Il aura réussi là où plusieurs, même l'administration Clinton, n'ont pas atteint le but.

Évidemment, ceux qui ont précédé Barack Obama ont quand même imposé la réflexion et parlé aux consciences.

En remplissant sa promesse à pourvoir des soins pour les 30 millions de personnes non couvertes par le système de santé, Obama a réussi à faire paraître pour des "pierres", les opposants au programme. Comment peut-on, au pays qui dit que nous naissons «tous égaux devant Dieu», accepter qu'une mère de famille meure sans soins médicaux suffisants, parce qu'elle est pauvre, ou parce que sa compagnie d'assurance refuse de lui reconnaître sa couverture de soins? J'ose croire que ce ne sont pas les mêmes personnes qui adhèrent à de telles contradictions.

Pensons-y : le rendement pour les actionnaires des produits pharmaceutiques ou les assurances-santé ayant préséance sur... la santé, c'est le carosse de Cendrillon, plus important pour le prince que sa princesse. Il faut être une roche pour considérer avec autant de "compassion", ceux qui travaillent de longues heures pour 15,000 ou 20,000 $ par année.

Un modèle de persévérance

En réussissant son combat, en exposant son programme de réforme de la santé, le réexpliquant, le révisant et retournant encore à l'ouvrage, Obama incarne pour plusieurs, un modèle d'action pour une cause juste, devant l'adversité.

Maintenant, ils n'ont qu'à bien se tenir, les opposants (belles-soeurs de Cendrillon) qui s'organisent et arguent que le décret de principe de réforme de la santé, signé par le président, passe-outre la souveraineté des États américains. C'est aux États de reconnaître leur errance et leur dureté du dernier siècle. Ils ne peuvent pas avoir la compassion de leur côté. J'ose croire qu'ils ne peuvent pas avoir le peuple américain de leur côté.

Certaines choses doivent transcender les profits et le capitalisme

Certaines choses en ce monde, doivent encore transcender les profits. Des principes comme la compassion et l'entraide en sont.

Entre les réalités opposées que sont les profits en santé, du système américain et les déficits du système québécois (deux échecs en leur manière), il y a place à innover et à intervenir, en continuant d'agir avec compassion, tout en responsabilisant les gens. Mais n'oublions jamais ceci : tous nous mourrons; certains en bonne santé, d'autres en très mauvaise santé... Dans toute famille, même la "parfaite", quelqu'un aura besoin de soins à un moment de sa vie et peut-être pas au moment où la prospérité personnelle sera au rendez-vous.