mardi 21 août 2012

JournaldeQuebec.com fil de discussion: Legault gagnant à plus de 60%

Face à face Charest contre Legault, 21 août 2012


Journal de Québec en ligne : les participants au fil de discussion en direct sur le Duel Legault contre Charest (Premier ministre sortant) ont donné le chef de la CAQ, M. François Legault, gagnant à plus de 60%. Heureusement qu'il y avait les votes en direct, car plusieurs participants n'ont aucun argument, juste de la "spin" de parti. Donner gagnante une personne qui ne participe pas au débat manque de sérieux; comme si à la boxe on donnait gagnant pour le match, un boxeur qui n'est pas sur le ring...

dimanche 19 août 2012

Perceptions à froid, de la semaine politique québécoise

Je vous livre de façon brute (sans références ni liens vers des sources), mes réflexions de la période électorale du Québec, pour le segment approximatif, du 11 au 18 août 2012. 
(mise à jour : 19 août 2012 20:40)

La semaine des rebondissements
  • Djemila Benhabib en a perdu sa charte... pour quelques jours
  • Conséquences prévisibles d'une charte de la laïcité dans le contexte québécois
  • Jean-Martin AUSSANT (parti ON) n'a pas convaincu la Cour supérieure
  • Les élections 2012 : Tout le monde en parle SANS Guy A.
  • Parti Libéral du Québec - PLQ : le chef absent des affiches
  • Rassemblement des Cols rouges - RCR: le candidat Claude Roy a craqué
  • Radio X et la compète entre radios privées
  • Parti Conservateur du Québec et ses candidats
  • Le parti Nul : voter NUL, n'est pas à coût nul ET vous coûtera près de 1 dollars par vote (en subvention)
  • Parti Québécois - PQ : le référendum refera surface (et une publicité en défaveur de Pauline Marois)
  • Gros docteur, gros défi, grosse inspiration, gros égo de l'élite médicale : le docteur Barrette est-il ministrable en santé?

Djemila Benhabib en a perdu sa charte... pour quelques jours

Le projet d'une charte de la laïcité est contesté (malhabilement par certains). Probablement qu'on n'entendra plus la candidate Benhabib, la «mal citée» de la semaine, d'ici le 4 septembre 2012. Elle a soulevé l'ire du maire de Saguenay et a renchéri sur les dents qu'aurait une telle charte.

C'est un sujet complexe, car si tout le monde entend le mot laïcité, le terme est à géométrie très variable. Pour les uns, cela concerne uniquement les employés et institutions publiques de l'État. Pour d'autres, la censure de l'espace public vise tout ce qui est hors de la résidence privée pouvant même interdire l'accès aux fonctions publiques (ex. vie politique active) en raison d'une croyance qui serait stigmatisée (doctrine du laïcisme).  La propriété privée qui pourrait par ailleurs être prise à parti et rétrécie, sous un éventuel gouvernement très à gauche comme QS (abolition de la propriété privée, nationalisations en masse le contraire du projet de Corée du Nord, etc.). On se souviendra que la guerre contre les sapins de Noël (sapins «des Fêtes») ou le temps de Noël («Joyeux décembre!», disparition de la diffusion de films sur la nativité) ou de la Fête de l'Action de grâces («October Fest»), ou de Pâques (sortie des films anti-chrétiens ou anti-catholiques ou des pseudo-découvertes qui datent de 20 ans) s'attaque idéologiquement aux références chrétiennes partout, en tout temps, en toute occasion favorable ou non. On se souviendra aussi que les manifestants carré rouge ne faisait pas la différence entre manifester dans la rue et sur les terrains de certaines personnalités publiques qu'ils jugeaient adverses (ex. contre un chroniqueur non syndiqué bien connu à Montréal avait des manifestants sur son terrain privé, le Premier ministre, en face de sa maison; même la mafia hésiterait à violer la sécurité de la famille et l'intégrité du foyer).


Conséquences prévisibles d'une charte de la laïcité dans le contexte québécois

Pauline Marois a promis de terminer les changements qu'elle a débutés. La première conséquence d'une charte de la laïcité allant à l'encontre du multiculturalisme à la Trudeau (père du rapatriement de la constitution du Canada) serait un choc de cornes entre le Canada et le Québec. Ce qui est souhaité sur plusieurs fronts par le PQ. Car impossible de rejeter le port du kirpan ou du turban, sans aller à l'encontre des décisions de la Cour suprême du Canada et contre la Charte canadienne qui a conduit à ces jugements favorables.

Mais le plus gros piège à cons dans l'histoire d'une charte de la laïcité, c'est l'ouverture des deux chartes des droits (du Québec et du Canada s'il le permet sans combattre). Cela ne se ferait pas sans le tripotage habile des juristes du Québec «libre» (Québécois devenant captifs de l'État). Il s'agit de ces mêmes forces d'élite qui ont imposé à tous les élèves le cours d'ÉCR. Ils l'ont fait et le referaient encore: déverrouiller subtilement des portes et fenêtres pour des changements majeurs à implanter subtilement, une bouchée à la fois, d'ici les prochaines décennies. On peut nommer la censure de la manifestation publique du christianisme, MAIS inversement aussi, la tolérance des cultes religieux animistes, panthéistes, chamanistes, polythéistes, philosophiques, et autres. L'autre volet du piège à cons, c'est en effet, on le voit déjà, la tolérance des autres spiritualités et religions dans l'espace public (ex. initiation lente aux bases de l'hindouisme via le yoga comme cela se fait abondamment même sur les lieux de travail et dans les écoles publiques, etc.). C'est toujours comme cela (des alliances) que cela s'est passé en deux millénaires, dans la guerre contre la foi chrétienne et ça ne changera pas au 21e siècle.


Jean-Martin AUSSANT (parti ON) n'a pas convaincu la Cour supérieure

Le parti de Jean Martin AUSSANT s'est vu refusé le statut de parti représenté aux débats des chefs du consortium Radio-Canada / Téléquébec / TVA. La raison est que si les médias, selon la Loi électorale, doivent être équitables pour la visibilité des partis représentés à l'Assemblée nationale (1 élu ou plus), cette représentativité ne s'applique pas nécessairement pour chaque émission, ou diffusion, ou publication, ou à chaque heure, etc. Les débats sont de plus, une création des réseaux, et non un exercice obligatoire de l'État, ni même des partis politiques. Au même titre que Tout le monde en parle, qui élève particulièrement la gauche sans que AUSSANT, et les autres avantagés plus à gauche, ne s'en soient jamais offusqués... Serait-ce un juste retour de l'ascenseur, pour compenser des moments où ils sont sur-représentés le reste des années séparant 2 élections?

Les élections 2012 : Tout le monde en parle SANS Guy A.

Guy A. Lepage était déçu, selon ses déclarations dans la presse écrite, de ne pouvoir influencer le débat avec ses brochettes politiquement et idéologiquement consanguines (sinon on met les invités plus à droite au pilori, pour jouer la cible devant la cour de l'animateur et son «fou du roi»). Avec l'argent des contribuables de centre-droit aussi; la SRC étant une Société d'État. Tout le monde n'éprouve pas la même déception.

Parti Libéral du Québec - PLQ : le chef absent des affiches

Le PM sortant, candidat à l'élection du 4 septembre, n'ose pas mettre son visage sur les affiches, dans la région de Québec. Ses conseillers stratégiques ont du travail à faire pour faire oublier une perception, fondée ou non, de corruption au sein du parti. Et perception aussi de mauvaise gestion en période où chaque dollar doit être bien investi.

Rassemblement des Cols rouges - RCR: le candidat Claude Roy a craqué

La rapidité de la sélection des finalistes cols rouges a définitivement nui à cette aventure lancée par l'animateur Sylvain Bouchard du FM 93,3. Celui-ci a dû mal dormir proche de la fin de ses vacances, depuis l'annonce vendredi le 17 août. C'est qu'en raison de rumeurs d'élection déclenchées en juin, il faillait aller vite, trop vite. D'autres candidats potentiels plus indépendants de fortune n'ont pas eu le temps de se manifester. Et le mode éliminatoire de départ (première élimination) sur la base d'un message des candidats dans une boîte vocale était incomplet. L'idée par contre était originale et a reçu un appui massif de la population de la grande région de Québec. 

Le candidat Col rouge de ce qu'on peut appeler une "Député académie", M. Claude Roy a choisi de retirer sa candidature pour le scrutin du 4 septembre. L'appui de la population n'aurait pas été au rendez-vous, contrairement à ce que laissait présager le soutien durant juin et juillet. Ses propos contre certains immigrants ont-ils fait peur aux éventuels bénévoles? Et en raison de la Loi électorale, la station de radio privée ne peut favoriser un candidat ou un parti durant la période électorale. Le candidat dit avoir déjà engagé 15,000 dollars de son argent dans cette course, dépenses qu'il devra semble-t-il assumer seul puisqu'il se retire... Mais avait-il besoin d'un autobus de campage pour parcourir un seul comté, Vanier-Les Rivières? Il s'y présentait comme candidat indépendant supporté par le mouvement populaire du «Rassemblement des Cols rouges», au départ par plus de 20,000 citoyens de la grand région de Québec.

Ce retrait de la course électorale pourrait favoriser un autre candidat, celui du Parti Conservateur du Québec , Daniel BRISSON, dans le comté de Vanier-Les Rivières.

Radio X et la compète entre radios privées

La station Radio X de Québec s'est gargarisée de ce retrait avec ses animateurs en herbe de l'été. Aurait-elle oublié qu'il y a des cols rouges parmi ses auditeurs? Il faut dire que c'est sur ses ondes que M. Claude Roy avait fait ses déclarations sans les nuancer ou expliquer, sur l'immigration et qui avaient effectivement de quoi choquer. Mais ces semi-pros (ou juniors?) de la radio ont oublié que la clientèle radiophonique des radios parlées est volatile en fonction des heures du jour et des sujets traités, de sorte qu'un auditeur du FM 93,3 à 7h30, peut devenir un  fidèle de Radio X à une autre heure du jour... J'espère que les producteurs offrent la formation continue pour palier à ce genre d'amateurisme estival. Il y en a pour qui les sujets étaient plus grands qu'eux, c'est évident. Personnellement je n'ai pas entendu le FM 93 mépriser les autres stations, même durant les résultats des sondages BBM.

Parti Conservateur du Québec et ses candidats

Plusieurs se demandent encore si le Parti Conservateur du Québec est né. Selon la page temporaire du DGEQ pour les élections du 4 septembre 2012, le Parti Conservateur du Québec alignait  27 candidats sur 125 comtés (donc pour env. 1 comté sur 5) selon les chiffres disponibles samedi le 17 août 2012. M. Daniel BRISSON, candidat dans Vanier-Les Rivières parle de 28 comtés qui auront un candidat de droite.

Le parti Nul : voter NUL, n'est pas à coût nul ET vous coûtera près de 1 dollars par vote (en subvention)

C'est vous qui payez cela. Ils pourraient s'acheter des ordinateurs et équipements avec vos impôts et taxes, sans rien apporter en services. Chaque vote irréfléchi ou impulsif a un coût. Cela est vrai pour tout parti non sérieux. Annulez donc, si vraiment nécessaire, votre vote selon la façon conventionnelle qui ne coûtera rien à l'État (votre argent géré par d'autres). Certains le font en cochant toutes les cases, par exemple.

Parti Québécois - PQ : le référendum refera surface (et une publicité en défaveur de Pauline Marois)

La question d'un référendum sur la souveraineté du Québec a refait surface dans les rumeurs. Faut-il rappeler que l'indépendance du Québec fait l'objet de l'Article 1 du PQ. Mais un référendum pourrait bien se tenir durant un prochain mandat du PQ ou au début du suivant (pari plus risqué). Je crois que cela arrivera effectivement, la preuve étant à mon avis la suivante: la décision de Jean-François Lisée de sauter dans la course électorale, mais aussi le calme des troupes qui sont certainement parvenues à un accord stratégique.

Une nouvelle pub contre le PQ montre Mme Pauline Marois sur un balcon agitant un drapeau du Québec et proclamant la priorité qui réglera tous les problèmes (santé, éducation, économie, et le reste): la souveraineté du Québec. La scène rappelle la monarchie, lorsqu'elle prononce un discours du haut de son balcon... Les stratèges du PLQ sont forts ou opportunistes. C'était presque trop facile avec les quantités d'images qui existent actuellement avec les nouveaux appareils et les réseaux sociaux.





Gros docteur, gros défi, grosse inspiration, gros égo de l'élite médicale : le docteur Barrette est-il ministrable en santé?

On s'est attaqué au tour de taille du docteur Barrette, vedette de la Coalition Avenir Québec - CAQ,  lequel semble avoir les idées et la volonté pour restructurer le système de santé, sans une perfusion de milliards de dollars additionnels. Une question légitime s'est posée à nous : un gros docteur peut-il être un intervenant crédible, comme chef du système de santé québécois? MARTINEAU dit que c'est comme un dentiste aux dents cariées. Ouais, vu de même. Par contre, la question se poserait-elle pour une femme? Par exemple, Lise Paillette pouvait-elle être une ministre crédible au sein du PQ? Ça a l'air que oui. Je répondrais pour le gros docteur en deux volets:
  1. Je répondrais à MARTINEAU, qu'un dentiste aux dents cariées ne m'inspirerait pas confiance dans 99% des cas. Mais un dentiste aux dents carriées qui me recevrait un dimanche après midi quand un abcès s'est révélé sous une molaire depuis le vendredi au souper, pour moi ce serait le plus beau sourire, comme une craque de fesses de plombier sous le comptoir de cuisine, quand la plomberie a cédé le samedi soir. Je dirais que le médecin fait partie du 1% d'exception. Si ce médecin spécialiste se présente non seulement avec des compétences, mais avec une forte volonté et des idées à explorer, quand les autres n'ont pas réussi, il serait le bienvenue. Les chiffres ne mentent pas; on n'a pas moins de médecins que les autres provinces en proportion de la population, mais ils ne sont pas utilisés de manière optimale. Les autres ministres de la santé n'ont pas réussi à colmater l'abcès de notre système universel (lol; l'universalité inaccessible!) inaccessible a deux millions (1 sur 4) des contribuables, sauf pour les grandes urgences. En consultation, on se sent coupable de ne pas avoir de médecin "de famille" à qui transmettre de simples résultats d'analyses de sang. Une femme en pré-ménopause, ne peut pas faire réviser sa médication transitoire et attend depuis des mois de se voir référé un médecin régulier. Un enfant au prise avec des allergies ne peut obtenir de suivi adéquat (le téléphone de la clinique pédiatrique sans réponse) et ce n'est pas une urgence au sens du terme, etc. Or, qui devrait se sentir coupables, sinon ceux qui, avec 45 pourcent du budget du Québec (pratiquement la moitié des impôts et taxes que vous payez chaque année!), ne sont pas capables de nous donner accès à un médecin une ou deux fois l'an pour 12 minutes. Il est devenu incontournable de remettre le système de santé sur les rails et le docteur Barrette semble avoir des idées qui se tiennent (ex. mettre plus de monde sur le «terrain» que dans les bureaux, réduire le nombre de paliers, planifier les investissements et le remplacement de matériel pour étaler les coûts, déléguer certains aspects au privé comme les lits occupés, etc.). Ce dont le Québec a besoin actuellement en matière de leadership dans le système de santé, c'est d'une personne compétente capable de parler le langage du milieu, de saisir les enjeux et de ne pas se... dégonfler devant l'adversité et l'égo des autres. Capable aussi de convaincre, de vulgariser et d'expliquer les changements nécessaires, à la population. Les idées évolueront en cours de route, mais il faut commencer quelque part la rénovation de la vieille maison.
  2. Tout de même, la vie politique présente beaucoup d'exigences. Comme je voudrais que le médecin survive  au stress et à la cadence de jusqu'à 4 ou 5 ans de pouvoir ou au temps nécessaire au changement, en cas d'élection de la CAQ, je souhaiterais qu'il ait chaque jour la discipline de tout mettre de côté pour un 45 minutes de marche. Il faut rétablir les priorités. Ce faisant, il retournerait la tendance et la critique et pourrait devenir une source d'inspiration pour des centaines de milliers de Québécois sédentaires; gros ou pas gros sédentaires. Comme l'illustre le pictogramme (caractère) chinois du mot  "crise" avec deux sens possibles; l'un est la crise (désagréable; ex. la critique subie et le problème d'obésité), l'autre est l'opportunité (une occasion de changer les choses). Sans oublier la possibilité d'inspirer les administrateurs sur le fait qu'on peut changer des choses, même au Québec.

dimanche 12 août 2012

La député HOUDA-PEPIN s'opposait à l'auteur Salman Rushdie en 1989

12 AOÛT 2012 - Mme HOUDA-PEPIN, actuelle député du PLQ, prenait position contre l'auteur Salman Rushdie en 1989, affirmant qu'il souffrait d'un complexe d'infériorité par rapport à l'Islam. Elle attaquait l'intégrité mentale de l'auteur d'un roman (extrait d'entrevue Youtube) qui osait par moment contester le prophète de l'Islam. Le Britannique d'origine indienne fait l'objet d'une fatwa (sa tête mise à prix) dont tout l'Occident a parlé. C'est une étonnante prise de position de celle qui est aujourd'hui politicienne contre cet auteur, que nous ramènent à la mémoire, les archives de Radio-Canada. J'invite d'ailleurs la Société à ne pas retirer la vidéo qui demeure un bien public, d'une entrevue publique d'une spécialiste reçue à une émission de la SRC, payée par des fonds publics. Il ne s'agit aucunement d'une vidéo de sa vie privée.

Salman Rushdie, 2008
Alors invitée comme politicologue (et spécialisée dans les affaires musulmanes), la député originaire du Maroc ne parlait pas de manière neutre le 26 février 1989. Au lieu de se désoler d'une sur-réaction meurtrière des leaders islamistes de l'époque, elle affirmait:
«On ne peut pas nier le fait que Salman Rushdie, c'est un homme qui a un complexe d'infériorité vis à vis de ses origines, dans le sens large du terme; c'est à dire vis à vis de sa culture, de sa culture politique et de sa religion.» (Fatima HOUDA-PEPIN, 26 février 1989, Radio-Canada)
Elle le méprise aussi pour ne pas s'être intégré à la vie du Pakistan... Pour elle, il aurait dû se retirer en silence. Pour d'autres, au contraire, Salman Rushdie a voulu alerter l'Occident contre une idéologie qui a fait 80 millions de morts en Inde, sans compter les blessés graves et des déplacés.

Elle se fait psychanalyste
  • L'affirmation «On ne peut pas nier» dans l'entrevue, au sujet de l'équilibre mental de Rushdie est excessive. Au contraire, on peut questionner cette prise de position. Elle se livre à une psychanalyse en règle de l'auteur, toujours vivant, dont la tête est encore mise à prix par une fatwa, pour son livre ayant critiqué le C.oran. Étrangement, le champ de "spécialité" de Madame HOUDA-PEPIN était la politique; non la psychiatrie. 
Au cou, une médaille qui est aussi un message envoyé
  • On remarquera aussi que celle qui est aujourd'hui député portait à son cou pour l'entrevue télévisée, la médaille représentant la main de Fatima, fille du prophète Mohammed (Mahomet), laquelle est devenue un symbole de la glorification de leur prophète pour les femmes musulmanes. 

Les détracteurs de la député disent que ce serait pour rassurer la communauté musulmane; une manière de dire: «ne vous en faites pas, je suis avec vous». Selon eux, si la député a bloqué la Charia sur nos territoires (application des lois religieuses islamiques) en 2005, c'est seulement parce qu'elle jugeait qu'il était trop tôt pour la promouvoir. Est-ce un procès d'intention? Est-ce une autre de ces théories conspirationnistes de gens qui manquent de travail? Ceux-ci répondent que selon le PROJET des Frères musulmans, il faut prendre du recul (par exemple, attendre de représenter une partie suffisante de la population) pour ne pas compromettre l'expansion de la OUMMA (communauté islamique englobante au-delà des clans et des frontières actuelles), en voulant aller trop rapidement (1). Quelle que soit la réponse à ces questions, l'actuelle député avait quand même pris l'étonnante position d'attaquer l'intégrité mentale de Rushdie en février 1989, en pleine affaire du controversé roman . Une telle psychanalyse de Salman Rushdie serait beaucoup plus scrutée en 2012.

Fatima Houda-Pépin, actuellement députée libérale de La Pinière, livre ses idées sur l'œuvre de Salman Rushdie (26 février 1989, Radio-Canada).
http://archives.radio-canada.ca/guerres_conflits/terrorisme/dossiers/2169-13194/
Lien consulté le 13 août 2012

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Fatima HOUDA-PEPIN, actuellement (2012) député du Québec, alors 
politicologue (politologue), était interviewée à la télé de Radio-Canada (SRC - CBC)
le 26 février 1989. Elle s'y livrait à une étonnante psychanalyse nettement en
défaveur de l'équilibre mental de Salman Rushdie dont la tête est toujours mise
à prix par une fatwa des autorités islamistes de l'époque.

(...)
_______________
1.  PROJET des Frères Musulmans pour l’islamisation de l’Occident, 1982, bien avant les guerres en Irak et autres dans le Golfe (argument habituel contre l'Occident) et notez le point 12:

vendredi 10 août 2012

L’ASSÉ, UN SYNDICAT ? Le Registraire des entreprises enquête

ET ON PREND ENCORE LES CITOYENS DU QUÉBEC POUR DES IMBÉCILES

L'association qui se disait syndicat: c'est comme le flic du mail des Galeries de la Capitale qui se dirait «police provinciale». Donnez-moi de l'oxygène.

Scène du film Paul Blart : Mall Cop (Le flic du mail)
Sur cette image: Kevin James   © Sony Pictures
Premièrement, il est notoire que cet enregistrement de l'organisme  en tant que syndicat est erroné ou potentiellement frauduleux, alors que l'ASSÉ est une association (y a-t-il eu fausse déclaration?). Les journalistes du site web du Journal de Montréal en ont fait de cette nouvelle significative dans le contexte de 2012, un petit encarté en fin d'article online (en ligne). Faut-il y voir la So-so-so, solidarité syndicale qui voile les yeux des hérauts de la "vérité" (les journalistes)?

«L’ASSÉ, UN SYNDICAT ? Le Registraire des entreprises embêté (1)»

Un tel sujet devrait tenir sur sa propre page web (article distinct) à lui seul mais se retrouve en fin de page web comme les "faits divers".

Deuxièmement,

jeudi 9 août 2012

Enquête : Éthique journalistique à Radio-Canada?

Une Société d'État qui opère des réseaux d'information et de divertissement ne pourrait se permettre d'être partisane et de pratiquer la rétention d'information (la mettre en réserve), en prévision de la couler dans un but stratégique, à un moment ciblé en vue de nuire ou aider un parti politique

Le faux raisonnement du traitement des révélations, qu'elles soient fondées ou non, par le journaliste d'enquête de la SRC en date du mercredi 8 août 2012 est le suivant: on ne pourrait, dit-on, s'empêcher sur la base des élections (période électorale), de dévoiler de l'information sur un possible scandale politique, sous prétexte de nuire ou aider à un parti politique. Sauf que le problème éthique du traitement de l'information n'est PAS LÀ, mais il est le suivant. Un éventuel journaliste d'une Société d'État comme CBC / SRC qui ferait volontairement de la rétention d'information en attendant de la couler à un moment opportun comme la période électorale ferait preuve

1) soit d'opportunisme (agir par intérêt pour sa cote ou celle de la Société)
2) soit de stratégie partisane, donc inacceptable (manquement éthique) pour la Société d'État qui doit être une référence en neutralité
3) soit d'un manque total de professionnalisme ou 
4) soit d'un manque de compétences ou 
5) toutes ces possibilités combinées.
Il pourrait même s'agir d'une action violant la Loi électorale du Québec (volontairement nuire ou aider un parti en période électorale avec des ressources financières ou humaines).

Des questions éthiques en journalisme se posent

Depuis quand la SRC avait-elle l'information et depuis quand cette information était-elle validée et produite? La Société a-t-elle fait preuve de diligence dans le traitement de l'information, ou a-t-elle volontairement attendu le déclenchement de la période électorale pour la divulguer?

Si la SRC avait l'information depuis peu, il n'y a pas de scandale (ex. depuis 2, 3 ou 4 semaines). On peut comprendre que la Société publique avait besoin de temps pour valider et produire son émission. Mais si cette information stratégique a été mise en réserve comme "arme stratégique" partisane de la Société pour un moment opportun en vue de nuire à un parti politique ou en protéger un autre, ou de mousser sa cote, alors on peut parler de possible scandale journalistique, voire médiatique. 

Supposons par exemple l'inverse. Imaginez que la Société d'État aurait eu, par exemple, de l'information nuisible au Parti Québécois et à Pauline Marois depuis le printemps ou le début de l'été, mais qu'elle ait attendu des semaines, la course électorale pour la diffuser. Les journalistes verraient-ils les choses sous le même angle, que lorsque le Parti Libéral du Québec est visé? Cela ne fait pas de moi un Libéral de poser la question.

Je n'ai malheureusement pas entendu de journalistes ou d'animateurs s'élever contre cette possibilité de

mercredi 8 août 2012

Étudiants en grève : suspension des bourses d'études

DEMANDONS LA SUSPENSION DES BOURSES D'ÉTUDES POUR LES ÉTUDIANTS QUI OPTERONT POUR LA GRÈVE, CALCULÉ EN FONCTION DU NOMBRE DE JOURS DE NON-ACCÈS AUX INSTITUTIONS.

Les bourses d'étude sont destinées à des étudiants qui étudient. Elles ne constituent pas un fond de grève. Les étudiants en service social de l'Université de Montréal (UdeM) ont voté la reconduction du boycott des cours à la rentrée 2012; ce qu'ils appellent la "grève". Les 61 membres de l'association étudiante (AÉSSUM) présents, soit moins de 10 pourcent (!), ont voté la poursuite de leur pseudo-grève. Or, si c'est une grève, diminuons les prêts et bourses en proportion du nombre de jours des institutions fermées
«Après deux heures et demi d'assemblée, 33 étudiants ont voté pour la reconduction, 26 ont voté contre et 2 se sont abstenus. Le taux de participation a ainsi atteint 9,6%» (1). 
Par so-so-so solidarité, les étudiants dits "en grève" devraient ne PAS recevoir les prêts et surtout les bourses. Ceux-ci sont des programmes pour étudiants aux études et non des fonds de "grève" pour les étudiants d'un des pays les plus riches au monde.

Un moyen efficace de le faire pourrait être de dispenser les bourses en versements mensuels dans le compte bancaire de l'étudiant, un peu comme une allocation échelonnée sur l'année scolaire. Ainsi, des sommes pourraient être retenues si un étudiant manque un certain nombre de cours ou abandonne avant la fin.


L'argumentaire de certains enseignants importe peu

Dans le cas des enseignants qui ne veulent pas enseigner on devra bientôt faire appliquer la même médecine. 

Refus d'être disponible au travail => pas de salaire. 

C'est la règle partout et les apprentis-grévistes ne devraient pas faire exception.
«Quelque 200 professeurs et enseignants de cégeps et d'universités réunis lundi matin à l'UQAM ont présenté un manifeste signé par 2000 professionnels de l'enseignement d'un peu partout dans le monde. Ils y dénoncent le projet de loi 78 (aujourd'hui loi 12), qu'ils qualifient de «féroce» et de «liberticide». Les signataires refusent d'être contraints à appliquer une loi qu'ils désapprouvent» (2).

Que la loi 78 soit, ou non, contestée ou contestable n'est pas le point ici. Selon le principe: pas de disponibilité au travail, pas de salaire. Cela s'applique normalement par exemple aux employés de la fonction publique qui ne peuvent accéder à leur lieu de travail lorsque des collègues d'autres corps d'emploi sont en grève. Ils doivent alors se rendre à un point de rencontre secondaire pour la prise des présences et l'attente des directives pour la journée.

Voilà ce à quoi s'attendent de plus en plus les contribuables, de la part de ceux du corps enseignant qui refuseraient de se présenter à un point de rencontre établi par l'employeur pour prendre les présences quotidiennes. 

Les principaux payeurs de taxes et impôts commencent en effet à se lasser de l'incessant bal masqué de ces futurs professionnels qui ne leur feront pas de rabais pour les services spécialisés dans le futur. Votre futur dentiste, physio-thérapeute, pharmacien, ou avocat, ne vous fera pas de rabais dans les prochaines années, même si la complicité du système vous floue en leur donnant les prêts et surtout les bourses d'études depuis des mois en 2012.

 _______________
1.  Émilie BILODEAU et Gabrielle DUCHAINE. Grève: les étudiants passent au vote. La Presse.ca, 7 août 2012.

2.  Même référence.

samedi 28 juillet 2012

Pacte de "non-agression" électorale entre partis, est-ce éthique?

Élections, Québec 2012. LA COLLUSION DES POLITICIENS
Nous apprenions récemment qu'il existe une entente d'exclusivité territoriale entre les partis Québec solidaire et Option nationale (1). De tels pactes de "non-agression" électorale entre partis politiques relèvent de cette pratique qui consiste en des ententes entre les adversaires habituels, afin de ne pas présenter de candidats dans un comté pour l'un des partis. En échange, le parti favorisé dans un territoire ne présente pas de candidats dans un autre comté (ou profite d'un autre avantage, comme renforcer un autre comté). L'idée consiste à ne pas nuire à un concurrent d'idéologie proche afin de ne pas diviser le vote et de ne pas favoriser l'élection d'un adversaire commun (2). Tous les partis y ont recouru à un moment ou l'autre. Mais cette pratique pourrait soulever quelques questionnements. Peut-elle, par exemple, consister en une sorte de détournement de l'intention initiale de la démocratie québécoise?

Jean-Martin AUSSANT de
l'Option nationale, nouveau
parti reconnu par le DGEQ, le
31 octobre 2011.
J'ai beaucoup de difficultés avec cette pratique. Pourquoi? Parce que ces pactes me rappellent ce qui se passe dans d'autres activités et qui est spécifiquement interdit par la loi. Au niveau des activités économiques, ces ententes de collusion qui visent à conserver des prix plus élevés et protéger des territoires sont sous surveillance et même interdites. Par exemple, au Québec, une compagnie d'asphaltage ou de bétonnage ne peut conclure d'entente avec un compétiteur pour dire plus ou moins: «Reste dans ton territoire et je ferai de même. Comme cela, on ne se nuira pas mutuellement». Cela est clairement interdit pour toutes sortes d'activités commerciales (ex. déneigement)  et services (ex. génie-conseil). D'où en partie, la naissance de "pseudo-consortiums", par exemple au niveau des firmes de consultants (il y a de vrais consortiums pour compléter les expertises et des faux pour s'entendre "légalement" sur les prix).

Appliquée à l'exercice des élections d'un État, est-ce que les pactes excluant la compétition seraient soudainement blanchis? À mon sens, cela ressemble à un contournement douteux, une forme de "bypass", profitant d'un vide juridique pour changer le résultat démocratique final. Cela me semble du tripotage politique qui profite de ne jamais avoir été remis en question. Pour prendre une autre image, c'est comme installer une déviation entre le système électrique et le compteur du fournisseur du service, pour changer le résultat. À mon sens, appliquée au politique, cette pratique relève d'une tradition qui gagnerait à être changée... Mais probablement que ces pactes, au lieu d'être publics, seraient simplement conclus en secret.  Mais il faut au moins en souligner l'aspect manipulateur qu'ils représentent en constituant un détournement; genre de "bypass" électoral.

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1.  Émilie BILODEAU. Québec solidaire et Option nationale signent un pacte de non-agression. La Presse, 25 juillet 2012.

2. QS. Entente entre Québec Solidaire et Option nationale. Point de presse du 25 juillet 2012