mardi 14 février 2012

Premier échec important pour la CAQ : statut de groupe parlementaire non reconnu

La décision est tombée, la CAQ (Coalition Avenir Québec) n'aura pas le statut de groupe parlementaire au Parlement de Québec et devra faire élire des députés sous cette bannière politique. Bien que cela "assomme" en quelque sorte le nouveau parti en lui accordant moins de temps de parole dans les débats et le privant de revenus significatifs, le risque d'une telle interprétation des règles parlementaires était pourtant bien réel.

La CAQ tablait sur le vote de fusion de l'ex-ADQ qui bénéficiait déjà de ce statut à l'Assemblée nationale, depuis sa déconfiture de 2008, avec ses quelques députés "survivors" élus (après avoir pourtant joué le rôle d'opposition officielle suite aux élections provinciales de 2007). Le problème prévisible, c'est que la CAQ a avalé l'ADQ qui a donc cessé d'exister légalement en tant que parti. C'est là, semble-t-il, le prix à payer pour avoir refusé de joindre l'ADQ. La décision avait ses avantages, dont celui de légitimer publiquement la primauté au chef François Legault, mais comprenait aussi certains risques ou désavantage, dont l'actuel confirmé: moins de temps de parole et moins de budget; «budget de recherche et de fonctionnement» comme le mentionne TVA.

C'est la dure école de la vie politique, pour la CAQ.
Voir la vidéo La CAQ n'est pas reconnue, de TVA-nouvelles.

Éric Duhaime explique sa position et son nouveau livre

FÉVRIER 2012.  


«L'État contre les jeunes»

14 FÉVRIER 2012. Gilles Parent du FM93,3 de Québec a reçu Éric Duhaime, chroniqueur et ex-conseiller politique, aussi auteur de L'État contre les jeunes (1). Le discours d'Éric DUHAIME a le mérite d'alimenter la réflexion sur les tournants parfois moins nobles, qu'a pris notre social-démocratie depuis 40 ans.  Voici mes observations.

POUR LE LIVRE (essai) plus récent «Libérez-nous des syndicats» : 

  • Selon son exposé, repenser le fonctionnement et les dépenses de l'État et aimer le peuple québécois ne sont pas des contradictions. L'auteur remet en question les modèles uniques qui ne sont pas accessibles à tous les ayant-droit et cotisants aux régimes publics, comme par exemple le système de garde pour enfants du pré-scolaire (CPE) à heures fixes, de jour, non accessible aux contribuables qui ont un horaire différent (travail de soir, travail très tôt le matin, les weekends, etc.). 
  • Une génération est en voie de vivre une moins grande prospérité (les X, les Y et les Z), en partie en raison du choc démographique (dénatalité) ayant un impact direct sur le poids politique de ceux qui se retrouvent moins représentés. 
Le discours d'Éric DUHAIME a le mérite d'alimenter la réflexion sur les tournants parfois moins nobles, qu'a pris notre social-démocratie depuis 40 ans. L'expression "hold-up générationnel" est peut-être exagérée (VOIR note 2).

Mais le discours mérite l'écoute, la réflexion, la remise en question et de prendre action. Si les syndicats ont été ou sont utiles, par contre la toute-puissance syndicale mène probablement l'État vers sa non-solvabilité économique. Si l'on ne peut pas éviter un certain recul  possible de prospérité chez les générations qui suivent les boomers (dénatalité ou déficit des naissances), par opposition à la croissance constante depuis la Deuxième Guerre mondiale, on peut néanmoins poser des actions pour atténuer l'impact pour ceux qui se trouvent ballotés dans la vague du "yacht" aux multiples HP des boomers.

Désolé, les archives de la radio FM93 pour cette date ne sont plus disponibles en ligne.

LIRE AUSSI:
Québec : un indice de fécondité de 1,7 enfant par femme
http://yapasdpresse.blogspot.ca/2011/04/quebec-un-indice-de-fecondite-de-17.html

Comment résoudre le problème du vieillissement et du régime de retraite de la RRQ (pour les jeunes)
http://yapasdpresse.blogspot.ca/2011/03/comment-resoudre-le-probleme-du.html


Éric Duhaime défend son essai: «Libérez-nous des syndicats»

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1.  DUHAIME, Éric. L'État contre les jeunes. Comment les Baby-Boomers ont détourné le système. VLB Éditeur.

2.  Il est probablement exagéré de parler de hold-up (vol) intergénérationnel, donc conscient et planifié par définition, car les boomers de l'après-guerre, croyaient vraiment que la prospérité allait se perpétuer (un peu comme pour les jeunes qui rêvent de la gratuité à vie actuellement). Les boomers québécois ne savaient pas, en 1970, que les communismes européens s'écrouleraient et demanderaient l'aide des autres pays. Ils ne savaient pas non plus, quelle ampleur prendrait la mondialisation des marchés, ou qu'il y aurait des "bulles" spéculatives dans le secteur des communications qui ébranleraient la bourse mondiale. Il leur manquait des données; notamment la dénatalité et l'actuelle inversion de la pyramide des âges que connaissent ou connaîtront la plupart des pays du monde. Ils savaient bien que la taille des familles allait en décroissance entre 1960 et 1970, mais pas que le taux de fécondité par femme serait de 1,7 enfants par femme au Québec en 2010 (en chute par rapport au taux de 1,73 en 2009). Le boomer moyen a suivi les élites et a cru leur discours unidirectionnel. On se souviendra que Jacques Parizeau lui-même (économiste qui a été ministre et premier ministre sous le PQ) a dit, même après son mandat, que le déficit-zéro est une "vue de l'esprit" (donc créons des déficits et augmentons la dette pour prospérer). Dans les faits, les boomers de la classe moyenne n'ont pas planifié en disant "on va piller le système et mettre les enfants de nos enfants dans des conditions difficiles". Ils ont cru dans une idéologie politique, notre socialisme démocratique version actu depuis 50 ans, tout comme les communistes anti-religieux ont autrefois cru à la vertu de leur doctrine qui, une fois appliquée, on le sait, est entrée dans un mur dans la deuxième moitié du 20e siècle (à peine après 70 ans de régime pour l'URSS). Le même socialisme auquel croient les jeunes qui réclament la gratuité mur à mur des services. Pour ma part, je suis persuadé que des gens de l'élite savaient (ex. des économistes et hommes d'état socio-démocrates) qu'il faudrait un jour payer la note, mais ils se taisaient, se disant que c'était le prix à payer pour enlever en une décennie, les communautés religieuses des programmes sociaux majeurs comme la santé et l'instruction publique. Et sous l'aspect religieux ou spirituel, l'athéisme aura été aux communismes de ce monde, ce qu'a été le laïcisme politisé anticlérical et antichrétien à notre social-démocratie du Québec.  Sauf qu'ici, on a été, incluant dans nos écoles publiques: pro-ésotérisme, pro-religions orientales, pro-New Age, pro-animisme (ex. spiritualités autochtones), pro-polythéisme, etc.  Ce qu'on peut résumer en cette simple expression (une forme d'anti-commandement) : "un seul dieu tu ne serviras, ni n'adoreras, le dieu judéo-chrétien". C'était, et c'est encore le summum de l'équité et de l'ouverture à l'autre, pour nos élites.

mardi 7 février 2012

Victoire juridique des parents espagnols contre l'EpC, un ÉCR

CESSER LA FUSION ENTRE LE POLITIQUE ET L'ÉCOLE


Je me permets de reprendre intégralement, plus bas, et commenter un communiqué de la CLÉ (Coalition pour la Liberté en éducation), expliquant que l'Espagne devra retirer un cours imposé d'Éducation à la citoyenneté (EpC) de nature semblable à notre ÉCR (Éthique et culture religieuse) qui donne accès à de multiples abus. C'est une victoire des parents, comme on le voit dans l'article. La Cour suprême du Canada devrait s'en inspirer pour invalider notre programme d'imposition d'une moralité de l'État, l'ÉCR, lequel comme le programme espagnol, fait partie de ces programmes-virus ou vers académiques qui tentent d' «influer sur les valeurs des étudiants et de façonner leur conscience et leur pensée à l'insu de leurs parents». De tels cours donnent lieu à de multiples abus intentionnels intégrés (relativisme, imposition des valeurs morales et spirituelles de l'État, agnosticisme, déni de la culture d'accueil d'un peuple, imposer les valeurs, ...) ou abus par opportunisme (ex. enseignants qui profitent des portes closes pour communiquer des valeurs spirituelles spécifiques ou mettre plus d'emphase sur leur vision du monde, politique, spirituelle, etc.).

Le bon sens juridique devrait conduire à une issue semblable au Québec:
«Ce précédent espagnol, où une nation a reconnu l'imposition injuste d'un cours qui prenait en main la formation morale des enfants à l'encontre des désirs explicites des parents, devrait démontrer, selon Jean Morse-Chevrier, présidente de l'APCQ, la justesse des attentes des parents québécois». 


COMMUNIQUÉ

DÉBUT DE L'ARTICLE de la CLÉ, texte intégral

Actualité


2 février 2012 — Victoire des parents en Espagne, appel aux responsables épris de liberté

La CLÉ applaudit la victoire des parents espagnols qui ont réussi à faire abolir un programme scolaire imposé par le gouvernement socialiste de Rodriguez Zapatero.

Le ministre de l'Éducation de l'Espagne, José Ignacio Wert, a effectivement annoncé le 31 janvier 2012 l'abandon du controversé programme d'Éducation à la citoyenneté (EpC). Ce dernier sera remplacé par un cours axé sur des connaissances sur la constitution et le fonctionnement politique et sera « libre de questions controversées susceptibles de tomber dans l'endoctrinement idéologique ».

La Coalition pour la Liberté en Éducation (CLÉ) et l'Association des parents catholiques du Québec (APCQ) se réjouissent de la victoire des 55 000 parents espagnols qui ont fait des demandes d'exemption du cours EpC, des 3 000 parents qui sont allés devant les tribunaux espagnols, des 305 parents qui, le 19 mars 2010, ont présenté un recours contre l'État espagnol au Tribunal européen des droits de l'homme à Strasbourg.

Jaime Urcelay, président des Professionnels pour l'éthique qui ont aidé les parents dans leur contestation, a exprimé sa satisfaction à cette annonce : « C'est une joie qui couronne de nombreuses années d'efforts et de lutte pour la liberté scolaire et contre un endoctrinement imposé par le gouvernement de l'époque. » En attendant de connaître le détail du nouveau programme, Jaime Urcelay a dit : « Nous nous féliciterons de ce nouveau programme s'il ne tente pas d'influer sur les valeurs des étudiants et de façonner leur conscience et leur pensée à l'insu de leurs parents. »

Au Québec, pour de nombreux parents, un cours semblable usurpe le droit fondamental du parent à déterminer l'éducation morale et religieuse de son enfant : Éthique et culture religieuse. Les parents québécois se sont vu refuser 2 000 demandes d'exemption. Leur recours juridique s'est rendu en Cour suprême du Canada en mai 2011 et le jugement est encore en délibéré.

Ce précédent espagnol, où une nation a reconnu l'imposition injuste d'un cours qui prenait en main la formation morale des enfants à l'encontre des désirs explicites des parents, devrait démontrer, selon Jean Morse-Chevrier, présidente de l'APCQ, la justesse des attentes des parents québécois.

Sylvain Lamontagne, président de CLÉ, demande au Ministère de l'Éducation du Québec de respecter la liberté des parents en matière d’éducation morale, philosophique et religieuse, et de prendre exemple sur la décision du nouveau gouvernement espagnol et d'abolir l’obligation d’assister au cours d'éthique et culture religieuse. Il invite également les partis d’opposition épris de liberté à se prononcer pour le libre choix des parents et la possibilité d’exemption dans ce dossier.

[FIN DU COMMUNIQUÉ]


L'imposition des valeurs morales et spirituelles à des enfants d'âge mineur par l'État et ce, à l'encontre des parents, par exemple:
constitue l'un des pires abus, qui n'est pas sans rappeler le rôle de la propagande des Jeunesses hitlériennes, dans un autre contexte, il est vrai. Le point commun est la prise en charge des valeurs imposées à l'enfant par l'État et sa propagande, à l'encontre de la volonté des parents; sous prétexte qu' "ils ne comprennent pas"; "ils ont reçu une autre éducation dépassée". Dans les deux cas donc, le même mode opératoire: les questions controversées donnent lieu de tomber dans l'endoctrinement idéologique payé par l'argent des parents (impôts et taxes). À cette fin, dans l'ÉCR, le rôle de l'enseignant est peu à peu détourné pour imposer, au fil des années de scolarité, les positions idéologiques (morales, préférences spirituelles) du gouvernement. L'enseignant devient progressivement un agent de l'État. Une fois ceci accepté (processus actuel depuis la rentrée scolaire de 2008), on peut imaginer tout ce que l'État (lire : un gouvernement) pourra communiquer par l'école dans un futur proche. C'est la fusion du politique et de l'enseignement scolaire, par la contrainte s'il le faut (menaces de retrait des enfants à la garde des parents). C'est à cela, fusion du politique et de l'éducation, ou menaces de torts irréparables par le retrait des enfants à leurs parents, entre autres, que la Cour suprême doit s'opposer pour protéger nos foyers et nos droits.

AUTRES TEXTES dans la section:

Éthique et culture religieuse : la philosophie devant la Cour suprême


Dossier ÉCR (éducation)

dimanche 5 février 2012

Théorie du réchauffement : «La bourse du carbone, ou la vie!»

Enfant dans la neige au Québec en 2012.
Photo YapasdPRESSE
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5 FÉVRIER 2012. Nathalie ELGRABLY-LEVY de l'Institut économique de Montréal (IEDM), a jeté un pavé dans la mare..., gelée il faut dire, des tenants de la théorie du réchauffisme. C'est avec son billet du 2 février 2012, intitulé Le triomphe de la véritéLa réaction arrive par les commandités (sponsorisés) du réchauffisme (théorie du réchauffement planétaire en tant qu'indésirable). Mais voici ce qu'à mon sens, ils n'ont pas compris:  le message de la classe moyenne, contre les bourses du carbone. Les milliards en fonds publics attirent toujours la racaille. Ce n'est pas cette faune-là que nous voulons sauver.
Premièrement, admettons qu'il y ait un réchauffement climatique, la preuve de la cause anthropique (initiée par l'activité humaine) n'est pas démontrée.

Deuxièmement, en reprenant le même argumentaire basé sur une moyenne de l'idéal de température fixe, on aurait dû rester dans la période glaciaire, car pendant des siècles, les glaciers couvraient le Canada. Où encore, aurait-on dû préférablement rester aux températures moyennes de l'avant-glaciation: lorsque Migasha en Gaspésie, dans l'est du Québec, jouissait d'un climat subtropical (ce que démontrent les fossiles du Parc Migasha). Je serais plutôt ouvert à cela, les palmiers sur la Grande Allée à Québec, comme sur les boulevards de Miami...

Troisièmement, des journalistes d'enquête ont démontré qu'il y a tellement de ramifications dans les bourses et pénalités "du carbone" (ou l'équivalent) qu'on ne sait pas très bien qui gère les fonds de ces polices de l'environnement. Il est déjà extrêmement difficile de savoir où va vraiment l'argent des pénalités et achats de droit de dépasser les normes d'émission de GES. Alors imaginez comment démêler cela dans 10 ou 15 ans.

En d'autres termes, on n'en veut pas de vos bourses du carbone qui ont toutes les allures d'une grosse frime exploitant la naïveté et jouant sur la culpabilité.

Loin d'être l'idée du siècle, on n'a aucune garantie que l'argent ira bien où il doit aller

  • La facture des gouvernements ou entreprises est en bout de ligne assumée par les mêmes: ceux qui achètent les produits et services (du privé) ou qui paient les taxes et impôts (aux gouvernements).
  • Qui va gérer ces milliards et comment protéger des milliards de la fraude et du détournement des fonds vers d'autres causes douteuses (ex. politiques) ou vers de mauvais placements?
  • Est-ce que ce sera comme pour la bourse avec des pertes et des mauvais placements d'argent (ou une mauvaise gestion)? Genre, l'argent est là, "virtuellement", jusqu`à ce qu'on en ait vraiment besoin. Comme les fonds de pension mis de côté qui fondent eux aussi...
  • Qui seraient les bénéficiaires de telles réserves d'argent, s'il en reste? Des pays industriels émergents qui accueillent les emplois de nos usines et qui remplacent donc celles qui ferment simultanément en Occident?

Et les tsunami?

Le carbone dans l'atmosphère NE cause PAS les tsunami. Ceux-ci sont provoqués par les mouvements de la croûte terrestre sous les océans. Et cela, la plupart des gens ne le savent même pas. Plusieurs "Terriens" croient les récents tsunamis liés au réchauffement. Eh bien non! Le protocole (économie du carbone) de Kyoto n'aura pas de lien avec un autre éventuel tsunami de Tokyo.

Pensée : Les milliards en fonds publics attirent toujours la racaille. Ce n'est pas cette faune-là que nous voulons sauver. Nous avons déjà des problèmes avec les milliards du marché public de l'industrie de la construction au Québec. On va passer notre tour, SVP.


LIRE AUSSI:
Environnement Inc. et financement des lobbys écolo (13 mars 2012)
http://www.blogger.com/blogger.g?blogID=255695500176884972#editor/target=post;postID=6103751007120909719

mercredi 1 février 2012

Pierre-Hugues Boisvenu, le sénateur qui ne dormait pas

On a souvent questionné l'utilité de la fonction de sénateur au Canada. Il a été démontré que plusieurs dormaient sur les comités sénatoriaux ou en étaient absents. Avec le sénateur Boisvenu, on avait un homme actif. Se pourrait-il qu'il l'était un peu trop?

Voici la déclaration par laquelle le scandale arrive et qu'il a prononcée ce mercredi matin, premier jour de février 2012:

« Moi, je dis toujours, dans le fond, il faudrait que chaque assassin aurait le droit à sa corde dans sa cellule, il décidera de sa vie » (1).

Au Québec, cela aurait passé venant d'un humoriste. Le sénateur était-il trop émotivement impliqué par son drame personnel (meurtre de sa fille), pour démontrer une certain recul face à ses dossiers? C'est le genre de déclaration que ferait aussi une personne qui est fatiguée et qui ne pèse pas toutes ses paroles, un peu comme dans une dispute au sein d'un couple. Il lui fallait faire la part des choses entre le père et la fonction d'état. A-t'il poussé trop loin son engagement public? S'est-il brûlé sous le feu de la critique, avec le C-10 qu'il défend bec et ongles? Probablement. Mais sa présence faisait aussi l'affaire du Premier ministre qui manque de héros populaires au Québec, vu le petit nombre d'élus. Francophone, M. Boisvenu y était un bon porteur de dossier pour le Québec.


Rétractation rapide

Selon le site de la SRC, le sénateur s'est toutefois rétracté rapidement:

Le sénateur Boisvenu est ressorti peu de temps après de la salle de réunion pour expliquer aux journalistes qu'il n'aurait pas dû faire une telle déclaration publiquement et qu'il était allé un peu loin. Il a également multiplié les entrevues avant d'émettre un communiqué, dans lequel il dit trouver son « commentaire inapproprié ».
« Dans une discussion à bâtons rompus, le sénateur a émis publiquement un commentaire, qu'un proche d'une victime assassinée lui avait déjà fait, au sujet du sort souhaité aux tueurs en série Pickton, Olson et Bernardo », soutient le communiqué (2).

Selon ces rétractations, le sénateur aurait donc repris les paroles d'un proche d'une victime assassinée dans son propos, mais il reconnaît qu'il était inapproprié de reprendre ces paroles publiquement. Devrait-il se retirer après son travail? Il est trop tôt pour le dire. Devrait-il prendre un peu de repos et plus de distance lors des débats publics? Probablement. Mais la politique est en manque de héros au Québec et au Canada...

Un parent normalement constitué qui se fait tuer son enfant par un criminel, et qui plus est par un récidiviste, comme pour Julie, la fille de M. Boisvenu, aurait envie de faire la peau lui-même à l'assassin. C'est viscéral et humain. Mais un parent normal sait aussi au fond de lui-même, que ce n'est pas la solution. Il n'appartient pas à chacun de se faire justice soi-même, contrairement à ce qui est véhiculé abondamment dans le cinéma américain. C'est dans un tel contexte que le gouvernement Conservateur veut davantage encadrer les crimes graves.

Le sénateur Boisvenu, jusqu'à présent, parlait donc plus que les ministres, sur toutes les plates-formes médiatiques. Dans sa dernière déclaration ce n'est manifestement pas l'homme public politique qui a parlé, mais le père blessé qui a perdu sa fille suite à un crime grave. Dans la foulée du débat sur le C-10, il aurait fini par confondre les rôles: celui de père (et des pères, mères, frères et soeurs qu'il rencontre) et celui de l'homme politique. Le sénateur qui doit être au service de tous les Canadiens a-t-il encore la crédibilité  qui doit caractériser la fonction qui n'est pas rien: à la limite, sanctionner (approuver ou rejeter) les lois votées par nos élus au fédéral? Et ce pouvoir du sénat n'est pas qu'une figure de style ou uniquement symbolique (3).

Autre faux-pas, cette fois à gauche

Voilà, quelqu'un de la droite s'est planté. Pour une histoire de quelqu'un de la gauche qui s'est mis les pieds dans les plats, SANS être repris par la plupart des médias, suivez ce lien:

Blague douteuse à l'UQAM : menaces de terrorisme gauchiste

MERCREDI 1 FÉVRIER 2012


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1.  Radio-Canada avec la Presse Canadienne. Le sénateur Boisvenu retire ses propos controversés sur l'option du suicide donnée aux assassins. Mercredi le 1er février 2012.
http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Politique/2012/02/01/002-boisvenu-peine-mort.shtml

2.  Même source.

3.  Rappelons par exemple, que ce sont les sénateurs, qui  à la fin de la décennie 1980 avaient rejeté le projet de loi visant l'encadrement légal de l'avortement au Canada, suite à son adoption par les élus et avec l'appui de la majorité des Canadiens. Le projet de loi faisait suite au jugement de la Cour suprême dans la poursuite du Dr Henry Morgentaler; victoire contre le Gouvernement. Le jugement de la Cour donnait raison au médecin et le jugement recommandait d'encadrer l'avortement par une loi spécifique applicable uniformément partout au Canada dans toutes les institutions, plutôt que par des comités de médecins, avec des résultats non appliqués de façon uniforme et  donc anticonstitutionnels. Un projet de loi fût déposé et passa les deux premières lectures. Mais le rejet du projet de loi par le sénat fût médiatisé comme un droit à l'avortement (qui n'existe pas), alors qu'il est plutôt question d'un vide juridique à l'égard du foetus.

Blague douteuse à l'UQAM : menaces de terrorisme gauchiste

REMARQUE GAUCHISTE OU... CARRÉMENT GAUCHE?
Nos médias en ont échappé une bonne. L'Association étudiante de l'Université du Québec à Montréal (UQAM) a distribué un imprimé douteux sur les prochains moyens de pression des étudiants contre la hausse des frais de scolarité. Le papier destiné aux étudiants contenait une incitation à rien de moins que le kidnapping, le sabotage et la destruction de matériel institutionnel... 

Apparemment, c'était un ton ironique. Allez donc faire ce genre de blague dans un aéroport, juste pour voir. C'est un sérieux manque de jugement que l'on devrait collectivement prendre au sérieux. Il suffit qu'il y a ait quelques étudiants à l'équilibre mental fragile, ou avec des piètres résultats en analyse de texte français (et il y en a !) pour conclure que c'est une directive à suivre. Mais il ne faut pas négliger l'existence réelle d'éléments anarchistes dans notre réseau de l'éducation (particulièrement cégeps et universités).

Voici un extrait d'une lecture du texte diffusé au FM 93,3 de Québec le 1er février 2012, à l'émission Bouchard en parle.

«La grève générale constitue un raz-de-marée.  Il est important de ne pas se faire d'illusions. Si nous refusons de participer à la grève générale et souhaitons tout de même bloquer la hausse, il faudra tout de même frapper très fort; plus fort que le mouvement étudiant n'a jamais frappé: kidnapping, sabotage, destruction de matériel institutionnel et nous n'aurons pas beaucoup d'essais pour réussir» (1)

Méchante blague! Cela n'est pas étonnant, la nouvelle gauche se fout de la démocratie, car pour elle, nos pouvoirs démocratiques actuels sont illégitimes. Cela leur est enseigné en philosophie au Cégep. Cette gauche nourrit une idéologie anarchiste beaucoup plus répandue que ce que vous pouvez imaginer. Donc, entre ce genre de prétendu humour et les faits dignes des années FLQ ayant culminé avec la crise d'octobre 1970, il n'y a qu'un petit pas à franchir. Il est probable qu'une frange d'étudiants extrémistes d'une université comme l'UQAM serait capable de rassembler une cellule terroriste, si elle le voulait. Et un texte comme celui-ci, largement et librement discuté, peut continuer l'occasion rêvée de leur permettre de se reconnaître entre eux.

La présidente de l'Association d'étudiants revendique "un ton ironique" pour inciter aux moyens de pression conventionnels plus simples. Une grave erreur de jugement.

Si nos grands médias "impartiaux" (lol) n'échappent rien de ce qui tombe à droite avec un goût douteux (ex. les déclarations du sénateur Boisvenu sur l'accès à une corde de pendaison disponible dans les cellules des criminels), ces déclarations du côté gauche, elles sont souvent passées sous le radar, ou encore, on leur attribue un sens figuré. Les médias sociaux s'y seraient par contre intéressé.

(...)
Ce qui étonne, c'est le traitement médiatique qui varie énormément en fonction d'où provient le manque de jugement. 

_______________
1.  Association des étudiants de l'UQAM. Bouchard en parle, FM 93,3, Québec, mercredi 1er février 2012. Transcription par Yapasdpresse d'un extrait du segment lu durant l'émission entre 8:30 et 9:00, début vers 29 minutes (vers 8h59). Il s'agit d'un tableau distribué dans les ou dans des classes. La ponctuation (; : , etc.) du texte peut varier, car c'est une transcription.

Détestation du Québec selon Lisée : réponse de Marmotte en colère

Danger : marmotte en colère!
1er FÉVRIER 2012. Les "chroniqueux" professionnels semblent sans voix dans le concours de plumage argumentaire qui se joue avec J.-F. Lisée. Ou ils attendent leur jour de chronique, à l'époque du numérique et des blogues... Une erreur statistique sur l'utilisation d'un taux erroné de suicide crée une importante diversion. Ceux qui ont cité la mauvaise statistique ont honte. Pourtant, une certaine gauche a cité les statistiques triées à sa guise durant 30 ans, volontairement et SANS se sentir coupable. J.-F. affirme avec une arrogance et condescendance peu communes, que chercher des solutions non uniquement socialistes ou souverainistes aux problèmes du Québec c'est rien de moins que "la détestation du Québec". Il le reprend dans sa lettre d'opinion publiée le 31 janvier 2012.


(Dernière mise à jour: 8 février 2012 ajout de liens)

Je parlerai pour moi, et je ne crois pas être le seul

Ce que je déteste, ce n'est pas le Québec, c'est ce que font ceux qui le manipulent. Voici ma véritable "détestation", pour reprendre le terme lancé dans ce débat:

  • C'est l'ingérence partout de l'État avec mon argent (mes impôts et mes taxes), mais en me retirant des droits (le droit de choisir) par la même occasion, comme si l'État produisait de l'argent. «Je prends ton argent, mais je te dis quoi faire avec et tu dois passer par là».
  • C'est l'achat de votes, par exemple avec l'aide sociale héréditaire (génétiquement transmissible) dans un système où une personne normalement constituée et en bonne santé peut devenir assistée sociale (chèque mensuel) à l'âge de 18 ans, à l'atteinte de la majorité, même si il ou elle refuse de travailler OU de se former à cette fin. Ceci constitue une anomalie qui ne peut s'excuser par aucun tableau statistique, fût-ce t'il présenté par le plus grand statisticien du monde.
  • C'est qu'on ait en tant que Québécois, le mot "liberté" plein la bouche, alors que l'État est partout, jusque dans nos compteurs d'électricité (les compteurs d'Hydro-Québec) pour connaître notre consommation d'électricité à la minute près.
  • C'est l'amour de toutes les cultures du monde, à l'exception des cultures anglo-canadienne et anglo-américaine. Aimer tout le monde sauf ses deux voisins, en dit long sur notre "ouverture".
  • C'est l'attitude nettement antichrétienne où le commandement hautement détesté et rejeté tu adoreras un seul Dieu est non seulement méprisé, mais remplacé par : un seul dieu tu rejetteras; le dieu judéo-chrétien (ex. dans nos écoles, dans les médias de l'État, dans les activités payées par les employeurs de la fonction publique - ex. l'initiation aux religions philosophiques orientales, etc.). 
  • C'est la ghettoïsation du français par le refus d'apprendre d'autre langues; à croire que plus les individus connaissent des langues, moins ils auraient de culture. Ce qui devait nous protéger en tant que peuple francophone a l'effet pervers de nous rendre ignorant des cultures voisines. Il faut continuer de croire, par exemple, que les américains croyants sont tous des idiots (sauf les athées antichrétiens et la vaste part de la population dans l'ésotérisme et le New Age, idem au Québec). Cet isolement de nos voisins en cultivant la peur de l'anglais permet à une élite de dire et d'écrire n'importe quelle "niaiserie" sur l'autre, ce qui n'est possible que si on ne peut pas comprendre et lire l'anglais. Pendant ce temps, le peuple le plus intelligent du monde (selon cette élite), lit le plus sérieusement du monde son horoscope, avant la séance de yoga (yoga = une pratique d'initiation et de cheminement de l'hindouisme fondée sur la loi spirituelle du karma pour éliminer le cycle des réincarnations et sur l'ascétisme qui en découle).
  • C'est le refus de conserver accessible à un prix avantageux ou plus abordable qu'ailleurs, les ressources naturelles respectant les principes du développement durable et qui font leurs frais; j'ai nommé l'hydro-électricité. Il faudrait surfacturer l'énergie hydro-électrique pour maintenir un système de programmes sociaux qui ne livre pas ses promesses et qui est en plus, discriminatoire (choix des bénéficaires de services sociaux, catégorie de médicaments couverts comme le SIDA mais pas certaines maladies, etc.). Inaccessibilité à plusieurs centaines de milliers de Québécois à un médecin dans un délai raisonnable. Est-ce un mal de droite ou de gauche? Je ne sais pas. Je le "détestationne" quand-même.
  • C'est la démonisation de l'exploitation de nos ressources naturelles, comme si nous étions incapables de gérer et de négocier intelligemment. Si c'est le cas, changeons.
  • Ces le mépris par ces gens faisant partie de l'intelligentsia qui nous regardent de haut et qui se collent au politique, prétendant être les seuls vrais représentants des intérêts du peuple.
  • C'est la lecture orientée de l'information par la TV et la radio d'État, un peu à la matière des anciens pays de l'est, mais avec des apparences de débat réel; attitude dans laquelle excelle la SRC, ainsi que dans ses formules-titres des sujets traités aux bulletins de nouvelles et dans son contenu nettement gauchiste, mais prenant bien soin de prendre les taxes et impôts de tous les contribuables de centre et de droite.
  • C'est le statut inéquitable de l'artiste médiatisé qui peut tout dire et démolir tout en étant subventionné, trop souvent à vie, par mes impôts et taxes, alors que beaucoup de technologues et de professionnels ont dû ou doivent réorienter une carrière parce que leur statut ne leur permettait pas, ou ne permet pas, de travailler à temps plein dans une spécialité donnée (ex. histoire, lettres, anthropologie, biologie générale, chimie générale, théologie, etc.).
  • C'est donc aussi l'équation ultra-simpliste selon laquelle "culture"=arts. C'est vraiment "fœb" (lire: faible) comme compréhension d'un mot aussi fort que  la culture et tout ce que cela peut englober, ce qui inclut aussi l'histoire, les traditions (expériences) dans ce qu'elles ont de bon et utile (parce qu'éprouvées par le temps), etc.
  • C'est la paperasse surabondante qui empêche plusieurs personnes de devenir des travailleurs ou travailleuses autonomes ou de lancer une petite entreprise, parce qu'elles n'ont pas de grandes aptitudes comptables ou aucun intérêt à déchiffrer les formulaires innombrables du "plus meilleur" État au monde pour justifier les emplois d'une cour royale (employés de l'État) surabondate pour freiner les initiatives. Devenons donc leader mondial dans la réduction de la paperasse administrative. Par extension post-moderne: c'est pour entretenir des spécialistes technocrates qui vivent du surplus de paperasse. Du moins, on dirait que c'est le but. On exalte le récit du Petit Prince de l'auteur Saint-Exupéry (nom de famille d'un auteur et non celui d'un saint), mais sans même comprendre l'allégorie de l'allumeur de réverbères, sur une planète qui avait radicalement changé (réverbères au gaz et fonction d'allumeur devenus dépassés en raison de la durée de la nuit qui avait changé). On vomit d'une part sur toutes les traditions, mais inversement, sous d'autres aspects (ex. organisation du système public de santé), «c'est la consigne» (mots de l'allumeur de réverbères) OU comprendre: Il ne faudrait rien changer dans les méthodes (organisation du travail), il faudrait juste plus d'argent, alors que les comparatifs montrent que, par exemple, le problème d'accès à un médecin de famille au Québec serait (vu les chiffres) premièrement structurel et organisationnel, voire culturel (ex. organisation des hôpitaux anglophones versus francophones).
  • C'est la non accessibilité de programmes sociaux dits "universels" comme la santé qui gruge près de la moitié du budget de la nation (votre argent). Comme le faisait remarquer récemment Joseph Facal, un délai de deux ans dans le secteur public pour une petite chirurgie (valeur = 500$ au privé), ce n'est plus un délai d'attente, c'est de la non-accessibilité de services (pour lesquels nous payons via nos impôts et taxes). Nous le vivons dans ma propre famille et faisons partie des plus ou moins un quart  (1/4)  de la population du Québec qui n'a pas accès à un médecin de famille et qui ne sait pas à qui envoyer ses résultats de tests occasionnels, ni qui joindre pour un simple bilan de santé dans l'âge de la quarantaine. Question du médecin de l'urgence pour un virus: «À quel médecin on envoie les résultats des tests?» Réponse teintée de culpabilité: «Euhhh...., je n'ai plus de médecin» (comme si c'était de ma faute si j'ai perdu deux médecins en 8 ans depuis que le premier a cessé sa pratique pour une durée indéterminée et que la clinique refuse de m'en assigner un autre) et que le second a changé de région de pratique. Et on ose me dire que je suis dans un système "universel".
  • C'est l'attitude dépendante dans l'indépendance, à l'image du jeune adulte qui veut sa liberté, en autant que les parents le soutiennent dans ses dépenses de logements et nourriture. C'est cette attitude qui a engendré la question ambiguë  lors du référendum sur la souveraineté, en 1980.

Ce n'est pas la détestation du Québec, Monsieur Lisée, 
  • C'est la "détestation" de la manipulation du peuple, par une certaine élite intello, qui le lance dans un mur à chaque nouvelle réforme, comme un gamin qui s'amuse à tester ses Hotwheels. Les réformes de l'éducation qui engendrent des décrocheurs ou des étudiants qui n'ont plus de culture générale à l'entrée au Cégep. On connaît le nom de Lady Gaga et le groupe Flo Rida, mais on ne sait pas que le communisme et le socialisme athées (laïcisme politique appliqué) ont produit des dizaines de millions de morts et de prisonniers politiques, ou dans les meilleurs cas, l'élimination de la classe moyenne (nivellement des revenus vers le bas, sauf pour les amis et agents du régime). Que leur économie a implosé après 2 ou 3 générations, ou que Harper, c'est le diable tandis que Castro c'est un bon gars, un bon "pôpa".
  • C'est l'attitude des antichrétiens qui ne savent pas que leurs valeurs leurs sont venues en bonne partie de leurs parents et de leur éducation (parfois abusive il est vrai) ou de leur héritage catholique ou protestant, et qui croient que s'ils avaient grandi en Thaïlande, ils auraient les mêmes valeurs sociales... Deux générations de socialisme athée et je vous garantis que votre "humanisme" devient plus totalitaire et l'information plus contrôlée et censurée encore.
  • Ce sont les thèses des post-doctorants qui n'ont jamais changé les couches d'enfants et qui structurent l'éducation au Québec, en conseillant nos gouvernements et rédigeant ses programmes. Ce sont ceux qui nous ont dit pendant quatre décennies que les garçons ne sont pas différents des filles dans leur nature, alors que tous les parents voient la différence. Ce sont ceux qui nous disent maintenant que le genre masculin ou féminin n'existeraient pas et qui veulent imposer cette philosophie à nos enfants, dans nos écoles.
  • C'est la liberté qui se mesure au nombre d'avortements subventionnés (accès prioritaire sur les besoins de santé). Plus il y a d'avortements subventionnés, plus cela démontrerait la grande liberté... Bravo! Vous auriez tué Obama, né d'une étudiante dans un milieu modeste. À près de 30,000 avortements subventionnés par année au Québec, nous tuons une ville de bébés dans un territoire dont la dénatalité est le vrai problème (pas le "vieillissement"). 
Le Québec est tellement "plus meilleur", qu'on ne veut pas faire d'enfants. Pourtant, pour se maintenir à population fixe, il faudrait un peu plus de 2 enfants par femme; nous avons 1,7 en plein pseudo-babyboom, selon les récentes statistiques.

Et la Marmotte en colère?

Si j'avais un animal totem amérindien, ce serait peut-être aujourd'hui, "Marmotte en colère". Marmotte en colère, c'est le potentiel de la majorité silencieuse. 

Quand j'étais adolescent, j'aimais aller me promener (marcher ou jogger) dans les champs et boisés derrière la maison de ma famille d'accueil (je n'avais plus de parent à 14 ans). Un jour j'ai aperçu une marmotte vulnérable, loin de son abris. J'ai couru derrière pour m'amuser. Elle n'a trouvé pour refuge qu'un empilement de vieux piquets de cèdre devenu gris avec les années (anciens piquets de clôture agricole). J'ai empoigné un bâton pour pouvoir la toucher. À ma grande surprise, la marmotte s'est mise en colère et avec son corps dur comme du bois, elle m'a fait sentir... soudain vulnérable. J'avais ma tête dans l'ouverture (avec toute ma supériorité et condescendance), mais elle luttait pour sa vie. J'ai alors perçu que la supériorité est toute relative; la marmotte risquait de me sauter au visage avec quatre bonnes dents et de bonnes griffes habituées de creuser le sol, sans autre avertissement qu'un grondement et des grincements de dents. J'ai respecté la marmotte que je voulais simplement observer de près et vivante. 

Imaginez des centaines de milliers ou pourquoi pas trois ou quatre millions de "marmottes en colère" qui en auraient assez du socialisme émergent au Québec, dans sa version actuelle où l'État devient tentaculaire d'une part, mais dilapide notre argent d'autre part.  OU de l'éternel débat sur l'indépendance? Ça pourrait créer des élections drôlement intéressantes en 2012. Les "marmottes en colère" toute l'année silencieuses et plutôt désintéressées de politique qui sortiraient, leur "jour de la marmotte" électoral, voter allègrement sans regarder les ombres statistiques d'une certaine élite...

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1.      Combien de fois ai-je entendu des gens qui avaient lancé une entreprise dire qu'ils leur fallait mettre du temps significatif en administration. La paperasse est à l'État québécois de culture franco, ce que sont l'accent circonflexe (^), le tréma ( ¨ ), la contraction "œ", la cédille (¸) et d'autres futilités semblables à la langue écrite, dont le but historique connu était de maintenir un élitisme volontaire pour soutenir les scribes payés au nombre de caractères et garder le peuple ignorant et désinvesti des vraies affaires administratives de la nation ou du royaume. ET MÊME SI UN STATISTICIEN RÉUSSISAIT À PROUVER QUE C'EST PAREIL OU PIRE AILLEURS, je le "détestationne" quand même.