lundi 26 décembre 2011

La guerre contre Noël n'est pas dans ma tête

La guerre contre Noël et le christianisme en Occident

Lorsque j'écris (avec ceux qui voyons la même chose sur les blogues ou dans certains médias privés) des billets articles dénonçant les tentatives de faire disparaître les références à la fête de Noël du Québec, il se trouve toujours quelqu'un pour nous dire que les choses ne sont pas ainsi. Pourtant, les tentatives des dernières années de faire disparaître les simples sapins de Noël des centres commerciaux, en Ontario et au Québec, ne sont pas le fruit de notre imaginaire.


Cela a fait les manchettes dans les journaux et médias aux cours des dernières années. J'en tiens pour preuve aussi, les récentes tendances de renommer le sapin de Noël, «sapin des Fêtes» ou «arbre des festivité», ou ces voeux prononcés dans les publicités d'un marché à Montréal avec des termes comme Joyeux décembre (2009), au cours des dernières années. Sans parler de cette classe d'une école publique ou l'on interdisait aux enfants de prononcer le mot "Noël" jusqu'au dernier jour de classes, sous prétexte d'un jeu (témoignage direct du père d'une fillette au primaire entendu de vive voix en début 2009).

Non chers lecteurs, la guerre déclarée contre Noël et les autres traces du Christianisme au Québec, n'est pas dans notre tête... C'est un phénomène connu aux États-Unis, où les athées ont déclaré la guerre politique au Christianisme pour en éradiquer les traces dans la vie publique (et ensuite privée dans la transmission entre les générations). Ils ne veulent pas seulement éliminer les symboles chrétiens, mais la présence et l'engagement des chrétiens du milieu politique et social. Mais nos médias d'ici sont trop "whippets"  pour s'en rendre compte, (moi qui aime les Whippet! Quel sacrilège!) tandis que pour d'autres, ça fait leur affaire.

Si la raison est le pluralisme et le multiculturalisme de notre société...


Si la raison est le pluralisme et le multiculturalisme de notre société, alors comment expliquez-vous 
  • Comment expliquez-vous que des traditions philosophico-religieuses comme le bouddhisme, l'hindouisme  via par exemple, le yoga de base (initiatique) à l'école publique (ex. région de Lanaudière, voir l'onglet ou sous-menu "yoga à l'école") et le New Age (ésotérisme, nouvelles formes de l'animisme et du gnosticisme -délivrance par l'illumination ou élévation de conscience-, etc.) aient leurs portes d'entrée à la TV et radio d'État de Radio-Canada (SRC) et dans le curriculum des écoles publiques du Québec, tandis que le Christianisme en est évacué avec une précision chirurgicale?
  • Un yogi, ou pratiquant du yoga plus avancé (ascétisme) en Inde. Ici un Sadhu pendant la célébration de la divinité SHIVA, associée à l'ascèce et au yoga (Source : Wikipedia). Exemple de lien à faire : vous devriez conclure par vous-mêmes «Humm! Ce n'est pas uniquement pour des raisons de santé physique, que la nourriture dans les écoles intéresse une certaine élite. Il y a aussi des philosophies derrière le phénomène».
  • Comment expliquez-vous que ce ne sont pas les immigrants qui font des pressions politiques contre les symboles et récits chrétiens, durant les fêtes chrétiennes, mais les athées et les militants du laïcisme (à ne pas confondre avec la laïcité de l'État contre laquelle je ne suis pas, d'ailleurs)?
Voici ce qu'écrivait en 2006, une spécialiste du yoga, sur le site petitmonde.com (refondu depuis par Yoopa). Les articles n'ont pas été conservés sur Yoopa, mais l'information sur la discipline philosophico-religieuse du yoga demeure valable.

Sur la nécessité d'imposer le yoga aux enfants selon une vraie yogi qui écrivait des chroniques sur le thème Le B.A.-BA du yoga :

«Nous le savons, le yoga est une discipline âgée de plusieurs milliers d'années. Qu'est-ce qui fait que cette pratique ait survécu?
[...]
«Je crois que si les principes du yoga ont survécu c'est grâce à la discipline. Le yoga englobe tout ce qui est: dans la pratique du yoga, nous alimentons notre aspect physique, mental, émotionnel et spirituel. Et la seule manière de réussir à englober tout ce que nous sommes, c'est grâce à la discipline!»1

Cette discipline ne fait pas de disciples (prosélytisme) chez les jeunes, me répondez-vous? Écoutons ce que cette initiée et bien d'autres, qui ceux-là ne le disent pas, savent encore sur le plan d'accès au yoga dans le programme des écoles publiques:

«Certains enfants n'aiment pas l'école; ils s'y rendent quand même tous les matins. Le yoga, c'est pareil! Il est important d'imposer à l'enfant une discipline. Ils auront toujours le choix d'y avoir du plaisir ou non. Voici donc quelques conseils, si vous introduisez un peu de yoga dans la classe ou à la maison.
«Il est important d'en faire une discipline où la rigueur et la persévérance sont de mise. Que cela soit clair: ce n'est pas une punition ni une récompense, c'est comme manger, se laver, dormir!, c’est comme ça!»2.

Sur l'aspect philosophico-religieux des mantras du yoga

Les mantras OM; exemple:
SO HAM; OM NAMAH SIVAYA = appel à Siva (ou Shiva);
OM NAMO BAGHAVATE VASUDEVAYA = appel à Krishna

sont «la musique de l'esprit»3. Ils se révèlent être, à une phase plus avancée d'initiation du yoga, l'invocation avouée de divinités:

«Certains mantras sont reliés à la force qu'incarne certaines divinités hindoues. Nous pouvons les réciter même si nous n'appartenons pas à la religion hindoue»4.
C'est comme dire que nous pouvons invoquer Jésus même si nous ne sommes pas encore chrétiens. C'est l'ordre logique des étapes.

Autres textes:





Vidéo suggérée (AVERTISSEMENT : c'est rock!)

yle="font-size: 16px;">Kutless- Shut Me Out   Grosso modo, ce clip musical (fiction d'anticipation réaliste) raconte la tentative de faire taire les Chrétiens occidentaux. Un groupe répond en proclamant le message de l'Évangile à partir du toit d'un édifice désaffecté. Le SWAT intervient et arrête le groupe de "rebelles" au régime. Mais les "méchants" messagers chrétiens sont remplacés par une nouvelle génération suscitée par une Volonté plus grande que celle de l'élite antichrétienne.



Je vous invite à encourager le band en achetant au moins une de ses chansons.


Pensée  :  À l'élite qui survit aux élections : votre culture de petites pilules et d'idéaux superficiels on en a marre. On voit bien que pour vous, tout est bon, sauf le Christianisme. Mais vous ne pouvez plus vous cacher. 


AUTRE vidéo suggérée (encore AVERTISSEMENT : c'est du rock!)


Pour en finir avec les modèles irréalistes imposés par la mode et la pression sociale.
______________
1.  Sophie Desjardins, Le yoga: faites-en une discipline, Petitmonde.com, Chroniques : Le B.A.-BA du yoga, visité mai 2006.

2.  Même référence.

3. Sophie Desjardins, Le mantra: la musique de l'esprit, Petitmonde.com, Chroniques : Le B.A.-BA du yoga, visité juin 2006.

4.  Même référence.

Video Mary Did You Know? (Marie savais-tu?)

Quoi de mieux que le lendemain de Noël vous offrir cette réflexion en chanson. Le chant Mary Did You Know vous est offert ici en deux versions, soit une interprétation par Clay Aiken et une interprétation par le groupe Kutless.

Une chanson de Mark Lowry (1984) sur une musique de Buddy Greene (1992)

Interprétée par Clay Aiken


Interprétée en version soft rock, par le groupe Kutless

dimanche 25 décembre 2011

Après Noël interdit, la liberté d'expression non approuvée par l'élite

Une petite pensée sur la liberté de vivre Noël hors du placard (publiquement), en ce dimanche 25 décembre 2011. C'est bien connu, les totalitarismes commencent tous par l'imposition de leurs libertés. Je lisais une chronique jeudi le 22 décembre 2011, intitulée «Qui a volé Noël?» et j'abonde dans le sens de son auteure. La religion ne doit pas s'imposer, mais l'athéisme non plus. Au Québec, la toute puissance de l'Église Catholique est remplacée par la toute puissance de l'État, ce qui est loin d'être mieux. D'ailleurs, les régimes athées que l'on  associe trop facilement à la neutralité et à l'objectivité ont fait autant de victimes que les pires régimes religieux.


On oublie trop vite que les régimes qui ont imposé l'athéisme en faveur d'une idélogie politique (ex. fascisme) ou sociale (ex. communisme, socialisme) ont banni ou sévèrement restreint les libertés de choix. Pour empêcher les gens instruits et les gens plus à l'aise de fuir leur régime "de rêve", ils ont fermé leurs frontières de l'intérieur et restreint la mobilité de leur propre peuple... Une fois leur ingénierie sociale réalisée, ils ont limité la liberté d'expression et la pluralité des idées.

Hubble/Subaru Composite Image of Star-Forming Region S106
Image composée du télescope Hubble, gracieuseté de la NASA. Les médias nous ont fait cadeau récemment de cette magnifique image obtenue par téléscope et qui rappelle un ange. Description: Hubble/Subaru Composite Image of Star-Forming Region S106 Source: Hubblesite.org
Mais revenons-en à cette chronique sur la thématique du Noël version Montréal 2011. L'auteure du texte «Qui a volé Noël?» est économiste et chroniqueure au Journal de Montréal (et Journal de Québec). Elle fait ressortir comment une bonne intention en apparence, peut facilement engendrer la restriction croissante des libertés fondamentales (ce qui comprend le monde des croyances et convictions) et l'imposition de multiples règles de la nouvelle religion (JecroisenRien, JecroiskenMoi, etc.). Mais elle ne le dit pas en ces termes. Voici plutôt (à  comprendre dans le contexte du Québec):

«Qui donc a volé Noël? Certains incriminent le multiculturalisme, car à force de vouloir ménager les susceptibilités de l'autre, on en viendrait à s'oublier soi-même [...] mais cette explication est insuffisante [...] le rejet de la religion remonte à la Révolution tranquille et à la naissance du «modèle québécois» fondé sur l'intervention de l'État.
[...]
«L'État-providence peut prendre plusieurs formes qui vont des plus autoritaires, comme le communisme et le socialisme, au plus soft comme la social-démocratie. Or, la logique collectiviste bannit la religion. Karl Marx disait d'ailleurs: «Le communisme commence là où l'athéisme commence». Quant à Lénine, sa lutte antireligieuse est notoire. Dans les républiques soviétiques et dans les pays communistes, les hommes en soutane étaient persécutés et emprisonnés, l'enseignement de la religion était interdit, et les fidèles pratiquaient leur culte clandestinement. Pas plus tard que lundi, le gouvernement chinois a réitéré la nécessité d'être athée pour adhérer au Parti communiste.
«Cette haine envers la religion n'est pas surprenante. Dans la pensée collectiviste, l'État est une entité supérieure, omnisciente et omnipotente, une sorte de déité. Dans ce type de régime, mais aussi de plus en plus au Québec, ce sont des fonctionnaires qui décident d'une multitude d'aspects du quotidien et qui tentent d'influencer nos décisions. Quel moyen de transport emprunter, quel véhicule conduire, quels pneus installer, quoi manger, combien d'enfants avoir, dans quelle école les inscrire et quoi leur enseigner, quels produits acheter, quelle musique écouter, etc. : ils veulent tout contrôler!
[...]
«L'idéologie collectiviste, sous toutes ses formes, est donc incompatible avec sa grande rivale, la religion. L'athéisme devient alors nécessaire à sa survie. Comprenons-nous bien : imposer une foi est tout aussi condamnable que de forcer l'athéisme. Dans une société réellement libre, croyants et athées peuvent vivre selon leurs convictions, car personne ne peut imposer à l'autre sa vision du monde. Mais qui dit collectivisme et État-providence dit nécessairement limitation des libertés individuelles, y compris de la liberté de religion (1).

Dans une société libre on peut débattre des idées et convictions sans les imposer par l'armée au nom du régime. Voilà qui résume bien la vraie définition de la liberté d'un peuple. Les pays qui bannissent la liberté de religion bannissent aussi dans la foulée, les autres libertés, une fois que leur royaume est établi et que les idiots utiles ont aidé à éliminer les libertés religieuses. Ce que l'on appelle dans ces changements les "idiots utiles", qui avaient libre accès à l'espace public et aux médias, deviennent souvent les nouveaux ennemis du régime. L'État se donne de plus en plus le champ libre pour poursuivre les restrictions et contrôles des libertés et des contenus d'expression politique et des idées. Ayant éliminé "la concurrence" interne, le régime développe une paranoïa politique et stratégique et s'en prend à tout ce qui ressemble à de l'opposition (opinions, conseils, avis divergents, ...), même aux anciens amis.

Dans cette pensée athée "magique", on oublie aussi que ce que l'on appelle les oeuvres humanistes sont souvent en fait né dans des sociétés qui étaient déjà fortement christianisées et qui tout en critiquant, ou parfois rejetant le cléricalisme (clergé, institutionnalisation de la foi), adoptaient ce qu'il y avait de bon dans les écrits des Évangiles (partage et entraide avec un visage, respect de l'autre comme on aimerait être respecté, pardon, etc.). Plusieurs oeuvres sont même nées d'initiatives de croyants socialement engagés (création de la Croix Rouge, écoles  et soins de santé pour les pauvres, abolition de l'esclavagisme fortement influencée par des croyants d'Angleterre politiquement engagés, etc.).

Dans le nouveau régime en progression au Québec, les enfants de parents élevés selon des valeurs chrétiennes pensent et proclament que ces valeurs viennent de leur fond intérieur, alors qu'elles leur ont été transmises par des parents, pas nécessairement chrétiens par conviction, mais du moins "christianisés" à l'école et valeurs reçues de leurs parents christianisés. Ils ne se rendent pas compte que s'ils étaient nés dans un pays avec des valeurs totalement différentes et instruits dans la pensée de ceux-ci, ils penseraient différemment (ex. les castes en Inde, le karma, la fuite du conscient, etc.).
Scène très ancienne de la Nativité (naissance du Christ) avec ici, la visite des mages ou sages d'Orient (dits aussi rois-mages). Cette peinture se trouve dans les catacombes creusées par les chrétiens des trois premiers siècles de notre ère, dans la campagne de Rome. On y voit très tôt après la naissance historique de Jésus, le récit de Marie tenant l'enfant et des nobles étrangers qui apportent des présents. Durant les périodes de persécutions des trois premiers siècles, les chrétiens se servaient des catacombes comme cimetières et se cachaient dans ces souterrains pour rendre leur culte à Dieu.

Nous sommes depuis la Révolution tranquille, engagés dans un processus d'ingénierie sociale au Québec. Vous n'entendez plus entendez de moins en moins les souhaits de "Joyeux Noël !" en français, à la TV d'État (SRC), à l'école publique, ou dans les services de garde à l'enfance, et simultanément (ce n'est pas un hasard!), tout un pan de notre société, le centre droit et la droite sont démonisés par cette même TV d'État (Radio-Canada volet francophone ou SRC) qui devient ainsi canal des idées "du parti" (lire : d'une élite obscure et non élue au suffrage et qui survit aux partis politiques). Et l'on appelle cela la liberté et pluralisme, alors que sont bâillonnés environ un tiers des Québécois (1 sur 3) parteageant de ces valeurs plus traditionnelles et moins hédonistes.

Leur crime impardonnable : partager des valeurs de tendance conservatrices, non PAS au sens du PCC, mais au sens des valeurs du conservatisme social (sur la famille, l'éducation, les libertés de choix, etc.), OU encore, sans lien avec la foi, aspirer à des valeurs économiques moins interventionnistes (moins d'ingérence de l'État dans nos affaires) avec plus de libertés de choix avec notre argent et des allègements fiscaux. Un grand nombre de Québécois aspirent en effet à une réduction de l'interventionnisme de l'État. Cela, entre autres, dans la sphère des choix individuels ou familiaux et par une simplification radicale et nécessaire de la fiscalité pour favoriser et faciliter l'entrepreneuriat chez une nouvelle génération en quête de plus de temps libres, etc. Pourquoi, par exemple, faut-il que ce soit compliqué de gérer une petite entreprise ou un travail autonome?

Qu'on me comprenne bien. Je ne cautionne aucunement les violences religieuses, ni les crimes de gens religieux, mais la liberté des idées et leur expression. Un crime est un crime et doit être traité comme tel. Mais sans l'expression publique des idées (ex. la religion cachée dans le placard), il ne reste qu'une illusion de liberté. L'erreur consiste à mettre toutes les croyances et convictions sous la même bannière (ruse des athées ou des adversaires de la foi chrétienne). C'est aussi comme si je vous disais que vous avez le droit d'être de conviction communiste, à condition que vous l'exprimiez uniquement dans votre sous-sol et à condition de ne pas le partager avec vos enfants; donc juste dans votre tête ou à votre conjoint(e). Quelle liberté! Voilà pourtant, étrangement, ce que le laïcisme entend faire avec toute trace de christianisme au Québec : une affaire privée de sous-sol à ne pas communiquer aux nouvelles générations. Voilà aussi la véritable essence du programme agnostique et relativiste de l'ÉCR (Éthique et culture religieuse  imposé par la force au Québec depuis la rentrée scolaire 2008). Et cela va très vite. Par exemple, avez-vous vu un seul film sur la Nativité à la TV francophone québécoise ces dernières années (origine de la fête de Noël)? Or, ce n'est pas parce qu'il n'en existe pas. J'en tiens pour preuve ce qui suit:

Film suggéré pour le récit de la Nativité :
Film La Nativité, v.f. de Nativity Story.
Date de sortie en salles : déc. 2006 et en vidéo
en 2007.
La Nativité (The Nativity Story), sortie : 2006, durée approximative 1 h 29 min.

Ce film est disponible en location dans certains clubs vidéo du Québec (ex. Superclub Videotron) et évidemment chez les marchands et les fournisseurs du câble. Exigeons que l'histoire à l'origine de la fête de Noël soit encore racontée et boycottons les médias qui réduisent Noël au seul gros bonhomme rouge. Quoique bien sympathique, il prend un peu trop de place au point de cacher tout le récit derrière la Fête.

_______________
1. Nathalie ELGRABLY-LEVY, Qui a volé Noël? Journal de Québec, jeudi 22 décembre 2011, p. 19.
http://lejournaldemontreal.canoe.ca/journaldemontreal/chroniques/nathalieelgrablylevy/archives/2011/12/20111222-090900.html
L'auteure est économiste à l'Institut économique de Montréal (IEDM).

mardi 20 décembre 2011

Négos municipales : une guerre de chiffres s'annonce en 2012

Je crois à l'utilité des syndicats ou des associations de travailleurs et aux normes minimales de travail par classe d'emploi (ex. salaire d'entrée minimal pour un diplômé du post-secondaire travaillant au privé, encore à établir).  Mais je crois aussi à la réalité des conditions économiques. La population va de nouveau assister à un combat entre le secteur municipal et les syndicats des employés municipaux (cols blancs, cols bleus). Dans cette guerre de chiffres, les batteries de canons de chaque camp lanceront les "boulets" de statistiques. Mais il y a quelques faits que la population doit considérer dans cette guerre de comparatifs.

Une guerre de chiffres s'annonce
dans le  monde municipal. Image:
Napoléon Ier. Mais où est le chapeau?
Les syndicats sont-ils allés trop loin dans leurs revendications des deux dernières décennies? Peut-être. Une des guerres qui s'annonce concerne les fonds de retraite. Il y a quelques semaines, des chiffres publiés comparaient la retraite des syndiqués du secteur public versus non syndiqués. Les seconds étaient désavantagés. D'un autre côté, il n'a peut-être pas été assez souligné que ceux qui n'ont pas d'argent de côté pour leur retraite peuvent être en partie responsables de leur situation.

Combien un employé du privé non syndiqué cotise-t-il personnellement (son sacrifice personnel) pour son fonds de retraite? 

Un employé régulier du secteur public, même avec un salaire de 30,000 ou 35,000 dollars par année, est contraint de cotiser en plus du régime de la Régie des rentes du Québec.

Pour un ordre de grandeur : dans une municipalité, un employé technique (équivalent à un technicien senior du privé avec plusieurs années d'expérience) gagnant env. 50,000 dollars bruts par année, cotisait en 2011 à hauteur de plus de 110$ par semaine à son fonds de pension, en plus des cotisations aux régimes publics comme celui de la RRQ.

Question : À quelle hauteur obligatoire cotisait au même moment un employé du privé non syndiqué qui critique le système public? Zéro obligatoire. Pourtant, tout le monde devrait cotiser à un minimum de 10 pourcent sur chaque paie, en vue de la retraite tout au long de sa vie active. Donc, une partie du problème est là. Beaucoup de travailleurs devraient mettre moins d'argent dans les télécommunications et divertissements électroniques. Est-ce normal, de même, que l'on trouve 200$ et plus par mois pour les télécommunications (câble, TV, internet, cellulaire et tablettes), bref pour du code, du data, mais rien pour la retraite? Et ceci sans compter les portables souvent les plus dispendieux, les cinémas maison, et le reste.

Le déficit des fonds de pension en partie dû au congé de paiement de certaines villes

Certaines villes oublient aussi de dire que durant les années de meilleurs rendements des fonds de pension des employés, elles n'ont pas contribué, parce que les rendements étaient meilleurs que prévus. Maintenant la marche est plus haute et elles ne veulent plus assumer une partie du déficit. Le manque à gagner n'est donc pas dû qu'aux seules pertes en bourse, mais aussi au retrait de l'employeur, dans les années de bons rendements des placements.

Les critères d'embauche et la scolarisation dans le secteur public

Autre fait, les travailleurs de la fonction publique qui sont des cols blancs et qui occupent une fonction technique ou administrative ont généralement au minimum un diplôme d'études collégiales (DEC) ou un baccalauréat universitaire. On parle par exemple des emplois administratifs (comptabilité et paye, secrétariat et bureautique), ou de divers emplois techniques (informatique, génie, aménagement du territoire, géomatique, graphisme et infographie, technicien en environnement, inspecteur municipal, etc.). 

Il est donc tout à fait malhonnête de comparer la moyenne québécoise, tous types d'emplois confondus à une moyenne d'employés du secteur public dont l'emploi requiert généralement au minimum le DEC ou une spécialisation.

vendredi 16 décembre 2011

Revue de l'année 2011 sur Google en vidéo et musique

Voici une revue-éclair d'évènements mondiaux de l'année 2011, en vidéo et musique, d'après ce que l'on a pu voir sur le net. Très beau artistiquement. Mais pour le vrai résultat du "printemps arabe", qui vivra verra... (qui mourra peut-être aussi...).

mercredi 14 décembre 2011

Égypte : les rapports sur la situation se contredisent

14 déc. 2011. ÉGYPTE ET MANQUE D'INFORMATION : OÙ EST LA SRC (CBC)?

Où en est l'Égypte en décembre 2011? Joseph FACAL revient d'un séjour. Ça va très bien... pour les Frères musulmans et les Salafistes, parce qu'eux étaient organisés avant la chute de Moubarak.

Voici un extrait du commentaire du chroniqueur Joseph FACAL, professeur et ex-ministre du Parti Québécois. Les choses vont bien, en Égypte, après le départ de Moubarak. Elles vont bien, selon sa lecture, pour les Frères musulmans et les Salafistes et selon la perception des non-islamistes qui résident dans le pays:

«Les premières déclarations d'intention des leaders islamistes locaux, totalement ignorées par les médias occidentaux, donnent froid dans le dos. La minorité chrétienne pense qu'elle va y goûter. Mes collègues universitaires basés là-bas, des Français pour la plupart, sont terriblement inquiets.
Les islamistes n'ont joué aucun rôle dans les soulèvements populaires du printemps, mais ils récupèrent maintenant à leur profit le désir de changement. Moubarak ayant fait le vide sur la scène politique pendant des décennies, les islamistes, qui étaient la seule force politique organisée en face de lui, cueillent aujourd'hui le fruit mûr» (1).
Après le "printemps arabe", suivra peut-être immédiatement un hiver particulier...
et sans été.

Où est la SRC? 
Réponse : la lecture des évènements avec un cerveau gauche

Les médias occidentaux, cela comprend aussi Radio-Canada (TV, radio, internet, information). Une question se pose: pourquoi une Société d'État comme la SRC et sa jumelle anglophone CBC avec une injection par nos impôts et taxes à son budget fédéral (nos taxes et impôts!) annuel de l'ordre de 1,1 Milliards (1100 Millions) de dollars (2009-2010), soit une injection d'argent public de 3 Millions (M$) par jour d'opération (21 M$ par semaine), n'est-elle pas en mesure de nous faire des rapports plus neutres, ou du moins des lectures alternatives, de la situation dans le monde arabe?

Le conservatisme social, le centre droit et la droite à Radio-Canada/
CBC


Voici comment l'ombudsman de la SRC (Radio-Canada francophone du Québec) décrivait les journalistes québécois en mai 2009:

«Ces Québécois « de souche » ont surtout étudié les sciences humaines et ont été contestataires dans la mouvance nationaliste et/ou de gauche. Souvent, leur façon de voir le monde comporte, par exemple, les éléments suivants : préjugés favorables envers les syndicats, antiaméricanisme, anticléricalisme, etc. [...] Remarquez que ce phénomène du « trop petit nombre » ne touche pas la classe journalistique plus que les autres. La preuve nous en est donnée chaque jour par les médias lorsque nous écoutons les experts sollicités pour nous éclairer. Les mêmes têtes reviennent. Un exemple : à lui seul, Steven Guilbeault, ex-directeur de Greenpeace au Québec, a été entendu 120 fois à la radio et à la télévision de Radio-Canada en 2007!» (2).
Julie MIVILLE-DECHÊNE, ombudsman
à Radio-Canada  de 2007 à 2011

Que ce contenu soit publié par la Fédération professionnelle des journalistes du Québec est particulièrement significatif. On y semble conscient du problème. Mais comme le soulignait l'ombudsman de la SRC à ce moment, les étudiants en journalisme ont les mêmes professeurs boomers de gauche. Cela ne semble pas près de changer à moins de le prévoir, selon elle, dans les critères d'embauche des médias. On ne peut qu'être reconnaissant à Madame Julie MIVILLE-DECHÊNE pour son honnêteté intellectuelle. De par sa position d'ombudsman, représentante des citoyens, elle avait un accès privilégié à ce qu'on peut reprocher aux médias  INCLUANT la Société Radio-Canada - SRC, mais sans se limiter aux journalistes, ni à la seule Société d'État.

La SRC (et CBC) une belle grosse "patente" à privatiser

Voici un "rectificatif" convaincant de l'ombudsman de Radio-Canada. Comme on avait interprété ses propos (écrits) du 5 mai 2009, comme décrivant la situation à Radio-Canada, Madame Julie MIVILLE-DECHÊNE corrige le tir. Elle parlait des grands médias au Québec, des spécialistes et d'autres professionnels de la génération des boomers. Sauf que la SRC, ce n'est pas que de l'argent privé. Il y a beaucoup de nou$ autres, là-dedans (1100 Millions $ soit 1,1 Milliard $ par année au Canada pour l'année financière débutant en avril 2009 et se terminant en mars 2010):

« En page 44, le chroniqueur David Descôteaux écrit que j'ai confirmé le parti pris « de gauche » de Radio-Canada. Or, c'est faux. [...] Je donnais quelques exemples du manque de diversité d'opinions et de diversité culturelles dans les grands médias EN GÉNÉRAL. Il ne s'agissait d'aucune façon d'une analyse spécifique de la couverture de Radio-Canada, mais plutôt d'une tentative de réflexion plus large sur le journalisme au Québec », indique Julie Miville-Dechêne sur son blogue (3).

BINGO ! Le correctif confirme la lecture orientée, même à la Société d'État qui devrait être le média de tous les Canadiens. Si cette dernière ne peut pas se montrer plus neutre qu'une entité privée, et considérant que le contenu y est payé en grande partie par ponction à même les revenus des citoyens canadiens de toutes allégeances, voici une avenue fort intéressante. Bien, bien avant de privatiser Postes Canada qui livre encore une lettre pour seulement le tiers du prix d'un café, on pourrait privatiser les jumelles SRC et CBC.

Le signe du Bloc

La SRC devrait prendre ceci pour signe : quand la population du Québec a rejeté massivement la religion catholique, elle a rejeté ce qu'elle avait de bon autant que ce qui ne l'était pas. Quand les québécois ont rejeté le Bloc Québécois le 2 mai 2011 (parti politique fédéral), ils l'ont rejeté faisant table rase, même dans le fief de son chef charismatique. Quand la population sur-taxée et imposée se retournera contre une tour qui coûte très cher à la classe moyenne, mais communique avec un seul côté du cerveau politique et éthique, elle pourrait n'avoir aucune pitié pour la bête excentrée et excentrique et crier : "privatise !", "privatise!".

Voilà en effet une belle "patente" à privatiser, entre autres raisons, parce qu'elle livre une lecture à sens unique de l'actualité, contrairement à ce qu'on attend d'une société d'État en pays démocratique. Les citoyens s'attendent, avec leurs impôts, à du contenu de divertissement et à de l'information présentant des lectures diverses de la société, de la famille, de l'éducation, du monde du travail, etc. Lorsqu'une opinion domine, comme c'est le cas et  bien que hautement subventionné, il ne s'agit plus d'un organisme d'État qui représente la totalité des idées et lectures de la vie. Je serais tenté de dire:  "privatise!", "privatise!". Qu'en pensez-vous? Combien lui donnez-vous de temps pour se réformer?
_______________
1.   Joseph FACAL. Au bord du précipice. Journal de Québec / Journal de Montréal, 14 décembre 2011.
http://fr.canoe.ca/infos/chroniques/josephfacal/archives/2011/12/20111214-081300.html

2.   Julie MIVILLE-DECHÊNE. Pour un engagement sérieux à l’égard de la diversité dans les grands médias. 10 chantiers pour l'info - On veut des voix, magazine Le Trente, Vol. 33, numéro 5, mai 2009.
http://www.le30.org/index.php?id=119&tx_ttnews%5Btt_news%5D=18082&tx_ttnews%5BbackPid%5D=268&cHash=8f33d25c7f
-   L'article a Miville-Duchêne (sic), ce qui le rend très difficile à trouver sur le web)
-   Ce fut un peu de "printemps francophone" dans la nouvelle du Québec ...
-  Madame MIVILLE-DECHÊNE a quitté son poste d'ombudsman à Radio-Canada en juillet 2011 pour poursuivre sa carrière hors du monde des médias. A-t-elle été poussée par la direction de Radio-Canada et boudée par le milieu de la profession journalistique? Elle aura été ombudsman de 2007 à 2011.

3.   Julie MIVILLE-DECHÊNE. L'ombudsman de la SRC réplique à une chronique du Journal de Montréal. Radio-Canada.ca, mise à jour 18 janvier 2011
http://www.radio-canada.ca/nouvelles/societe/2011/01/17/002-ombudsman-journal-montreal.shtml

dimanche 11 décembre 2011

Joyeuses Fêtes, Québécois ET Joyeux Noël, Tunisiens - Partie 2

11 Déc. 2011. J'ai reçu ce commentaire soumis par voie de courriel suite à mon précédent article. Un(e) lecteur(trice) anonyme, visiblement d'origine syrienne y précise qu'en Islam, il n'y a pas à proprement parler de fête de Noël au sens chrétien. Je la publie, car la remarque est d'intérêt pour les lecteurs et sert aussi à quelques précisions.  

AVERTISSEMENT : cette amorce d'ouverture était avant le changement de gouvernement en Tunisie (la nouvelle inspirant l'article de 2011 datait de Noël 2010). L'islam antichrétien et anti-américain a repris du service depuis.

Le courriel (email) va comme suit:
«Bonjour Il y a une vielle tradition populaire en Syrie Le lendemain de noël les gens la bas tous (chrétiens ou musulmans ) préparons le matin pour manger une sorte de pâtisserie traditionnel nommé : la table de marie . Selon eux ils font cette table pour fêter la naissance d’un prophète car marie la paix de dieu sur elle et sur le christ n’a pas eu cette chance de fêter de son bébé . Pour votre culture Monsieur aussi noël existe pas en Islam malgré que les musulmans croient en christ et a sa mère (la paix de Dieu sur eux et sur tout les prophètes ) la plupart font ca par tradition ou limitent d’autre peuples(...)» (lecteur anonyme, 10 décembre 2011, heure de l'est, Canada)
Je remercie sincèrement cette personne d'avoir soumis cette précision. Je voulais pour ma part dans mon premier billet sur le sujet, exposer quelques exemples de tolérance de l'Islam envers une coutume de l'Occident avec les sapins et décorations de Noël. D'autre part, il y a plus d'un texte biblique qui réfèrent à la nativité (sans en faire à chaque fois le récit détaillé) ou l'abordant via l'Incarnation. 


Le titre du billet précédent, Joyeuses Fêtes, Québécois ET Joyeux Noël, Tunisiens !?, se voulait volontairement  ironique envers une certaine tendance au Québec, justement pour illustrer des exemples de tolérance envers cette tradition chrétienne, que l'on retrouve en quelques lieux, en Islam. Paradoxalement, au Québec, nous perdons, ou plutôt nous faisons voler, l'ouverture à notre propre histoire et ce récit de la Nativité, alors que les antichrétiens oeuvrent intensément, étape par étape, pour éliminer toute manifestation publique de la chrétienté (chrétiens inclus). Imaginez que l'on veut même éliminer les simples sapins de Noël des centres commerciaux alors que ce sont des édifices appartenant à des investisseurs privés. À l'école publique, le mot "Noël" est déjà banni, sauf du programme d'Éthique et culture religieuse (ÉCR)


D'où l'importance du parallèle intéressant entre la situation au Québec et d'autre part, la situation au marché Carrefour de Tunis et dans un grand hôtel des Émirats arabes unis avec, en 2010, le sapin de Noël garni avec des bijoux d'or, de pierres précieuses et d'argent. Les propriétaires de l'Emirates Palace d'Abou Dhabi disaient avoir décoré un sapin pour la troisième année sans pour autant «offenser la population musulmane locale» (1). Il n'est plus possible de croire que le but du laïcisme soit de ne pas heurter les nouveaux arrivants. Ils sont dévoilés; leur but est d'imposer leur vision du monde à tous, alors que dans l'histoire, les pays sans liberté de religion ont toujours été des pays sans liberté.

D'autre part, 
  • La fête de Noël qui commémore la naissance du Christ n'est pas une ordonnance biblique mais bien une tradition développée au fil du temps et intégrée aux pratiques de l'Église.
  • Il est vrai que Jésus n'est vraisemblablement pas né un 25 décembre, comme notre lecteur l'exprime, et comme j'avais lu à quelques reprises sur le sujet, mais il fallait historiquement choisir une date. Cette période correspond au retour de la croissance de la durée du jour (la lumière commence à vaincre les ténèbres) et cela cadre bien avec l'esprit du ministère de Jésus-Christ, la «Lumière qui luit dans les ténèbres».
  • Le sapin représenterait un arbre porteur de fruits et de lumières et n'est pas non plus une ordonnance, mais a été largement utilisé. Une tradition fait remonter cette pratique au moine Martin Luther (16e siècle). Aujourd'hui, le sapin n'a plus vraiment de signification chrétienne.
  • Ce qui reste de symbole chrétien dans l'entourage du sapin, est la scène de la Nativité à son pied avec des personnages (figurines). C'est la crèche aujourd'hui disparue de plusieurs foyers.
  • Le Père Noël est une adaptation de l'ancien saint Nicolas, protecteur des enfants, que la compagnie Coca-Cola s'est approprié du personnage déjà en transformation, pour en faire un bon mangeur et buveur bedonnant. Le spécialiste du marketing, de la pub et des communications, Luc Dupont, en a déjà parlé et écrit sur son blogue: 
«Redessiné en 1931 par le suédois Haddon Sundblom (la campagne publicitaire de Coca-Cola cherche à séduire les enfants), le Père Noël connaît plusieurs transformations par rapport à Saint-Nicolas et aux premières représentations du Père Noël popularisées par les dessinateurs européens et américains (...) il prend du poids, il sourit, il donne des cadeaux et il porte le rouge Coca-Cola sur l'ensemble de son vêtement» (2).
    Le Père Noël sous son apparence actuelle nous est venu d'une
    campagne de publicité de Coca-Cola de 1931, visant les enfants.
    Bref, le verre de lait avec les biscuits oubliez-ça, pour lui faire plaisir, c'est du Coke que le bonhomme au manteau rouge boit. Cet imposteur couleur rouge Coca-Cola est ainsi venu faire de l'ombre sur une commémoration chrétienne. Mais tous s'entendent sur des valeurs communes importantes comme les retrouvailles et les cadeaux en famille, un temps d'arrêt de tous, durant la même période de l'année, pour exprimer de l'appréciation et de l'entraide, une pause chaleureuse au retour du froid (pays plus nordiques), etc.
    • Dans la chrétienté et les récits et prophéties bibliques, la naissance du Christ représente l'incarnation du Fils unique de Dieu, francisé Jésus (Yeshua) qui naît de Marie, avec Joseph comme père par adoption. Il s'incarne pour grandir parmi les hommes et participer à leurs souffrances, épreuves et tentations (sans reproduire la chute et la révolte contre Dieu le Père).  Noël c'est Dieu qui se donne aux hommes. À la fin de son ministère terrestre, Jésus rachète son peuple (se donne en rançon à la place des hommes à la croix) pour les délivrer de la malédiction qui pèse sur eux (visible ou non) et les ramener à lui pour l'éternité. 
    Nous voyons, dans la simple fête de Noël, la complexité des perceptions et lectures. Et l'on veut nous faire croire, au Québec, que le programme d'Éthique et culture religieuse (ÉCR) suffirait et viserait à comprendre les grandes religions et divers systèmes de pensée du monde, à des jeunes âgés entre 6 et 16 ans environ... Dans les faits, c'est tout autre chose... Mais le temps est à la Paix.

    Film suggéré pour le récit de la Nativité :
    Film La Nativité, v.f. de Nativity Story.
    Date de sortie en salles : déc. 2006 et en vidéo
    en 2007.
    La Nativité (The Nativity Story), sortie : 2006, durée approximative 1 h 29 min.

    Ce film est disponible dans certains clubs vidéo et évidemment chez les marchands. Il exprime bien le contexte historique et les difficultés de l'époque (domination romaine). En cette période, les femmes ne choisissaient pas nécessairement leur mari et vice-versa. Il explique aussi pourquoi l'un des Hérode, fera exécuter des milliers d'enfants mâles en bas âges et pourquoi Joseph voulait répudier en secret et non publiquement de sa fiancée, Marie, et d'autres choses encore. Un bon divertissement et instructif sur la Nativité fêtée dans la chrétienté. 
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    1.  Abou Dhabi : un sapin de Noël à 11 millions de dollars, LeParisien.fr, 15 décembre 2010.
    http://www.leparisien.fr/international/abou-dhabi-un-sapin-de-noel-a-11-millions-de-dollars-15-12-2010-1192726.php

    2.  Luc DUPONT, SPÉCIAL marketing de Noël, Le Blogue de Luc Dupont, Jeudi 23 décembre 2010.

    http://lucdupont.blogspot.com/2010/12/special-marketing-de-noel.html