mardi 3 mai 2011

Élections fédérales 2011 : le jugement du peuple est tombé

Crédits photo : Élections Canada
Le jugement du peuple est tombé. Le pays du Canada a décidé d'accorder aux Conservateurs de Stephen Harper son gouvernement majoritaire, ce qui favorisera une certaine stabilité économique et un contrôle assez serré des dépenses. Et le Bloc Québécois, se voit contraint à quatre petits cubes. Nous vivons certainement un changement significatif.

Au-delà des chiffres

Le Québec, tout en réaffirmant sa dissidence et sa différence, a décidé de mettre fin à
- l'anachronisme d'un parti indépendantiste à Ottawa et
- à ce qui était devenu la suffisance et la présomption du Bloc Québécois, qui ne tablait que sur la haine du conservatisme et des "méchants" anglophones de l'ouest. 

Voter Libéral peut-être; mais voter "intellectuel", non

lundi 2 mai 2011

Terrorisme comme agriculture et horticulture saisonnières

2 mai 2011. Nos élites québécoises anti-américaines bien pensantes vont certainement remettre en question l'intervention ayant mené à l'élimination du terroriste le plus recherché au monde, Oussama Ben Laden. La remise en question qui revient le plus souvent est que le terrorisme ne sera jamais éliminé et que lorsqu'un de leurs chefs est éliminé, il est aussitôt remplacé par un autre. Il vaudrait donc mieux selon eux rediriger le budget militaire correspondant vers les programmes sociaux... Prenons pourtant exemple de la persévérance dans les activités saisonnières de l'agriculture, de l'horticulture et du jardinage.


En ce retour du printemps 2011, il semble opportun de faire le lien avec les activités horticoles et agricoles. Pourquoi les agriculteurs devraient-ils enlever les roches (cailloux) de leurs champs que la gelée fait remonter chaque printemps, puisqu'il y en aura toujours; il faut toujours recommencer. Pourquoi tondre les gazons, ils repoussent tout le temps. Pourquoi arracher les mauvaises herbes des jardins et potagers, puisque c'est un perpétuel recommencement? 
«Mauvaises herbes non réprimées et une bonne répression des mauvaises herbes» (1). Ici, la non-intervention (image de gauche) versus l'intervention en milieu de culture agroforestier (image de droite). Le contrôle permet non seulement de limiter les dommages et les pertes, mais plus encore favorise un développement normal. Il en est de même face à la criminalité et au terrorisme.

Si nous ne faisions pas les interventions agricoles et horticoles, nous ne serions bientôt plus face à un champ avec des roches mais plutôt un champ de roches incultivable. Nous ne serions plus avec un jardin ou un aménagement avec des mauvaises herbes, mais plutôt avec ceux-ci envahis (dominés) par les mauvaises herbes.

La réponse vous semble-t-elle plus évidente? 

Le terrorisme, dont le mode opératoire consiste souvent à usurper des autorités en place en s'en prenant à des cibles non militaires existera probablement toujours, mais il sera néanmoins limité par des interventions répétées visant à le contenir et le prévenir. Ce principe est aussi vrai pour le crime organisé, par exemple. Parlez-en aux Mexicains de certaines régions. Il est faux de croire que le terrorisme et le crime organisé sauront où s'arrêter. La nature humaine est insatiable.

Les tours jumelles du World Trade Center, 11 sept. 2001. Les terroristes visent généralement
et systématiquement des victimes civiles. S'en souvenir dans les revendications des groupes 
terroristes et leurs prétentions à la pureté et la justice. Photo du Service des parcs.

_______________
1. Agriculture et Agroalimentaire Canada. La lutte contre les mauvaises herbes dans votre plantation agroforestière
http://www4.agr.gc.ca/AAFC-AAC/display-afficher.do?id=1232484891075&lang=fra

Contexte géographique de la cache de luxe de Ben Laden - Nouvelle ABC


Le contexte géographique de la cache de luxe d'Oussama - ABC
Cette localisation a de quoi rendre perplexe. Se pouvait-il que certaines personnes de l'autorité pakistanaise ne soient pas directement impliquées, considérant que le manoir était à proximité d'un site militaire important de la capitale du Pakistan? 

Lieu du manoir où a été abattu Oussama Ben Laden - ABC

Lien vers ABC retiré. 


QUELQUES AUTRES CONTENUS SUR LE TERRORISME
Un regroupement de certains de mes articles et billets sur le terrorisme
(Les dates réfèrent aux dates de publication de mes articles et non aux dates des événements traités)


Justin Trudeau, son «enfant intérieur» et le terrorisme

25 avril 2013 (Canada)
http://yapasdpresse.blogspot.ca/2013/04/justin-trudeau-son-enfant-interieur-et.html


Attentat de BOSTON: justifier le terrorisme, une grave erreur

20 avril 2013 (États-Unis)
http://yapasdpresse.blogspot.ca/2013/04/boston-attentat-commentaires-pour.html


Boston attentat à la bombe près du fil d'arrivée du marathon, 15 avril 2013

15 avril 2013
http://yapasdpresse.blogspot.ca/2013/04/boston-attentat-la-bombe-pres-du-fil.html

La député HOUDA-PEPIN s'opposait à l'auteur Salman Rushdie en 1989

12 août 2012
http://yapasdpresse.blogspot.ca/2012/08/fatima-houda-pepin-contre-salman.html

Un membre de Mise en demeure a tenté d'intimider Laurent Proulx

16 juin 2012 (Québec - Montréal)
http://yapasdpresse.blogspot.ca/2012/06/un-membre-de-mise-en-demeure-tente.html


De la CLASSE à la casse, Terrorisme au Québec

OU : AVANT DE RENVERSER NOTRE DÉMOCRATIE, PENSEZ-Y DEUX FOIS
http://yapasdpresse.blogspot.ca/2012/04/de-la-classe-la-casse.html


Blague douteuse à l'UQAM : menaces et appels au terrorisme gauchiste

1 février 2012 (Québec - Montréal; Université du Québec à Montréal)
http://yapasdpresse.blogspot.ca/2012/02/blague-douteuse-luqam-menaces-de.html

Terrorisme comme agriculture et horticulture saisonnières

2 mai2011
http://yapasdpresse.blogspot.ca/2011/05/terrorisme-comme-agriculture-et.html

Répondre au manifeste codé de Mahmoud Ahmadinejad devant l'ONU

LE DISCOURS ÉTAIT EN FAIT UN MANIFESTE
26 septembre 2011
http://yapasdpresse.blogspot.ca/2011/09/repondre-la-vomissure-de-mahmoud.html


Crise d'Octobre 1970 au Québec : Tid'lidam

11 octobre2010
http://yapasdpresse.blogspot.ca/2010/10/crise-doctobre-1970-au-quebec-tidilidam.html


Comprendre le cas Omar Khadr (texte refondu et augmenté)

15 août2010
http://yapasdpresse.blogspot.ca/2010/08/comprendre-le-cas-omar-khadr.html


Pour une liste plus complète qui sera maintenue à jour, voir la page:

Sur le terrorisme

Ben Laden aurait-il bénéficié de la complicité de l'autorité pakistanaise?

Selon les médias, ce sont les forces commandos spéciales des Navy Seals qui seraient intervenues au coeur d'une ville militaire pakistanaise pour abattre le terroriste Oussama Ben Laden le 1er mai 2011.

(dernière mise à jour : 2 mai 2011, 15h11, heure du Québec, Canada)

Dans toute cette affaire, on dénote quelques faits inquiétants. 

  • Notamment celui-ci, souligné à l'émission Bouchard en parle du 2 mai, au FM93: Contrairement aux spéculations, Ben Laden ne se terrait pas dans un bunker, quelque part dans les montagnes de l'Afghanistan, mais dans un manoir-forteresse privée. Il évitait tout lien de communication direct, en pleine ville, près d'une zone militaire du Pakistan; pays "ami" des Américains. Comme certains médias l'ont remarqué, il est plutôt improbable qu'une telle "cache" de luxe entourée d'une muraille de 12 à 18 pieds de haut, n'ait pas éveillé quelques soupçons ou questions des officiers militaires de l'endroit. Il se terrait à quelques minutes de marche d'une académie militaire et d'un poste de police. Imaginez un tel "manoir" qui serait éventuellement construit près de la base militaire de Valcartier au Québec, et que verraient chaque jour des élèves et officiers. Cette proximité avait-elle un but particulier, outre celui de ne pas être soupçonné si près d'une zone militaire? Par exemple, la configuration du site a-t-elle favorisé des contacts et échanges d'information avec des personnes de l'académie militaire, et du gouvernement (banlieue de la capitale) notamment?
  • Les États-Unis enquêtaient depuis 4 ans sur le nom de code d'un des deux courriers humains officiels de Ben Laden. Ce dernier évitait les communications électroniques (internet, téléphone portable, etc.) pour ne pas être repéré. Mais un prisonnier de la base Guantanamo ayant révélé le nom de code d'un des deux courriers humains utilisés a permis une traque de l'individu. Durant ce temps, le Pakistan cachait le précieux "blaireau".
  • Pas étonnant que les forces américaines n'aient pas informé les autorités pakistanaises de l'intervention des Navy Seals, en raison des doutes que soulèvent le lieu où il a été retrouvé; pensez-y : un manoir au coeur d'un pays dit "ami", près de la capitale et à quelques minutes de marche d'une académie militaire. À défaut de complicité des autorités pakistanaises, on devra au moins évoquer une probable complicité infiltrée dans les élites (armée, gouvernement), ce qui n'est pas beaucoup moins préoccupant, puisque ce pays "ami" possède l'arme nucléaire. Cette donnée, on le devine, n'est pas sans ajouter à la sensibilité du dossier diplomatique et stratégique.
Le président américain Barack Obama, a tenu pour sa part à souligner qu'il ne s'agit pas d'une guerre contre l'Islam. Effectivement, Ben Laden et Al-Qaida, traqués depuis les attentats du 11 septembre 2001, ne représentent pas un pays islamiste, mais une organisation terroriste. L'homme avait d'ailleurs été renié par sa propre famille et s'était fait retiré sa citoyenneté par son pays d'origine.

Autre information :

Contexte géographique de la cache de luxe de Ben Laden - Nouvelle ABC

dimanche 1 mai 2011

POLITIQUE : Jacques Brassard - évolution de la pensée politique de l'homme

Je vous propose un extrait d'une entrevue de l'ex-ministre Jacques Brassard, bien connu au Québec. Il a oeuvré au sein du Parti Québécois. Il est intéressant de voir comment la pensée politique de l'homme a évolué.  Il a été interviewé par Carl Bergeron, de l'Intelligence conséquente. Bien que l'entrevue date de 2008, elle gagne à être connue de tous et se veut plus en contexte que jamais, avec la montée de la gauche au Canada hors-Québec, avec le NPD.

« La social-démocratie des 40 dernières années a engendré un État-mammouth surprotecteur » (Jacques Brassard).

EXTRAIT DE L'ENTREVUE
Introduction

Jacques Brassard est une personnalité incontournable de l’histoire politique québécoise. Impliqué au PQ dès la fondation du parti en 1968, il fut élu député sous cette bannière dans le comté de Lac-Saint-Jean en 1976. Il devint ministre du Loisir, de la Chasse et de la Pêche sous Lévesque et Johnson, avant de devenir whip en chef de l’Opposition officielle de 1985 à 1994, tout en participant de près aux travaux de la Commission Bélanger-Campeau sur l’avenir constitutionnel du Québec en 1990-1991. De retour au pouvoir avec le PQ en 1994 sous Parizeau, il aura la charge de plusieurs portefeuilles ministériels, dont celui, sulfureux, des Affaires intergouvernementales canadiennes en plein tumulte post-référendaire, de 1996 à 1998 
[...]
L’Intelligence conséquente s’est récemment entretenu avec lui.

L’Intelligence conséquente : Jacques Brassard, ceux qui vous lisent se demandent spontanément une question : considérant vos idées, vos convictions de plus en plus affirmées [...], comment avez-vous pu travailler si longtemps au sein d’un Parti Québécois qui a cessé depuis un bon moment, il me semble, d’être une coalition de nationalistes pour devenir d’abord et avant tout un parti de gauche ? Était-ce parce que vous pensiez encore la souveraineté atteignable à court terme ou est-ce tout simplement parce que votre départ du pouvoir vous a permis de mettre à jour vos convictions, de les revisiter pour mieux les affirmer ?

Jacques Brassard : Bien sûr que j’ai changé. Sur le plan intellectuel, il va sans dire. Et cela est normal, à moins d’être un robot équipé d’un unique logiciel. À 20 ans, en 1960, j’étais gauchiste, fasciné par la Révolution à l’instar des héros de Malraux, et séduit par la fabuleuse « mécanique » marxiste. D’ailleurs, il y a toute une section de ma bibliothèque contenant les vestiges de cette époque : Marx, Lénine, Mao, Guevara, Fanon, ainsi que toute la collection de Parti pris, une revue québécoise marxiste. Je ne lis plus aucun de ces livres, mais je les garde comme des artéfacts de mon passé.

J’ai bien vite constaté que le socialisme, en s’incarnant dans des États communistes, devenait une terrible calamité économique et sociale, engendrait la misère et se révélait congénitalement liberticide. L’Archipel du goulag me purgea l’esprit de tout le bataclan marxiste-léniniste. Et aujourd’hui encore, connaissant l’horrible bilan du communisme (100 millions de victimes), je n’arrive pas à comprendre que des jeunes altermondialistes et de vieux gauchistes soient encore envoûtés par ce bric-à-brac idéologique. C’est ahurissant !

Je suis donc devenu social-démocrate derrière René Lévesque à qui je vouais une admiration sans borne. J’étais, comme on disait à l’époque, un « lévesquiste » inconditionnel. Et c’est au moment de l’opération « Déficit zéro », avec Lucien Bouchard, que j’ai pris conscience que la social-démocratie pratiquée depuis 40 ans avait engendré un État-mammouth surprotecteur (une sorte de « nounou »), un État interventionniste tous azimuts, surendetté et nous faisant porter le plus lourd fardeau fiscal en Amérique. C’est à ce moment que j’ai compris que le terme « progressisme », ce qualificatif considéré dans toute la gauche comme étant plein de noblesse, de grandeur et de compassion, signifiait en réalité « étatisme » [...]

FIN DE L'EXTRAIT

Pour l'entrevue complète à  L'INTELLIGENCE CONSÉQUENTE - Journal du conservatisme critiquehttp://cbergeron.wordpress.com/2008/06/01/entretien-avec-jacques-brassard/

(à noter que Monsieur Brassard n'est plus chroniqueur pour le Quotidien, du Saguenay-Lac-St-Jean, duquel il s'est dissocié un certain 22 octobre, après que l'on ait voulu le censurer en l'astreignant à la politique éditoriale de la maison et à la pensée unique si populaire dans les médias du Québec).

Il s'exprime toujours en 2011, via son blogue personnel:
Le blog Jacques Brassard
http://blogjacquesbrassard.blogspot.com/

L'entrevue a d'ailleurs été rediffusée sur le blog de Jacques Brassard le 11 avril 2011.

UNE ENTREVUE AVEC CARL BERGERON

le NPD, opposition officielle?

Voici un extrait d'un débat diffusé sur Cyberpresse.ca
avec emphases ajoutées en caractères gras


Mathieu Bock-Côté
Chargé de cours en sociologie à l'UQAM

QUELLES GAUCHES?

Si on discute depuis longtemps d'une éventuelle union de la gauche, personne ne doutait que le NPD y jouerait un rôle d'appoint, à la manière d'un supplément d'âme nécessaire au PLC, seul capable d'incarner l'alternance progressiste à la grandeur du Canada. La composition du prochain parlement risque d'inverser les rôles et de compliquer l'équation politique canadienne. Car si le NPD et le PLC se réclament communément d'une philosophie progressiste, ils incarnent deux gauches distinctes. D'abord sur le plan des idées. Le NPD représente une alliance entre la vieille gauche syndicale et les mouvances de la gauche radicale, antiaméricaine, isolationniste, anticapitaliste, altermondialiste, ultraféministe. Le PLC représente plutôt une gauche BCBG, bourgeoise, d'abord attachée à la Charte des droits et préoccupée par la promotion d'un multiculturalisme dont il est le gardien. Et en politique étrangère, le PLC est moins isolationniste qu'onusien et favorable à l'interventionnisme humanitaire droit-de-l'hommiste. Ensuite, sur le plan de la culture politique, le NPD a une culture d'opposition alors que le PLC a l'habitude de l'exercice du pouvoir et dispose d'un vaste réservoir d'expérience politique en la matière, en plus de souvent considérer l'État fédéral comme sa propriété. On voit mal comment le deuxième accepterait de se soumettre au premier.

Débats: le NPD, opposition officielle? Votre point de vue
http://www.cyberpresse.ca/place-publique/la-presse-debats/201104/28/01-4394355-debats-le-npd-opposition-officielle-votre-point-de-vue.php