mercredi 30 décembre 2009

IRAN les armes (et télécommunications)

Crédit photo : Reuter/Stringer Trouvée sur L'EXPRESS (diaporama) . Prise lors des manifestations de décembre 2009, la photo montre une victime de la répression gouvernementale à la fin de décembre et le nouveau rôle joué par la technologie dans les totalitarismes comme ici à Téhéran, en Iran. Les simples individus peuvent communiquer ce qui se passe dans le pays, à leurs contacts et réseaux étrangers. Le présent article traite cependant davantage de l'information qui arrive de l'étranger vers les dictatures qui peuvent de plus en plus difficilement se couper totalement du reste du monde et communiquer leur seule vision du monde et leur information sous contrôle gouvernemental.

Ça ne va pas bien en Iran ces jours-ci. En fait, il y a longtemps que les choses vont mal, mais maintenant ça paraît. Naîtra-t-il un renouveau de cette douleur du peuple? Peu probable. Si le Québec a connu un soulèvement contre un État quasi-religieux, faut-il rappeler que le Québec vivait en véritable démocratie, ce qui n'est pas le cas de l'Iran, un État totalitaire religieux avec des élections. Comme d'autres totalitarismes, l'Iran accuse les autres pays (occidentaux) pour le désordre dans l'actuelle révolte; ce qui a été résumé dans l'expression "scénario américano-sionniste". Autrement dit, ce serait de la faute à Israël si ça va mal en Iran... (et dans le monde). Cela rappelle l'époque où les américains voyaient les communistes derrière toute contestation de leurs politiques. Le temps a révélé que l'opposition à la guerre enlisée au Vietnam indiquait que la société américaine changeait et non pas que les USA sombraient sous le communisme. Le président de l'Iran fait de la réthorique (argumentation subtile) et invite les amis du parti à faire des contre-manifestations civiles pro-gouvernemantales, au risque de la guerre civile et d'un chaos beaucoup plus grand. Comme cela, ce n'est pas lui qui porterait tout l'odieux du sang versé. C'est habile. Mais a-t-il oublié qu'un roi sans peuple n'est plus roi de rien ?

Bref retour sur l'Histoire récente

Le président de l'Iran devrait comprendre que si le mur de Berlin est tombé en 1989, à peu près au même moment que l'éclatement du bloc soviétique et d'autres totalitarismes, c'est qu'ils devenaient symboliques OU intenables (indéfendables) à moins de crever les yeux de tous. 1) Le bonheur promis aux anciens pays de l'Est par Marx, Lénine et les autres n'est jamais venu. L'idéalisme d'une large classe moyenne (la classe ouvrière devait devenir relativement prospère) a plutôt cédé sa place à la réalité d'une large classe pauvre (une nette majorité franchement dans la pauvreté) avec une élite riche et prospère composée de ceux qui avaient le droit de penser et... dépenser. 2) À l'ère des satellites, il devenait impensable de contrôler l'information, qui passait facilement par-dessus les frontières barbelées et bétonnées. Et l'internet n'était encore réservée qu'à peu de gens. Voilà.

Qu'arrive-t-il actuellement en Iran?

Quelque chose de prévisible et inévitable dans un totalitarisme religieux à l'ère des télécommunications. Avec tout ce qu'il y a de bon et de moins bon dans un tel bouleversement, car la liberté et le bonheur c'est autre chose que le cul libre. Le peuple est-il allé trop loin pour arrêter ? Lui seul peut en décider, car c'est lui qui souffre ou souffrira. Si vous avez foi en Dieu, priez pour les populations iraniennes. Je dis bien les populations car il y a ceux qui soutiennent le régime actuel, ceux qui le contestent et ceux qui sont à l'étranger, divisés eux aussi.

"Nous eXistons" (les X)

Selon les résultats d'un sondage de la firme Segma résumé dans un article du journal Le Soleil (Québec) du mercredi 30 décembre 2009,
« l'adhésion aux valeurs véhiculées par l'Action Démocratique du Québec (ADQ)demeure passablement forte chez les résidants de la Ville de Québec, malgré la crise à la direction du parti l'automne dernier et sa déroute électorale dans les autres régions » (1)
C'est passablement fort en effet, quand on considère que c'est 1 résidant sur 2 qui adhère encore aux valeurs de l'ADQ, malgré la déconfiture ayant suivi la course au leadership de l'automne 2009. Déjà le parti avait subi une grande humiliation lors des dernières élections au Québec (non pas la ville ici). On se souviendra que la démission de Mario Dumont (co-fondateur du parti) a donné lieu à une course gagnée par seulement 2 voies de majorité par un chef, Gilles Taillon battant de peu Éric Caire, mais qui n'a pu résister au-delà de quelques semaines avant de laisser sa place à un survivant des «décombres» du parti, Gérard Deltell.

De toute évidence, il aurait fallu un vote de confirmation devant une si faible majorité, surtout suite à une course par la voie téléphonique. Ce sont 58% des "X" (génération X, Ville de Québec), soit 6 sur 10 qui considèrent que le parti a toujours sa raison d'être. Cela est d'autant plus évident quand on considère que les résultats en faveur de l'existence d'un parti comme l'ADQ se répartissent comme suit: 35-44 ans -> 58% (6 sur 10) 45-54 ans -> 43% (4 sur 10) 55-64 ans -> 47% (5 sur 10 soit 1 sur 2)

Mon analyse

Autrement dit, la maison est brûlée, rasée jusqu'à sa fondation, mais plusieurs hommes et femmes de 35 à 64 ans (des X et des boomers) considèrent qu'elle a encore sa place. Ce que cela nous communique, c'est que ces personnes considèrent non pas uniquement le parti, dont on ne sait pas s'il pourra se relever, mais surtout les V A L E U R S véhiculées. Ces personnes consultées n'adhèrent évidemment pas à toutes les idées du parti, ni pour les mêmes valeurs. Pour certains, c'est le discours économique qui plait (ex. déficit zéro, ex. réduction de la fonction publique). Pour d'autres, ce sont les idées sociales (ex. privatisation d'une part additionnelle du système de santé; ex. abolition des politiques sociales "mur à mur" comme les garderies à 7 dollars par jour sans égard pour un choix alternatif, ex. se tenir debout comme peuple dans notre accueil et ouverture aux nouveaux Québécois).

Mais ce qui réunit certainement l'un et l'autre ce sont les idées différentes, souvent récupérées par les partis au pouvoir ces dernières années. C'est que l'ADQ ne s'est pas gênée pour poser des questions (ex. faut-il revoir la structure des commissions scolaires ? ex. Faut-il renier sa culture pour accueillir l'autre). Là où son "bulletin chiffré" a donné un moins bon score, c'est il me semble, dans le manque à justifier ou expliquer ses positions aux électeurs. Comme si tout allait de soi. Pour le le patron de la firme de sondages Sigma, Raynald Harvey, le parti pourrait renaître à Québec plutôt qu'en région. Mais selon une lecture alternative, Québec serait peut-être mure pour un nouveau parti avec une base semblable... Dans les deux options, faut-il se rappeler qu'une démocratie sans alternative aux libéraux, autre que communiste (ou son équivalent) n'est pas une véritable démocratie.

L'ADQ a influencé les politiques du Québec bien plus qu'elle ne le croit. Son "bulletin scolaire" n'a pas été parfait, mais elle a souvent été copiée lors des tests importants.

Un message à retenir

Ce que les X (mais aussi les boomers) sont en train d'envoyer comme message, c'est «nous eXistons» et désormais il faudra compter avec nous. C'est peut-être fini le temps où les Québécois ayant des valeurs plus conservatrices étaient méprisés et considérés comme n'existant pas ou comme des imbéciles à reprogrammer par l'ingénierie sociale. La démocratie, c'est autre chose que le Q (cul) libre.
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1.  PELCHAT, Pierre. "Les X restent fidèles à l'ADQ". Le Soleil, mercredi 30 déc. 2009, p. 5

samedi 19 décembre 2009

Dossier Éthique et culture religieuse au Québec - quelques curiosités du cours ECR

Je partage avec vous quelques curiosités du cours d'éthique et culture religieuse (ECR) au Québec.

LIRE AUSSI :  la Série complète d'articles ÉCR - Ingénierie idéologique de l'État

On peut observer que le programme implanté durant l'année scolaire 2008 au Québec pour les élèves du primaire et du secondaire prend ou reprend (véhicule) par moment des positions qui ne devraient pas relever de l'État. Par exemple,

  • l'ECR considère le catholicisme comme étant le seul christianisme historique légitime ou remontant à Jésus et aux apôtres.
  • les références aux héros du cinéma ou aux légendes sont utilisés pour suggérer (induire dans la pensée des jeunes) que les grandes figures religieuses ont toutes été également idéalisées ou surfaites.
La question n'est pas d'être d'accord ou non avec ces deux exemples de présupposés, mais plutôt que ces prises de position idéologiques par les cours imposés à tous les enfants par l'État québécois sont anticonstitutionnelles et suffiraient à établir la preuve de l'impossibilité pour un tel cours, d'être neutre. Les religions et spiritualités sont beaucoup trop complexes pour cela. L'approche principale du cours elle-même (la phénoménologie, branche des sciences humaines) est en plus, inévitablement basée sur une certaine vision philosophique du monde et de la spiritualité. Le lecteur impatient peut aller voir directement la section intitulée «L'ECR n'est pas l'ouverture à tous».

vendredi 18 décembre 2009

Joyeux décembre ! Joyeux octobre aussi...

Une association de marchands de Montréal a choisi de remplacer le «Joyeux Noël» traditionnel par le «Joyeux décembre». Franchement, le «Joyeuses Fêtes» était nettement plus brillant et tombait moins à plat tout en étant neutre. Au moins c'est intéressant de savoir qu'à Halloween, les enfants ne passeront plus de maison en maison pour Halloween; en passant c'est la deuxième fête en importance dans les cultes satanistes. Désormais, ils frapperont à la porte et diront : «Octobre !» On pourra du même coup y jumeler et fêter la crise d'octobre '70 (1970) et promener des reproductions du cadavre de Pierre Laporte dans nos coffres d'automobiles, en klaxonnant avec le sourire. Tant qu'à évacuer toute trace de christianisme... 

«Joyeuses Fêtes» était neutre. Joyeux décembre est complètement nul. Je suis en perte de fierté d'être Québécois. À quand le prochain départ pour ailleurs dans le monde ? Pourquoi ne pas commencer par un petit shopping aux États-Unis? Et je n'ai même pas renouvelé mon passeport...

jeudi 17 décembre 2009

Le français au bourreau...

17 décembre 2009 -

On change certaines règles de français. Le "français au bureau" devient-il "le français au bourreau"; une langue sous la torture ?


Je n'ai pas eu le temps de me renseigner en profondeur sur les modifications apportées, ni sous quelle autorité. Par contre, il y a une chose à laquelle je pense depuis longtemps et c'est le sexe ou le genre des choses, des objets (masculin, féminin). C'est un anglophone en cours d'immersion en français qui m'avait sensibilisé à ce genre d'observation. Il avouait avec humour, éprouver de la difficulté à identifier le sexe ou un genre d'un objet.

Avez-vous déjà réalisé qu'on dit :

  • un escalier, mais une échelle; 
  • une chaise, mais un banc et un fauteuil;
  • une cheminée, mais un foyer ou un âtre;
  • un jour, mais une heure;
  • une semaine mais un mois;
  • un train, mais une locomotive;
  • un avion, mais une fusée? 
En résumé, qu'on doive accorder le genre des objets en français, ne semble ni logique, ni pratique. Parlez-en à Tom (cet enseignant anglo de l'ouest canadien). Lui avait réellement demandé "je prendrais de la poutain" (poutine) dans un restaurant [du Québec], plusieurs années avant qu'un humoriste pense à ce jeu de mots.

Qu'on accorde le genre pour l'humain et le monde animal passe (mâles et femelles). Mais pouvez-vous imaginer pour quiconque apprend une langue, la difficulté d'identifier le masculin ou féminin d'un objet? Évidemment, le même phénomène existe dans d'autres langues, mais ce n'est pas une excuse. A C c'est A C! Pas facile d'avoir "une bonne" français...

Sommet de Copenhague 2009

Ces jours-ci, il n'y en a que pour le sommet de Copenhague sur le réchauffement de la planète. Je lève mon chapeau recyclé à Nathalie Elgrably-Lévy, chroniqueuse économique au Journal de Montréal | Journal de Québec, d'avoir osé s'attaquer à un si gros morceau depuis quelques semaines. L'économiste a souligné entre autres que parmi les chercheurs en nombre soit-disant réduit, impliqués dans le récent scandale des courriels du "climategate" [la version du nombre peu représentatif étant la thèse retenue par la Société Radio-Canada - SRC], plusieurs sont pourtant parmi les experts et les élites en la matière.
« La nouvelle aurait été insignifiante s'il s'agissait d'affirmations sans fondements de quelques écosceptiques vindicatifs. Mais ce n'est pas le cas. Il s'agit plutôt d'aveux signés de la main des grands prêtres réchauffistes parmi lesquels figurent Phil Jones, directeur du CRU, et Michael Mann, auteur de la courbe en «bâton de hockey», deux chercheurs extrêmement influents auprès du GIEC. Ainsi, les rapports à saveur apocalyptique du GIEC seraient basés sur des données savamment corrompues, et sur une obsession du CO2 non fondée. Or, c'est en fonction de ces mêmes rapports que de nombreux gouvernements ont ratifié le protocole de Kyoto, adopté une multitude de programmes coûteux, accru la réglementation, subventionné la production d'éthanol, introduit des écotaxes, mis sur pied des bourses du carbone, construit des parcs d'éoliennes, etc. Partout dans le monde, des centaines de milliards de dollars ont été dépensés parce qu'on a fait confiance aux scientifiques du CRU » (1).
Ces quelques spécialistes à l'éthique élastique ou sinon inconsciente, qu'on prétend être un nombre non représentatif, composent en réalité une bonne partie de ceux qui ont préparé les données qui servent aux chefs d'État pour le sommet de Copenhague 2009. Là est la nuance que plusieurs médias ont balayé sous le tapis.
« Il convient donc de définir ce qu’on entend par «minorité». Est-ce 2% des scientifiques? 5%? 10%? 15%? Le «Diagnostic pour Copenhague» est un dossier préparé par 26 éminents chercheurs, la plupart auteurs principaux ou collaborateurs ayant travaillé à produire les rapports du GIEC. Ce document, qui doit alimenter les discussions entre chefs d’État lors de la conférence, présente les plus récentes observations et connaissances scientifiques sur l’évolution du climat et se veut une mise à jour du dernier rapport du GIEC. N’est-il donc pas raisonnable d’affirmer que ces chercheurs sont parmi les plus influents de la planète? « Or, parmi ces 26 scientifiques, combien sont impliqués dans le scandale des courriels compromettants? La réponse est horrifiante : ils sont 12, ce qui représente 46% des auteurs du «Diagnostic de Copenhague»! En d’autres termes, on a toutes les raisons de douter de l’honnêteté intellectuelle de près de la moitié des scientifiques les plus écoutés au monde » (2).
Oui il y a des anomalies et des signes de réchauffement

Qu'il y ait actuellement des variations ou anomalies climatiques est inconstestable; notamment la fonte des banquises polaires en témoigne. Mais sur quelle échelle dans les prochains 1000 ans ? Mais au-delà de cela, le discours unilatéral se révèle de nature purement idéologique.

Au crédit des partisans de la thèse du réchauffement causé par l'humain (non naturel), on pourrait concéder que nous sommes en retard au point de vue de la technologie du transport; nos gouvernements auraient déjà dû mettre des échéanciers pour des cibles de consommation d'essence et d'émission de GES pour nos décennies, dès la crise du pétrole des années 1970. La plupart des véhicules et ce, des voitures sous-compactes aux berlines et minivans, devraient déjà être des hybrides autonomes (essence-électricité) qui n'ont pas besoin de solliciter le réseau électrique et réduiraient d'au moins 50% les gas à effet de serre (GES) émis pour ce type de transport privé. - Évidemment on ne peut pas être contre la vertu. Oui, il faut réduire nos émissions des GES et cesser d'agresser la planète comme s'il y en avait une autre pour 2012, en réserve.

Mais il y a une censure digne des anciens pays de l'Est pour ceux qui osent nuancer le dogme de la cause purement humaine

C'est cette attitude sectaire qui est inexcusable. 
  • Leur attitude est sectaire. La Terre a connu des refroidissements et réchauffements par le passé. D'autres scientifiques dissidents ne sont pas nécessairement à la solde des grands polluants de ce monde.
  • Nos mesures précises et systématiques de la température sont très récentes et ne permettent pas de déduire que le phénomène actuel est surtout humain à une échelle des millénaires futurs. Nous pouvons approximer le passé mais le futur demeure inconnu. Même pour le passé, nous n'avons pas des milliers d'années de mesure de références en tout point du globe.
  • Il est facile d'être vertueux quant aux GES au Québec. C'est qu'ici, on peut compter sur l'hydro-électricité à "bar-ouvert" (à volonté). Si on vivait dans une région du monde sans rivières à harnacher, on serait logiquement tournés vers des options énergétiques différentes et peut-être moins vertueuses. Peut-être même, aurions-nous pu naître parmi les méchants anglophones de l'ouest canadien... 
En tout cas, je souhaite que Madame Elgrably-Lévy continue de livrer de l'information et des analyses alternatives aux discours officiels et censurés de la SRC et de certains autres médias sans nuance et souvent décalés de la réalité et de la vraie méthode scientifique et même de la véritable démocratie (liberté d'expression de la dissidence). Un consensus (tout le monde semble dire la même chose) n'est pas garant de vérité. Au moyen âge on croyait que les souris naissaient spontanément (sans procréation) dans les piles de linges sales (guenilles) qui trainaient dans les coins. Il y avait un consensus. Il y avait consensus aussi pour le National socialisme en Allemagne il y a moins d'un siècle. Cela a donné le IIIe Reich (empire) et la Deuxième guerre mondiale dans une société fort "évoluée". 


Signé : Un défenseur de la planète qui l'était bien avant que ce soit la mode de l'être, mais sans la pelle à nuages.

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1.  Nathalie Elgrably-Lévy. La religion verte. Le Journal de Montréal, 03 décembre 2009, p. 23

2.  / Nathalie Elgrably-Lévy. L’aveuglement volontaire a un prix. Le Journal de Montréal, 10 décembre 2009p. 27 

lundi 28 septembre 2009

Ben Laden est-il mort ou vivant ?

Autres textes:

Ben Laden aurait-il bénéficié de la complicité de l'autorité pakistanaise?



Ben Laden, nouvelle via EuroNews



Lieu du manoir où a été abattu Oussama Ben Laden - ABC



Contexte géographique de la cache de luxe de Ben Laden - Nouvelle ABC



Terrorisme comme agriculture et horticulture saisonnières



Le billet suivant est remplacé par les dernières nouvelles. Quoiqu'il en soit, Oussama Ben Laden est mort, que vous croyez la nouvelle du 1er mai ou la thèse du complot.

Dans sa livraison de samedi, ce dernier weekend, le Journal de Québec a publié un article de l'agence AFP sur le plus récent message audio d'Oussama ben Laden, chef toujours présumé en 2009 du réseau al-Qaïda. Quelque chose m'agace dans les communications des dernières années provenant présumément de Ben Laden lui-même : c'est le silence des médias et du gouvernement des États-Unis, sur le fait qu'on le voyait toujours en vidéo dans les premiers mois suivant le 11 septembre, mais que ces dernières années, il ne se ferait entendre que par l'audio. Qu'on se comprenne bien, mon propos n'est pas sur la pertinence de cette guerre ou des guerres, mais sur le message et son argumentaire. Le nouveau message audio qui daterait du 13 septembre 2009, soit 8 ans après les attentats du 11 septembre 2001, pourrait dit-on provenir d'Oussama ben Laden (note 1). En résumé, le clip audio met en garde les Européens sur leurs allégences avec l'OTAN, après le retrait des forces de l'OTAN et une fois la poussière de la guerre retombée. Le présumé Ben Laden accuse les forces occidentales de crimes contre des populations civiles. Ben Laden est-il mort ou vivant ? Personnellement je doute depuis quelques années de l'identité de la source de ces messages audio. Ben Laden était toujours fier de se montrer sûr de lui et avec des armes, dans des vidéos de sa période de gloire. Au moins deux hypothèses expliqueraient à mon sens, que l'on ne voit plus Ben Laden depuis des années dans les messages que l'on prétend provenir de lui. 1) Première hypothèse : Ben Laden pourrait être vivant, mais sérieusement diminué, suite à une blessure grave. Mais si c'était le cas, on pourrait encore voir son visage pour ne pas montrer certaines parties mutilées de son corps; à moins qu'il soit défiguré. Mais logiquement, montrer ses blessures auraient pu aussi constituer un argument anti-américain de plus pour stimuler à d'autres attentats. En faveur de cette hypothèse, déjà en 2002, il avait été question de la mort potentielle (ou, par déduction, blessure grave) de Ben Laden suite à une attaque d'un drone (avion sans pilote) de la CIA contre un ancien camp d'entraînement d'al-Quaïda dans l'est de l'Afghanistan. On y faisait état d'un groupe d'hommes traitant avec déférence un homme de grande taille correspondant au physique général de Ben Laden (note 2). 2) Deuxième hypothèse : Ben Laden serait mort dans l'un des bombardements ciblés des années passées, sans que l'on ait pu faire le lien avec son ADN. Cette deuxième hypothèse, qui ne contredit pas la première mais la pousse plus loin, expliquerait l'apparition systématique des messages audio contrairement aux messages vidéo qui avaient constitué sa marque de commerce, durant les premiers mois suivant les attentats de 2001. 


Crimes contre les populations civiles ? Quelques faits inséparables de la logique terroriste Pour ce qui est des morts toujours déplorables de civils comme argument anti-américain, on repassera. Ce serait à affiner par les tenants de tels arguments.



Photo des tours jumelles, 11 septembre 2001. Ces 2 attentats ont fait environ 2500 à 2600 victimes civiles, sans compter les autres attentats survenus le même jour pour les autres détournements d'avions de lignes (note 3)
Premièrement, les attentats orchestrés par les talibans eux-mêmes en Afghanistan tuent aveuglément des civils régulièrement, dans leur propre territoire. C'est d'ailleurs le propre de la culture des terroristes de s'en prendre aux civils pour imposer leurs politiques et intérêts aux populations qu'ils veulent intimider. 

Deuxièmement, les attentas du 11 septembre 2001, particulièrement concernant les deux réussis contre les tours jumelles du World Trade Center, constituaient une attaque contre des cibles civiles et ont fait de nombreuses victimes, parmi des personnes provenant d'un peu partout dans le monde (soit eux ou leurs parents ayant émigré aux États-Unis). Ces détournements d'avions de lignes civils, en vue des attaques survenues dès la première année du mandat du président George W. Bush, ont été planifiés et étaient donc en préparation, des mois avant son élection. On se souviendra que ce dernier au passage du pouvoir par le président sortant, Bill Clinton, avait été avisé qu' al-Qaïda constituait la principale menace contre les États-Unis d'Amérique au début de ce nouveau mandat présidentiel. 

Troisièmement, les talibans se cachent parmi des populations civiles afghanes à qui ils imposent leurs propres règles et politiques. Puisque certaines pressions visent à accuser les pays de crimes de guerre en contexte de guerres urbaines, ne faudrait-il pas, par ailleurs changer les règles pour impliquer la responsabilité des forces militaires ou para-militaires qui prennent plaisir à se cacher et se déguiser, parmi les populations civiles? En effet, les règles des batailles épiques des conflits anciens sont aujourd'hui dépassées, à partir du moment où les forces armées en cause se plaisent à se cacher (et se déguiser) parmi les populations civiles qu'elles terrorisent. Cette technique ferait honte aux vétérans des anciennes guerres. Se cacher parmi les femmes, les enfants et autres civils, comme dans les écoles, les marchés et autres lieux publics, pour faire la guerre et terroriser du même coup les populations placées ainsi sous une omerta version du Proche-Orient, constitue un acte dont aucun soldat ne saurait être fier. Cela remet en cause, par le fait même, les règles d'éventuelles mises en accusation internationales pour crimes de guerre, dans ces nouveaux conflits. De nouvelles formes de conflits (guerres de terroristes) nécessiteraient logiquement de nouvelles règles qui tiennent compte de ce phénomène de camouflage humain (la personne civile remplaçant le camouflage traditionnel). Suis-je pour la guerre et la violence? Clairement non. Mais sortons-nous la tête du sable : nos démocraties (ou semi-démocraties) que nous critiquons en Occident ont été édifiées au prix du sang et de cette saloperie de la nature humaine, appelée la guerre. Quand l'homme manque d'arguments, il tue l'adversaire, soit avec la langue, sinon avec les armes.

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 1. AFP, Nouvelle mise en garde de Ben Laden, Journal de Québec, 26 septembre 2009, p. 37 2. Anonyme. Missile contre Al-Qaida : le Pentagone enquête. Radio-Canada. 13 février 2002. Trouvé sur http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/nouvelles/200202/13/002-missile-CIA-enquete.asp , page visitée le 28 septembre 2009. 3. US national Park Service. September 11, 2001 Attacks (11 septembre; les attaques de 2001). Trouvé sur Wikipedia (article : World Trade Center; page visitée le 28 septembre 2009)