jeudi 17 décembre 2009

Sommet de Copenhague 2009

Ces jours-ci, il n'y en a que pour le sommet de Copenhague sur le réchauffement de la planète. Je lève mon chapeau recyclé à Nathalie Elgrably-Lévy, chroniqueuse économique au Journal de Montréal | Journal de Québec, d'avoir osé s'attaquer à un si gros morceau depuis quelques semaines. L'économiste a souligné entre autres que parmi les chercheurs en nombre soit-disant réduit, impliqués dans le récent scandale des courriels du "climategate" [la version du nombre peu représentatif étant la thèse retenue par la Société Radio-Canada - SRC], plusieurs sont pourtant parmi les experts et les élites en la matière.
« La nouvelle aurait été insignifiante s'il s'agissait d'affirmations sans fondements de quelques écosceptiques vindicatifs. Mais ce n'est pas le cas. Il s'agit plutôt d'aveux signés de la main des grands prêtres réchauffistes parmi lesquels figurent Phil Jones, directeur du CRU, et Michael Mann, auteur de la courbe en «bâton de hockey», deux chercheurs extrêmement influents auprès du GIEC. Ainsi, les rapports à saveur apocalyptique du GIEC seraient basés sur des données savamment corrompues, et sur une obsession du CO2 non fondée. Or, c'est en fonction de ces mêmes rapports que de nombreux gouvernements ont ratifié le protocole de Kyoto, adopté une multitude de programmes coûteux, accru la réglementation, subventionné la production d'éthanol, introduit des écotaxes, mis sur pied des bourses du carbone, construit des parcs d'éoliennes, etc. Partout dans le monde, des centaines de milliards de dollars ont été dépensés parce qu'on a fait confiance aux scientifiques du CRU » (1).
Ces quelques spécialistes à l'éthique élastique ou sinon inconsciente, qu'on prétend être un nombre non représentatif, composent en réalité une bonne partie de ceux qui ont préparé les données qui servent aux chefs d'État pour le sommet de Copenhague 2009. Là est la nuance que plusieurs médias ont balayé sous le tapis.
« Il convient donc de définir ce qu’on entend par «minorité». Est-ce 2% des scientifiques? 5%? 10%? 15%? Le «Diagnostic pour Copenhague» est un dossier préparé par 26 éminents chercheurs, la plupart auteurs principaux ou collaborateurs ayant travaillé à produire les rapports du GIEC. Ce document, qui doit alimenter les discussions entre chefs d’État lors de la conférence, présente les plus récentes observations et connaissances scientifiques sur l’évolution du climat et se veut une mise à jour du dernier rapport du GIEC. N’est-il donc pas raisonnable d’affirmer que ces chercheurs sont parmi les plus influents de la planète? « Or, parmi ces 26 scientifiques, combien sont impliqués dans le scandale des courriels compromettants? La réponse est horrifiante : ils sont 12, ce qui représente 46% des auteurs du «Diagnostic de Copenhague»! En d’autres termes, on a toutes les raisons de douter de l’honnêteté intellectuelle de près de la moitié des scientifiques les plus écoutés au monde » (2).
Oui il y a des anomalies et des signes de réchauffement

Qu'il y ait actuellement des variations ou anomalies climatiques est inconstestable; notamment la fonte des banquises polaires en témoigne. Mais sur quelle échelle dans les prochains 1000 ans ? Mais au-delà de cela, le discours unilatéral se révèle de nature purement idéologique.

Au crédit des partisans de la thèse du réchauffement causé par l'humain (non naturel), on pourrait concéder que nous sommes en retard au point de vue de la technologie du transport; nos gouvernements auraient déjà dû mettre des échéanciers pour des cibles de consommation d'essence et d'émission de GES pour nos décennies, dès la crise du pétrole des années 1970. La plupart des véhicules et ce, des voitures sous-compactes aux berlines et minivans, devraient déjà être des hybrides autonomes (essence-électricité) qui n'ont pas besoin de solliciter le réseau électrique et réduiraient d'au moins 50% les gas à effet de serre (GES) émis pour ce type de transport privé. - Évidemment on ne peut pas être contre la vertu. Oui, il faut réduire nos émissions des GES et cesser d'agresser la planète comme s'il y en avait une autre pour 2012, en réserve.

Mais il y a une censure digne des anciens pays de l'Est pour ceux qui osent nuancer le dogme de la cause purement humaine

C'est cette attitude sectaire qui est inexcusable. 
  • Leur attitude est sectaire. La Terre a connu des refroidissements et réchauffements par le passé. D'autres scientifiques dissidents ne sont pas nécessairement à la solde des grands polluants de ce monde.
  • Nos mesures précises et systématiques de la température sont très récentes et ne permettent pas de déduire que le phénomène actuel est surtout humain à une échelle des millénaires futurs. Nous pouvons approximer le passé mais le futur demeure inconnu. Même pour le passé, nous n'avons pas des milliers d'années de mesure de références en tout point du globe.
  • Il est facile d'être vertueux quant aux GES au Québec. C'est qu'ici, on peut compter sur l'hydro-électricité à "bar-ouvert" (à volonté). Si on vivait dans une région du monde sans rivières à harnacher, on serait logiquement tournés vers des options énergétiques différentes et peut-être moins vertueuses. Peut-être même, aurions-nous pu naître parmi les méchants anglophones de l'ouest canadien... 
En tout cas, je souhaite que Madame Elgrably-Lévy continue de livrer de l'information et des analyses alternatives aux discours officiels et censurés de la SRC et de certains autres médias sans nuance et souvent décalés de la réalité et de la vraie méthode scientifique et même de la véritable démocratie (liberté d'expression de la dissidence). Un consensus (tout le monde semble dire la même chose) n'est pas garant de vérité. Au moyen âge on croyait que les souris naissaient spontanément (sans procréation) dans les piles de linges sales (guenilles) qui trainaient dans les coins. Il y avait un consensus. Il y avait consensus aussi pour le National socialisme en Allemagne il y a moins d'un siècle. Cela a donné le IIIe Reich (empire) et la Deuxième guerre mondiale dans une société fort "évoluée". 


Signé : Un défenseur de la planète qui l'était bien avant que ce soit la mode de l'être, mais sans la pelle à nuages.

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1.  Nathalie Elgrably-Lévy. La religion verte. Le Journal de Montréal, 03 décembre 2009, p. 23

2.  / Nathalie Elgrably-Lévy. L’aveuglement volontaire a un prix. Le Journal de Montréal, 10 décembre 2009p. 27 
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