dimanche 1 décembre 2019

Jérémy gagne une nouvelle étape contre Mike Ward

Jérémy Gabriel a remporté une nouvelle étape, en Cour d'appel du Québec, dans la cause contre l'humoriste trash, Mike Ward. L'humoriste se dit prêt à aller jusqu'en Cour suprême du Canada. Regarder cette cause comme un problème de censure et de liberté d'expression uniquement est un angle habile, mais biaisé, à mon avis. Où finit l'humour et où commence le harcèlement? En fait, la réponse pourrait être beaucoup plus simple qu'on le croit.


Contexte de départ


Jérémy est atteint du syndrome de Treacher Collins. Ceci, entre autres:

  • lui a amené une malformation au niveau de la boîte crânienne 
  • et lui a aussi provoqué une déformation au niveau de la voix 
Enfant, il rêvait de chanter. Il a obtenu audience auprès du pape, et il a été encouragé par ses proches à croire à son rêve. Mais la capacité naturelle était sérieusement handicapée. 

Le point de vue de Mike Ward

L'humoriste provocateur, Mike Ward, vers 2015


Pour Mike Ward, le fait que Jérémy Gabriel (d'âge mineur au moment des faits reprochés à l'humoriste) n'ait pas une capacité naturelle en chanson et que l'on lui donnait beaucoup de place, justifiait à le ridiculiser dans ses spectacles provocateurs. Il déclare d'ailleurs qu'il ne paiera pas 35,000$ en dédommagement pour «une joke» (Journal de Montréal, 28 nov. 2019).

Une joke? Pas tout à fait, car le mépris public s'est étendu sur  en plus de capsules publiées sur le web.

Je résumais les faits à une jeune femme, et elle a eu deux remarques:
1) «Il manquait vraiment d'inspiration. Il n'est pas très bon, pour ne pas trouver autre chose à dire».
2) «Il y a deux choses: l'humour et la moquerie. Ça ce n'est pas de l'humour, c'est de la moquerie».

Plus qu'une joke !

Le Journal de Montréal nous rappelle que le spectacle mettant en scène le monologue sur le jeune handicapé a perduré durant un grand nombre de spectacles:
«Cette décision de la Cour d’appel est un nouveau revers pour l’humoriste qui s’était moqué de Jérémy Gabriel lors du spectacle Mike Ward s’eXpose, présenté 230 fois entre 2010 et 2013» (Journal de Montréal, 28 nov. 2019). 

Alors que Jérémie est encore d'âge mineur, Mike Ward intègre son cas à sa tournée de spectacles en 2010, ainsi que par des capsules sur le web, pour amuser ses fans. En bref, Ward prétend, dans le personnage de sa mise en scène que le petit Jérémy a la tête comme un «subwoofer». Les années de compassion sont terminées car, se dit-il, je me disais «il va mourir» et il faut le laisser vivre «son rêve». Mais Ward, le personnage du spectacle, se rend compte, cinq ans après la visite de Jérémy à Rome, devant le pape, que le jeune ne meurt pas et qu'il ne chante pas bien. Exaspéré, il «espère» sa mort (fiction dans le contexte du personnage évidemment). La tolérance et la défense du «petit Jérémy» par le personnage du monologue était sur la base qu'il allait bientôt mourir: «Moi j'te défends, toi tu crèves!». Telle était la condition. Le monologue se fait au grand plaisir de son public alternatif (1). Sur le web, il poursuivait sur son cas, avec une figurine représentant l'adolescent handicapé. 

Un rappel des faits dénoncés initialement par une amie de Jérémy, à la Commission des droits de la personne

Jérémy, plus jeune, alors qu'il était porte-parole pour les hôpitaux pour enfants des Shrinners


La caisse de l'humoriste teinte à mesure que l'argent s'y engouffre. Mais Jérémy ne touche pas 1 dollar, il ne touche que le fond... 


À l'hiver 2012, il pense mettre fin à sa vie. Jérémy souffre avec sa famille. Il ne comprend pas au départ, prétend-il, pourquoi certains jours précis, son compte Facebook se remplit de commentaires haineux, voire des invitations à disparaître. Vérification faite, ces rafales d'insultes correspondraient aux prestations publiques de Ward. 

Une amie de Jérémy Gabriel décide alors de déposer une plainte à la Commission des droits de la personne, selon un extrait Facebook 



Peut-on insulter l'honneur d'une personne qui a une certaine influence, sur la base de capacités naturelles évidemment limitées?


Il semble que les proches de Jérémy aient fait un peu trop de renforcement positif pour pousser le jeune à poursuivre son rêve d'un carrière en chanson. Que les capacités ou le talents ne soient pas au rendez-vous, cela justifierait-il de le mépriser en public, résultant par ce qui a les allures d'un processus de harcèlement par la ricochet? Un handicapé doit-il prendre son trou? Si c'est le cas, les Jeux Paralympiques sont-ils une grosse farce?

Ceci amène à se poser la question. Où finit l'humour et où commence le harcèlement? En fait c'est peut-être plus simple qu'on peut le croire

Certaines personnes des médias prédisent la victoire de l'humoriste en Cour suprême, sur la base de la liberté d'expression. C'est loin d'être sûr, car l'humour n'est pas un prétexte à violer les droits des chartes et des lois. 

Essayez par exemple de lâcher la blague suivante dans un aéroport international: 
«Salut Messieurs les agents de l'aéroport! J'ai une bombe dans mon bagage! 
Je vous ai eus; c'est une blague... Hé! Hé!»

L'humour peut-il justifier de priver une personne de ses droits?

Comment régler le problème plus simplement? À quel moment l'humour (ou pseudo-humour) ou une parole, deviennent-il du harcèlement? Voici, il me semble, comment nous devrions voir la chose. Si Jérémy avait accepté avec une certaine complicité volontaire, il n'y aurait probablement pas de cause. Même chose, si Jérémy avait bénéficié d'une forme d'entente rémunérée (ex. je te paie ton université et on rend évident au public que l'on est complice). Imaginez qu'il y ait une forme de complicité amicale. La question de la poursuite légale ne se pose pas à mon avis personnel, car la sensibilité varie d'une personne à l'autre. Imaginez maintenant que Jérémy a demandé d'arrêter, mais que la chose s'est poursuivie. À ce moment-là, cela devient clairement du harcèlement. Ici en plus, c'est du harcèlement à des fins financières, qui a rapporté à Mike Ward, certainement bien plus que les maigres 35,000 dollars ($) symboliques réclamés.

Appliquons le cas avec un autre Jérémy adulte, en milieu de travail

Imaginez que des collègues de travail se mettent à taquiner un autre Jérémy adulte sur son apparence, sur son ethnie, sur la couleur de sa peau, ou sur un certain handicap, et que ce dernier le prend comme le fait de faire partie d'une équipe, et surpasse le tout, étant capable de rendre la monnaie de la pièce. Au final, les collègues se voient en dehors du travail et il s'est installé une camaraderie, comme chez des adolescents qui se parlent parfois assez durement, mais qui sont ensemble, d'égal à égal. La question de la poursuite légale ne se pose probablement pas. Imaginez maintenant un collègue moins habile dans ses relations, qui a un vécu plus complexe (rejet parental, historique de familles d'accueil au pluriel) et qui a des difficultés à entrer en relation avec les autres. La situation est très différente. Lorsqu'ils refusent de cesser leurs pratiques, les taquineries deviennent un cauchemar faisant une victime. Et il peuvent vivre une réaction assez violente, ou provoquer la dépression et l'isolement.

Le consentement et l'entente dans un cadre reconnu par les deux parties

Bref, se peut-il qu'il en soit du consentement à une forme de taquinerie, comme du consentement à un flirt ou carrément sexuel? À partir du moment où une personne exprime clairement son refus, l'insistance répétée devient du harcèlement. Nous savons aussi par expérience, que des individus mettent sous le couvert de l'humour, des relations empoisonnantes. Un certain Negan, toujours souriant mais toxique, vous dit peut-être quelque chose... Il y a des Negan qui ne tuent pas avec une batte de baseball, mais avec la langue.

Proposition simple

La taquinerie, l'ironie, et les attitudes semblables, deviennent du harcèlement, quand une personne réelle, nommée (au Canada on parle dans cette cause des droits de la personne), demande clairement à l'autre d'arrêter; qu'elle lui exprime que cela l'affecte personnellement et que l'autre persiste au fil des jours. Dans le cas de Mike Ward, il pourrait y avoir au moins deux facteurs aggravants: 

  • Jérémy est mineur au moment des faits et ne peut pas facilement s'opposer financièrement, ni moralement, à un humoriste millionnaire. Le fait que les parents n'aient pas droit à un dédommagement financier selon le dernier jugement en Cour d'appel, démontre que ce sont les droits de la personne qui sont ici adressés, et non les droits de la famille dans une cause civile, où par exemple, des parents poursuivraient pour remboursement de soins médicaux. C'est une amie qui a initié la poursuite en faveur de Jérémy, pas les parents pour des dépenses et pertes de revenus pour aidants naturels. Ces derniers et leur fils auraient le droit de le faire.
  • Deuxièmement, la forme de harcèlement ou l'humour provocateur, se fait publiquement, avec insistance, dans le but de toucher des revenus (un monologue spécifique répété et des publications web).

Selon le droit au Canada, chacun a droit à sa réputation. Attaquer vicieusement le nom d'une personne, son identité, c'est du même niveau qu'attaquer une marque. La personne plus faible ou vulnérable n'a pas moins de droits que la personne intimidante qui a beaucoup de supporteurs, ou qui est beaucoup plus forte en caractère ou psychologiquement.

Ce qui me porte à conclure, contrairement aux radios de Québec, que regarder cela comme un problème de censure et de liberté d'expression uniquement est un angle habile, mais biaisé à mon avis.

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1.  Imaginons (humour), un «syndrome de Mike Ward» (fictif). On pourrait le définir en ces termes: Syndrome de Mike Ward: Dysfonction des émotions selon laquelle les fans d'humoristes trash, n'éprouvent pas d'empathie, de compassion. La maladie rend incapable de se mettre à la place de l'autre et de voir qu'il peut avoir des besoins et souffrir, même lorsqu'il s'agit d'un enfant. Individuellement, les personnes atteintes du syndrome peuvent sembler tout à fait normales. En groupe, elles adoptent un comportement tribal d'agresseurs. 
La trouvez-vous drôle?

samedi 30 novembre 2019

Réalité de la censure des grands médias sociaux par des intérêts mondialistes

Quand les citoyens disent que les opinions conservatrices sont censurées sur les grands médias sociaux, on ne nous prend pas au sérieux. Le 29 NOV 2019, en début de soirée, dans le contexte de la nouvelle attaque de London Bridge, je fais un simple Retweet (RT) d'une opinion publiée par le compte suédois @PeterSweden7. Dès le premier essai, mon Retweet est refusé. 


La censure des opinions se poursuit (1)

Cela se produit à répétition. J'attends un peu et j'essaie de nouveau. Je commence à perdre patience. Je demande de l'aide pour filmer le tout. Une personne fait la capture vidéo, pendant que je reproduis la scène. Je positionne alors le curseur de la souris pour, avant le Retweet, pour que l'on voit les informations du compte @PeterSweden7. Il n'y a aucun clic à ce moment, uniquement de l'information qui s'affiche quand on balaie l'écran avec la souris. Après que l'information du compte disparaît, je fais la tentative de Retweet qui est refusée aussitôt comme le montre la vidéo ci-dessous:



Cet capture vidéo a été faite sur Tw, le 29 NOV 2019 à 19h12, heure normale de l'est du Canada (heure de Montréal et de Québec si l'on veut). Nous savons que c'est un phénomène très courant. Il y a un effort réel de désinformation au désavantage des peuples des (autrefois) démocraties, maintenant en déclin accéléré. La liberté d'expression est en voie d'extinction. Elle peut être aussi vue sur Youtube: Censure de l'attaque de London Bridge par un terroriste relâché

Dénoncer les crimes particuliers et des politiques molles est souvent combattu par ceux qui maintiennent et imposent des politiques particulières à leur avantage


Pourtant, @YaPasDePRESSE n'est pas un robot du web (prétexte à censure fréquent), ni le compte @PeterSweden7. Et quand je ne faisais pas de tentative, le nombre de tweets ne reculait pas. Je tiens à vous faire remarquer que je ne suis pas novice sur Twitter. Normalement, quand on a déjà retweeté un post d'un compte tiers et que ça a marché, et que l'on tente d'envoyer une deuxième fois (croyant que ça n'a pas fonctionné), on obtient :
  • une flèche de couleur différente pour indiquer le RT déjà fait 
  • et lorsque la couleur de la flèche est moins visible (ici la couleur était beaucoup plus visible que dans la capture), on aurait l'avis: «Annuler le Retweet», si l'on tente de poster 2 fois rapprochées depuis la publication d'un compte twitter
  • ou, si l'on poste depuis un média externe à Tw, on aurait : «Vous avez déjà envoyé ce Tweet» (exemple: depuis la page d'un média en ligne).
Dans l'exemple capté, tout s'est passé en dedans de quelques minutes (les tentatives et la capture vidéo après quelques essais). Alors non, on ne nous fera pas passer pour des cons. Cela a été des milliers de fois documenté. Ici, dans le cas de la nouvelle attaque de #LondonBridge par un terroriste remis en liberté, rien du message ne justifiait le blocage des RT. Et d'ailleurs, d'autres RT étaient enregistrés. Nous savons, par divers contacts et chaînes, ou par divers médias sociaux, que des algorithmes d'intelligence artificielle jouent avec la démocratie au moyen du contrôle de l'information. Cela violet nos chartes de droits et libertés et devrait faire l'objet de poursuites criminelles. 

Des millions de citoyens et blogueurs dans le monde savent ce que font certains mandataires des politiques mondialistes et leurs subventionnés



LIRE AUSSI : 

Twitter poursuivi au civil pour présumées tactiques de censure cachées: technique du «Shadow Banning»

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1.     La censure peut prendre diverses formes dans les nouveaux médias. Par exemple, les géants des médias sociaux peuvent choisir de ne pas suspendre un compte,  mais de rétrograder certaines publications ou de rétrograder certains sujets sur des sites inter-reliés par leurs intérêts. Par exemple, le shadow banning n'est pas une censure systématique, mais un moyen de rendre un ou des comptes moins visibles et de leur faire perdre de l'influence. Par exemple en manipulant les statistiques de vues, en indexant un compte à des listes à pénaliser par les algorithmes, en désabonnant des personnes (unfollow) d'un compte à l'insu de l'abonné, etc. Subtile mais évidemment contre les chartes des droits et libertés en Occident.

dimanche 27 octobre 2019

Le fondateur et chef de l'État Islamique est mort en Syrie suite à un raid nocturne

Ce dimanche 27 octobre 2019, en matinée, le président Trump s'est adressé à la nation dans une diffusion spéciale depuis la Maison Blanche: «The United States brought the world's number 1 terrorist leader to justice. Abu Bakr al-Baghdadi is dead. He was the founder and leader of ISIS, the most ruthless and violent terror organisation anywhere in the world». C'est en ces termes que le Président a lancé son adresse à la nation (Service de presse de la Maison Blanche, Abu Bakr al-Baghdadi is dead, vidéo du 27 octobre 2019).


«Les États-Unis ont fait justice contre le leader terroriste mondial numéro un. Abou Bakr al Baghdadi est mort. Il a fondé et dirigé ISIS, l'organisation terroriste la plus impitoyable et la plus violente au monde.» (Service de Presse de la Maison Blanche, dimanche le 27 octobre 2019)








On ne compte aucune perte de vie du côté du personnel d'intervention. Le président a assisté en direct à l'opération nocturne menée dans le nord-ouest de la Syrie, à l'aide des nouvelles technologies.

Donald Trump durant le raid contre la cache du terroriste fondateur et chef d'ISIS, Abu Bakr al-Baghdadi Raid, Service de Presse de la Maison Blanche, oct. 2019


Il mentionne entre autres, le suicide d'al-Baghdadi, après avoir été coincé par les forces US dans au bout d'un tunnel. Revêtu d'une veste explosive, le fondateur d'ISIS a pris avec lui 3 jeunes enfants qu'il a mené en descente vers une mort certaine, dans un tunnel poursuivi par les forces d'intervention spéciales. Il a terminé sa course dans une impasse à la fin d'un tunnel, après avoir sangloté et crié comme un lâche dans sa fuite, a qualifié le Président. Il était totalement paniqué et terrorisé face à l'éventualité d'être pris par les forces spéciales. Deux options sont envisagées en pareille intervention, a précisé le président: la reddition ou la mort. En déclenchant la veste piégée, al-Baghdadi a amené avec lui dans sa mort, les 3 jeunes enfants (qui seraient les siens selon le président). Mais 11 autres enfants ont été sortis indemnes d'une maison.

Le Président a rappelé, que malgré les années qu'il a fallu pour trouver le chef terroriste, incluant avant son arrivée à la fonction présidentielle, cette intervention démontre l'intolérance américaine face au terrorisme et la ferme volonté de faire justice contre tout groupe qui emprunte cette voie. Selon lui, l'issue de l'intervention mettrait fin au Califat (des états-unis islamiques) que visait à implanter al-Baghdadi. Il a décrit l'homme comme étant mort de la même manière qu'il a vécu; dans une fin lâche, vicieuse et violente.

Donald Trump a tenu à remercier des pays particuliers pour leur approbation et aide (aucun de l'Europe), dont la Russie, la Turquie, la Syrie et l'Irak, ainsi que les Kurdes syriens, dans ce qu'il a qualifié d'intervention très dangereuse. Il a aussi remercié les professionnels du renseignement qui y ont participé, sans oublier au passage les soldats des diverses forces: terrestres, marines et l'aviation et nommément, le dirigeant, en la personne du général Mark Milley.

Général Mark Milley (crédits photo : https://www.defensenews.com, 17 jan. 2018 et Spc. Avery Howard/U.S. Army 22 déc. 2017)


Durant la période de questions qui ont suivi l'adresse à la nation sur la mort du chef de l'États islamique, captée en vidéo par le Service de Presse de la Maison Blanche, le président Trump a ensuite précisé divers éléments


Par exemple, 8 hélicoptères ont été nécessaires avec à leur bord des forces d'élite. Un vol de 1h10 en territoire dangereux était nécessaire, et il y avait en raison de la durée d'une telle exposition aérienne et intervention terrestre, une probabilité assez élevée que les équipes se retrouvent sous un feu hostile.

La cible, al-Baghdadi, était sous surveillance depuis environ 2 semaines suite à des renseignements. On savait avec assez de précision où il se trouvait. Il devait se déplacer 2 semaines plus tôt et était attendu ailleurs, mais n'a finalement pas bougé, changeant ses plans plus d'une fois.

samedi 19 octobre 2019

Le Parti Conservateur a embauché une firme pour salir Maxime Bernier et le Parti Populaire

OPINION - Canadian House Of Cards : La politique vole-t-elle aussi bas ici, que dans la célèbre série TV américaine? Selon Le Globe And Mail et d'autres médias, notamment CTV et CBC, le Parti Conservateur du Canada (PCC) a embauché la firme Daisy Group pour salir le nouveau Parti Populaire du Canada (PPC), nuire à sa création, ainsi qu'attaquer la réputation de son chef et de ses supporters. 


(dernière modification 22 octobre 2019)

Le refus du chef du Parti Conservateur du Canada de dire qu'il n'a pas eu recours à cette firme constitue un «oui», à mon avis


Le 19 octobre 2019, soit 2 jours avant les élections fédérales, mal à l'aise, Andrew Scheer a refusé de dire si le parti Conservateur a effectivement eu recours à une firme pour démolir la réputation du parti de Maxime Bernier et de ses appuis. C'est une réponse qu'un chef pris la main dans le sac donnerait quand il aimerait pouvoir dire «non», mais sachant que ceux qui ont sorti la nouvelle ont du matériel (des documents).
Andrew Scheer, chef du parti Conservateur du Canada, a refusé de confirmer ou d'infirmer l'embauche d'une firme pour démolir le Parti populaire du Canada et atteindre à la réputation de ses membres (capture écran depuis CTV News, 19 octobre 2019).


Traduction d'un extrait de CTV Politics dans l'affaire de l'embauche de la firme Daisy Group pour atteindre à la réputation de Maxime Bernier, chef du Parti Populaire, ainsi que de ses supporters.



«Le Globe And Mail a rapporté que le stratégiste Warren Kinsella et sa firme Daisy Group étaient embauchées pour [un mandat de type] "seek and destroy" [chercher et détruire] le parti de Maxime Bernier et pour décrire ses supporters comme racistes. Une source ayant une connaissance directe du projet a déclaré que le client était les Conservateurs, a rapporté le Globe.» (CTV, samedi 19 octobre 2019)

CTV News Politics et CBC/Radio-Canada informent que The Globe and Mail a rapporté que le stratège Warren Kinsella et sa firme Daisy Group ont été embauchés pour «chercher et détruire» [seek and destroy] le parti de Bernier et présenter ses partisans comme racistes. Selon une source qui connaissait directement le projet, le client était les conservateurs, selon le Globe. https://election.ctvnews.ca/scheer-won-t-say-if-conservatives-hired-consultant-to-destroy-people-s-party-1.4646062



Le chef du Parti Populaire, Maxime Bernier, a diffusé ce message écrit au contenu très sérieux à ses supporters... 

Début de la citation du message écrit de Maxime Bernier, chef du PPC

[...] = partie exclue de la citation

«Je suis abasourdi.
«Le Globe and Mail et d’autres médias ont révélé hier soir que le Parti conservateur avait engagé la firme de consultants de Warren Kinsella pour une campagne secrète visant à discréditer le Parti populaire. 
«Kinsella est un salisseur professionnel et un ancien stratège pour les libéraux.
«Cela dure depuis des mois. 
«Vous pouvez lire l’histoire ici
«Alors que nos sept employés s’affairaient à mettre sur pied un nouveau parti basé sur les principes de loyauté et de respect, quatre employés de Kinsella payés par Andrew Scheer travaillaient à plein temps pour carrément « détruire » notre parti avec des accusations de racisme inventées. 
«C'est une attaque directe contre l'intégrité de notre processus démocratique. 
[...] «Nous allons riposter et demander une enquête. Nous allons aller au fond de cette histoire. 
[...] «Je serai éternellement reconnaissant pour votre appui.
-Maxime» 
_________________________
Parti populaire du Canada [...] sur FacebookTwitterInstagram et YouTube. [...]


Fin de la citation


Mon point de vue : ce serait un acte déplorable et indigne d'un parti politique du Canada; un processus à sanctionner immédiatement par les membres

Vérité et intégrité sont des valeurs fondamentales du conservatisme. Le Parti Conservateur doit des explications à ses membres. A-t-il, ou non, fait ce dont il est accusé par les médias? Si oui, le vrai pouvoir du membership provient de son soutien (bénévolat, promotion des idées) et de ses dons financiers.

Une démocratie est fondée sur une société de droit. Fabriquer de la preuve et construire des faux témoignages constituerait exactement le contraire

Devant un tribunal, la construction de faux témoignages constitue un crime et un outrage.

Dans un média, un faux témoignage que l'on sait forgé de toute pièce constitue de la diffamation passible de poursuites légales, car il atteint à la réputation.

En politique conservatrice, la vérité et l'équité sont des valeurs fondamentales, car sans elles, aucune démocratie digne de ce nom ne peut durer.

Pourquoi est-il IMPORTANT DE NE PAS BANALISER LA DIFFAMATION (= atteinte à la réputation que la personne qui publie sait mensongère) et la fabrication de preuves?


En réponse à certaines réactions qui banalisent la chose sur les réseaux sociaux, je crois nécessaire de faire un rappel sur les principes démocratiques. Et je dois préciser ce qui suit. Évidemment, de la merde est lancée dans toute campagne politique. Chacune des élections récentes a comporté son lot d'accusations d'incompétences, et autres techniques, comme sortir publiquement des choses condamnables qui sont RÉELLEMENT arrivées et que l'on qualifie de «squelettes dans le placard». Mais ici on parle de mettre des squelettes dans un placard pour ensuite faussement accuser un parti et les personnes qui l'appuient. Car ici, la nouvelle telle que diffusée par différents médias (The Globe and Mail, CTV Politics, CBC/Radio-Canada) consiste en ce que le PCC a embauché une firme à des fins de démarketing, en vue de détruire des réputations, pour proférer, par exemple, des accusations de racisme contre le parti et ses supporters.

Une telle pratique est totalement antidémocratique...

L'ex-ministre Jacques Brassard, sous le parti Québécois, avait exprimé ses inquiétudes sur la nouvelle perception de la démocratie véhiculée dans la rue en 2012.

Jacques Brassard, ex-ministre sous le Parti Québécois (crédits photo : Assemblée nationale du Québec)

«Je pense que, et cela ça m'inquiète beaucoup et je dirais même que ça m'angoisse, parce que dans une démocratie c'est capital, c'est la base même, c'est le fondement même d'une démocratie, c'est que, une bonne partie de notre jeunesse ne sait absolument pas ce qu'est ce qu'on appelle l'état de droit. Il n'y a pas de démocratie sans état de droit. Donc l'état de droit, qui veut dire que la société est régie par des lois et que tout le monde est tenu de se soumettre à ces lois.» Jacques Brassard, 30 mai 2012. (Jacques BRASSARD, interviewé dans  MAURAIS Live à CHOI Radio X, 30 mai 2012).


Or s'il faut diffamer (inventer des informations et fabriquer de la preuve) pour tenter de gagner une élection, il n'y a plus de lien avec la tradition conservatrice. Non seulement cela, mais si les sources sont fondées, le PCC aurait tenté de bloquer le cours de la démocratie en empêchant la naissance d'un parti de manière malhonnête, en payant pour le discréditer pour les débats des chefs. Si cela s'avère fondé, c'est au mieux, de la basse politique.

Et
1) il serait donc faux que le chef du Parti Conservateur, Andrew Scheer, aurait considéré Maxime Bernier comme «rien». On se souviendra de son «C'est qui?!», s'exprimant avec mépris au sujet de Maxime Bernier. En fait, Andrew Scheer l'aurait en réalité vu comme une menace réelle, dès que Bernier a quitté le parti.
2) Le Parti Conservateur aurait violé les principes fondamentaux du conservatisme.

POUR SE RÉFORMER ET NE PLUS JAMAIS RETOMBER DANS DES PRATIQUES DIGNES DU PARTI LIBÉRAL, le Parti Conservateur mériterait alors, d'aller immédiatement au banc des pénalités (dans l'opposition face à un gouvernement minoritaire) et d'être purgé de tous les leaders qui l'auraient récemment dénaturé. Il suffit que les membres cessent de donner au parti. Car il ne leur sert à rien de soutenir un parti qui s'inspire du Parti Libéral en tout, sauf en économie.

En fait, toute véritable démocratie, pour réellement fonctionner, est fondée sur une société de droit pour son maintien. Les politiques doivent eux-mêmes être soumis aux lois et constitutions. Mais quand un futur législateur viole les droits fondamentaux en construisant ou approuvant la fabrication de preuves et faux témoignages, il démontre qu'il n'est pas digne de diriger notre démocratie. Si Andrew Scheer a vraiment fait cela, il faut, pour éviter que le parti persiste dans de telles manœuvres indignes des Conservateurs, qu'il soit discipliné et purgé immédiatement de ses indésirables. Ceci concerne, je le souligne, un PCC qui aurait véritablement fait ces choses (en plus d'avoir permis à un lobby de l'infiltrer pour gagner sa dernière course à la chefferie par une forme d'élection truquée). Si l'on s'en tient aux médias, il l'a fait. Mais si l'on considère les sources et faux témoignages chez nos voisins américains, nous sommes forcés d'admettre que tout s'achète. Cela dit, il faut aller au fond de l'affaire...

jeudi 26 septembre 2019

Greta Thunberg quand elle n'a pas de script

Greta Thunberg sans script n'a pas été capable de répondre à de simples questions comme «Quel message voulez-vous envoyer aux leaders de ce monde?». Ou «Ne serait-il pas temps que le président Trump donne une réponse à ce que vous lui avez envoyé ...?»

Ne rions pas d'elle. C'est plutôt triste ce qu'elle vit, poussée par des intérêts pas assez obscures pour que de véritables journalistes ne puissent s'en rendre compte. Il n'y a plus de presse. Y a pas de PRESSE.

mardi 24 septembre 2019

Chiniquy: le prêtre québécois qui a secoué l'empire Catholique

Charles Chiniquy, est un prêtre et prédicateur québécois, originaire de Kamouraska, qui a soulevé contre sa personne, le dogme catholique et la puissance de Rome.  

Article publié originellement en encart dans un article du 19 mars 2009.
(Dernières modifications 26 septembre 2019, 11 octobre 2019)

Le prêtre catholique Charles-Paschal-Télesphore Chiniquy, mieux connu sous le nom de Chiniquy, a entre autres, exercé à Beauport, Charlesbourg et St-Roch de Québec (aujourd'hui fusionnés à la ville de Québec), ainsi qu'à Kamouraska et Montréal, pour ce qui concerne le Québec. Ses adversaires ont tout fait pour effacer les traces de ses influences, ou pour n'en laisser que des accusations. Il a terminé sa course aux Illinois, États-Unis en tant que franco-protestant, où l'on a aussi voulu, avec la méthode de la carotte, le ramener dans le giron catholique jusque sur son lit de mort. Il a en plus prêché ailleurs dans le monde et est revenu au Québec pour la prédication fort courue, principalement par les catholiques qui ignoraient les menaces d'excommunication et de malédictions du clergé. On tenta même de le voir en privé durant ses dernières heures de vie, espérant pouvoir ensuite raconter son repentir et son retour sous l'autorité de l'Église catholique-romaine. Mais le vieux a refusé, car il connaissait le truc. Il a signé une déclaration qu'il a fait officialiser et signer par des témoins. Comme aussi il connaissait la cause de la majorité des béquilles abandonnées par des personnes après des guérisons soudaines en des lieux de pèlerinages. Durant ses années de service au Québec, le prêtre a souvent rencontré l'adversité et fréquemment, ces attaques se sont assez bien réglées. Mais sérieusement, un analyste intelligent peut-il penser que dans les archives de ses opposants idéologiques (ex. un curé d'une paroisse voisine, un évêque en désaccord avec lui), alors qu'il dénonçait certaines traditions catholiques immuables, on allait inscrire et conserver à son dossier que de bonnes choses? Pourtant, le musée de Kamouraska reprend avec beaucoup d'emphase cette version issue des rapports de ceux qui le haïssaient. Quel manque de professionnalisme! Quel amateurisme du musée de Kamouraska qui le décrit comme un coureur de jupons. Si c'était le cas, ce serait une erreur de faire une exposition à l'honneur d'un charlatan.

La force des historiens, c'est leur accès aux archives. Leur faiblesse? C'est la même


Des archives, c'est de source humaine et incomplet et même souvent partisan d'une position. On connaît souvent le début de l'accusation, mais non la fin, car cela ne fait pas vendre des abonnements. Imaginez un homme connu accusé faussement en 2015. Les récits feront les pages de journaux et les réseaux sociaux plusieurs fois (autrefois les lettres manuscrites, les conversations dans les villes et villages, etc.). Mais la conclusion de non-culpabilité libérant l'accusé fera souvent un entrefilet dans un journal, passant presqu' inaperçue, de sorte que dans 100 ou 200 ans d'ici, on trouvera plus facilement les fausses accusations et difficilement l'issue réelle de la chose, particulièrement au Québec quand on écrit contre un homme qui a quitté la puissante église de Rome. Par exemple, une lettre peut contenir des faits non avérés (l'évêque qui déclare : je ne recevrai pas Chiniquy), mais on ne trouve pas nécessairement ou ne cherche pas l'issue finale de la chose (Chiniquy a été reçu et approuvé). Il en est, dans les cas de débats d'idées qui ont un impact sur les institutions, comme lorsque le patron d'une entreprise veut remplacer une employée de 15 ans de loyaux services, pour placer sa fille. Dans bien des cas, la personne mise à pied aura, à son insu, des fautes fictives ou volontairement exagérées portées à son dossier (archives), au cas où elle contesterait sa mise à pied dans un futur plus ou moins proche. On regardera dans les dossiers et on trouvera qu'elle qu'elle n'adhérait plus aux valeurs de l'entreprise, ou qu'il y avait des plaintes à répétition de la part des clients. De même, on ne peut juger Charles Chiniquy uniquement selon ses accusateurs et détracteurs de l'époque, souvent des évêques froissés de sa popularité ou des collègues qui ont pris ombrage de son passage et de ses opinions clairement énoncées, et surtout, de l'attrait qu'il exerçait sur les foules. Ce qui donne du poids à Chiniquy, c'est que comme au temps de l'exécution de Jésus, les témoignages pris séparément ne s'accordent pas. Aux États-Unis, il a été libéré de sérieuses accusations lorsqu'il a eu pour sa défense, entre autres, un certain avocat nommé Abraham LINCOLN. Ce dernier a déclaré n'avoir jamais vu pareil complot ourdi contre un homme. Après avoir été blanchi des accusations, Chiniquy demeura d'ailleurs une relation de LINCOLN dont il reçut même certaines confidences sur l'idéologie de ceux qui complotaient pour assassiner le célèbre président.

Autobiographie de Charles Chiniquy. Couverture de la 10e édition. Ce livre de 512 pages de récits est publié aux Éditions Beauport (1986) et constitue un condensé de ses deux principaux ouvrages. «Chiniquy raconte, dans son style intéressant, les principaux événements de sa longue carrière». On peut encore s'en procurer quelques exemplaires à la Librairie chrétienne de Québec (www.librairiechretienne.ca).
Autobiographie de Charles Chiniquy. Endos de jaquette de la 10e édition. 




Ce qui donne du crédit à Charles Chiniquy, comme il vient d'être écrit, c'est qu'il y avait d'autres autorités et collègues catholiques pour le défendre et lui donner des lettres de recommandation, en dépit  des quelques «controverses» et de l'adversité peu commune qu'il a soulevées. Il lui suffisait de faire et promouvoir des œuvres nouvelles, pour soulever l'ire de ses adversaires,. Ce n'est pas sans rappeler les accusations contre Jésus, qui aussi ébranlait le système religieux contre son ministère:
«Car plusieurs rendaient de faux témoignages contre lui, mais les témoignages ne s'accordaient pas» (faux témoignages contre Jésus, Mc 14:56).

«...on dira faussement de vous toute sorte de mal, à cause de moi...» (Mt 5:11-12)


Les paroissiens appréciaient généralement Chiniquy


À son départ des paroisses, comme à Beauport, les gens suppliaient le prêtre de rester. À la mort du pasteur, des milliers de connaissances ont défilé en dernier hommage à son impact sur leur vie.



Charles Chiniquy (autobiographie) extrait d'une préface plus ancienne de Hector Langevin tirée d'un ancien livre.
Intempérance : Dans le contexte du Québec de l'époque, l'alcoolisme fortement répandu. Plusieurs pères de familles y passaient une bonne partie de leur salaire de quelques semaines, parfois la majorité de la paye, laissant femme et enfants sans le sou. Durant ces dérapages, les pères étaient normalement improductifs. La vie dure pour un maigre revenu est certainement une des causes premières de cette déviance. La prohibition de l'alcool n'est pas apparue comme cela sans raison. Chiniquy lui, prêchait et prônait l'engagement publique des pères de famille, à renoncer à l'alcool. Il fût vite invité de ville en ville, là où ce mal détruisait des vies d'hommes et faisait grandement souffrir leurs familles.

À Montréal, ses opposants ont tenté plusieurs fois de détruire sa réputation, dont deux de sa période de ministère au Québec.  La seconde fois, l'évêque tenta de l'interdire définitivement pour empêcher qu'il aille œuvrer aux États-Unis avec la bénédiction d'autres autorités. On lui envoya une jeune femme fort belle au confessionnal pour raconter des histoires salaces impliquant de soit-disant faits réels, et ainsi tenter de le faire tomber ou se compromettre sexuellement. Mais le prêtre discerna que la femme ne cherchait pas la confession, arrêta net la pseudo-confession et la chose échoua. Il reçut quand même une lettre le déclarant interdit (empêchement de pratique la prêtrise) pour faute grave, mais on refusa de lui produire à la fois, les accusateurs et la faute, qui restèrent consignées dans les dossiers. Après détresse, intense prière et réflexion, il alla confronter l'évêque qui persista à refuser de lui dire de quoi on l'accusait et qui étaient ces personnes. De plus en plus persuadé que cela avait un lien avec la jeune femme du confessionnal, il alla faire une retraite de quelques jours chez les Jésuites, et obtint de précieux conseils et de l'aide, via une brève enquête du Père Schnieder. On retrouva le maître de voiture qui avait conduit la femme et de là, on identifia la femme elle-même, qui avoua devant témoin, que l'affaire avait été montée de toute pièce. Celle-ci se rétracta par écrit et l'évêque qui avait développé une aversion pour le Père Chiniquy, plus encore depuis la nouvelle publiée de sa prochaine mission aux États-Unis, accepta de le recommander poliment. 

Chiniquy (autobiographie) Editions Beauport, 1986 pages 312-313


L'évêque Vandevelde de la ville de Chicago accepta ladite lettre de recommandation et en tant que responsable de mission américain, confirma le mandat de Chiniquy pour cette nouvelle et importante mission destinée à mener à bien l'émigration francophone (provenant de France, Belgique et Canada) vers un vaste et riche territoire selon un plan émergent de colonisation catholique. Un vaste territoire était en effet inexploité et très prometteur en agriculture. Il est intéressant de savoir que le but de l'oeuvre était :
  • de renforcer et concentrer la présence du catholicisme provenant de l'émigration francophone
  • pour accueillir les francophones qui avait commencé à émigrer et pour empêcher qu'ils se dispersent et se convertissent au protestantisme comme cela était souvent le cas
  • et de développer en ces terres, une force politique incontournable auprès des futurs élus et candidats politiques, non seulement de 5 états qui devraient prospérer en raison des la qualité des terres (Illinois, Iowa, Missouri, Kansas et Minnesota), mais aussi de se faire respecter auprès des états de l'est, plus pauvres du point de vue des ressources.
Plus tard, le prêtre devînt pasteur protestant, se maria et eût des enfants. En effet, après avoir fondé une Église catholique à la paroisse de Sainte-Anne au sud de Chicago, il fût excommunié par l'initiative du clergé Irlandais, qui obtint cette «destitution» de l'Église Romaine. Devant le fait accompli, l'homme à la résilience légendaire fonda une église indépendante, où presque tous les membres de sa paroisse le suivirent. Une rue y porte aujourd'hui son nom, en mémoire de son ministère très apprécié. Il œuvra ensuite comme ministre reconnu avec l'Église Presbytérienne, dans la lignée protestante de l'Histoire de l'Église.

dimanche 15 septembre 2019

Une nouvelle alliance Républicaine Noire naît en pleine guerre de l'information

Le conservatisme de leaders Noirs Républicains (hommes et femmes) entend récupérer l'héritage sociopolitique lui revenant aux États-Unis, incluant en Californie. Le 4 septembre 2019, The Legacy Republican Alliance (LRA, fr. Alliance pour l'Héritage Républicain) annonçait sa venue sur Twitter.


https://legacyrepublicans.org, page consultée le 15 septembre 2019

https://legacyrepublicans.org, page consultée le 15 septembre 2019


L'alliance The Legacy Republican Alliance (LRA) est un organisme sans but lucratif visant à informer et former politiquement les Noirs américains. Le 4 septembre 2019, l'organisation Legacy Republican Alliance (LRA) a commencé à publier sur son compte Twitter @LegacyReps:


Les membres de la LRA ont-ils cependant bien mesuré l'ampleur du combat dans lequel ils s'engagent? 


Peut-être pas. S'ils restent peu influents (2741 abonnés twitter le 15 sept. 2019 à 11h53 heure de l'est), ils ne rencontreront pas beaucoup d'adversité. Mais s'ils font des gains importants en visibilité, en influence et génèrent une croissance importante des intentions de vote et de leadership Noir Républicain, ils connaîtront les frondes des grands médias (après avoir préalablement subi leur silence fréquent visant à éviter d'aider l'organisme). Il faut pour réussir, que les militants de la LRA ne soient pas comme des semi-fonctionnaires, mais comme des battants, pour qui le futur des États-Unis dépend des valeurs américaines qui seront celles pour la dernière durée du 80% qui reste (4/5) du 21e siècle. Il faut qu'ils évitent aussi le piège de la ségrégation inversée.

MISSION déclarée de la Legacy Republican Alliance (LRA)

(traduction en français via www.DeepL.com/Translator, révisée par Gilles B.)

«La Legacy Republican Alliance (LRA) est une organisation à but non lucratif qui se consacre à l'expansion de la présence et de l'engagement des Noirs américains et de la diaspora africaine dans le Parti républicain et dans le système politique de notre pays. La LRA est un reflet direct des principes fondateurs du Parti républicain, qui visent à donner plus de pouvoir aux Noirs Américains dans le système politique de notre pays. Nous nous efforcerons de tenir la communauté Noire informée par le biais de l'éducation politique et de fournir des ressources aux républicains Noirs qui se présentent aux élections à tous les niveaux du gouvernement.
«La LRA est chargée de soutenir et d'honorer l'énorme travail, les sacrifices et les engagements des Républicains Noirs dans l'ensemble des États-Unis. La mission de la LRA est de :

  • « Fournir à la communauté Noire une plateforme pour influencer les politiques publiques aux niveaux local, étatique et fédéral. 
  • Augmenter le nombre d'élus Noirs Républicains 
  • Favoriser et faire grandir les principes conservateurs qui existent déjà dans la communauté Noire. 
  • Développer et maintenir un réseau actif et engagé de leaders républicains 
  • Offrir à la communauté Noire une opportunité et une plateforme pour influencer les activités locales, étatiques et républicaines du parti. » (LRA «MISSION», page consultée le 15 septembre 2019)


https://legacyrepublicans.org/our-mission/, page consultée le 15 septembre 2019

Un exemple de désinformation visant la communauté des Afro-Américains


La mission ne sera pas facile à atteindre, car même les géants du web favorisent et défavorisent en fonction de leurs valeurs éditoriales partisanes, sous prétexte de combattre les fausses informations. Voici, par exemple, ce que plusieurs grands médias américains et québécois vous ont montré: le pseudo-scandale des pieds de la conseillère du président, sur un sofa du Bureau ovale, en février 2017, après l'entrée officielle en fonction du président Donald Trump: LE SCANDALE DES PIEDS SUR LE SOFA dans le Bureau Ovale.



Voici, ce que vos «journalistes» anti-Trump des États-Unis ainsi que la majorité des journalistes du Québec ne voulaient pas que vous voyiez: l'appui de plusieurs leaders Noirs de l'éducation supérieure, au nouveau Président. La photo devait montrer les leaders de Collèges et Universités Historiquement Noirs (leaders from Historically Black Colleges and Universities), mais les médias ne l'entendaient pas ainsi. Une nouvelle qui aurait été positive pour Donald Trump en début de mandat, devait obligatoirement se retourner contre le nouveau président ou son équipe.

LA RÉALITÉ DERRIÈRE LE SCANDALE DES PIEDS SUR LE SOFA : La prise de photos sous un angle différent, de leaders universitaires Noirs Républicains.




Obama avec un pied sur le pupitre du Bureau Ovale de la Maison Blanche. Les Communications de la Maison Blanche avaient diffusé ceci à l'époque (Administration Obama), pour montrer une image cool du président Barack Obama. Mais lorsque Kellyanne Conway, conseillère senior du président Donald Trump osa mettre ses pieds, même sans chaussure, sur un sofa du Bureau Ovale, les médias les plus anti-Trump créèrent de toute pièce un scandale. Ceci visait à  cacher les photos de l'appui de plusieurs leaders universitaires Noirs au président Donald Trump, en février 2017. Crédits Photo : service de presse de la Maison Blanche.

C'est la guerre de l'information


Le nouveau bébé politique naît en pleine guerre et remodelage du monde de l'information. À qui appartient la diffusion de la nouvelle? À qui appartient sa validation, quand les facts checkers diffusent eux-mêmes des informations avec le filtre de leurs interprétations ou présupposés? En Amérique du Nord, on nage toujours en désinformation majeure, ceci dit sans exagérer, étant captifs d'un contrôle du message digne des pays totalitaires. Et les médias parallèles et comptes influents sur les réseaux sociaux sont constamment dans la mire de la censure. Les journalistes et géants des réseaux sociaux réclament le droit exclusif à diffuser de l'information «pour protéger la démocratie». Quel irrespect envers les populations captives de leurs enclos! La LRA vise à corriger des mythes et des faussetés politiques largement véhiculées auprès de la communauté Noire; exemple: «nous les Noirs, on vote Parti Démocrate».

Une obligation d'intégrité


Espérons que la LRA saura atteindre son but sans omettre de respecter et faire respecter le droit et la vérité et en fuyant la corruption ou son apparence. Car la corruption n'a ni parti, ni race. Elle est universelle et doit d'autant plus être combattue sans relâche. La LRA se doit d'être propre de la cave au grenier, car les médias ne lui permettront aucune apparence de manque d'éthique. Cela est vrai autant dans l'exactitude et l'intégrité de son information (actuelle et histoire) que dans son administration.