mardi 6 octobre 2015

Élections 2015: Seulement deux cas liés au niqab ? Il suffit d'un seul !

Cet article porte du port de symboles religieux dans des fonctions publiques officielles comme l'éducation, la santé, la police, etc. ou lors des obligations citoyennes (comme se dévoiler pour une assermentation). On a souvent entendu ou lu, au cours de la campagne électorale fédérale canadiennes 2015, que pour le niqab, il n'existe que deux cas de contestation au Canada et que cela ne justifierait par conséquent aucune réelle attention en politique canadienne... Mais en matière de Droit, il suffit d'un cas. Les journalistes devraient pourtant le savoir...


M'ouais... Premièrement, la quantité («deux cas») est douteuse. C'est plus une «clip» des conseillers politiques en faveur du «MUTILE-culturalisme» multiculturalisme extrême, jouée au besoin («seulement deux cas au Canada»), qu'une quantité représentant toutes les administrations publiques au pays. Il y a certainement des cas que nous ignorons, parce qu'il y a eu une entente ou renoncement. Les cas ne sont pas tous exposés par les médias. Au Canada, on a beaucoup parlé du niqab en campagne (jugement de la Cour d'appel fédérale, sept. 2015) parce que le cas est allé en Cour fédérale, puis en Cour d'appel fédérale (jugement sorti en pleine campagne) ET ira en Cour Suprême du Canada.



Deuxièmement et surtout: il suffit d'un seul cas!

Zunera Ishaq, d'origine pakistanaise, au sortir du tribunal de la Cour d'appel fédérale en sept. 2015. Crédits photo: extrait du reportage de RDI (16 sept 2015)


Il suffit d'un seul cas, pour ouvrir la porte. Si on peut porter le voile intégral, laissant seulement voir les yeux, lors de la Cérémonie officielle d'assermentation pour l'obtention de la citoyenneté, alors on pourra réclamer comme un droit, de le faire en d'autres exercices publics. Par exemple, une femme pourrait avoir la même exigence, dans une classe à l'université, et pourquoi pas pour dispenser un service public (ex. poser un acte médical, enseigner une classe dans une commission scolaire, une étudiante passant une épreuve universitaire, etc.). Beaucoup de demandes et exigences seraient à prévoir...

  • Souvenez-vous du port du kirpan  à l'école (poignard sacré des sikhs). Le poignard sacré servait entre autres, à l'origine, à défendre sa foi devant les impies (non-sikhs). Il a suffi d'un seul cas devant les tribunaux pour contourner l'intention laïque dans les lieux et emplois publics de l'État et le milieu parapublic (comme les commissions scolaires publiques au Québec) et pour que les jeunes sikhs mâles puissent porter le kirpan dans une école secondaire (Le Devoir, 3 mars 2006). Personne n'en parle plus mais il est là.
    Kirpan (poignard sacré) artistement travaillé. Crédits photo: khalsakirpans.com
  • Souvenez-vous du port du turban (sikh) avec l'uniforme de la Gendarmerie royale du Canada (Royal Canadian Mounted Police - RCMP). Il a suffi d'un seul cas (1990?), et maintenant la tradition se poursuit.

Turban au travail, dans une fonction officielle.

Dans le cas de la cause du niqab soumise initialement à la Cour fédérale par Zunera Ishaq, d'origine pakistanaise, la Cour d'appel fédérale a par un second jugement, confirmé le premier et établi qu'à moins de préciser la loi, il serait actuellement permis d'assister à la cérémonie officielle d'assermentation pour l'obtention de la citoyenneté canadienne, en étant voilée. On nous dit que c'est après avoir été identifiée en privé; donc en toute logique, devant UNE fonctionnaire (double accommodement); ce que personne ne dit. Les médias écrivent et disent: devant UN fonctionnaire, mais on peut presqu' assurément dire que ce sera «UNE».

Besoin d'un digestif?


Ce que la très grande majorité des Québécois et la majorité des autres Canadiens ne digèrent pas dans la cause en appel du niqab, c'est qu'alors qu'ils se sont soumis au jeu de la laïcité et ont fait leurs devoirs, en séparant la vie religieuse des services publics de l'État, certains nouveaux Canadiens ont fait et pratiquent exactement l'inverse: tenter d'imposer leurs symboles religieux à l'école et dans la fonction publique où lors des obligations de citoyens. Par exemple, je trouverais choquant de me faire interpeller par un policier portant le turban. Je trouverais que sa religion m'agresse, tout autant que le serait un athée, par un policier portant un crucifix de 10 cm au cou.

Autrement dit, on restreint les religions tolérantes qui n'obligent pas, ou n'obligent plus, le port de symboles religieux dans les institutions ou fonctions officielles de l'État (ex. des religieux employés de l'État, de la fonction publique ou parapublique comme une école), mais on le ferait pour ceux qui prétendent que la «visibilité» de leur signe est essentielle (un soit-disant incontournable). 


Donc la prochaine fois que vous entendez l'argument: «Il y a seulement deux cas dans tout le Canada!» ou quelque chose du genre, souvenez-vous de ceci: il suffit d'UN seul cas! 

Bonne digestion!

Pensée: Mon Maître enseigne l'accueil: «J'étais étranger et vous m'avez accueilli».  Mais accueillir, ne signifie pas se dissoudre. 

dimanche 4 octobre 2015

Élections canadiennes 2015: syndicalisme partisan ET réactions à la distribution du livre d' Éric DUHAIME

Syndicalisme enragé contre radio engagée

(article révisé le 18 novembre 2015)

Éric DUHAIME, analyste, chroniqueur et ex-conseiller politique a distribué gratuitement 5,000 copies reliées de son livre (essai) «Libérez-nous des syndicats» dans la semaine de la période électorale, du 27 septembre 2015. Ceci en réaction à l'implication anti-conservatrice d'une grande centrale après la date de début de campagne. L'enjeu probable pour les syndicats: la loi fédérale sur la transparence syndicale adoptée par le gouvernement Harper (PCC) en juin 2015, que renverserait le NPD. Mais avec la tendance à la remonté du PLC, les syndicats pourraient favoriser ce parti, avec... l'argent des cotisations des travailleurs votant NPD, PCC, Bloc, etc. (Cogeco nouvelles, 2 oct. 2015).


Télécharger gratuitement ou lire en ligne l'essai d' Éric DUHAIME, Libérez-nous des syndicats

(testé le 3 octobre 2015):


Deux surprises lors de la semaine de distribution en divers points de la région de la capitale québécoise: 

  1. la rapidité des preneurs qui devaient se déplacer pour recevoir leur exemplaire de l'essai. Les 5,000 livres imprimés n'étaient pas postés.
  2. la réaction quasi-sectaire des grandes centrales déjà elles-mêmes pourtant TRÈS actives et engagées encore après le lancement officielle de la campagne électorale fédérale canadienne de 2015 (prêt de personnel -donc salaires- et engagement de ressources autres, telles que frais de déplacement, de repas, etc.). Selon la loi électorale canadienne, les dépenses en période électorale pour avantager ou désavantager un parti ciblé devraient pourtant être toutes compilées...
Selon un document stratégique et contrairement aux prétentions des dirigeants syndicaux dans les médias (prétention au recours à des bénévoles uniquement), le document est plus général et peut impliquer des syndicalistes rémunérés, ou sinon des bénévoles dont certaines dépenses seront couvertes.

À l'étape 1 de la stratégie de campagne anti-conservatrice ou anti-Harper, le document stipule clairement une référence à du personnel rémunéré si on l'entrecoupe à la stratégie dévoilée plus tôt en 2014.


  1. Comment expliquer autrement ce sous-point de l'étape un? (document utilisé après le début de la campagne électorale):


Le document guide obtenu par la radio privée démontre que du personnel rémunéré, sinon des dépenses de bénévoles, seraient obligatoirement engagées mais non comptabilisées selon la loi (crédits photo : FM 93,3 de Québec).


Nous pouvons y lire un objectif visé, dès la première étape: «Comment chacune des personnes présentes peut-elle diminuer le temps alloué au travail syndical courant (écoute, comités, griefs, etc.) de façon à faire de cette campagne la priorité no 1 ? »






Il semble aller de soi qu'une stratégie aussi solide et exigeant des milliers d'heures de travail au Québec, n'engageraient pas au moins des frais de subsistance  même de la part de bénévoles (kilométrage, repas, communications et édition, fournitures de bureau et autres, frais de formation et conseil par des syndicalistes rémunérés, etc.) ! 

Il faut comprendre la démarche politisée dans une stratégie plus grande mise en branle dès 2014 qui a fait l'objet d'un autre article sur ce blogue:

Il est impossible que dans celle-ci , la FTQ engage des dépenses jusqu'au déclenchement officiel des élections et par la suite cesserait ses dépenses implicites (minimales) décrites plus haut (fournitures, personnel permanent libéré, frais de subsistance durant les représentations des bénévoles, frais de salles et autres pour réunions, coordination et formation, frais de communications, etc.).

  1. Les stratèges syndicaux oublient que les Québécois sont plus scolarisés que dans les années 1960-1970. 
  2. Et qu'il y a parmi les cotisants syndiqués des allégeances envers tous les partis représentés aux élections. Il est par conséquent non éthique de détourner les activités syndicales en les politisant et en politisant les membres (dans le langage = rééducation politique proche des pratiques communistes) prévue dans une précédente présentation stratégique de la FTQ produit entre le printemps et l'automne 2014 :





Faut-il rappeler que les syndiqués ont diverses allégeances. Au Canada (pays libre) le vote pour choisir les députés et le parti au pouvoir est personnel, individuel et NON PAS corporatif. On a donc pris de l'argent de syndiqués pour aller contre leur volonté et, comme vous le verrez ici, pour «politiser les membres» (les éduquer politiquement) comme cela se fait dans les pays avec peu ou pas de tradition démocratique bien établie.

(...)


(...)
(...)


(...)

IMPORTANT pour le contexte de l'opposition syndicale rencontrée par Éric DUHAIME dans la distribution gratuite de «Libérez-nous des syndicats»


L'auteur nous rappelle que l'enjeu financier est énorme pour la transparence syndicale (plus de 1 milliard de dollars prélevés en 2009)

Sans la transparence sur les argents prélevés directement sur salaire selon la formule Rand remontant à 1946, cela devient vite un pouvoir arbitraire immense de dépenser. On l'a vu dans les auditions de la Commission sur la collusion en construction (1). Les centrales syndicales font rapport à leurs membres-cotisants. Mais les dépenses ne sont pas suffisamment détaillées (ventilées) selon plusieurs cotisants et selon le PCC, pour réduire les risques élevés d'éventuelles fraudes ou détournement d'intention. Le but de la nouvelle loi fédérale est justement, entre autres choses, d'obliger les syndicats à justifier les dépenses de 5,000$ et plus. Cela est tout à fait justifiable. Il n'abolit pas la formule Rand de prélèvement à la source mais resserre les règles de transparence sur l'utilisation de ces sommes qui surpassent celles des principaux partis politiques du Québec.

Les centrales et associations professionnelles se partageaient donc au minimum (5 fois le montant des crédits d'impôt demandés par les travailleurs): soit plus de 1 milliard de dollars annuellement


Le nerf de la guerre, c'est évidemment l'argent et on le voit aussi dans l'actualité: le POUVOIR! Les grandes centrales agissent, selon DUHAIME, comme des partis politiques non élus adjoints de techniques d'intimidation inspirées des milieux criminalisés. Il faut la transparence sur les revenus et dépenses. Bien des syndiqués seraient étonnés de connaître les salaires, avantages sociaux et comptes de dépenses, de ceux qui représentent les travailleurs.

On apprend des choses fort intéressantes dans la revue des événements lors de son entrevue avec Myriam SÉGAL, à l'émission Que Québec se lève (AUDIO .mp3) du samedi 3 octobre, notamment:

  • Malgré un précédent best-seller (meilleur vendeur) dans la catégorie essai, aucun éditeur bien établi ne voulait endosser «Libérez-nous des syndicats»; même pas l'éditeur de son précédent livre, par crainte de représailles.
  • Certaines entreprises ayant accueilli l'auteur, chroniqueur radiophonique et sa collègue (ex-ministre) Nathalie NORMANDEAU, ont reçu des menaces de représailles. Liberté d'expression vous dîtes? Imaginez maintenant le pays de rêve (plutôt un cauchemar) où les entreprises et les banques seraient nationalisées: «Adios, la liberté d'expression publique des idées!», pourra-t-on dire.
  • Monsieur DUHAIME lui-même a fait l'objet d'une plainte déposée à Élections Canada. On a tenté d'empêcher la distribution gratuite de son essai sur les grandes centrales syndicales.
  • Sa réaction à la plainte déposée à Élections Canada: il ne s'immisce pas de façon partisane en campagne, mais justement contre celle, extrêmement structurée, des centrales syndicales anti-Harper, révélée en septembre 2015 (voir les images et liens). Il réclame un vrai droit de débattre et de faire évoluer le syndicalisme, au minimum via leur bonne volonté de se soumettre à la nouvelle loi sur la transparence des dépenses syndicales (le C-377). Il réclame leur retour à leur mandat premier, non plus de s'immiscer de façon partisane en période électorale. Et comme les opinions politiques des travailleurs ne sont pas liées par leur allégeance syndicale, on devrait s'attendre à ce que les dépenses directes et indirectes (personnel prêté, frais remboursables, publicités, démarchage, etc.) contre l'élection d'un parti n'aillent pas à l'encontre des orientations politiques des travailleurs qui alimentent tous généreusement les caisses syndicales.
  • Pour DUHAIME, l'opposition contre une réélection de Harper est surtout due au désir de faire élire au Canada, une majorité de députés du NPD (très proches des centrales) qui abolirait la loi sur la transparence (C-377) votée en juin dernier par le Gouvernement Harper. Suite à divers événements douteux (ex. détournements de fonds avérés, commandites probables et obscures d'activités et mouvements anarchistes ou proches, comme au printemps 2012, partisanerie politique), tout cela à partir de collectes de fonds selon la formule Rand (directement à la source, sur salaire), donc sans égard aux préférences politiques des pourvoyeurs de la caisse. La loi adoptée est contestée par les syndicats. 

Exemple d'impacts de l'application du projet de loi sur la transparence syndicale adopté en juin 2015 (Canoe.ca - Argent, 8 juillet 2015) :

«Il force les syndicats à rendre publique une série d’informations financières dont :
- Nom de tous les salariés gagnant plus de 100 000$;
- Toute dépense de 5000$ et plus, et son bénéficiaire;
- Temps consacré par les employés à des activités politiques et de lobbying non liées aux relations de travail.»

Quel beau rêve! Même pour les travailleurs qui cotisent des centaines de dollars par année, de leur argent, dont une partie va à l'encontre des préférences politiques individuelles (entre autres choses).

EXIT le sectarisme intimidant des grandes centrales


Éric DUHAIME (tout comme comme le présent blogue privé) ne demande pas l'élimination des syndicats, mais plutôt le retour à leur mandat premier:

  • défendre, conseiller et représenter les travailleurs dans les négociations et problèmes rencontrés. On peut donc mentionner le rapprochement des travailleurs (besoins particuliers des personnes),
  • le respect des choix et convictions politiques de ceux-ci, 
  • le vote secret sur les grands enjeux,
  • sans oublier la TRANSPARENCE financière (ventilation des dépenses en respect de la loi), entre autres, en raison des énormes crédits d'impôts suscités (plus de 1 milliard par année au Canada). 
  • Il y va de de diverses recommandations dans son essai, mais le présent article ne constitue cependant pas un appui à toutes ces demandes, certainement à considérer toutefois. Deux ou trois fois par siècle ne constituerait certainement pas un abus.

Extrait de l'essai «Libérez-nous des syndicats» 


Voici selon DUHAIME, la principale cause de l'opposition actuelle des grandes centrales à la loi adoptée en 2015 (C-377), et du coup, au livre qui en fait la promotion:

Extrait de Libérez-nous des Syndicats, 2013, p. 37

«Le nerf de la guerre, tout le monde le sait, c’est le fric!
«Les sommes reçues par les syndicats sont loin d’être négligeables. On ne connaît malheureusement pas le montant exact que soutirent les syndicats aux travailleurs québécois. Les syndicats agissent comme s’ils étaient les mandataires exclusifs d’une grosse caisse secrète à laquelle eux seuls avaient accès. Devant son obligation de faire preuve d’un peu plus de transparence, le gouvernement nous révèle tous les ans, via le ministère des Finances, dans les Statistiques fiscales des particuliers, les montants déclarés en paiement de cotisations syndicales ou professionnelles aux fins du crédit d’impôt non remboursable de 20 %. 
«Dans la dernière édition disponible, on apprend que ce crédit d’impôt est égal à 210 millions $ en 2009. Si 20 % = 210 millions $, 100 % = 1,05 milliard $.» (Libérez-nous des Syndicats, 2013, p. 37)
Et encore:
Extrait de Libérez-nous des Syndicats, 2013, p. 39

«Juste pour donner un ordre de grandeur, pensez que les trois principaux partis politiques représentés à l’Assemblée nationale en 2011, le Parti libéral du Québec, le Parti québécois et la défunte Action démocratique du Québec, ont amassé ensemble 7 394 458 $, soit moins de 1 % de ce que les syndicats récoltaient pendant la même période. On fait grand état de l’argent sale qui a pu souiller les caisses électorales des partis. Ces caisses sont pourtant bien insignifiantes lorsqu’on les compare à celles des syndicats.» (Libérez-nous des Syndicats, 2013, p. 39)

Un étrange sentiment...


Toute cette histoire d'implication directe contre un parti ciblé (PCC) et un parti privilégié (NPD) dans la période électorale actuelle ainsi que la réaction menaçante envers des entreprises qui ont rendu disponibles leurs terrains en vue de la distribution nous laissent un bien étrange sentiment. Une idée que l'on tente de chasser comme un mauvais rêve. Les grandes centrales ont des pratiques semblables à ce qui se fait dans le crime organisé. Les centrales sont-elles sous influence d'amis obscures ou proches de politiques qui ne font pas l'unanimité (socialisme, communisme, anarcho-syndicalisme, ...)?

Bref RAPPEL:  Une grande centrale déjà impliquée par ses ressources en pleine campagne électorale fédérale 2015 (stratèges, conseillers, démarcheurs, autres dépenses)


Une radio privée de Québec (FM 93,3) a révélé à la fin de l'été 2015, après le déclenchement de la période électorale fédérale, que du personnel syndical rémunéré mène une campagne anti-conservatrice en période électorale. Tout en réduisant le service aux membres, selon le guide stratégique, une grande centrale incite, dans certaines circonscriptions à voter NPD, le candidat le plus susceptible de battre les Conservateurs (PCC). Selon la loi électorale canadienne, toutes les dépenses en période électorale doivent être compilées et limitées (plafonnées). Le personnel gratuit et les équipements et fournitures constituent évidemment des dépenses à considérer.



AVANT LE LANCEMENT OFFICIEL DE LA CAMPAGNE 2015, la machine à plein régime

Élections 2015: argent de syndiqués détourné en politique partisane

(21 juillet 2015)

_______________
1.   Commission d’enquête sur l’octroi et la gestion des contrats publics dans l’industrie de la construction (communément appelée Commission Charbonneau).
https://www.ceic.gouv.qc.ca/

samedi 26 septembre 2015

Des «réfugiés» refusent de l'eau et de la nourriture et intimident ceux qui en veulent

Scène surréaliste de «réfugiés» ou sinon, migrants économiques, refusant de la nourriture et des bouteilles d'eau, aux portes de l'Europe





À env. 1 min 40 s, un migrant fume une cigarette.

À env. 1 min 40 s, un migrant fume une cigarette.
Question: Est-ce que le fumeur IN-halal (inhale) la fumée (toxique)?

jeudi 24 septembre 2015

Jérémy Gabriel contre Mike Ward: Peut-on tout dire au nom de l'humour et de la liberté d'expression?

OU le syndrome de Mike Ward 


Mike Ward est «tumorist» (tumor = tumeur). Jérémy, jeune handicapé (18 ans, automne 2015), est atteint du syndrome de Treacher Collins. Ceci lui amène entre autres,

  • une malformation au niveau de la boîte crânienne. 
  • Cela peut amener aussi une déformation au niveau de la voix. 
(dernière modification : 27 février 2016)
Jérémy est devenu relativement connu au Québec. Enfant, il a obtenu une audition auprès du pape Jean-Paul II. Il rêvait de chanter devant le public, un jour. Après tout, cela avait bien fonctionné pour Céline Dion, au grand désarroi de Madonna... Sauf qu'entre le rêve d'enfant et la réalité, le canyon de la vie fait souvent beaucoup de victimes.



Jérémy Gabriel, atteint du syndrome de  a été porte-parole des Hôpitaux Shrinners pour enfants.


Quand Jérémy entre à peine dans l'adolescence, il retient l'attention de Ward, qui pratique un humour trash (humour poubelle)



Non, ce n'est pas un personnage-figurant de la série Bob L'Éponge. Ce n'est que Mike Ward. Crédits photo: extrait de  Le Soleil / La Presse, 22 septembre 2015


Tout est dit, en cet extrait de témoignage devant la procureure de la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CDPDJ) où Jérémy décrit ce qu'il a vécu au début de son adolescence:
«Ça m'a blessé de voir qu'on pouvait rire de mon handicap. J'étais dégoûté que pour [Ward], c'était une forme d'humour. [...] La vidéo me blessait et me dénigrait. Ça m'a mis dans la tête que ma vie ne valait pas grand-chose. Pendant deux ans, je ne voulais plus sortir de chez moi, je ne voulais plus chanter, je ne voulais plus exister» (Le Soleil / La Presse, 22 septembre 2015)

Alors que Jérémy est encore d'âge mineur, Mike Ward, l'humoriste «trash» (en français devrait-on les nommer «tumoristes», "tumor" = tumeur?) se concentre sur son cas en 2010 dans ses spectacles et sur le web. En bref, Ward prétend dans sa mise en scène (monologue d'humour trash) avoir défendu le petit Jérémy dont la tête était, dit-il, comme un «subwoofer». Il dit (propos fictifs du spectacle) avoir adopté, à répétition, la défense suivante: de le laisser vivre son rêve d'enfant malade; qu'il va mourir. Les années passent. Même défense. Mais il se rend compte, cinq ans après la visite à Rome, que le jeune ne meurt pas et qu'il ne chante pas bien. Dans son monologue sur la scène, exaspéré, il demande sa mort, pour respecter le pacte de sa défense:

«Moi j'te défends, toi tu crèves!» Son public alternatif à la conscience en forme de trou de beigne (1) se bidonne. Ward aurait aussi ri de Jérémy sur le web, avec une figurine représentant l'adolescent handicapé. La caisse de l'humoriste teinte à mesure que l'argent s'y engouffre. Mais Jérémy ne touche pas 1 dollar, il ne touche que le fond... À l'hiver 2012, il pense mettre fin à sa vie.

Jérémy souffre avec sa famille. Il ne comprend pas au départ, prétend-il, pourquoi certains jours précis, son compte Facebook se remplit de commentaires haineux, voire des invitations à disparaître. Vérification faite, ces rafales d'insultes correspondaient aux spectacles de Ward. 

Une amie de Jérémy a déposé une plainte à la Commission des droits de la personne, selon un extrait Facebook sur la page du journal Le Soleil (version web). 

Source : Le Soleil / La Presse, 22 septembre 2015

Argument de la défense

Mike Ward, dans sa défense, s'appuie sur son style d'humour et sur la liberté d'expression... Car il dit avoir ri également de plusieurs autres intouchables dans la même tournée de spectacles, à l'époque. 

Je ne sais pas, mais à sa place je pense que j'aurais fait un généreux chèque, hors-tribunal...

Et le gagnant sera...


Probablement que Jérémy va gagner sa cause (déposée par une amie) au moins sur un point (mais probablement pas sur la carrière avortée). On ne peut que lui souhaiter, d'autant plus qu'il était d'âge mineur, et qu'aucune entente ne le liait à l'humoriste. De dire publiquement devant des salles pleines, même au nom d'un prétendu humour et de la liberté d'expression, qu'une personne devrait crever est une agression, voire une incitation à la violence, même si l'intention n'est pas là. Il n'a pas besoin non plus d'être conscient de la souffrance qu'il cause.

Seule exagération de la poursuite


La seule chose que je trouve exagérée dans  la poursuite (ou peut-être deux) c'est:

Premièrement, la compensation demandée. 80,000 dollars canadiens (env. 60,000 $ US, sept. 2015), ce n'est pas assez élevé! Et ce n'est pas de l'ironie. Cela vaudrait probablement le triple.

Deuxièmement, c'est la prétention à une carrière brisée (selon l'article du journal). Ça c'est moins certain. Si c'est ce que voulait dire Mike Ward, il s'y est mal pris, car le remède (mépris envers un jeune d'âge mineur et non professionnel) était pire que la réalité: il incitait à dire que la vie d'un enfant handicapé qui profite d'une fenêtre médiatique ne vaut rien. Plusieurs autres auront compris le même message qui revient à dire: reste dans ton sous-sol ou crève. Mais il faut faire face à la réalité. Des enfants qui chantent bien et moins bien, il y en a plusieurs milliers au Québec. Bien peu vont en vivre. Il suffit de regarder une saison de La Voix (The Voice) pour s'en convaincre... Les débuts sans issue sont légion et les non-débuts, ne se comptent pas. Jérémy a eu une fenêtre en raison surtout de son handicap.


  • Lien vers la vidéo 
Où les commentaires postés sur Youtube par la meute de Ward défendent l'humoriste dans l'humour aux dépens du jeune handicapé. Il ne faut pas avoir d'enfant pour en faire partie. Dans le cas contraire, c'est inquiétant... 
Vidéo Youtube : https://youtu.be/zYrsECWQuM8


  • Compte Facebook de Jérémy (âgé de 18 ans en automne 2015):


_______________

1.  Syndrome de Mike Ward (fictif): Dysfonction des émotions selon laquelle les fans d'humoristes trash ou «tumoristes», n'éprouvent pas d'empathie, de compassion. La maladie rend incapable de se mettre à la place de l'autre et de voir qu'il peut avoir des besoins et souffrir, même lorsqu'il s'agit d'un enfant. Individuellement, les personnes atteintes du syndrome peuvent sembler tout à fait normales. En groupe, elles adoptent un comportement tribal d'agresseurs.

mercredi 23 septembre 2015

Maires et réfugiés: quand le politicien fait de l'humanitaire

Les principales villes du Québec doivent-elles accueillir des réfugiés de la Syrie et investir en ce sens? Les élus doivent expliquer et impliquer les citoyens, non imposer leur générosité de politiciens...


Évidemment oui, nous avons, particulièrement dans les grands centres urbains avec réseaux de transport en commun et des bassins d'emplois, une certaine obligation de solidarité, dans le respect de nos capacités d'intégrer ces personnes en profonde détresse à la vie sociale et économique (langue, formation de base pour un premier emploi, intégration au travail, etc.). 

Régis Labeaume, maire de la ville de Québec
(21 sept 2015)


Paul Shoiry, chef de l'Opposition
officielle de la ville de Québec
(2015) et membre du parti
Démocratie Québec 

Les maires et élus des grands centres urbains doivent cependant en faire un projet collectif et non de capital politique


Déjà, le 21 septembre 2015, l'annonce de la ville de Québec est un peu décalée sur les pressions populaires de la première semaine de septembre 2015 (premières heures suivant la photo du petit Aylan). La situation évolue. Les maires doivent expliquer et impliquer les citoyens, non imposer leur générosité avec l'argent des autres. Ce qui agace cependant, c'est l'image de générosité des maires qui peut être érigée par les médias et le capital politique qu'ils pourraient tenter de se faire ceux-ci. En fait, il faut rappeler que tous les élus de tous les paliers sont généreux avec l'argent des autres. Ce sont les taxes et impôts des citoyens et autres sources de perception, qui servent aux exercices humanitaires. On a pourtant l'impression, via les médias, que la générosité proviendrait des élus. En fait, c'est vrai en partie. Il faut un ou des politiciens pour le leadership; la décision avec les fonds publics. Mais il s'agit de l'argent perçu des citoyens, des entreprises et des dons, souvent via les villes, les autres paliers de gouvernement et les organismes subventionnés.


CHOISIR LES VRAIS RÉFUGIÉS

L'immigration annuelle au Canada constitue un accueil de l'ordre de 250,000 nouveaux émigrés


« Les conservateurs ont maintenu le taux d'immigration à 250 000 par année. Donc, la politique s'est maintenue » (ICI Radio-Canada, 8 mai 2013, chiffres de l'enquête nationale auprès des ménages (ENM) de Statistique Canada lors de son grand recensement de 2011)

Et évidemment, puisqu'il y a déjà cette immigration annuelle «normale», plus de 250,000 chaque année au Canada, selon l'enquête de Statistique Canada de 2011 (1 résident sur 5 est né à l'étranger selon les données du recensement de 2011), cette immigration des déplacés par la guerre qui s'ajoute à l'immigration annuelle d'autres part, doit viser les VRAIS réfugiés. Cette voie dite des «réfugiés», ne doit pas devenir une voie accélérée pour contourner les demandes d'immigration de la voie normale. On ne parle même pas sur ce point des questions de sécurité nationale, mais de la base même, des motifs de demandes d'immigration.

Sur la question des vrais réfugiés


Sur la question des minorités dans les pays à majorité islamiques déstabilisés par la guerre, il ne faut pas oublier que les clans adverses musulmans (traditions sunnites et chiites guerroyant entre elles), sont très bien représentés dans ces régions du monde et le seront encore dans l'éventualité de la fin de la guerre civile en Syrie. À cela s'ajoute le groupe se réclamant être l'État islamique (EI). Les vraies minorités quant à elles, souvent éliminées ou poussées à fuir par le projet de génocide contre elles de l'EI, sont celles qui même après la fin éventuelle de la guerre, se retrouveraient encore très minoritaires. Sans oublier que ce sera souvent un voisin de leur rue qui aura trahi ces résidents, en indiquant les maisons ou logements où ils habitaient. Sinon, ce sont des villages et des quartiers de villes au complet, de ces communautés, qui auront été rasés ou épurés des minorités souvent victimes d'une prédation démente par l'EI. Les autres migrants (économiques) n'ont qu'à suivre les règles imputables à la voie de l'immigration régulière. Nous faisons confiance à nos dirigeants pour agir en ce sens.

mardi 22 septembre 2015

HUMOUR - Volkswagen Das Trick - le truc Volkswagen dévoilé

Comme le dopage dans les sports, le truc Volkswagen dévoilé par le méga-scandale 2015... Après on s'étonne que les citoyens deviennent sceptiques de tout. Ma contribution graphique pour souligner ce scandale majeur




OU: Comment ternir le libre marché et l'environnement.

jeudi 17 septembre 2015

Visage voilé: il y a plus en jeu que le seul serment de citoyenneté canadienne

Les tribunaux répondent aux cas qui leur sont soumis. Ici, la Cour d'appel fédérale s'est penchée sur le droit ou non, de voiler son visage pour des raisons religieuses durant les cérémonies d'assermentation en vue de la citoyenneté canadienne. Elle a confirmé un précédent jugement de la Cour fédérale. Selon l'État du droit actuel, la plaignante Zunera ISHAQ, d'origine pakistanaise, pourra porter le voile lors de l'assermentation pour obtenir sa citoyenneté. Un pas de plus vers un droit distinct dans l'État.

Zunera Ishaq, âgée de 29 ans, arrivée au Canada depuis 2008. Son bébé en arrière-plan.  Crédits photo: extrait du reportage de RDI (16 sept 2015)

Zunera Ishaq, d'origine pakistanaise, au sortir du tribunal. Crédits photo: extrait du reportage de RDI (16 sept 2015)


Le Gouvernement a déjà annoncé qu'il ira en appel jusque devant la Cour Suprême.


Un geste «offensant», selon le Premier Ministre du Canada


Un geste «offensant» pour «la plupart des Canadiens et des Canadiennes», selon le Premier Ministre Stephen HARPER (12 février 2015, source RDI, 16 septembre 2015). En vertu des lois actuelles, la Cour d'Appel a statué qu'une femme peut voiler son visage durant l'exercice le plus solennel; l'acquisition de la citoyenneté. Une réponse de fermeture à une ouverture manifestée par la terre d'accueil.


Selon la nouvelle diffusée RDI:

«Cela a donc pour effet d'autoriser la plaignante à porter son niqab pour prêter serment et devenir citoyenne canadienne, et ce, avant les élections du 19 octobre afin d'avoir droit de vote». (RDI, 16 septembre 2015).

Nous avons un problème... Ce qui est en amont (accès à la citoyenneté canadienne) voudra descendre en aval (actes quotidiens divers)


Il semble vraiment y avoir un agenda idéologique derrière ce simple geste de la plaignante d'origine pakistanaise. Le problème actuel, c'est que si éventuellement, le plus haut tribunal du pays, la Cour Suprême du Canada, confirme le jugement de la Cour d'appel, alors, une foule de pratiques qui nous semblent banales et établies seront probablement remises en question elles aussi.

Car, rappelons-le, le tribunal n'a pas répondu aux questions qui ne lui ont pas été soumises. Voici donc des actes pour lesquels la même question pourrait être soulevée, pour faire progresser ce qui a toutes les allures d'un agenda idéologique de l'islam politique, et où une femme pourrait exiger de porter le voile intégral dans des situations où la vie publique n'avait pas à traiter la situation.

  • prendre un transport en commun
  • en salle de classe ou de formation (ex. dans un cégep, une université, ...)
  • des épreuves (examens, tests) académiques
  • lors de la réception d'un soin de santé remboursé (payé) par l'État
  • lors de l'examen ou l'épreuve d'admission à un ordre professionnel
  • lors de l'examen ou l'épreuve d'admission à un poste (ou une liste avec discrimination positive) dans la fonction publique
  • la dispensation par une professionnelle voilée intégralement (niqab), d'un service (médical, éducatif ou autre) envers un citoyen (ou plutôt une citoyenne et des enfants), car on dira que cela n'affecte pas la qualité (contenu) dudit service
  • lors d'élections (à surveiller lors du vote fédéral du 19 octobre!) à divers niveaux (assemblées diverses incluses, ex. syndicales, ...)
  • etc.


À surveiller lors des élections fédérales du 19 octobre 2015?


Zunera Ishaq compte bien prêter serment dans les prochains jours, selon le reportage, afin de pouvoir voter pour la première fois au Canada, le 19 octobre prochain. Est-ce le fruit de trop d'imagination, ou est-ce l'annonce d'un vote avec le niqab (voile intégral)?

«We believe in canadian justice !», a scandé cette femme au sortir du tribunal, en faisant le geste de la révolution. Crédits photo: extrait du reportage vidéo de RDI, (16 septembre 2015)


Nous comprenons tous qu'il ne faut pas que le Canada en arrive là. C'est pourquoi le pays doit clarifier ses lois avant l'audition de l'appel annoncé par le gouvernement conservateur, en Cour Suprême. Mais selon la position déclarée des partis politiques, ce ne sont ni le NPD de Tomas MULCAIR, ni le Parti Libéral du Canda (PLC) de Justin TRUDEAU qui vont livrer ce combat...
D'une part, à multiplier les virages, les politiciens finissent pas perdre de la crédibilité. D'autre part, cela crée l'impression que le pouvoir est plus important que les convictions. Après tout, la politique de Stephen HARPER pourrait être payante en cette période électorale.