samedi 23 février 2013

Richard H. BAIN: peut-il se défendre lui-même à son procès?

UN présumé TERRORISTE QUI A AGI EN ROBE DE CHAMBRE DANS UN LIEU PUBLIC, SE DÉFENDRAIT LUI-MÊME DEVANT LA COUR AU QUÉBEC?!

Richard Henry BAIN, le tireur de la soirée électorale 2012 au Québec entend assurer lui-même sa défense à son procès.  BAIN a tenté de s'en prendre à la nouvelle Première ministre du Québec lors de son discours au Métropolis, le soir de l'élection du PQ. Lors de cette attaque à l'arme à feu, il a abattu un technicien travaillant en coulisses. 

Une cour criminelle, n'est pas une cour civile.

La représentation en procès pour meurtre, de BAIN par lui-même ne fait aucun sens (comme dans tous les cas de meurtres, d'ailleurs)

  • Il y a une différence entre être apte à subir son procès (ex. un meurtrier comprend ce que qu'il a fait) et être apte à se représenter soi-même, sans avocat. Quelqu'un dort quelque part dans la direction des affaires de la Justice. Il va de soi qu'un avocat devrait lui être assigné d'office. Sinon le système est à revoir.
  • Si BAIN peut comprendre qu'il a planifié et agi volontairement pour cette attaque, il va de soit que ce n'est pas un être équilibré. Pensez-y, un tireur en robe de chambre. Pas plus que Valery FABRIKANT, le tireur de l'Université Concordia qui avait abattu des collègues en 1992 et qui s'était aussi défendu lui-même; chose qui n'aurait jamais dû être.
  • BAIN se perçoit comme chargé d'une mission, porteur d'un manifeste politique. Pour lui, la Cour devient un moyen, une opportunité inattendue, de tenter de passer son message, et non de présenter un argumentaire de défense digne du droit.
Soyons sérieux. Il est temps de revoir cette façon de faire l'avocat de soi-même un  présumé terroriste mis aux arrêts en robe de chambre durant son attaque, ou de tout autre tireur. On réglera la question des honoraires en cours de route (ex. liquidation de certains avoirs par BAIN). On ne peut pas laisser ainsi des êtres déséquilibrés ou violents ridiculiser, voir mépriser nos tribunaux et notre système de Justice.
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1.  Michael NGUYEN, Agence QMI. Richard Bain veut se défendre seul. «J'ai le meilleur avocat, Jésus Christ!». 20 février 2013. Canoe.ca (page consultée le 23 février 2013).
http://fr.canoe.ca/infos/societe/archives/2013/02/20130220-162541.html


vendredi 22 février 2013

CARICATURE: Construction à Montréal, trottoirs de béton et Commission Charbonneau

22 FÉVRIER 2012. MAFIA ET TROTTOIRS DE BÉTON À MONTRÉAL. 
La semaine de la Commission Charbonneau sur la corruption dans l'industrie de la Construction (appels d'offres publics).
- La mafia? Jé sé pas... Cé des bonnes personnes?!
- Euh... Moi je sais!

dimanche 17 février 2013

CARICATURE : Conclave et fumée blanche, 21e siècle

(cliquer sur l'image pour agrandir)
«La fumée est-elle blanche???»



Trois prêtres de la Cité du Vatican attendent la fumée blanche confirmant l'élection du premier pape du 21e siècle... sur un téléphone intelligent

samedi 16 février 2013

Réchauffement climatique: sortir du mode panique

Quand je dénonce la panique «réchauffiste» (théorie du réchauffement initié par l'activité humaine), cela peut laisser l'impression que je manque de respect envers la Terre. Pourtant... 

(dernière modification 15 décembre 2015)


Je suis 
  • pour la protection de l'environnement,
  • en faveur de l'utilisation des énergies moins polluantes
  • pour la recherche de nouvelles sources d'énergie et l'optimisation de l'utilisation des formes d'énergie déjà exploitées (ex. réduction de consommation du pétrole par les véhicules
  • et partisan de la R & D pour réduire l'impact de l'activité humaine et pour capter et fixer le carbone. 

LE CLIMAT N'EST PAS UNE CONSTANTE.


Le saviez-vous?

jeudi 14 février 2013

CARICATURE - Retour des reines et rois de carrés rouges


«Qu'on leur coupe la tête!» (aux opposants du tout-gratuit)

«L'effort c'est trop fatiguant!» (texte de l'affiche)

«Trajet à NE PAS suivre» (au printemps 2012, ils avaient
l'habitude de fournir le trajet obligatoire à la police, question
de sécurité et de règles égales pour tous, mais ils quittaient
le trajet prévu presqu'à chaque occasion.

Les petites reines et petits rois de carreau carrés rouges vont refaire leur apparition avec leur solution à tout: la gratuité. Et pour ceux qui s'opposeront à eux, voici la consigne, celle de la reine de l'histoire d'Alice au pays des merveilles: «Qu'on leur coupe la tête !»

Quelques messages alternatifs pour l'affiche des «manie-fesses-tant» (manifestants).

«L'effort c'est ASSÉ!»

«L'école sans diplôme!»

«Le bacc universitaire en 1 an!»

«Pour la lune-ivressité gratuite» (l'université gratuite)

«Un salaire pour étudier!»

«Les trimestres de 4 semaines!»

«Enfant-roi, j'ai beaucoup Gandhi» (grandi; avant eux point de salut; l'Humanité naît avec l'ASSÉ; ils se prennent pour de grands réformateurs comme Gandhi, mais avec la violence et l'intransigeance des dictateurs)

«Classe moyenne, paie aujourd'hui... et paie encore plus tard» (quand je serai un professionnel pas du tout gratuit)».

(...)

mercredi 6 février 2013

CARICATURE - écoles secondaires, cannabis et chocolat au lait


Bientôt dans une école secondaire près de chez-vous au Québec
- «Qu'est-ce qu'il a fait?»
- «Vente illégale de chocolat au lait pour son voyage scolaire...»
En 2012, Justin Trudeau, candidat à la chefferie du PLQ (et aspirant futur premier ministre du Canada) se déclare favorable à décriminaliser la vente de cannabis, devant une salle d'étudiants et d'enseignants du secondaire.
http://quebec.huffingtonpost.ca/2012/11/14/justin-trudeau-decriminalisation-drogue_n_2133566.html

Au même moment, au nom de la santé, les écoles secondaires du Québec font l'objet d'interdiction de vente de chocolat au lait pour les machines distributrices comme pour le financement des activités et voyages des élèves dans le contexte de la Politique-cadre pour une saine alimentation et un mode de vie physiquement actif. Résultat, les élèves du secondaire voient interdite la vente de chocolat au lait (moins de 70% de cacao). Les boîtes à lunch  des élèves sont sous haute surveillance. Mais on rêve de libéraliser la vente de cannabis. Socialisme, quand tu nous tiens.

Voilà à quoi mène la perte de référence commune en matière de valeurs. C'est ce que j'ai voulu illustrer par ma caricature montrant 2 élèves qui fument chacun un gros joint de cannabis, adossés à une école secondaire sans être inquiétés (une scène comme on en voit), tandis qu'un autre étudiant est amené en garde à vue par la police pour avoir vendu du chocolat à moins de 70% de cacao pour son voyage scolaire. Une scène comme il serait possible d'en voir une dans un futur proche au Québec...


lundi 21 janvier 2013

Euthanasier un animal, soigner de mort un humain: la philosophie postmoderne

Un vétérinaire pique un animal, c'est de l'euthanasie. Un médecin injecte à un humain une solution létale en vue de provoquer sa mort directe, c'est un «soin médical» ou une «aide médicale». Il faudrait se rendre compte que l'on se fait collectivement endormir. C'est de la désinformation et la porte va vite être forcée pour élargir la mort à plus de gens, dans une plus grande diversité de souffrances. (revu et augmenté 2013-01-23).

Déjà, là où l'aide à mourir est ouvertement pratiquée par le corps médical «soignant», le nombre de demandes augmente rapidement. La main qui soigne une journée, est celle qui marchande la mort le lendemain.
Crédit image: Luc Tesson

En feuilletant d'anciens articles reçus lors de ma formation en théologie, cherchant autre chose, je suis tombé, comme par hasard, sur un extrait d'une revue datant de la fin des années 1980. L'expression «mourir dans la dignité» (thème de notre commission québécoise) était déjà utilisé par un organisme faisant activement et ouvertement, à l'époque, la promotion de l'euthanasie et du suicide assisté en France; terme utilisé dans le nom de notre commission québécoise lors des consultations québécoises de 2011-2012: la Commission spéciale sur la question de mourir dans la dignité.

Voici un extrait tiré de la revue Autrement, no 87, février 1987:
«La Fayette, dans le 10e arrondissement de Paris, les bénévoles de l'Association pour le droit de mourir dans la dignité ont installé leurs locaux»
[...]
«Le 17 novembre 1979, les lecteurs du Monde découvrent un article intitulé « Un droit ». L'auteur Michel Landa, y parle du droit à une mort digne, à l'euthanasie, au suicide. Bientôt, une dizaine de personnes se joignent à lui pour créer une association : en avril 1980, l'ADMD est née.
[...]
Michel Landa est mort d'un cancer en, à cinquante-trois ans, en août 1981»

On ne saurait trop souligner ici que depuis le combat de celui qu'on disait historien et écrivain, la médecine et la médication ont connu de grands progrès pour le soulagement de la douleur. Ces démarches finissent trop souvent par la demande d'étendre à tous l'exception.

«L'Association pour le droit de mourir dans la dignité» (ADMD) a donc vu le jour en 1980. Cette expression de «mourir dans la dignité» récupérée par notre commission québécoise, était utilisée par son principal fondateur, il y a plus de 30 ans en France, pour réclamer ce qu'il prétendait être un droit en direct référence à l'euthanasie et au suicide assisté. IL NE S'AGISSAIT à ce moment-là , NULLEMENT POUR LUI  D'UN TERME NEUTRE pour le libre choix de chacun, mais plutôt pour le choix de mourir. «Je veux mourir vivante» disait la formule d'Odette Thibault, une malade reliée à l'organisme de lobbying (2). Alors on comprend mieux les esprits, derrière la commission au Québec.

Il y a donc toute une construction idéologique derrière le choix des mots en vue de conduire le peuple où l'on veut le mener. Avez-vous remarqué qu'il ne s'agit pas de la mort dans la liberté, mais dans la dignité. L'expression fait référence à quelqu'un qui meurt avant d'être diminué par la maladie. Par simple déduction, les autres meurent indignement. En ce temps-là, d'ailleurs, on utilisait les vrais mots: euthanasie et suicide, et non pas «aide médicale». Ainsi, à l'inverse des anciens arracheurs de dents qui ont cessé de contourner la vérité (ex. eux qui disaient: «ça va chatouiller un petit peu...»), le discours idéologique de ces philosophes, qui ont des entrées privilégiées sur nos commissions sur toutes les grandes questions sociales du Québec, évolue dans le sens inverse. Il devient de plus en plus trompeur, pour contrer la résistance des réformes très contestées, ou passer en mode indétectable (mode furtif). D'ailleurs, après une commission où les risques de dérives et l'incapacité de fournir des balises solides ont été fréquemment soulignés, les commissaires ont demandé de nouveaux avis de «spécialistes». Quand on sait ce que l'on veut entendre, on s'organise pour se le faire dire...

Je peux vous dire ceci: il m'est arrivé seulement à deux ou trois reprises de visiter des personnes en fin de vie ou vulnérables à l'hôpital, qui n'étaient pas liées à moi ou à mon épouse. Mais j'ai vu les malades se faire bafouer dans leur droits (le contraire des prétentions de ces commissions; soit pressions sur le malade, plutôt que liberté):
  • une jeune femme mourante du cancer dans la vingtaine s'est vu refusée par sa famille, la visite d'un pasteur qu'elle avait elle-même réclamée (et que j'accompagnais comme bénévole). Une première visite de l'initiative de son amoureux en accord avec elle, lui avait procuré beaucoup de bien et de réconfort et elle avait manifesté le désir de nous recevoir à nouveau.
  • un homme âgé alité, en séjour à l'hôpital et que j'ai visité à la demande de son épouse en secondes noces, a été contraint par ses enfants, de changer son testament, en faveur de sa seconde épouse, parce qu'il préférait conserver la paix avec eux et craignait de leur résister alors qu'il était vulnérable. Il me l'a confirmé de sa bouche, quand j'ai vérifié les prétentions de cette dernière qui me demandait conseil. La police (SQ) m'a informé que ce genre de pressions relève selon eux du Code civil du Québec et non du droit criminel... Je crois que c'est un refus de notre police d'État de reconnaître le problème.
Soit j'ai été très malchanceux (2 cas sur 3), soit il y a de fréquents problèmes de liberté de choix, quand le malade devient vulnérable (réduction de la mobilité). Je penche plutôt pour la deuxième explication.

Comment mesurer la souffrance, et quelle sorte de souffrance? 

Des patients demandent maintenant la mort parce qu'ils ont perdu la vue ou l'ouïe. D'autres parce qu'ils sont en dépression. Bientôt, devra-t-on se demandera si on doit abréger la vie des enfants grandement malades. Malaise envers les rallye télé (téléthons), comme celui d' Opération Enfant Soleil.

Pente glissante, Ou plutôt... portes forcées?

Même avec un encadrement législatif de cette mort directe, que nos politiciens appellent «balises», il suffira bientôt qu'une personne conteste en cour l'éventuelle future loi, pour elle-même ou pour un proche, et réclame le droit de mourir et qu'elle gagne devant les tribunaux, pour que soit de fait élargi à tous, la mort pour un grand nombre de formes de souffrance non prévues dans la loi initiale. Cela inclura bientôt la «mort sociale» (ex. personnes avec maladies mentales, dépression profonde, etc.). Cette notion de «mort sociale» avait d'ailleurs déjà été discutée entre les commissaires et députés, dans le contexte de la commission tenue au Québec en 2012 (étonnement le sujet avait même été débattu entre les membres de la commission). Ceci a été dit par la présidente, lors du dépôt du rapport de la commission:

« Mme Gaudreault: «S'il est en fin de vie... Vous savez, la fin de la vie, ça a été aussi... On a eu beaucoup de débats par rapport à comment on qualifie la fin de la vie. Alors, pour certaines personnes, c'est une question de jours, pour d'autres, ça peut être une question de mois, et d'autres peut-être même pour une question d'années, lorsqu'on parle des démences et des maladies comme l'Alzheimer. On parle d'une mort sociale et, ensuite, la mort médicale ». (3)

Le sens des mots est forcé

C'est l'heure de se demander qui est derrière ce changement du sens des mots, dans tous les débats sociaux des dernières années au Québec.

On doit  se questionner par exemple, quand 
  • euthanasie devient «aide médicale» à mourir,
  • maladie devient «mort sociale» justifiant la mort par injection létale OU le suicide assisté pré-autorisé.
  • souffrir et avoir besoin d'aide devient indignité de vivre
Cela avait débuté avec la notion de mort indigne, soit lorsque les gens souffrent, d'où la notion de «mourir dans la dignité» pour ceux qui prennent la seringue et mourir indignement pour les autres. Ce n'est pas mon point de vue; c'est ce que l'on veut nous imposer, socialement, collectivement.

_______________
1.  Dominique BURG.  Les acharnés de la dignité. Autrement, no 87, février 1987, p. 158. 

2.  Même référence.

3.  Conférence de presse de Mme Maryse Gaudreault, présidente de la Commission spéciale sur la question de mourir dans la dignité, et de Mme Véronique Hivon, vice-présidente de la Commission spéciale sur la question de mourir dans la dignité. Explications concernant les 24 recommandations contenues dans le rapport de la Commission spéciale sur la question de mourir dans la dignité. Jeudi, 22 mars 2012.