samedi 5 mai 2012

La désobéissance civile est dans les gênes de la CLASSE

OU: La CLASSE (ASSÉ) c'est la DÉFENSE DU SYNDICALISME RADICAL (oups! on s'est fait avoir...)


Éric BÉDARD, historien et professeur au
Québec. Auteur du recueil d'essais 
Recours aux Sources, Essais sur notre
rapport au passé. Éditions Boréal, 2011.

Le gouvernement devrait-il cesser de négocier avec le mouvement contestataire de la CLASSE (Coalition large de l’ASSÉ)? D'où vient cette association? La  CLASSE, c'est l'ASSÉ (Association pour une Solidarité Syndicale Étudiante) né dans la foulée du sommet des Amériques ET pour un "syndicalisme de combat"; de confrontation (1). D'emblée, elle ne défend pas premièrement les étudiants, mais le syndicalisme. Voyez-vous la nuance importante? L'ASSÉ (Assez) est à sa source le fruit d'un schisme au sein de deux associations étudiantes (collégiales et universitaires) jugées trop peu revendicatrices et trop pacifiques. La CLASSE est donc la voix élargie de l'ASSÉ dans le combat idéologique actuel.

Selon l'historien québécois Éric Bédard qui connaît l'histoire de ces mouvements, il y a une distinction importante à faire, entre le rôle de la CLASSE et celui des autres associations plus étudiantes qui se donnent pour mandat de représenter leurs membres:
On peut lire sur le site internet de l'ASSÉ:  «La CLASSE (Coalition large de l’ASSÉ) est une coalition temporaire créée autour de l’ASSÉ afin de lutter contre la hausse des frais de scolarité et de coordonner la grève générale illimitée qui aura lieu durant l’hiver 2012. Le but de cette coalition est donc d’ouvrir les structures de l’ASSÉ à des associations étudiantes non-membres afin de construire un mouvement large et combattif afin de bloquer la hausse»

La CLASSE vs les autres associations étudiantes : une différence dans les revendications et une différence dans les moyens

C'est ce que nous dit l'historien et professeur Éric Bédard, dans deux entrevues, dont j'ai transcrit un court extrait :

«Il y a une différence au niveau des revendications. Ce que l'ASSÉ et la CLASSE souhaitent c'est une réforme globale du système capitaliste. C'est une condamnation en règle... de ce qu'on appelle le néolibéralisme et dans le fond, toutes les manifestations, toutes les grèves sont un peu un prétexte pour contester beaucoup plus globalement le système. Évidemment on ne le voit pas publiquement et ce n'est pas ce discours-là qui est tenu sur la place publique, parce que je pense... qu'ils perdraient des plumes au niveau de l'opinion publique, mais quand on écoute... les discours de Gabriel Nadeau-Dubois en assemblée, et il y a des extraits de ces discours qui circulent sur l'internet, on voit que c'est ce registre-là qui est... le registre le plus important.  
Donc une différence au niveau des revendications, contestations bien plus globales du système, versus la FECQ et la FEUQ qui disent: «non, nous on représente nos membres; on essaie d'obtenir le mieux pour eux. Et puis tant mieux si ça permet plus de justice sociale, mais notre but premier c'est de défendre nos membres». 
Alors là, c'est le premier point, puis, différence dans les moyens et donc, confrontation(s), grève(s)...» (Éric Bédard, professeur et historien, 30 mars 2012, en entrevue à KYK RadioX), (2).

Sachant ceci, le gouvernement devrait intervenir moins naïvement. C'est que nous ne sommes plus seulement au niveau de la négociation avec des étudiants. Le Gouvernement devrait agir dans l'intérêt du plus grand nombre, après avoir expliqué le pourquoi aux citoyens, comme le ferait tout bon chef d'État.

La CLASSE : un club-école du syndicalisme revendicateur radical

Mais la CLASSE n'est pas un syndicat de par sa structure. Elle peut faire des boycotts, recruter des membres et tenir des assemblées, mais ne peut pas faire la grève au sens propre. Ma question: comment se fait-il qu'après tant de semaines de contestation de l'ordre établi, les allégeances de la classe comme club école du syndicalisme, n'est-il pas clairement sorti dans les médias? La réponse est probablement dans l'expression "solidarité syndicale" (ou omerta syndicale?). Nous savons, qu'au Québec, la plupart des journalistes sont pour les valeurs habituellement associées à la "gauche", bien que la dichotomie gauche-droite soit souvent beaucoup trop simpliste, sauf sur certaines thématiques. Car, parenthèse, on peut être de droite économique (moins d'interventionnisme de l'État) et pour des soins de santé et l'éducation (instruction publique) accessibles pour les moins nantis, mais bon... Il faut donc se tourner vers des médias alternatifs pour avoir nos réponses.

La CLASSE et le pourquoi du grand support syndicaliste, incluant celui des enseignants qui refusent de franchir la moindre ligne de piquetage étudiante

La racine de la CLASSE, dans une association pro-syndicaliste et "génétiquement" contestataire, explique aussi l'association qu'on pouvait trouver étrange ces derniers mois et même hier, vendredi le 5 mai à Victoriaville, entre trois centrales syndicales et les associations étudiantes à la table de négociatons. Celles-ci se sont révélées comme sous le mentorat et sous un soutien financier et logistique certain de certaines grandes centrales syndicales (aide logistique dans l'organisation des manifestations, certains financement comme la location de salles, coaching, etc.). On comprend aussi de mieux en mieux la position de plusieurs enseignants, refusant d'appliquer des injonctions même quand leur sécurité n'est pas en cause, mais plutôt leur idéologie (ex. Université Laval).

Move it! (bouge-toi le Q..uébec)
Pour la CLASSE, dialoguer c'est faire reculer l'autre sans concession

C'est le temps de se réveiller.

  1. Est-ce que vous croyez que l'actuel système démocratique, partiellement corrompu, serait mieux en migrant vers un idéalisme pro-syndicats, syndicats eux aussi atteints par la corruption, faut-il le rappeler? 
  2. Essayez, juste pour voir  dans 10 ans,de demander des services pas chers à ces professionnels qui auront environ la mi-trentaine... 
Il serait temps que notre gouvernement prenne la chose au sérieux et que les grands médias sortent de leurs idéaux pour analyser les faits. Il y a un grand "ménage du printemps québécois" à faire aussi dans le journalisme au Québec. Notamment, le syndicalisme (idéalisé ici) est au moins tout autant associé au crime économique que le politique. C'est ce qu'on voit dans l'industrie de la Construction...

Donc, à visage angélique, les intentions ne sont pas toujours dévoilées. Mais le double discours en assemblée (confrontation) et lorsque confronté sur la place publique (vouloir dialoguer) en dit long sur la nature de la bête. Cela va un peu comme ceci pour certains leaders étudiants radicaux : ne dévoile pas toutes tes cartes ni les motifs profonds publiquement, car tu perdras l'appui de la faveur populaire... Quand tu négocies, tu ne demandes pas, tu exiges. Négocier, c'est faire reculer l'autre; ici notre gouvernement et de ce fait notre argent, pour la future élite. Voilà la stratégie.


À LIRE AUSSI (sans oublier les commentaires):
La CLASSE endosse la violence
http://blogues.lapresse.ca/edito/2012/04/23/la-classe-endosse-la-violence/

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1.  On peut lire sur le site internet de l'ASSÉ:  «La CLASSE (Coalition large de l’ASSÉ) est une coalition temporaire créée autour de l’ASSÉ afin de lutter contre la hausse des frais de scolarité et de coordonner la grève générale illimitée qui aura lieu durant l’hiver 2012. Le but de cette coalition est donc d’ouvrir les structures de l’ASSÉ à des associations étudiantes non-membres afin de construire un mouvement large et combattif afin de bloquer la hausse». http://www.bloquonslahausse.com/la-classe/ (page consultée le 5 mai 2012)
Le refus d'aller en classe (pseudo-grève car les prêts et bourses ont été distribués) était pré-décidé, comme le stipulait le texte sur la page consultée le 5 mai 2012: « ...coalition temporaire créée autour de l’ASSÉ afin de lutter contre la hausse des frais de scolarité et de coordonner la grève générale illimitée qui aura lieu durant l’hiver 2012». 


2.  Le Sommet des Amériques s'est tenu à Québec au printemps 2001 et non en 2000. C'est aussi la réaction contestataire du deuxième Sommet des peuples, une mobilisation qui accueille 2000 représentants syndicaux, des organismes sociaux et féministes (source: Tou.tv - Tout le monde en parlait, saison 5, épisode 4, Radio-Canada, 2010).

Censure d'un cinéaste de la gauche américaine

Eric Allen Bell, auteur et réalisateur primé d'Hollywood, habituellement apprécié pour ses opinions de gauche (qui a été collaborateur invité sur le blog de Michael Moore), a été banni en tant que contributeur régulier du blogue Daily Kos, en début de 2012. Il a osé écrire trois articles allant cette fois dans une direction présentant une autre face de l'islam. Au départ, il voulait que son film dénonce les chrétiens qualifiés de "radicaux".

Eric Allen BELL, réalisateur américain. Crédits
photo: entrevue sur le réseau canadien SUN, 
en février 2012
(dernière modification : dimanche, 27 juillet 2014 pour ajout des liens vers trois articles sur Daily Kos et changement de la photo). Le cinéaste Eric Allen BELL voulait d'abord, dans un documentaire (monté à partir de 300 heures de matériel capté), faire un portrait du racisme contre l'islam aux États-Unis, particulièrement en certains milieux conservateurs. Au cours de la réalisation de son film sur l'islam, religion intensément contesté dans certaines régions américaines, il aurait, après ses nombreuses heures de couverture d'évènements et après avoir réalisé plusieurs entrevues, noté que quelque chose n'allait pas, notamment dans les effets du "printemps arabe".

C'est qu'après le départ des dictateurs, les faits semblaient témoigner dans le sens contraire des promesses ou aspirations: Au lieu de l'ouverture, le durcissement, la répression des libertés individuelles, la persécution et les exécutions ou arrestations de gens sur la base de position religieuses non islamistes ou de convictions athées, etc. (ex. par le président ami des Frères musulmans, Morsi en Égypte, même genre d'accointances idéologiques en Tunisie et en Libye). Les craintes que lui avaient exprimées AVANT les faits, un chauffeur de taxi d'origine égyptienne, se matérialisaient bientôt, malheureusement de la manière horrifiante contre les libertés, prédite par ce dernier.

BELL, à partir de ce constat, a voulu ajouter un second volet, un point de vue alternatif à son film, avant sa parution. À son grand étonnement, cet angle additionnel lui a systématiquement été refusé. En insistant comme le ferait tout documentariste qui se respecte, il s'est attiré la disgrâce des commanditaires du montage, pour cette insistance à vouloir donner des opinions alternatives au discours officiel. Il s'est vu dans la foulée, banni du blogue Dailykos auquel il contribuait régulièrement. Ironiquement, son propre blogue attirait un million de visiteurs par mois. Il a livré son témoignage sur l'invitation de frontpagemag.com, où il  décrit son aventure et l'opposition rencontrée dans son milieu.

Je laisse les lecteurs se faire leur propre opinion. Les opinions exprimées n'engagent que leur auteur, mais elles méritent d'être considérées dans une démocratie. «Examinez toutes choses; retenez ce qui est bon» comme l'a écrit un sage.

Les trois textes [en anglais] qui lui ont valu la déchéance sur Daily Kos:

Le premier intitulé [en anglais]  Loonwatch.com and radical islam. (dimanche, 15 janvier 2012)
Eric Allen BELL raconte comment, selon ses observations, Loonwatch esquive constamment toutes les critiques à l’encontre de l’islam radical.

Le deuxième s'intitulait [en anglais]  How and Why Loonwatch.com is a Terrorist Spin Control Network. (jeudi, 19 janvier 2012)
BELL dit avoir essayé d’étoffer son point de vue concernant ces loups déguisés en agneaux tels que « Islamophobia Watchdog sites » et leur première ligne de défense qui systématiquement taxent d' « islamophobe»  la critique de l'islam radical.

Son dernier texte [en anglais] questionnant l'islam radical sur Daily Kos : Do You Support Human Rights ? (samedi, 21 janvier 2012)
Compte tenu de l’incroyable lourdeur d’esprit des gauchistes (selon les propres termes de BELL, lui-même gauchiste), il a pondu ce dernier article qui lui a valu d'être banni du Daily Kos, après que l'un des auteurs du Dailykos.com ait donné le lien pour se plaindre en vue de bannir Eric Allen BELL.

Cela marquait la fin de l'innocence pour le réalisateur américain, Eric Allen BELL. Il n'est pas possible de contester un certain islam fort répandu en divers pays où la charia (une version ou une tradition de) a force de loi. 
[NDLR: par contre, tout semble permis contre le christianisme, sans être inquiété et sans voir les manifestations dans les grandes villes occidentales]

Témoignage original du rejet par la gauche du cinéaste Eric Allen Bell, en anglais sur frontpagemag.com :


THE HIGH PRICE OF TELLING THE TRUTH ABOUT ISLAMHow making a film to defend Muslims’ right to build a mosque in America changed my world view.

http://www.frontpagemag.com/fpm/121726/high-price-telling-truth-about-islam-eric-allen-bell





La traduction française de son témoignage écrit initialement publié en anglais sur frontpagemag.com (le 6 février 2012)

USA : le prix à payer pour oser dire la vérité sur l'islam

http://marie-masson-gaechter.over-blog.com/article-usa-le-prix-a-payer-pour-oser-dire-la-verite-sur-l-islam-99461396.html

jeudi 3 mai 2012

Crise étudiante: trois personnalités québécoises ont observé

UN COURT EXTRAIT DE CE QU'ONT OBSERVÉ TROIS PERSONNALITÉS BIEN CONNUES DES MÉDIAS


Jacques
 Duchesneau (photo 2011)
J'ai regroupé et commenté trois observations, soit d'une personnalité des médias, l'autre par un sociologue souverainiste et la troisième par un homme qui fait carrière dans le milieu judiciaire. Ils se prononçaient cette semaine, sur la crise étudiante qui trouble l'ordre social au Québec actuellement. J'ai retenu un court extrait significatif de leurs points de vue qui tempèrent celui d'une certaine foule exaltée, enivrée par les effluves du printemps. Rappelons que la majorité des étudiants étaient contre le boycott des cours au-delà de quelques jours.


Richard Martineau
Le chroniqueur Richard Martineau exprime un point de vue des médias qui questionnent le bien fondé de la crise actuelle et les demandes des étudiants:

«Hier, un collègue m’a avoué s’être fait pisser dessus pendant qu’il couvrait une manif d’étudiants. Pas de farce: il parlait à la caméra quand un manifestant cagoulé a baissé sa fermeture éclair et lui a pissé sur la jambe. Un autre jour, des manifestants l’ont cloué sur le sol et l’ont roué de coups. Une collègue s’est fait cracher au visage, une autre a été entourée et harcelée, des cameramen ont été agressés, un reporter a reçu une tomate en plein front, des cars de reportage ont été vandalisés… Quant à moi, je ne vous dis pas la teneur des courriels que je reçois...» (1)

Mon commentaire : l'actuel mouvement de tendance anarchiste confirme la pratique suivie par des anciens  mouvements de renversement de l'ordre social qui ont découlé du communisme et du socialisme autoritaires. Ces derniers muselaient les médias présentant des opinions divergentes ou les fermaient carrément. Nous savons tous ce qui s'est passé en avril, avec les véhicules de reportage de TVA, ou avec l'édifice Québecor.

Viva la liberté de presse! Camarades!


Mathieu Bock-Côté (photo 2012)
Je n'aurais jamais pu si bien l'écrire que le sociologue et chroniqueur Mathieu Bock-Côté:

«Le pourrissement de la situation politique est sans précédent. Comment la question des frais de scolarité a-t-elle pu dégénérer à ce point ? Elle révèle un malaise politique profond. Ni la gauche ni la droite n’en ont le monopole. Le gouvernement Charest a toujours pour lui la légalité démocratique. Ceux qui le contestent se laissent intoxiquer par une rhétorique révolutionnaire. En démocratie, les élections ne sont pas une consultation parmi d’autres. À moins de préférer les cris de la foule aux délibérations parlementaires» (2).

Mon commentaire : effectivement, la démocratie ne peut pas être gérée au jour le jour dans la rue. Ceux qui méprisent les débats parfois houleux de l'Assemblée nationale du Québec devraient y penser. La démocratie de la rue et pièce par pièce, c'est encore moins beau. Surtout quand une partie déclare que sa cause est supérieure au droit de nos tribunaux qui sont un arbitre de notre démocratie. La démocratie et l'État ne peuvent pas non plus se gérer par un clic électronique sur chaque sujet, sur-représenté par ceux qui ne travaillent pas et sont bénéficiaires des subventions ou de l'aide de l'État.


M. Duchesneau, un ancien chef de police qui est bien connu pour la commission d'enquête sur la collusion dans l'industrie de la construction publique (coûts de travaux trafiqués par la collusion aux appels d'offres publiques, contrats surévalués, corruption possible au niveau politique) a exhorté les leaders étudiants notamment en rapport avec le lien volontairement ambiguë maintenu par certains leaders étudiants avec les casseurs:
«Quand tu es leader, tu es leader quand ça va bien et tu es leader quand ça va mal»

«Si je suis capable de rallier des gens, il faut que je me donne des moyens de contrôler les gens que j'ai invités à mon party» (3). 
Mon commentaire : un vrai leader ne peut pas prendre uniquement le crédit pour ce qui est bon, et rejeter ce qui est disgracieux comme étant étranger à sa cause. Un bon leader sait tempérer ceux qui le suivent et en cas de dérapage (violence, menaces, intimidation, ...), doit  désapprouver clairement. Il a comparé la casse et la violence à la métaphore d'un party qui dégénère, ce qui en pareil cas, est loin de démontrer la compétence de leadership et le respect des troupes. 

Il a du même coup invité les leaders étudiants à maintenir la ligne dure avec les casseurs. Sauf que la casse fait l'affaire de la CLASSE depuis quelques semaines déjà. La coalition étudiante a récemment confirmé sa position de refuser de condamner la violence ou de la dénoncer clairement, pour au contraire s'en "dissocier" seulement. Comprendre : ce n'est pas nous; autrement dit? On se protège ainsi d'éventuelles poursuites légales sans faire cesser la violence. 

M. Duchesneau appuie le sens de la contestation, suggérant que l'État québécois sous le parti Libéral du Québec (PLQ) a un sérieux ménage à faire et doit mieux contrôler les dépenses dont une partie actuellement sont détournées vers des crimes économiques qui briment tous les Québécois (L'État ne paie rien, nous payons et il gère). Mais il y a une chose avec laquelle nous ne pouvons être d'accord dans ce discours, et c'est le débordement et l'élargissement de la cause des frais de scolarité pour englober toutes les causes de la gauche, anti-capitalistes et syndicales. Des syndicats sont en effet des sponsers et mentors, dans cette affaire; la chose est maintenant connue. Cela aurait-il échappé à Monsieur Duchesneau

Ce n'est jamais bon de scier la branche sur laquelle nous sommes assis

Notre gouvernement est-il infiltré par la corruption? Peut-être; sûr pour certains éléments indésirables à identifier. Mais cela se réglera autrement qu'en renversant la démocratie pour la remplacer par une démocratie autoritaire ou par une démocratie de la rue, sans vue d'ensemble, où il sera impossible de concilier les opposés dans la paix

Faut-il rappeler aux étudiants belligérants  que le résultat des renversements de gouvernements pour les remplacer par des idéologies sociopolitiques communistes ou socialistes pures ont donné beaucoup de corruption. Ce sont les amis du système qui roulaient en voiture allemandes ou italiennes et qui bénéficiaient de la main d'oeuvre bon marché. Ce sont eux qui avaient un accès privilégié aux soins de santé de bonne qualité. La main d'oeuvre bon marché témoignait de la quasi-absence de classe moyenne (classe pauvre nettement dominante), contrairement aux concepts et aux promesses de départ, pour plus grande prospérité pour tous. Sans oublier que ces nouveaux régimes autoritaires, sinon carrément dictatoriaux, se maintenaient par l'armée et la police qui engouffraient une grande partie de l'argent (plus que l'éducation et la santé réunis). Et comme si ce n'était pas assez, ils gardaient (ou gardent) leurs populations prisonnières des frontières de leur pseudo-paradis socioéconomique. Les germes de ces pratiques sont dans la révolte anarchiste actuelle, comme l'a dit Gabriel Nadeau-Dubois, co-porte-parole de la CLASSE, dans son discours du 7 avril, nous assistons à une répétition pour ce qui s'en vient dans les prochaines années. C'est là leur plan. Le printemps 2012 est une répétition en vue de la présentation de la «pièce» dramatique.
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lundi 30 avril 2012

Étudiants de l'Outaouais en grève : recours collectif envisagé

OU : VOICI COMMENT PERDRE L'APPUI DES PROFS 

Le temps joue contre les étudiants.
Image : Yapasdpresse.blogspot.
De la même manière que je ne suis ni comptable, ni mathématicien, mais que je sais compter, je ne suis pas juriste mais j'ai eu des cours d'introduction à l'interprétation et à la rédaction des lois et règlements. Il me semble que la cause n'est pas très solide. Tout comme des grévistes qui demanderaient aux tribunaux que leurs soient restituées les pertes de revenus durant la grève, ou comme des boycotteurs qui réclameraient que le service boycotté leur soit restitué comme s'ils ne l'avaient pas boudé. Dans la vraie vie il y a un prix pour nos combats.

vendredi 27 avril 2012

Entrevue - Ministre de l'Éducation: Le conflit étudiant et les offres

La ministre de l'Éducation, Line Beauchamp, a livré une entrevue assez serrée, sur le conflit étudiant. Ceci est dans le contexte de la crise initiée  sur la question des frais de scolarité post-secondaires. Voyant que des bribes d'informations plus ou moins vraies ou éparses circulaient dans les médias et réseaux sociaux, la ministre a décidé de rendre publique les offres.

Au FM 93,3 de Québec à Parent - le retour 27 avril 2012 (en 2e heure)
Contexte : les nouvelles offres du Gouvernement du Québec aux étudiants.

AUSSI À LIRE : Offre du 27 avril 2012 aux associations étudiantes (synthèse en 6 points)
Offre gouvernementale du 27 avril 2012 aux associations étudiantes du Québec
http://yapasdpresse.blogspot.ca/2012/04/offre-du-27-avril-2012-aux-associations.html

Offre du 27 avril 2012 aux associations étudiantes

Source : point de presse du Gouvernement
du Québec, le vendredi 27 avril 2012
Offres du Gouvernement du Québec aux associations d'étudiants et qui leur avaient été soumises avant d'être rendues publiques. Ces offres ont été dévoilées ce matin, vendredi le 27 avril 2012 vers 11h20, par le Premier ministre Jean-Charest et la ministre de l'Éducation, Line Beauchamp, lors d'un point de presse pour l'occasion.


Synthèse (grands points) de l'offre:

  1. L'étalement de la hausse des droits de scolarité sur 7 ans plutôt que 5
  2. Un ajout de 39 millions de dollars en bourses pour la classe moyenne (un changement du critère de revenu familial admissible)
  3. Une bonification des prêts
  4. L'instauration du remboursement proportionnel au revenu
  5. La mise sur pied d'un conseil pour assurer une meilleure gestion des universités
  6. Une évaluation périodique de l'impact de la hausse sur l'accessibilité aux études (répond aux arguments habituels)
Au point 5, j'ajouterais OUI!!! Je pense à certains recteurs grassement payés entre autres pour ce genre de situation, mais qui sont restés invisibles dans la crise actuelle, malgré une injonction des tribunaux de notre démocratie, notamment et particulièrement à l'Université Laval.  On aurait eu droit à un suivi public, car devant l'injonction, la balle était dans le camp des administrateurs de l'université et n'aurait pas dû relever du seul bon vouloir d'un enseignant.

Les associations étudiantes ne sont pas ouvertes aux offres, notamment la contribution totale sur 7 ans serait supérieure à celle intiale sur 5 ans. En fait, c'est probablement dû à une indexation des coûts appliquée seulement sur la sixième et septième année.

Eh bien, on n'est pas sorti du sable! Bon été aux étudiants.

Petite vidéo pour les jeunes élites : sortir du sable
et viser le vert - Les conseils d'un pro d'Accès Golf.
Capsule de français : c'est une fosse de sable et non une fausse.

mercredi 25 avril 2012

La ministre de l'Éducation du Québec tranche contre la CLASSE

La ministre de l'Éducation, Line Beauchamp, a décidé de ne plus être la risée de la CLASSE (l'association étudiante qui refuse de se positionner contre la violence). Bravo!

Intervention de la ministre de l'Éducation, Line Beauchamp, élue démocratiquement.
http://www.gillesparent.com/podcast.php?id=7604&date=2012-04-25
(AUDIO : déplacer le curseur du lecteur directement à 2:00 sur la page-cible,  pour vous rendre directement à la déclaration).

Elle s'exprimait à une conférence de presse convoquée aujourd'hui, mercredi le 25 avril 2012 en début d'après-midi.