mardi 3 janvier 2012

Bye Bye 2011; mon billet le moins essentiel

LE BYE BYE 2011 ET LA POLITIQUE

Pour reprendre une expression souvent entendue des participants à l'émission "Un souper presque parfait" de V, «C'est quelque chose qu'on pourrait servir un mardi soir» (ici du point de vue humour). Mais sous l'angle d'une revue de l'année, cette édition du Bye Bye était intéressante. J'avais pour ma part, émis le souhait qu'on y rit aussi de la gauche. Évidemment, on nous a servi un menu surtout pour gauchistes repus depuis des décennies, mais au moins, on a un peu remis en question l'idéalisme socialiste aussi, ce qui est exceptionnel pour la SRC (CBC francophone) des 25 dernières années. Intéressant, mais non essentiel, voilà ce qui résumerait ce qu'est devenue la tradition du Bye Bye.

Contexte : pourquoi une critique du Bye Bye?

Image extraite du sketch sur les nouveaux
députés du NPD (parti fédéral), élusen
grand nombre pour le territoire du Québec
en 2011.
Pour le bénéfice des lecteurs étrangers et des néo-Québécois, il est fréquent de parler de ce divertissement télévisuel annuel, même dans les pauses-café au travail. Il passe en première diffusion la veille du jour de l'an (31 décembre au soir à compter de 23 h, ou 11:00 P.M.) et correspond au passage à la nouvelle année. On se permet souvent un petit regard critique, vu qu'y sont investis des dollars de nos précieux impôts et taxes (TV d'État fédérale). Si les producteurs sont autonomes (à ce que j'ai cru comprendre en décembre), explication donnée lorsque les producteurs refusaient les entrevues à certains médias, le financement de cette revue de l'année n'est cependant privé qu'en partie seulement. Le Bye Bye de fin d'année est devenu d'intérêt, non seulement parce qu'il constitue un retour humoristique sur l'année qui s'achève, mais aussi parce qu'il présente une certaine lecture de la culture québécoise francophone via les évènements de l'année. Il est souvent attendu, parce que dans le contexte d'une minorité francophone d'Amérique du Nord, il constitue en quelque sorte, un miroir tantôt caricatural, tantôt réaliste de nous-mêmes, des valeurs qui animent nos artistes et le média porteur (SRC), donc en partie, de nous-mêmes, en tant que peuple francophone du Québec, de descendance française.

En vrac

Quand j'ai noté qu'on ne riait pas beaucoup finalement, pour un exercice de divertissement de cette envergure, marquant le passage de l'année, ma femme m'a rappelé que c'est quand même une revue de l'actualité, et que cela limite la liberté du choix des thèmes de l'exercice. Bon, je concède à ses remarques. Mais je rie souvent plus lorsqu'occasionnellement j'écoute dans l'auto, un épisode de "À la semaine prochaine" à la radio de la SRC le samedi. Je précise donc, vu que c'est en bonne partie l'argent des contribuables qui finance cette production annuelle: il ne s'agit pas de remettre en question le talent des créateurs artistiques (tout le monde sait que Véro et Louis Morissette ont  du talent dans le showbizz), mais quand on se disperse partout dans divers shows de TV à l'année, on comprend que le Bye Bye finit par ne pas être si drôle que ça. Il y a des limites à ce qu'une poignée d'auteurs peuvent faire, s'ils sont aussi éparpillés dans une multitude d'autres projets. Pour reprendre une expression souvent entendue des participants de l'émission "Un souper presque parfait" de V, «C'est quelque chose qu'on pourrait servir un mardi soir» (du point de vue humour). Mais sous l'angle d'une revue de l'année, c'était intéressant. Non essentiel, mais intéressant. 


Intéressant, mais non essentiel

Intéressant, mais non essentiel, voilà ce qui résumerait ce qu'est devenue la tradition du Bye Bye. Une revue annuelle qui a cependant fait sourire, ou même rire à quelques reprises. Il n'y avait pas beaucoup d'instants hilarants, mais c'était un revue de l'année intéressante, un reflet d'une partie de la culture québécoise. Une des fois où j'ai le plus ri, c'est malheureusement dans une publicité (une vraie pub) de Familiprix mettant en scène une équipe de hockey sur glace qui vient de gagner la coupe. Un jeune joueur de l'équipe victorieuse a attrapé un énorme herpès à la lèvre, car tous les joueurs ont embrassé la coupe.

Pouvoirs politiques

Les politiciens élus démocratiquement devraient prendre note de la perception qu'ils laissent, à tort ou  à raison, pour 2011 (maire Gérald Tremblay de Montréal, maire Régis Labaume de Québec, Premier ministre du Québec Jean Charest, Premier ministre du Canada, Stephen Harper, Amir Khadir député du parti Québec Solidaire). Les politiciens non élus (hauts fonctionnaires de l'État) devraient aussi prendre des notes, par exemple, sur le ras-le-bol croissant, de se renier en tant que culture, incluant le retrait du mot Noël du vocabulaire. On commence à se rendre compte qu'il y a un gouvernement parallèle, les technocrates et spécialistes (fonctionnaires ou consultants) qui survivent aux élections et n'écoutent pas. Ce sont les penseurs de ces réformes qui finissent dans un mur. La preuve que les "spécialistes" au pouvoir ne garantit pas le succès.  Les anciens philosophes se sont parfois trompés dans leurs théories sur l'État. C'est pas mal plus complexe qu'une parabole sur la direction de l'équipage d'un navire datant de l'Antiquité. Et pour le Québec, il est possible d'être inclusif et accueillant, sans se renier et avoir honte de sa culture. Prétendre le contraire est une insulte à l'intelligence.

Mes deux sketchs préférés : 

  • le Boot camp de Thomas Mulcair, appelé M. Musculair par une nouvelle député du NPD et 
  • En direct de l'Univers (une parodie de "En direct de l'univers de", animée par France Beaudoin), sur le thème des syndicats de la construction, dont les méthodes s'apparentent drôlement  tristement à celles de la mafia italienne

Le Boot camp de Thomas Mulcair

Un des meilleurs sketchs politiques à mon avis, le boot camp de Thomas Mulcair pour les nouveaux députés du Québec élus au NPD (élection fédérale du 2 mai 2011)
- dont plusieurs ont voté pour la première fois (chanson du personnage de Thomas Mulcair)
- et qui ne savent pas où est la gauche (valeurs gauchistes)
- une classe d'élèves indisciplinés (reflet de la société québécoise?)
- députés socialistes qui sont pour faire payer davantage les "plusse riches" (les coûts de notre social-démocratie qui cumule déficit sur déficit), mais qui en voyant leur chèque de paye, changent la définition fiscale de "plus riche" en disant que le salaire d'un "plusse riche", c'est supérieur à 157,731$ (par année).
Bye Bye 2011. Revue de l'année de la Société Radio-Canada (SRC). Ici une scène du sketch sur les nouveaux députés du NPD (un parti fédéral) pour le territoire du Québec en 2011. Le Boot Camp de Thomas Mulcair. J'ai particulièrement aimé. Après avoir clâmé «Faisons payer les plus riches! Faisons payer les plus riches!» et en voyant leur chèque de paye, les
nouveaux élus socialistes changent, en pleine entrevue médiatique, la définition de "plus riche".
Le message politique

On peut lire entre les lignes, que le Plateau espère (et prépare) le retour en force du Bloc Québécois à Ottawa. Ce parti a encore beaucoup d'appuis dans les médias du Québec, particulièrement à la SRC. C'était encore plus palpable, lors de la soirée des élections du 2 mai 2011, alors que le NPD remplaçait le Bloc comme opposition officielle à Ottawa. La soirée électorale était en deuil, à la SRC.

Avec cette édition 2011, l'équipe SRC (CBC francophone du Québec) a fait des efforts pour oser tirer sur des valeurs socialistes clichées comme on en entend à la semaine longue sur ses ondes et dans ses médias (radio, TV, internet) le reste de l'année. Mais c'est pour mieux positionner le Bloc Québécois (au fédéral) et le Parti Québécois (au Québec). On nous suggère que le parti NPD, un parti fédéraliste non centré uniquement sur les attentes du Québec, devrait normalement ne pas être reporté au pouvoir après quatre ans (chanson Why NPD, sur l'air de YMCA de l'ancien groupe Village People). Et via le personnage du superhéros, Capitaine Solidaire (Amir Khadir) qu'il faut résister à la tentation de voter Québec Solidaire, pour centrer les forces sur le Parti Québécois. Les dénominateurs commun aux deux:
-  parti souverainiste
-  avec pour chef potentiel et anticipé, Gilles Duceppe.

Cela explique le tir groupé contre une certaine gauche, à l'encontre d'une longue tradition de la SRC.

Construction publique et syndicalisme : collusion et corruption au menu

Sur la collusion présumée dans l'industrie de la corruption construction, il y avait aussi de bons gags (ou clins d'œils). Les menaces des syndicats (ex. FTQ Construction) dans une chanson doucereuse, via la personnification de la chanteuse Cœur de pirate invitée à "En direct de l'Univers", sous la thème "l'univers des dirigeants de la FTQ", était une excellente satyre contre le syndicalisme extrême. La jeune chanteuse aux yeux d'enfants et à la voix douce fait les menaces les plus dures aux travailleurs qui refuseraient d'écouter les syndicats. Pendant ce temps, les leaders syndicaux sont touchés aux larmes par ces rimes qui les renforcent dans leur convictions et méthodes mafieuses. Fiction ou réalité? La ligne est mince; disons les deux? 

Voilà que tu manges un petit coup de pelle
Je démolis ta gueule, c'est rien de personnel
Puis, tu me supplie de te lâcher
Que tu as bien compris, en bon syndiqué
J'espère que c'est clair pour très longtemps
J'ai pas jusse ça à faire, arracher des dents
C'est moi qui mène sur le chantier
Sinon dans le ciment, tes pieds seront coulés
Tu te plains encore
Et moi je te bûche un peu plus fort
Si tu cries encore
Tu vas nager au fond du Vieux-Port 
(extrait du sketch à chansons, 
"En direct de l'Univers", du Bye Bye 2011, Société Radio-Canada -SRC) 

Les syndicats devraient prendre note qu'ils ont perdu la faveur populaire de façon progressive aux cours des dernières années. La perte de confiance n'est jamais bonne quand le donneur d'ouvrage est l'État, donc les contribuables... Et ce n'est pas bon non plus, pour les nouveaux projets de syndicalisation qui répugnent aux travailleurs qui craignent de déléguer leur autorité à une entité décrochée. Le syndicalisme n'évolue pas en même temps que le contexte social. "Rambo", le fier à bras syndical de la Côte Nord, à la mèche courte est passé dans l'imaginaire québécois, mais comme le type de leadership syndical dont on veut se libérer. Un autre point de perdu pour le syndicâlisse syndicalisme. 

Les fausses publicités

Celle de la "crègne" (crème, mal prononcé) par une personnification d'un chef cuisinier (Louis-François Marcotte) d'une série télévisée de Canal Vie, était plutôt drôle.  De même que Farmalpris (parodie d'un commanditaire, une pharmacie, drogstore) avec sa série "on se met à votre place". Dans la pub destinée à l'enquêteur Duchesneau (ex-chef d'enquête sur la collusion dans la construction publique), ce dernier, dans son propre rôle, passe chercher ses comprimés contre le stress, lui qui aurait pu devenir une cible réelle, si la construction est vraiment (ce que l'on croit ) infiltrée par le crime organisée.

Les bizarres

Message politique sur la mort de Ben Laden (Al-Qaïda) et de Kadhafi (Lybye): on ne sait pas trop où ils vont avec cela. Probablement qu'ils veulent dire qu'on est naïf de croire que le monde va devenir meilleur (mini comédie musicale "Tué par une balle", avec une jeune mère qui peut ensuite passer en poussette avec son bébé et une démarche joviale typique du genre). On peut répondre que les auteurs devraient cesser de tondre leur gazon, puisqu'il repousse tout le temps et que c'est donc illusoire de penser qu'il cessera de pousser. Rappelons en passant qu'Ossama Ben Laden ne représentait aucun gouvernement; tout comme Al-Qaïda. Tandis que Mouammar Kadhafi n'a pas été tué par des occidentaux.

Gouvernement parallèle

L'album de chansons "Non, non, c'est pas Noël", version fonctionnaires (technocrates) du gouvernement, était proche de la réalité. À enlever tout ce qui est spécial dans la fête qui fait partie de la culture québécoise, il ne reste plus rien d'un album de Noël. Le Bye Bye a fait la même lecture que nous : il y a des limites à s'excuser d'être ce que nous sommes en tant que culture québécoise; représenté ici par un album de Noël dont les chansons ont été épuré du mot Noël et qualifié d'entièrement "Jesus free" (épuré de toute trace de christianisme). On se rappellera que les chansons des centres de garde de la petite enfance (garderies, centre de puériculture) sont épurées des références chrétiennes depuis 2011; ex. ne plus chanter Au clair de la lune, car contient l'expression "pour l'amour de Dieu".

Le quota de jurons? Objectif atteint!

Le quota de jurons (à croire qu'il y a un nombre minimal à placer) a été atteint, en partie à l'aide de Jean-François Mercier, du personnage de Michèle Richard avec la biographie autorisée de sa vie réelle et imaginaire, et du personnage d'Elvis Bob Gratton, qui dirige  une séance de photos du Premier ministre du Canada, Stephen Harper (PCC). Jean-François Mercier revient progressivement au sein de l'équipe du Bye Bye, via la parodie de Tintin (nommé Kinkin; en joual, lire: tiens, tiens!), dans le rôle du capitaine Hadock (nommé Y Bock; en joual, lire: il s'accroche à son idée, bonne ou mauvaise).

Pour un observateur étranger qui voudrait comprendre notre culture, nous pouvons apparaître comme un peuple incapable de parler normalement, sans décliner les saints et accessoires de la messe catholique (jurons).

Tintin au Québec: le Plan Nord (du PLQ)

Le personnage repris de Tintin (inspiré du nouveau film) sert à soulever des doutes contre le Plan Nord (la trouvaille du gouvernement PLQ en 2011). Comme toujours, tout projet de développement est devenu, par défaut, suspect, soit
- destructeur de l'environnement ou
- destiné à vendre à rabais (piller) les ressources du Québec.

Enfin

Il y avait plus de contenu (thématiques) dans le Bye Bye 2011. Mais un article ne peut évidemment pas tout inclure.

Changement de trio

Personnellement, je crois qu'on ne devrait pas confier plus de 3 années consécutives (3 "mandats"), la revue de l'année Bye Bye à une équipe de production, question de changer la "couleur" ou "lecture" des évènements. Mais ce ne semble pas être l'intention de la direction de la SRC.  Cela finit donc par ressembler à des contrats sans appel d'offres. Véronique Cloutier et Louis Morissette vont, une de ces années, entrer dans une série d'affirmations "mon dernier Bye Bye" comme la retraitée Dominique Michel. Pour moi, c'est décidé, plus question de me coucher aux petites heures du matin à l'avenir, simplement pour écouter cette revue de l'année. J'écouterai un enregistrement ou la reprise, si requis.

Une question contractuelle (droit corporatif)

Il reste une chose à clarifier suite à la saga des refus d'entrevues en décembre ciblant les médias en compétition avec Radio-Canada. Les producteurs de semblables émissions annuelles de divertissement à la SRC, sont-ils des producteurs indépendants qui vendent un produit clés en main, ou des employés de la Société d'État? Parce que s'ils sont producteurs indépendants, cela n'impliquerait-il pas des appels d'offres?

Autre texte : 

Mon dernier "parler" du Bye Bye 2011: MILITANTISME ET "MODÈLE" QUÉBÉCOIS

http://yapasdpresse.blogspot.com/2012/01/mon-dernier-parler-du-bye-bye.html
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Principale source citée
Bye Bye 2011. Société Radio-Canada, 2011, durée approximative 58 min. (publicités incluses).

samedi 31 décembre 2011

CARICATURE - Voeux du Premier ministre Jean Charest 2012

J'ai imaginé les vœux du premier ministre du Québec pour l'année 2012.

CARICATURE

«Je vous souhaite la Santé pour 2012 et à la  fin de vos jours» Jean Charest, Premier Minitre du Québec, Chef du Parti Libéraldu Québec (PLQ) - CARICATURE.

jeudi 29 décembre 2011

Kim Jong-IL a quitté en 2011 - CARICATURE

SES PAROLES POUR LES ENDEUILLÉS

CARICATURE

Si KIM JONG-IL avait pu écrire ses derniers vœux à son peuple, avant de quitter subitement ce monde...
J'ai aimé vous haïr, Mon peuple.
Vous me manquerez.
Je pars retrouver Lennon Lénine
«Where there is no Heaven»
(où il n'y a pas de Paradis)
Votre bien-aimé tyran
Kim Jong-IL
LIRE AUSSI:

Le consensus antichrétien dans les institutions publiques du Québec

mercredi 28 décembre 2011

QUÉBEC : L'ADQ renaîtrait de ses braises encore chaudes

28 DÉC. 2011. L'Action Démocratique du Québec se rebelle contre ses chefs qui n'ont pas consulté "officieusement" leurs membres AVANT de se prononcer officiellement à l'exécutif, pour la fusion avec la CAQ, un parti de gauche de plus. Le Journal de Québec / Journal de Montréal de ce matin publie la nouvelle qu'un nouveau parti de remplacement pourrait récupérer une bonne partie de la base de l'ADQ. Mais celui-ci n'est pas concrétisé, qu'il pourrait voir l'ADQ renaître de ses braises encore chaudes.
Le nouveau parti Équipe Autonomiste aurait son nom déposé par Éric Barnabé. Mais un autre nom ressort parmi les personnalités vedettes de l'ADQ.

M. Adrien Pouliot quant à lui, recrue vedette du printemps 2011, espère plutôt sauver l'ADQ. Le parti sauvé serait évidemment purgé des gros noms qui lui font défection (ex. Gérard Deltell, Jean Allaire) et des anciens candidats influents (Éric Caire, député devenu indépendant) qui font aussi "un" avec la CAQ (Couac?).

M. Adrien Pouliot, au lieu de lancer un parti, a opté pour la création du comité Restons ADQ, en invitant les membres du parti à voter contre la fusion avec la CAQ, lors de la consultation tardive (trop tard pour la CAQ?) en janvier prochain. Décision stratégique, car en plus de sauver les privilèges reliés à un parti déjà constitué (ex. financement, membership), l'ADQ se lancerait évidemment dans une course à la chefferie, ce qui placerait M. Pouliot en très bonne position et sans l'ombre de "belles-mères" politiques.
M. Adrien Pouliot serait-il le prochain chef d'une ADQ après un "reboot" suivant un "bug" du parti? L'année 2012 promet une effervescence politique particulière au Québec (le printemps québécois?)  
«Le «D» de «démocratique» dans le nom de l'ADQ, on se demande s'il est là», dit-il, indiquant que c'est aux militants de décider de l'avenir du parti politique. Pour lui, les gens qui veulent la fusion avec la CAQ ne défendent plus les valeurs de l'ADQ.
«Si la fusion est refusée, il va y avoir un nettoyage dans les rangs adéquistes tel que le départ de Gérard Deltell et Jean Allaire vers la CAQ», dit-il (1).

En quelque sorte tombé dans la marmite des communications quand il était petit (entreprise familiale CFCF) M. Pouliot est connu pour
  • avoir pratiqué le droit corporatif dans un cabinet réputé
  • avoir été président et chef de la station de TV CFCF-12 de Montréal (ce qui lui donnerait des appuis dans l'Ouest de Montréal) en plus d'être dès la première heure à la base du lancement de TQS (vendue en 1997 et devenue V) ce qui lui donnerait logiquement aussi des appuis francophones sur l'Île de Montréal.
  • En plus de passages marqués à la directions d'autres entreprises et comités qui ont prospéré sous ses mandats, ce qui lui donne une crédibilité dans le monde des affaires.
  • M. Pouliot a participé en 1999 au lancement de l'Institut économique de Montréal (IEDM), organisme non partisan oeuvrant dans le domaine de l'éducation et de la recherche économique, dont il a occupé la présidence durant 8 ans.

L'omission de consulter ses membres avant les "kodaks" avec la CAQ (Couac?) semble avoir été une erreur fatale des leaders actuels ou potentiels de l'ADQ. Plusieurs se sont mouillés au point d'être écartés de leadership d'une ADQ qui renaîtrait de ses braises encore chaudes, et malgré le travail qu'ils y ont investi (Deltell, Allaire, Barnabé, peut-être Caire devenu indépendant? ...). Si la renaissance de l'ADQ se concrétise sous son intervention et sa direction, on pourrait dire qu'un destin était tracé pour M. Pouliot. Et même si l'ADQ était avalée par la CAQ, M. Pouliot pourrait réunir la base insatisfaite de la fusion et être prêt à temps pour une élection prochaine. 

Une petite note au sujet de la photo de l'article du journal de Québec (version papier), par l'Agence QMI:
des données biographiques de M. Adrien Pouliot et aussi des photos plus récentes se trouvent à l'un de ces liens:
EnjeuxQuebec.com
http://www.enjeuxquebec.com/

LesAffaires.com
http://www.lesaffaires.com/secteurs-d-activite/gouvernement/adrien-pouliot-recrute-par-l-adq/528985
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1.  Caroline D'ASTOUS, Les idées de l'ADQ survivront, Journal de Québec, Agence QMI, mercredi 28 décembre 2011, p. 6
Publié aussi sous le titre Des adéquistes déçus,
http://lejournaldemontreal.canoe.ca/journaldemontreal/actualites/national/politiqueprovinciale/archives/2011/12/20111228-080404.html

mardi 27 décembre 2011

De réveillon @mégaparty : les temps changent

LA PERTE DU MOT RÉVEILLON (au Québec) A UNE SIGNIFICATION CULTURELLE ET UN LIEN AVEC LA REVUE DE L'ANNÉE DE LA TV D'ÉTAT, BYE BYE 2008 (un "fail")

C'est arrivé au travail quelques jours avant Noël 2011. Deux femmes collègues de travail parlent du congé des Fêtes (de Noël et de Nouvel an). J'écoute distraitement, lorsque l'une s'esclaffe de rire. Elle reprend devant moi les propos de la plus jeune de nous trois: «ses voisins d'en face font un méga-party pour Noël!» Elle ajoute aux rires «c'est ça qu'on appelle un réveillon!». Je me joins aux rires, mais cela me fait réfléchir.

Ceux qui sont plus jeunes que nous de quelques années n'ont plus la même perspective de ce qu'étaient ces "méga-fêtes" familiales des veilles de Noël et du Jour de l'an, appelées un "réveillon". La maison qui, au jour de l'an, se remplissait de 25 ou 30 convives (invités) ou parfois plus ET liés par la parenté (oncles, tantes, cousins, cousines). Les bottes d'hiver pleines de neige dans la baignoire, les manteaux sur le plus grand lit, les odeurs de nourriture à volonté... et malheureusement, l'abondance de la fumée de cigarette.

La veille de Noël (24 décembre au soir) était souvent réservée à la famille immédiate; mes parents et mes sœurs aînées et leurs "chums". Enfant, je voyais la messe de 23 h, plutôt comme un supplice retardant l'ouverture des cadeaux empilés sous l'arbre de NOEL.

Les jours suivant la veille de Noël, la famille se lançait dans l'étourdissante tournée des tantes et oncles du village. On s'enivrait de la présence des êtres aimés faisant partie de la famille élargie. On mangeait un peu trop durant deux semaines, de sorte que la famille devenait "élargie" dans tous les sens du mot. Heureusement, il n'y avait pas de i-pod, i-phone et i-pad pour capter et diffuser les gaffes d'un "mon-oncle" un peu trop "rond" (enivré; rond comme si la semelle des chaussures était bombée). C'était agréable de se regrouper entre cousins et cousines du même âge. Ces soirs-là, étrangement, ce n'était pas nous qui faisions le bruit. Bizarre revirement des choses. Mais le contrôle était bon et l'esprit à la bonne-entente et à la réjouissance dans notre famille élargie. Cependant, j'ai entendu des histoires, comme des bagarres entre frères et autres choses disgracieuses (comme celle de ma première "cuite" à l'adolescence; pauvre maman et pauvre moi aussi).

La veille (réveillon = méga party) du Jour de l'an, ça dansait à en rompre les planchers au son du violon et de l'accordéon (ou des rigodons sur disques vinyle) pendant que nous les jeunes, observions ce qu'étaient devenus nos parents, oncles et tantes. C'était souvent le temps pour jouer des jeux de société pendant que les "vieux" chauffaient le plancher de leurs pieds rythmés et sans aucune Wii. C'était plutôt beau à regarder.

Cette tournée festive durait jusqu'à la Fête des rois en janvier (commémoration de la visite des mages ou rois-mages) avec une apogée au Jour de l'an. C'était le bon temps (sauf pour les quelques excès, et la fumée de cigarettes évidemment).

Aujourd'hui, dans ma tête, ce n'est plus qu'une musique de fond et des images (clips?) qui chaque année s'estompent un peu plus et deviennent plus transparentes, comme s'évanouissant. J'y repense assez souvent avec une certaine nostalgie. Tout est devenu plus petit, sauf les cadeaux, dont les coûts sont inversement proportionnels à la taille de la famille. En fait, ceux-ci se synchronisent aux impôts, aux taxes et à l'inflation. Il reste une consolation: la musique de Noël qui nous ramène un peu en enfance, pour ceux dont l'enfance fût un passage agréable.

Réveillon et méga-party familial

Mais cette remarque impromptue du "méga-party" du voisin de ma jeune collègue de travail me fait réfléchir. Avec 1,7 enfants (moins de deux) par famille au Québec, il n'y a pas que les expressions du langage qui changent; les festivités familiales aussi. Les parties de bureau tendent à remplacer ces rassemblements, mais c'est une autre histoire sans équivalent de sens familial.

La perte du mot "réveillon", quel lien avec le Bye Bye 2008? Il y en a un.

La perte du mot "réveillon" m'est alors apparue chargée de signification; d'un changement dans la culture québécoise. Puis, un lien s'est fait dans mon esprit et une image m'est revenue: celle des excès de langage du Bye Bye 2008, revue humoristique de fin d'année de la TV d'État (financée en grande partie par nos impôts et taxes). Même les "mon-oncles" n'étaient pas si vulgaires. J'ai alors un peu mieux compris ce qui s'est passé. De la même manière qu'avec "le numérique" la nouvelle génération perd le sens de ce que signifie acheter un album de musique (les bonnes et moins bonnes pièces ensemble), le contexte des réveillons (méga-parties de famille étant alors la chose courante) s'est perdu; celui des familles comptant plusieurs enfants et de la tournée des familles de la parenté entre le 25 décembre et le 6 janvier suivant. Lors du passage à la nouvelle année, ça réveillonnait jusqu'à 2 heures du matin. Avec mes trois sœurs aînées, nous étions une famille plutôt petite (genre téléroman Quelle famille!). Mais lors de nos festivités du réveillon de la veille du Jour de l'an (soirée du 31 décembre), les enfants (cousins et cousines) s'empilaient à 23 h (11:00 P.M.) devant la télévision pour se bidonner devant le phénomène alors tout récent du Bye Bye.

Le Bye Bye 2008 de Radio-Canada (SRC) a matérialisé la consommation (fin) de la déconnexion entre deux époques. On a ainsi complètement oublié que des enfants d'une nouvelle génération attendaient la revue humoristique à côté de leurs parents, comme une pâle tentative de souvenir de l'ancienne tradition. Puis, ce fût le dérapage, surtout avec le sketch d'un certain ministre fédéral avec son escorte (féminine) et la feinte d'une relation sexuelle sur la table de la cuisine, avec un juron injustifié utilisant le nom du Messie fêté à Noël. Pour défense, on a dit que les enfants n'avaient pas à être debout à cette heure tardive. Quelle excuse nulle! D'autant plus que l'émission est rediffusée le lendemain autour de 20h.

Cette année, sera probablement pour moi, le dernier test, déterminant si le Bye Bye mérite de faire encore partie d'une tradition familiale. Avec RBO, croyons-le ou non, il y avait de la subtilité. Je souhaite sincèrement donc à l'équipe du Bye Bye 2011 de la modération dans l'humour. Je souhaite qu'ils rient de la gauche autant que la droite. Et un Bye Bye familial, ce n'est pas une soirée Juste pour rire avec Mike Ward ou le Gros-cave (Jean-François Mercier) devant un public mature (ou immature ?). Une revue de l'année du type Bye Bye à la télévision publique avec nos impôts et taxes (de l'argent public), ne devrait pas être pensée pour un public de 18 ans ou plus à l'humour hard de prison fédérale, mais pour la famille, puisqu'une telle revue souligne le passage vers une nouvelle année, ce qui se passe pour plusieurs encore, avec la famille.

Bon réveillon! Et souvenez-vous: la modération (alcool et satyre) a bien meilleur goût.

Pensée : Un sage aurait dit en parlant des hommes que «L'alcool rend l'homme semblable à la bête». Un autre aurait renchéri : «Et il  rend la femme semblable à l'homme...».

lundi 26 décembre 2011

La guerre contre Noël n'est pas dans ma tête

La guerre contre Noël et le christianisme en Occident

Lorsque j'écris (avec ceux qui voyons la même chose sur les blogues ou dans certains médias privés) des billets articles dénonçant les tentatives de faire disparaître les références à la fête de Noël du Québec, il se trouve toujours quelqu'un pour nous dire que les choses ne sont pas ainsi. Pourtant, les tentatives des dernières années de faire disparaître les simples sapins de Noël des centres commerciaux, en Ontario et au Québec, ne sont pas le fruit de notre imaginaire.


Cela a fait les manchettes dans les journaux et médias aux cours des dernières années. J'en tiens pour preuve aussi, les récentes tendances de renommer le sapin de Noël, «sapin des Fêtes» ou «arbre des festivité», ou ces voeux prononcés dans les publicités d'un marché à Montréal avec des termes comme Joyeux décembre (2009), au cours des dernières années. Sans parler de cette classe d'une école publique ou l'on interdisait aux enfants de prononcer le mot "Noël" jusqu'au dernier jour de classes, sous prétexte d'un jeu (témoignage direct du père d'une fillette au primaire entendu de vive voix en début 2009).

Non chers lecteurs, la guerre déclarée contre Noël et les autres traces du Christianisme au Québec, n'est pas dans notre tête... C'est un phénomène connu aux États-Unis, où les athées ont déclaré la guerre politique au Christianisme pour en éradiquer les traces dans la vie publique (et ensuite privée dans la transmission entre les générations). Ils ne veulent pas seulement éliminer les symboles chrétiens, mais la présence et l'engagement des chrétiens du milieu politique et social. Mais nos médias d'ici sont trop "whippets"  pour s'en rendre compte, (moi qui aime les Whippet! Quel sacrilège!) tandis que pour d'autres, ça fait leur affaire.

Si la raison est le pluralisme et le multiculturalisme de notre société...


Si la raison est le pluralisme et le multiculturalisme de notre société, alors comment expliquez-vous 
  • Comment expliquez-vous que des traditions philosophico-religieuses comme le bouddhisme, l'hindouisme  via par exemple, le yoga de base (initiatique) à l'école publique (ex. région de Lanaudière, voir l'onglet ou sous-menu "yoga à l'école") et le New Age (ésotérisme, nouvelles formes de l'animisme et du gnosticisme -délivrance par l'illumination ou élévation de conscience-, etc.) aient leurs portes d'entrée à la TV et radio d'État de Radio-Canada (SRC) et dans le curriculum des écoles publiques du Québec, tandis que le Christianisme en est évacué avec une précision chirurgicale?
  • Un yogi, ou pratiquant du yoga plus avancé (ascétisme) en Inde. Ici un Sadhu pendant la célébration de la divinité SHIVA, associée à l'ascèce et au yoga (Source : Wikipedia). Exemple de lien à faire : vous devriez conclure par vous-mêmes «Humm! Ce n'est pas uniquement pour des raisons de santé physique, que la nourriture dans les écoles intéresse une certaine élite. Il y a aussi des philosophies derrière le phénomène».
  • Comment expliquez-vous que ce ne sont pas les immigrants qui font des pressions politiques contre les symboles et récits chrétiens, durant les fêtes chrétiennes, mais les athées et les militants du laïcisme (à ne pas confondre avec la laïcité de l'État contre laquelle je ne suis pas, d'ailleurs)?
Voici ce qu'écrivait en 2006, une spécialiste du yoga, sur le site petitmonde.com (refondu depuis par Yoopa). Les articles n'ont pas été conservés sur Yoopa, mais l'information sur la discipline philosophico-religieuse du yoga demeure valable.

Sur la nécessité d'imposer le yoga aux enfants selon une vraie yogi qui écrivait des chroniques sur le thème Le B.A.-BA du yoga :

«Nous le savons, le yoga est une discipline âgée de plusieurs milliers d'années. Qu'est-ce qui fait que cette pratique ait survécu?
[...]
«Je crois que si les principes du yoga ont survécu c'est grâce à la discipline. Le yoga englobe tout ce qui est: dans la pratique du yoga, nous alimentons notre aspect physique, mental, émotionnel et spirituel. Et la seule manière de réussir à englober tout ce que nous sommes, c'est grâce à la discipline!»1

Cette discipline ne fait pas de disciples (prosélytisme) chez les jeunes, me répondez-vous? Écoutons ce que cette initiée et bien d'autres, qui ceux-là ne le disent pas, savent encore sur le plan d'accès au yoga dans le programme des écoles publiques:

«Certains enfants n'aiment pas l'école; ils s'y rendent quand même tous les matins. Le yoga, c'est pareil! Il est important d'imposer à l'enfant une discipline. Ils auront toujours le choix d'y avoir du plaisir ou non. Voici donc quelques conseils, si vous introduisez un peu de yoga dans la classe ou à la maison.
«Il est important d'en faire une discipline où la rigueur et la persévérance sont de mise. Que cela soit clair: ce n'est pas une punition ni une récompense, c'est comme manger, se laver, dormir!, c’est comme ça!»2.

Sur l'aspect philosophico-religieux des mantras du yoga

Les mantras OM; exemple:
SO HAM; OM NAMAH SIVAYA = appel à Siva (ou Shiva);
OM NAMO BAGHAVATE VASUDEVAYA = appel à Krishna

sont «la musique de l'esprit»3. Ils se révèlent être, à une phase plus avancée d'initiation du yoga, l'invocation avouée de divinités:

«Certains mantras sont reliés à la force qu'incarne certaines divinités hindoues. Nous pouvons les réciter même si nous n'appartenons pas à la religion hindoue»4.
C'est comme dire que nous pouvons invoquer Jésus même si nous ne sommes pas encore chrétiens. C'est l'ordre logique des étapes.

Autres textes:





Vidéo suggérée (AVERTISSEMENT : c'est rock!)

yle="font-size: 16px;">Kutless- Shut Me Out   Grosso modo, ce clip musical (fiction d'anticipation réaliste) raconte la tentative de faire taire les Chrétiens occidentaux. Un groupe répond en proclamant le message de l'Évangile à partir du toit d'un édifice désaffecté. Le SWAT intervient et arrête le groupe de "rebelles" au régime. Mais les "méchants" messagers chrétiens sont remplacés par une nouvelle génération suscitée par une Volonté plus grande que celle de l'élite antichrétienne.



Je vous invite à encourager le band en achetant au moins une de ses chansons.


Pensée  :  À l'élite qui survit aux élections : votre culture de petites pilules et d'idéaux superficiels on en a marre. On voit bien que pour vous, tout est bon, sauf le Christianisme. Mais vous ne pouvez plus vous cacher. 


AUTRE vidéo suggérée (encore AVERTISSEMENT : c'est du rock!)


Pour en finir avec les modèles irréalistes imposés par la mode et la pression sociale.
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1.  Sophie Desjardins, Le yoga: faites-en une discipline, Petitmonde.com, Chroniques : Le B.A.-BA du yoga, visité mai 2006.

2.  Même référence.

3. Sophie Desjardins, Le mantra: la musique de l'esprit, Petitmonde.com, Chroniques : Le B.A.-BA du yoga, visité juin 2006.

4.  Même référence.

Video Mary Did You Know? (Marie savais-tu?)

Quoi de mieux que le lendemain de Noël vous offrir cette réflexion en chanson. Le chant Mary Did You Know vous est offert ici en deux versions, soit une interprétation par Clay Aiken et une interprétation par le groupe Kutless.

Une chanson de Mark Lowry (1984) sur une musique de Buddy Greene (1992)

Interprétée par Clay Aiken


Interprétée en version soft rock, par le groupe Kutless