lundi 2 janvier 2023

Mandat d'arrêt contre le fondateur du Justice Centre for Constitutional Freedom au Canada en cette fin de 2022


- Mandat d'arrêt peu subtile, émis le vendredi 30 décembre 2022, contre un défenseur des droits constitutionnels au Canada


Assistons-nous à une attaque contre un défenseur des droits constitutionnels? Un mandat d'arrêt a été émis contre l'avocat Me John Carpay, président et fondateur du Justice Centre for Constitutional Freedom, un organisme de défense des droits constitutionnels des citoyens et visant l'éducation de la population sur les sujet. Le mandat a été délivré le dernier jour ouvrable de 2022. Les manifestations de ce qui a les apparences d'un État profond contre les citoyens sont en plus étonnantes (se cacher de moins en moins).


Me John Carpay du Justice Centre for Constitutional Freedom (JCCF), qui a été très impliqué pour la défense des droits constitutionnels des Canadiens au plus fort de la crise Cov au Canada, devant les divers décrets, amendes et arrestations, et qui a ainsi aidé juridiquement et sans frais, beaucoup des citoyens, est accusé d'obstruction à la justice. Mais l'organisme n'est même pas sûr de l'événement en cause. 

Un commentaire citoyen suit la traduction de la déclaration officielle de l'organisme.


TRADUCTION DE LA DÉCLARATION DU JCCF, note du traducteur ajoutée entre [ ] :

[DÉBUT]

Déclaration concernant l'accusation portée contre John Carpay

AFFICHÉE LE : 1ER JANVIER 2023

Calgary : Aujourd'hui [le 1er janvier 2023], le Centre de Justice pour les Libertés Constitutionnelles a émis la déclaration suivante concernant l'accusation portée contre John Carpay par la police de Winnipeg :

Au plus fort des restrictions et des lockdowns de Cov, il a été signalé que des membres clés de la gouvernance du Manitoba enfreignaient les règlements de santé publique. Comme nous l'avions déjà signalé à l'époque, John Carpay a pris la décision unilatérale d'engager un enquêteur pour vérifier la crédibilité de ces allégations en juin 2021.

La déclaration du Centre de Justice sur ces événements en juin 2022 indiquait :

" La décision de M. Carpay de surveiller des fonctionnaires du gouvernement du Manitoba faisait suite à un certain nombre de cas très médiatisés où ceux qui imposaient et faisaient respecter les restrictions de confinement étaient eux-mêmes surpris à violer leurs propres règles, à faire la fête sur les toits, à ignorer les règles concernant les masques faciaux et la distanciation sociale, et à s'envoler vers des lieux de vacances exotiques dans des pays sans restrictions de confinement. Ce mépris flagrant des normes a eu lieu alors que les Canadiens étaient confrontés à des restrictions sans précédent de leurs libertés, garanties par la Charte, de se déplacer, de se réunir, de s'associer à d'autres personnes et de pratiquer leur culte. "

M. Carpay a assumé sans réserve la responsabilité de ses actes et s'est excusé auprès du juge en chef Joyal, lors d'une audience publique de la cour le 12 juillet 2021.

Le vendredi 30 décembre 2022, le Centre de Justice a été informé de l'existence d'un mandat d'arrêt contre John Carpay. Ce mandat a apparemment été émis en rapport avec les événements qui ont eu lieu en 2021 et allègue une entrave à la justice. Lorsqu'il a été mis au courant de ce mandat, M. Carpay s'est immédiatement rendu aux services de police de Calgary.

Cette accusation est inattendue et sans explication. Les événements en question ont eu lieu il y a plus de 18 mois, et la police n'a jamais contacté M. Carpay, ni le Centre de Justice. M. Carpay a coopéré à l'enquête menée par la Société du Barreau du Manitoba sur cette affaire.  Au moment des événements, le conseil d'administration du Centre de Justice a également pris des mesures appropriées pour renforcer la gouvernance et la surveillance de l'organisation pendant que M. Carpay était en cessation de travail pour sept semaines.

Le Centre de Justice est profondément déçu par la décision de la police de Winnipeg de porter une accusation criminelle pour des événements qui ont eu lieu il y a plus de 18 mois et qui sont déjà traités de façon appropriée. Il est doublement décevant qu'il ait été décidé que ces actions devaient avoir lieu pendant la période des fêtes, alors que M. Carpay passe du temps avec sa famille. Curieusement, la seule condition de mise en liberté sous caution de M. Carpay stipule qu'il ne peut pas contacter le juge en chef Joyal, une personne avec laquelle M. Carpay n'a eu aucune communication, à l'exception des excuses qu'il a présentées en 2021.

Malgré ces procédures, le travail du Centre de Justice se poursuivra sans entrave pour défendre les droits et libertés constitutionnels des citoyens en vertu de la Charte canadienne des droits et libertés en fournissant gratuitement une représentation juridique aux Canadiens. Le travail du Centre de Justice est axé sur la défense de la société libre du Canada, y compris les libertés de conscience, de religion, d'expression, d'association et de réunion pacifique des Canadiens, ainsi que leur droit à la vie, à la liberté et à la sécurité de la personne. En particulier, le Centre de Justice a été actif en réponse aux fermetures et aux restrictions sévères des gouvernements de Cov qui ont empêché les Canadiens de se rassembler, de pratiquer leur culte, de s'associer, de travailler, de voyager et de se réunir pacifiquement.

Toute l'équipe du Centre de Justice reste fermement engagée à défendre les libertés constitutionnelles des Canadiens.


-30-

FIN DE LA DÉCLARATION; original anglais ici : Statement Regarding Charge Laid Against John Carpay

https://www.jccf.ca/statement-regarding-charge-laid-against-john-carpay/


Commentaire citoyen (perception citoyenne sans valeur juridique)

Une action judiciaire pas très subtile...

  • Bien que Me Carpay ait agi de manière indépendante, si la cause est bien celle présumée, cette action judiciaire n'est pas très subtile. Il reste un un fil extrêmement mince, pour penser qu'il pourrait s'agir d'une action avec réelle intention d'intimider les organismes de défense, des avocats ou des organismes de plaintes qui oseraient questionner dans les prochains mois, le bien fondé d'une action ou d'un décret d'un palier de gouvernement (fédéral, provincial, municipal) suspendant des droits des citoyens. Cela est inquiétant face aux redéfinitions des notions de crises ou de menaces, pour englober un plus grand nombre de «menaces» ou «crises» donnant des pouvoirs extraordinaires aux autorités.
  • Cela renforce le sérieux doute sur la réelle séparation des pouvoirs au Canada (ex. le politique et la justice). Un journaliste pourra-t-il encore dénoncer un politique dans le Canada post-2022 ? 
  • La date est hautement symbolique, comme marquant la fin d'une époque pour forcer l'entrée définitive dans un monde Orwellien au Canada.
  • La symbolique et la date choisie peuvent aisément suggérer l'évidence d'une intention d'impacter la vie personnelle, familiale (contexte des Fêtes et du Nouvel An) et professionnelle (accusation en vertu du Code Criminel) de Me Carpay. 
  • Mais aussi, n'y aurait-il pas un désir des autorités de passer sous le radar des nouvelles internationales un acte très étonnant ? Les vendredis et plus encore avant des congés fériés nationaux, les populations sont peu disposées à suivre les informations. 
  • Cela a aussi les allures d'une action visant à empêcher la continuation des activités de l'avocat pour les prochains mois. Ces derniers mois de crise (artificiellement créée ou réelle), plusieurs poursuites devant les tribunaux canadiens sont tombées, quand les tribunaux ont refusé d'entendre des causes ou des appels. Ces rejets de causes ont été fondés sur la base de la fin de la crise, ou du fait que des juges ont décidé que les actes des paliers de gouvernements, commis en période de suspensions des droits, étant maintenant terminés, il n'y avait plus matière à entendre les causes. Même que certaines ont été retardées parce que l'État n'était pas prêt à se défendre, malgré une armada de cellules de spécialistes (avocats, juristes, techniciens du droit, entités administratives et leurs fonctionnaires, etc.). Mais ici, contre la partie inverse, représentant des citoyens, il n'y a même pas une apparence de réelle justice. 

La population du Canada a un devoir de mémoire pour tous les actes étranges perpétrés par un niveau ou l'autre de l'État contre des droits constitutionnels aussi fondamentaux que 

  • travailler ou exploiter une entreprise ou un travail autonome pour vivre et faire vivre sa famille, 
  • se déplacer ou voyager (quitter et revenir dans son pays ou même voyager dans les limites du Canada), 
  • respirer librement de l'air non contaminé par le CO2 (expiré) ou par des produits antibactériens contenus dans les masques et inhalés durant des heures, 
  • avoir accès à la Justice (tribunaux fermés), 
  • se réunir ou s'associer, pratiquer un culte ou la proximité sociales (si importante particulièrement dans le développement social des jeunes)
  • la protection contre la surveillance arbitraire, littéralement espionner des millions de citoyens, et ce, à partir de la géolocalisation de cellulaires et les liens sociaux (qui est avec qui à quelle heure), etc. 

Ce sont ici des faits médiatisés et avérés, sinon hautement possibles, en contexte de la situation vécue, et non inventés par les citoyens pour la cause constitutionnelle.