dimanche 24 juin 2018

Québec et dépendance sur la péréquation

23 juin 2018, veille de la Fête du Québec, on a croisé le fer sur Twitter, sur le sujet de la péréquation que reçoit le Québec. Pour certaines personnes, il peut sembler ne pas y avoir de problème pour une province, de dépendre chaque année à vie, de la péréquation destinée aux provinces moins prospères, si l'on ramène le calcul au prorata de la population (montant de péréquation reçu divisé par le nombre de personnes). Mais est-ce aussi simple? Pourtant pour cela, il faut accepter, tel un mauvais karma, de faire partie des provinces les plus pauvres pour TOUJOURS? Non, ça ne marche pas!

Paiements de la péréquation au Canada, pour 2017-2018.
Source : Finance Canada / Ministère des Finances Canada

Qu'en est-il dans les faits? 


Déjà en partant, il faut se comparer aux provinces plus pauvres (celles qui reçoivent) pour dire qu'on n'est pas mal du tout. 

Quel est le but de la péréquation?


Selon le Gouvernement du Canada, la péréquation (à distinguer des autres transferts fédéraux) est une mesure spécifiquement pour aider les gouvernements moins prospères. 

«La péréquation permet aux gouvernements provinciaux moins prospères de fournir à leurs résidents des services publics sensiblement comparables à ceux d'autres provinces à des niveaux d'imposition sensiblement comparables» (Finances Canada, Octobre 2017).


La néo-gauche et les ressources naturelles


D'autre part, nous avons expérimenté à répétition, que le Québec rencontre systématiquement de l'opposition lorsque vient le temps d'exploiter ses ressources naturelles. Je crois de plus en plus que c'est une propagande étrangère jouant sur la culpabilité et visant à ralentir le développement par des pays ou entités intéressées. Selon la néo-gauche globaliste (1)

  • Les mines, c`est mal et capitaliste
  • Les forêts, il ne faudrait plus y toucher car les arbres captent le carbone. La forêt devrait vieillir et mourir de sa belle mort, sans être récoltée. C'est ignorer qu'un arbre qui meurt naturellement et n'est pas utilisé en construction ou est brûlé, va libérer le carbone qu'il a accumulé dans sa vie (2).
  • L'eau?  On est immoral si on la vend. On s'objecte à tout nouveau projet hydro-électrique et je parle aussi au-delà de l'énergie électrique produite. L'idée, il y a deux ou trois décennies, de vendre de l'eau à l'étranger, a fait scandale. Il faudrait la donner, sous prétexte que c'est injuste qu'on ait de telles ressources... Pourtant, on nous vends des ressources que l'on n'a pas chez nous.
  • Le gaz et le pétrole, c'est mal et c'est sale, car disent-ils «on va hypothéquer la planète et l'avenir de nos enfants» pour les prochaines décennies. 
    • Là s'arrête la réflexion. Ils ne voient pas de problème à utiliser nos terres agricoles pour la culture du pot (cannabis), tandis que logiquement cela créera de la pression pour une hausse des prix sur les aliments de l'agriculture, moins payants à l'hectare pour les producteurs. S'ils se soucient de l'avenir des leurs enfants, les médias du Québec, quant à eux, nous avertiraient davantage des dangers du cannabis ET de nouvelles études démontrant que ce dernier est mutagène (peut altérer nos gènes, notre ADN de manière permanente et transmettre des maladies rares à nos descendants). Donc pour la supposée préoccupation de l'avenir de nos enfants, santé et coûts de la vie, on repassera.  LIRE AUSSI:  ALERTE: le cannabis pourrait modifier votre ADN (génétique héréditaire) et causer des maladies graves chez vos descendants


    • Ceux qui répondent qu'ils préfèrent protéger l'environnement, utilisent le pétrole d'ailleurs au Canada, ou des autres (un beau-frère, un ami, un taxi, etc). En plus, le pétrole se trouve même dans la fabrication de plusieurs matières plastiques d'objets qu'ils utilisent au quotidien, comme le plastique d'un téléphone intelligent, par exemple. Ou quand ils roulent sur le bitume des routes à base de pétrole, sur des pneus à base de pétrole et entrent dans leur maison sous un toit de bardeaux asphaltés (goudron = pétrole); maison remplie de matériaux et de produits qui ont nécessité du pétrole.


    Observation : Les groupes qui s'objectent à l'exploitation des ressources naturelles, n'ont pas de réponse sur ce qui rendrait le Québec plus prospère

    • On nous a vendu l'idée de l'économie basée sur le savoir dans les années 1990, mais les autres pays, comme l'Inde, peuvent aussi produire du code pour logiciels, MAIS avec des ingénieurs en programmation payés 12,000 ou 14,000 dollars U.S. par année.
    • Les entreprises européennes (OU éventuellement l'Asie), sous les nouvelles lois, pourraient aussi soumettre leur candidature sur des projets d'ingénierie qui étaient jusqu'ici réservés à nos entreprises.

    J'aime le Québec, c'est exactement pourquoi je le défends et le pousse à réfléchir


    Les militants de la néo-gauche nous disent de quitter le Québec, lorsque nous osons débattre sur un modèle souvent à revoir (ex. problèmes majeurs en éducation et santé). Non, je ne jouerai pas le jeu du National Socialism version néo-gauche. Leurs activistes et activistes amateurs veulent véhiculer que l'on déteste le Québec, dès que l'on veut améliorer le modèle. Mais au contraire, dans les faits, à mon sens, le Québec qui s'auto-proclame souvent un leader mondial dans les programmes sociaux, ne devrait pas se classer systématiquement avec les provinces les plus pauvres (3), ni compter systématiquement sur la péréquation dans sa planification annuelle (la péréquation est à distinguer des autres transferts fédéraux). Il est intéressant de noter que Terre-Neuve-et-Labrador est exclue de la péréquation. Donc, ce n'est pas uniquement une condition de prorata ou de formule mathématique seulement, mais comme pour toute prospérité économique, de choix, d'organisation, d'efforts, d'imagination. Être pro-actif pour varier son économie. Le pro-actif assis sur un tas de sable, va réaliser qu'il peut vendre du sable. Reste à savoir à qui et comment (sable pour la construction? transformé sous forme de verre? sable pour le drainage ou la filtration? Créer un concept?). Tous savent que les Québécois sont reconnus pour être débrouillards («patenteux») et créatifs. Cela vient du fait que nos ancêtre livrés à eux-mêmes après les derniers espoirs de la Nouvelle-France en 1760, devaient faire beaucoup avec peu. Mais lorsque l'on touche aux questions économiques, cette qualité québécoise s'effondre. On croit devoir rouler toujours dans les mêmes traces (ornières). Désolé! le Québec peut faire mieux.

    Beaucoup de personnes utilisent les statistiques sans réaliser que les chiffres peuvent changer si vous agissez en amont. Voici une illustration de la vie courante:


    Pour prendre une analogie, imaginez par exemple 2 frères jumeaux, Antoine et William.

    • Antoine et son jumeau ont 19 ans. Antoine a lâché les études, car il veut gagner de l'argent immédiatement. William entre à l'université et vit sobrement. Les deux vivent chez leurs parents.
    • 20 ans, Antoine ne travaille pas encore, car il attend LA job idéale. William travaille à temps partiel dans des emplois plus ou moins intéressants (ex. dans les cafés) et reçoit des prêts-étudiants. Il est souvent fatigué. Antoine est souvent fatigué parce qu'il game sur internet jusqu'à 3 ou 4 heures du matin.
    • Le temps a passé. Ils ont 25 ans et vivent encore chez leurs parents. Antoine vise à se satisfaire de peu pour plus de liberté (petit travail mais beaucoup de temps libre). William avance dans ses études post-secondaires dans le domaine de la santé et fait des stages directement liés à son domaine de formation. 
    • Antoine pourrait aspirer gagner un bon salaire s'il allait aux études supérieures ou se spécialisait autrement, mais il trouve la démarche trop longue. Jusqu'ici, la vie l'a bien servi; il ne manque de rien.
    • Puis un beau jour, quand ils ont 28 ans, les parents d'Antoine et William les invitent à quitter la sécurité du nid. William a son premier emploi bien rémunéré et va pouvoir rembourser ses prêts-étudiant rapidement. Antoine s'inscrit à l'aide sociale, car il gagne peu et préfère retirer de l'aide et tirer en parallèle, un revenu d'un petit travail non déclaré. Il tentera d'avoir une subvention au logement aussi. Du point de vue statistique (son revenu), Antoine y a droit, comme nos amis de la twittosphère québécoise ont partiellement raison du strict point de vue de la péréquation au prorata de la population (montant par tête), si la comparaison est avec les plus pauvres. Mais en réalité, Antoine s'est placé et gardé en position de défavorisé par ses choix répétés.

    Donc, voici la différence entre une statistique (une formule de calcul) et un choix


    Du simple point de vue des chiffres et des statistiques, Antoine sans emploi, aurait droit à l'aide sociale. Par contre, vous l'aurez compris, Antoine s'est artificiellement placé en situation de précarité parce que les parents le soutenaient. C'est aussi comme cela, pour la péréquation (une aide destinée aux provinces moins prospères dont la méthode de calcul peut changer en 2022), à distinguer des autres transferts fédéraux. Si une province ne travaille pas à améliorer sa santé économique et son PIB, elle reste moins prospère par rapport à la moyenne. Ce n'était pas le but de la péréquation lors de sa création.

    Du pur point de vue statistique, les Twittos qui tweetent et re-tweetent sans lire les réponses précédentes (arguments déjà répondus) ont partiellement raison, s'ils se complaisent en se comparant aux moins prospères et en se limitant à l'argument du calcul de la péréquation au prorata (par tête) de la population. Le Québec est parmi les moins pires des provinces les plus pauvres, comme le Nouveau Brunswick, le Manitoba, l'île du Prince Edouard, ... Mais si l'on va au-delà du stricte point de vue du calcul statistique, par contre, une province peut agir sur son économie et son PIB (comme un individu sur sa vie) et varier ses activités, exploiter ses ressources naturelles,  trouver des moyens d'exporter davantage, etc. Les comparables qui confortent le Québec sont des provinces qui n'ont pas la capacité et les ressources du Québec. Le Québec devrait être un top 3 ou un top 4 en santé économique au Canada, mais demeure inférieur à la moyenne.

    Au fond, la néo-gauche du Québec croit adhérer à des valeurs d'entraide entre les États (se dit globaliste), mais ne les comprend pas. Elle est incapable de nous voir comme une province pouvant devenir plus prospère et pro-active qui aiderait les provinces pauvres, et préfère rester la moins pire des provinces pauvres qui reçoivent de la péréquation (une aide aux provinces plus pauvres par tête, à distinguer des autres transferts fédéraux).

    Pensée : un territoire incapable de cueillir les fraises qu'il produit devrait se garder une petite gêne quand il fait la morale au reste du monde.


    LIRE AUSSI:


    Si NE PAS hypothéquer l'avenir de vos enfant vous préoccupe vraiment :


    ALERTE: le cannabis pourrait modifier votre ADN (génétique héréditaire) et causer des maladies graves chez vous ou vos descendants
    (26 mai 2016)
    Selon des chercheurs Australiens, l'agent actif du cannabis, le THC serait mutagène. Il provoquerait chez les consommateurs réguliers, des mutations génétiques transmissibles aux descendants, pouvant causer des maladies rares et des cancers.

    Les manipulations des prix pour des causes environnementales pénalisent le peuple que vous prétendez aimer :

    Hausse artificielle du prix de l'essence au Québec: l'enjeu véritable et les graves impacts 

    (samedi 26 mai 2018)
    Nous ne devrions pas, collectivement et socialement, prendre à la légère les hausses artificiellement provoquées des prix de vente de l'essence raffinée et du diesel que nous utilisons pour nos véhicules, à des fins de ticket modérateur artificiel pour l'environnement ou des idéologies politiques. Une inflation, même provoquée avec une apparente bonne intention, aura un impact sur toutes nos activités, incluant la construction et nos taxes foncières. L'énergie est essentielle partout, à commencer par la récolte des ressources et la production alimentaire dans le champ ou la serre d'un producteur agricole. 

    ____________
    1.     Globalisme : mouvement prônant le multiculturalisme (sauf envers Israël) et l'abolition des frontières nationales. Celui-ci peut être promu avec des manifestations subventionnées contre des gouvernements nationaux opposés à une forte immigration. De très riches entreprises pourraient amener un surplus de main d'oeuvre en Amérique du Nord ou en Europe pour faire baisser les salaires et revenir à une fabrication dans ou près des pays consommateurs. Ceci pourrait par exemple, contourner d'éventuels problèmes liés aux guerres et conflits qui sont souvent latents dans le nouveau millénaire et pourraient grandement nuire à la fabrication en Asie depuis l'après Deuxième Guerre mondiale, par exemple. Il semble aussi mu par un retour sentimentale aux idéologies marxistes, communistes, etc..., lesquelles n'ont pas fonctionné et ont jeté l'économie de pays à terre (ex. Corée du Nord, URSS et bloc de l'est, Cuba, Venezuela, Chine avant de s'ouvrir au reste du monde, déclin de la France sous le gouvernement socialiste, ...). 

    2.     Dans les faits, si on laisse un arbre mourir et se décomposer, il libère tout le carbone qu'il a capté durant sa vie. Et en raison d'autres processus bio-chimiques, au final, plus de carbone est émis que tout ce que l'arbre a capté dans sa vie, si on le laisse mourir et se décomposer. Conclusion: il faut gérer la forêt, non la sacraliser.

    3.     Les autres provinces plus pauvres qui toucheront la péréquation en 2018-2019 : Le Manitoba, la Nouvelle-Écosse le Nouveau-Brunswick l’Île-du-Prince-Édouard.

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