samedi 20 juin 2015

L'euthanasie, jusqu'où ? (Dernière version du documentaire, 2014)

Les dérives de l'euthanasie en Belgique et aux Pays-Bas


Ce documentaire présente des témoignages troublants. Une fois la machine en marche, elle devient irréversible. L'euthanasie affecte directement le recours aux soins palliatifs, qui est souvent passé outre. Une infirmière et enseignante d'expérience déclare que des personnes euthanasiées auraient pu retourner chez elles après 4 heures de traitement. Une femme a vu sa sœur être poussée vers la sortie pour des raisons financières dans la famille.


Image extraite du documentaire, L'euthanasie, jusqu'où ? (Dernière version du documentaire, 2014) - YouTube





Au Québec, une loi évolutive («It's a first important step», Véronique HIVON) donc à balises variables


Au Québec, on a franchi le pas, et la marraine du dossier a déclaré dans une entrevue sur un média anglophone, CBC - The Current), au sujet de la loi permettant l'euthanasie et le «mourir dans la dignité» : «It's a first important step». Si la loi passée en 2014 est un PREMIER pas, c'est donc une loi évolutive, à balises variables, dès avant sa naissance. Elle sera amendée au gré des demandes et de la désensibilisation publique. On a ouvert la porte et d'ici quelques années, on aidera à mourir pour souffrance psychologique, et plusieurs autres dérives sont à prévoir.

Justice et philosophie


J'aime bien cette expression citée dans le documentaire, attribuée à l'humoriste et philosophe Pierre DAC: «Au-delà des bornes, il n'y a plus de limites».

Mais plus subtile encore, si les bornes sont injustes, voire iniques, il y a des limites certes, mais alors, elles sont mauvaises... Bref, la justice et l'équité fondées sur le bien-être et la véritable dignité du malade (particularité de l'humanité), et sur la solidarité sociale, doivent primer sur la loi. Une loi ça se crée, ça se modifie et ça peut même être abrogé ou remplacé.

Une commission, comme en Belgique, payée pour se prononcer APRÈS la mort du patient et non avant, et qui en plus ne trouve aucune anomalie après 2000 euthanasie déclarées pratiquées, ce n'est pas crédible. Cela signifie que la médecine est «divine»; qu'elle ne peut errer.

Le piège de l'acharnement thérapeutique


Un des problèmes soulevé semble effectivement être la médecine qui s'auto-alimente en patients; ex. ces personnes sauvées d'un grave accident qui auraient dû ne pas être réanimées et qui ensuite, servent à justifier l'euthanasie. Un collègue de travail me racontait comment son père relativement âgé (env. 70 ans) a été réanimé d'un arrêt cardiaque, mais est resté dans un état végétatif et sans qualité de vie. Doit-on réanimer à tout prix? Non. Surtout si c'est pour ensuite se donner le droit de tuer un plus grand nombre et le droit de décider de qui doit mourir et du moment; un jour ouvrable.

D'autre part, l'alimentation et hydratation du malade est un besoin fondamental et non un soin, à partir du moment où l'on s'engage dans la voie de la réanimation. Il est immoral de laisser mourir quelqu'un de déshydratation et de sous-alimentation pour libérer un lit, ou alléger un budget.

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