jeudi 11 mars 2010

Étude choc : Le VIH se met en mode furtif (indétectable)

11 MARS 2010.  À la guerre comme à la guerre, le VIH bombardé par les thérapies a surpris les chercheurs selon les résultats d'une nouvelle étude.

Une information choc sur le rétrovirus du VIH

On savait déjà que le VIH est un virus dormant. Ce n'est que lorsqu'une personne devient malade (déficience de son système immunitaire), qu'on dit qu'elle a le SIDA (syndrome de l'immuno-déficience acquise).


Mais voici ce que les scientifiques nous apprennent

«Une nouvelle étude démontre qu'un patient pourrait, en théorie, apparaître faussement exempt du VIH pendant des décennies». Le journal le Soleil a repris la nouvelle du dernier numéro de Nature Medicine. L'article Le VIH s'est déniché un «refuge» (Le Soleil, 10 mars 2010, p. 19 et Cyberpresse, même date) peut se résumer ainsi : le VIH dissimule des séquences de codes dans le noyau de nos cellules-souches multipotentes (entre autres). Il peut déjouer ainsi les thérapies modernes pourtant jugées jusqu'ici, efficaces. Il est inatteignable à cet endroit sous cette forme en pièces détachées et quasi-indétectable.

Une personne peut donc sembler guérie, car on ne détecte plus chez elle et depuis une longue période, la trace du virus, mais il peut être ainsi caché (en mode furtif) durant de longues années et réapparaître pour dégrader rapidement la santé de la personne porteuse, lorsque l'on cesse les traitements. Les cellules-souches  où il se terre, ont une durée de vie très longue, presqu'aussi longue que la vie de l'individu infecté.

Pensée: Cette nouvelle nous invite à ne pas surestimer les progrès de la science, car les virus (ici un rétrovirus) peuvent s'adapter aux armements dont nous disposons contre eux. Tout ceci nous amène encore à réexaminer et questionner nos comportements. Nous devons aussi réexaminer notre conception de la vie "simple" de la petite cellule. Dans les faits, que même les virus soient capables de se transformer et le font régulièrement, indique en réalité que nous avons une conception trop simpliste de la vie et de son adaptation. Toute vie est en fait complexe.

Pour lire l'article de Jean-François Cliche sur Cyberpresse avec des commentaires intéressants de chercheurs du Québec.

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