mardi 20 décembre 2011

Négos municipales : une guerre de chiffres s'annonce en 2012

Je crois à l'utilité des syndicats ou des associations de travailleurs et aux normes minimales de travail par classe d'emploi (ex. salaire d'entrée minimal pour un diplômé du post-secondaire travaillant au privé, encore à établir).  Mais je crois aussi à la réalité des conditions économiques. La population va de nouveau assister à un combat entre le secteur municipal et les syndicats des employés municipaux (cols blancs, cols bleus). Dans cette guerre de chiffres, les batteries de canons de chaque camp lanceront les "boulets" de statistiques. Mais il y a quelques faits que la population doit considérer dans cette guerre de comparatifs.

Une guerre de chiffres s'annonce
dans le  monde municipal. Image:
Napoléon Ier. Mais où est le chapeau?
Les syndicats sont-ils allés trop loin dans leurs revendications des deux dernières décennies? Peut-être. Une des guerres qui s'annonce concerne les fonds de retraite. Il y a quelques semaines, des chiffres publiés comparaient la retraite des syndiqués du secteur public versus non syndiqués. Les seconds étaient désavantagés. D'un autre côté, il n'a peut-être pas été assez souligné que ceux qui n'ont pas d'argent de côté pour leur retraite peuvent être en partie responsables de leur situation.

Combien un employé du privé non syndiqué cotise-t-il personnellement (son sacrifice personnel) pour son fonds de retraite? 

Un employé régulier du secteur public, même avec un salaire de 30,000 ou 35,000 dollars par année, est contraint de cotiser en plus du régime de la Régie des rentes du Québec.

Pour un ordre de grandeur : dans une municipalité, un employé technique (équivalent à un technicien senior du privé avec plusieurs années d'expérience) gagnant env. 50,000 dollars bruts par année, cotisait en 2011 à hauteur de plus de 110$ par semaine à son fonds de pension, en plus des cotisations aux régimes publics comme celui de la RRQ.

Question : À quelle hauteur obligatoire cotisait au même moment un employé du privé non syndiqué qui critique le système public? Zéro obligatoire. Pourtant, tout le monde devrait cotiser à un minimum de 10 pourcent sur chaque paie, en vue de la retraite tout au long de sa vie active. Donc, une partie du problème est là. Beaucoup de travailleurs devraient mettre moins d'argent dans les télécommunications et divertissements électroniques. Est-ce normal, de même, que l'on trouve 200$ et plus par mois pour les télécommunications (câble, TV, internet, cellulaire et tablettes), bref pour du code, du data, mais rien pour la retraite? Et ceci sans compter les portables souvent les plus dispendieux, les cinémas maison, et le reste.

Le déficit des fonds de pension en partie dû au congé de paiement de certaines villes

Certaines villes oublient aussi de dire que durant les années de meilleurs rendements des fonds de pension des employés, elles n'ont pas contribué, parce que les rendements étaient meilleurs que prévus. Maintenant la marche est plus haute et elles ne veulent plus assumer une partie du déficit. Le manque à gagner n'est donc pas dû qu'aux seules pertes en bourse, mais aussi au retrait de l'employeur, dans les années de bons rendements des placements.

Les critères d'embauche et la scolarisation dans le secteur public

Autre fait, les travailleurs de la fonction publique qui sont des cols blancs et qui occupent une fonction technique ou administrative ont généralement au minimum un diplôme d'études collégiales (DEC) ou un baccalauréat universitaire. On parle par exemple des emplois administratifs (comptabilité et paye, secrétariat et bureautique), ou de divers emplois techniques (informatique, génie, aménagement du territoire, géomatique, graphisme et infographie, technicien en environnement, inspecteur municipal, etc.). 

Il est donc tout à fait malhonnête de comparer la moyenne québécoise, tous types d'emplois confondus à une moyenne d'employés du secteur public dont l'emploi requiert généralement au minimum le DEC ou une spécialisation.

vendredi 16 décembre 2011

Revue de l'année 2011 sur Google en vidéo et musique

Voici une revue-éclair d'évènements mondiaux de l'année 2011, en vidéo et musique, d'après ce que l'on a pu voir sur le net. Très beau artistiquement. Mais pour le vrai résultat du "printemps arabe", qui vivra verra... (qui mourra peut-être aussi...).

mercredi 14 décembre 2011

Égypte : les rapports sur la situation se contredisent

14 déc. 2011. ÉGYPTE ET MANQUE D'INFORMATION : OÙ EST LA SRC (CBC)?

Où en est l'Égypte en décembre 2011? Joseph FACAL revient d'un séjour. Ça va très bien... pour les Frères musulmans et les Salafistes, parce qu'eux étaient organisés avant la chute de Moubarak.

Voici un extrait du commentaire du chroniqueur Joseph FACAL, professeur et ex-ministre du Parti Québécois. Les choses vont bien, en Égypte, après le départ de Moubarak. Elles vont bien, selon sa lecture, pour les Frères musulmans et les Salafistes et selon la perception des non-islamistes qui résident dans le pays:

«Les premières déclarations d'intention des leaders islamistes locaux, totalement ignorées par les médias occidentaux, donnent froid dans le dos. La minorité chrétienne pense qu'elle va y goûter. Mes collègues universitaires basés là-bas, des Français pour la plupart, sont terriblement inquiets.
Les islamistes n'ont joué aucun rôle dans les soulèvements populaires du printemps, mais ils récupèrent maintenant à leur profit le désir de changement. Moubarak ayant fait le vide sur la scène politique pendant des décennies, les islamistes, qui étaient la seule force politique organisée en face de lui, cueillent aujourd'hui le fruit mûr» (1).
Après le "printemps arabe", suivra peut-être immédiatement un hiver particulier...
et sans été.

Où est la SRC? 
Réponse : la lecture des évènements avec un cerveau gauche

Les médias occidentaux, cela comprend aussi Radio-Canada (TV, radio, internet, information). Une question se pose: pourquoi une Société d'État comme la SRC et sa jumelle anglophone CBC avec une injection par nos impôts et taxes à son budget fédéral (nos taxes et impôts!) annuel de l'ordre de 1,1 Milliards (1100 Millions) de dollars (2009-2010), soit une injection d'argent public de 3 Millions (M$) par jour d'opération (21 M$ par semaine), n'est-elle pas en mesure de nous faire des rapports plus neutres, ou du moins des lectures alternatives, de la situation dans le monde arabe?

Le conservatisme social, le centre droit et la droite à Radio-Canada/
CBC


Voici comment l'ombudsman de la SRC (Radio-Canada francophone du Québec) décrivait les journalistes québécois en mai 2009:

«Ces Québécois « de souche » ont surtout étudié les sciences humaines et ont été contestataires dans la mouvance nationaliste et/ou de gauche. Souvent, leur façon de voir le monde comporte, par exemple, les éléments suivants : préjugés favorables envers les syndicats, antiaméricanisme, anticléricalisme, etc. [...] Remarquez que ce phénomène du « trop petit nombre » ne touche pas la classe journalistique plus que les autres. La preuve nous en est donnée chaque jour par les médias lorsque nous écoutons les experts sollicités pour nous éclairer. Les mêmes têtes reviennent. Un exemple : à lui seul, Steven Guilbeault, ex-directeur de Greenpeace au Québec, a été entendu 120 fois à la radio et à la télévision de Radio-Canada en 2007!» (2).
Julie MIVILLE-DECHÊNE, ombudsman
à Radio-Canada  de 2007 à 2011

Que ce contenu soit publié par la Fédération professionnelle des journalistes du Québec est particulièrement significatif. On y semble conscient du problème. Mais comme le soulignait l'ombudsman de la SRC à ce moment, les étudiants en journalisme ont les mêmes professeurs boomers de gauche. Cela ne semble pas près de changer à moins de le prévoir, selon elle, dans les critères d'embauche des médias. On ne peut qu'être reconnaissant à Madame Julie MIVILLE-DECHÊNE pour son honnêteté intellectuelle. De par sa position d'ombudsman, représentante des citoyens, elle avait un accès privilégié à ce qu'on peut reprocher aux médias  INCLUANT la Société Radio-Canada - SRC, mais sans se limiter aux journalistes, ni à la seule Société d'État.

La SRC (et CBC) une belle grosse "patente" à privatiser

Voici un "rectificatif" convaincant de l'ombudsman de Radio-Canada. Comme on avait interprété ses propos (écrits) du 5 mai 2009, comme décrivant la situation à Radio-Canada, Madame Julie MIVILLE-DECHÊNE corrige le tir. Elle parlait des grands médias au Québec, des spécialistes et d'autres professionnels de la génération des boomers. Sauf que la SRC, ce n'est pas que de l'argent privé. Il y a beaucoup de nou$ autres, là-dedans (1100 Millions $ soit 1,1 Milliard $ par année au Canada pour l'année financière débutant en avril 2009 et se terminant en mars 2010):

« En page 44, le chroniqueur David Descôteaux écrit que j'ai confirmé le parti pris « de gauche » de Radio-Canada. Or, c'est faux. [...] Je donnais quelques exemples du manque de diversité d'opinions et de diversité culturelles dans les grands médias EN GÉNÉRAL. Il ne s'agissait d'aucune façon d'une analyse spécifique de la couverture de Radio-Canada, mais plutôt d'une tentative de réflexion plus large sur le journalisme au Québec », indique Julie Miville-Dechêne sur son blogue (3).

BINGO ! Le correctif confirme la lecture orientée, même à la Société d'État qui devrait être le média de tous les Canadiens. Si cette dernière ne peut pas se montrer plus neutre qu'une entité privée, et considérant que le contenu y est payé en grande partie par ponction à même les revenus des citoyens canadiens de toutes allégeances, voici une avenue fort intéressante. Bien, bien avant de privatiser Postes Canada qui livre encore une lettre pour seulement le tiers du prix d'un café, on pourrait privatiser les jumelles SRC et CBC.

Le signe du Bloc

La SRC devrait prendre ceci pour signe : quand la population du Québec a rejeté massivement la religion catholique, elle a rejeté ce qu'elle avait de bon autant que ce qui ne l'était pas. Quand les québécois ont rejeté le Bloc Québécois le 2 mai 2011 (parti politique fédéral), ils l'ont rejeté faisant table rase, même dans le fief de son chef charismatique. Quand la population sur-taxée et imposée se retournera contre une tour qui coûte très cher à la classe moyenne, mais communique avec un seul côté du cerveau politique et éthique, elle pourrait n'avoir aucune pitié pour la bête excentrée et excentrique et crier : "privatise !", "privatise!".

Voilà en effet une belle "patente" à privatiser, entre autres raisons, parce qu'elle livre une lecture à sens unique de l'actualité, contrairement à ce qu'on attend d'une société d'État en pays démocratique. Les citoyens s'attendent, avec leurs impôts, à du contenu de divertissement et à de l'information présentant des lectures diverses de la société, de la famille, de l'éducation, du monde du travail, etc. Lorsqu'une opinion domine, comme c'est le cas et  bien que hautement subventionné, il ne s'agit plus d'un organisme d'État qui représente la totalité des idées et lectures de la vie. Je serais tenté de dire:  "privatise!", "privatise!". Qu'en pensez-vous? Combien lui donnez-vous de temps pour se réformer?
_______________
1.   Joseph FACAL. Au bord du précipice. Journal de Québec / Journal de Montréal, 14 décembre 2011.
http://fr.canoe.ca/infos/chroniques/josephfacal/archives/2011/12/20111214-081300.html

2.   Julie MIVILLE-DECHÊNE. Pour un engagement sérieux à l’égard de la diversité dans les grands médias. 10 chantiers pour l'info - On veut des voix, magazine Le Trente, Vol. 33, numéro 5, mai 2009.
http://www.le30.org/index.php?id=119&tx_ttnews%5Btt_news%5D=18082&tx_ttnews%5BbackPid%5D=268&cHash=8f33d25c7f
-   L'article a Miville-Duchêne (sic), ce qui le rend très difficile à trouver sur le web)
-   Ce fut un peu de "printemps francophone" dans la nouvelle du Québec ...
-  Madame MIVILLE-DECHÊNE a quitté son poste d'ombudsman à Radio-Canada en juillet 2011 pour poursuivre sa carrière hors du monde des médias. A-t-elle été poussée par la direction de Radio-Canada et boudée par le milieu de la profession journalistique? Elle aura été ombudsman de 2007 à 2011.

3.   Julie MIVILLE-DECHÊNE. L'ombudsman de la SRC réplique à une chronique du Journal de Montréal. Radio-Canada.ca, mise à jour 18 janvier 2011
http://www.radio-canada.ca/nouvelles/societe/2011/01/17/002-ombudsman-journal-montreal.shtml

dimanche 11 décembre 2011

Joyeuses Fêtes, Québécois ET Joyeux Noël, Tunisiens - Partie 2

11 Déc. 2011. J'ai reçu ce commentaire soumis par voie de courriel suite à mon précédent article. Un(e) lecteur(trice) anonyme, visiblement d'origine syrienne y précise qu'en Islam, il n'y a pas à proprement parler de fête de Noël au sens chrétien. Je la publie, car la remarque est d'intérêt pour les lecteurs et sert aussi à quelques précisions.  

AVERTISSEMENT : cette amorce d'ouverture était avant le changement de gouvernement en Tunisie (la nouvelle inspirant l'article de 2011 datait de Noël 2010). L'islam antichrétien et anti-américain a repris du service depuis.

Le courriel (email) va comme suit:
«Bonjour Il y a une vielle tradition populaire en Syrie Le lendemain de noël les gens la bas tous (chrétiens ou musulmans ) préparons le matin pour manger une sorte de pâtisserie traditionnel nommé : la table de marie . Selon eux ils font cette table pour fêter la naissance d’un prophète car marie la paix de dieu sur elle et sur le christ n’a pas eu cette chance de fêter de son bébé . Pour votre culture Monsieur aussi noël existe pas en Islam malgré que les musulmans croient en christ et a sa mère (la paix de Dieu sur eux et sur tout les prophètes ) la plupart font ca par tradition ou limitent d’autre peuples(...)» (lecteur anonyme, 10 décembre 2011, heure de l'est, Canada)
Je remercie sincèrement cette personne d'avoir soumis cette précision. Je voulais pour ma part dans mon premier billet sur le sujet, exposer quelques exemples de tolérance de l'Islam envers une coutume de l'Occident avec les sapins et décorations de Noël. D'autre part, il y a plus d'un texte biblique qui réfèrent à la nativité (sans en faire à chaque fois le récit détaillé) ou l'abordant via l'Incarnation. 


Le titre du billet précédent, Joyeuses Fêtes, Québécois ET Joyeux Noël, Tunisiens !?, se voulait volontairement  ironique envers une certaine tendance au Québec, justement pour illustrer des exemples de tolérance envers cette tradition chrétienne, que l'on retrouve en quelques lieux, en Islam. Paradoxalement, au Québec, nous perdons, ou plutôt nous faisons voler, l'ouverture à notre propre histoire et ce récit de la Nativité, alors que les antichrétiens oeuvrent intensément, étape par étape, pour éliminer toute manifestation publique de la chrétienté (chrétiens inclus). Imaginez que l'on veut même éliminer les simples sapins de Noël des centres commerciaux alors que ce sont des édifices appartenant à des investisseurs privés. À l'école publique, le mot "Noël" est déjà banni, sauf du programme d'Éthique et culture religieuse (ÉCR)


D'où l'importance du parallèle intéressant entre la situation au Québec et d'autre part, la situation au marché Carrefour de Tunis et dans un grand hôtel des Émirats arabes unis avec, en 2010, le sapin de Noël garni avec des bijoux d'or, de pierres précieuses et d'argent. Les propriétaires de l'Emirates Palace d'Abou Dhabi disaient avoir décoré un sapin pour la troisième année sans pour autant «offenser la population musulmane locale» (1). Il n'est plus possible de croire que le but du laïcisme soit de ne pas heurter les nouveaux arrivants. Ils sont dévoilés; leur but est d'imposer leur vision du monde à tous, alors que dans l'histoire, les pays sans liberté de religion ont toujours été des pays sans liberté.

D'autre part, 
  • La fête de Noël qui commémore la naissance du Christ n'est pas une ordonnance biblique mais bien une tradition développée au fil du temps et intégrée aux pratiques de l'Église.
  • Il est vrai que Jésus n'est vraisemblablement pas né un 25 décembre, comme notre lecteur l'exprime, et comme j'avais lu à quelques reprises sur le sujet, mais il fallait historiquement choisir une date. Cette période correspond au retour de la croissance de la durée du jour (la lumière commence à vaincre les ténèbres) et cela cadre bien avec l'esprit du ministère de Jésus-Christ, la «Lumière qui luit dans les ténèbres».
  • Le sapin représenterait un arbre porteur de fruits et de lumières et n'est pas non plus une ordonnance, mais a été largement utilisé. Une tradition fait remonter cette pratique au moine Martin Luther (16e siècle). Aujourd'hui, le sapin n'a plus vraiment de signification chrétienne.
  • Ce qui reste de symbole chrétien dans l'entourage du sapin, est la scène de la Nativité à son pied avec des personnages (figurines). C'est la crèche aujourd'hui disparue de plusieurs foyers.
  • Le Père Noël est une adaptation de l'ancien saint Nicolas, protecteur des enfants, que la compagnie Coca-Cola s'est approprié du personnage déjà en transformation, pour en faire un bon mangeur et buveur bedonnant. Le spécialiste du marketing, de la pub et des communications, Luc Dupont, en a déjà parlé et écrit sur son blogue: 
«Redessiné en 1931 par le suédois Haddon Sundblom (la campagne publicitaire de Coca-Cola cherche à séduire les enfants), le Père Noël connaît plusieurs transformations par rapport à Saint-Nicolas et aux premières représentations du Père Noël popularisées par les dessinateurs européens et américains (...) il prend du poids, il sourit, il donne des cadeaux et il porte le rouge Coca-Cola sur l'ensemble de son vêtement» (2).
    Le Père Noël sous son apparence actuelle nous est venu d'une
    campagne de publicité de Coca-Cola de 1931, visant les enfants.
    Bref, le verre de lait avec les biscuits oubliez-ça, pour lui faire plaisir, c'est du Coke que le bonhomme au manteau rouge boit. Cet imposteur couleur rouge Coca-Cola est ainsi venu faire de l'ombre sur une commémoration chrétienne. Mais tous s'entendent sur des valeurs communes importantes comme les retrouvailles et les cadeaux en famille, un temps d'arrêt de tous, durant la même période de l'année, pour exprimer de l'appréciation et de l'entraide, une pause chaleureuse au retour du froid (pays plus nordiques), etc.
    • Dans la chrétienté et les récits et prophéties bibliques, la naissance du Christ représente l'incarnation du Fils unique de Dieu, francisé Jésus (Yeshua) qui naît de Marie, avec Joseph comme père par adoption. Il s'incarne pour grandir parmi les hommes et participer à leurs souffrances, épreuves et tentations (sans reproduire la chute et la révolte contre Dieu le Père).  Noël c'est Dieu qui se donne aux hommes. À la fin de son ministère terrestre, Jésus rachète son peuple (se donne en rançon à la place des hommes à la croix) pour les délivrer de la malédiction qui pèse sur eux (visible ou non) et les ramener à lui pour l'éternité. 
    Nous voyons, dans la simple fête de Noël, la complexité des perceptions et lectures. Et l'on veut nous faire croire, au Québec, que le programme d'Éthique et culture religieuse (ÉCR) suffirait et viserait à comprendre les grandes religions et divers systèmes de pensée du monde, à des jeunes âgés entre 6 et 16 ans environ... Dans les faits, c'est tout autre chose... Mais le temps est à la Paix.

    Film suggéré pour le récit de la Nativité :
    Film La Nativité, v.f. de Nativity Story.
    Date de sortie en salles : déc. 2006 et en vidéo
    en 2007.
    La Nativité (The Nativity Story), sortie : 2006, durée approximative 1 h 29 min.

    Ce film est disponible dans certains clubs vidéo et évidemment chez les marchands. Il exprime bien le contexte historique et les difficultés de l'époque (domination romaine). En cette période, les femmes ne choisissaient pas nécessairement leur mari et vice-versa. Il explique aussi pourquoi l'un des Hérode, fera exécuter des milliers d'enfants mâles en bas âges et pourquoi Joseph voulait répudier en secret et non publiquement de sa fiancée, Marie, et d'autres choses encore. Un bon divertissement et instructif sur la Nativité fêtée dans la chrétienté. 
    _______________
    1.  Abou Dhabi : un sapin de Noël à 11 millions de dollars, LeParisien.fr, 15 décembre 2010.
    http://www.leparisien.fr/international/abou-dhabi-un-sapin-de-noel-a-11-millions-de-dollars-15-12-2010-1192726.php

    2.  Luc DUPONT, SPÉCIAL marketing de Noël, Le Blogue de Luc Dupont, Jeudi 23 décembre 2010.

    http://lucdupont.blogspot.com/2010/12/special-marketing-de-noel.html

    mardi 6 décembre 2011

    Piquerie à Québec et prévention, vraiment? Parlons financement

    Les promoteurs d'une "piquerie" à Québec affirment que celle-ci aurait pour but ultime, d'aider les personnes aux prises avec la toxicomanie. Mais une piquerie peut devenir un point de rencontre d'une clientèle touristique particulière ou de ralliement local pour junkies et produire l'effet inverse, facilitant, à celui attendu (prévention).


    Injection de drogues.

    (dernière modification: 30 janvier 2015)
    L'exemple de Vancouver est souvent cité comme «modèle», mais à Vancouver, selon un retraité de la police, le quartier des junkies est circonscris et la piquerie est à l'intérieur de son périmètre. Il est donc facile pour la police de surveiller les déplacements des «clients» et les transactions de drogues. La situation à Québec est totalement différente: on veut conserver ou attirer des familles dans les quartiers plus anciens de la ville. Introduire une piquerie, par exemple en basse-ville, serait à peu près comme faire l'inverse de la revitalisation réussi, promue par un ancien maire, Paul Lallier.

    Si tel est le but et résultat, on ne peut pas être contre une telle entraide. Mais en a t-on les moyens? Prenez par exemple les personnes qui souffrent d'un diabète de type héréditaire. Elles doivent payer leurs seringues et leur matériel pour leurs tests de contrôle. Il faut donc gérer sagement les ressources financières et matérielles publiques et parapubliques en santé, qui accapare déjà près de la moitié du budget total annuel du Québec. Une piquerie peut devenir un point de rencontre touristique ou de ralliement local pour junkies et produire l'effet inverse à celui attendu (prévention).

    En supposant qu'on aille de l'avant, voici une suggestion pour le financement de cette forme d'encadrement / entraide envers les toxicomanes du territoire de la ville de Québec :

    • les subsides et autres formes de soutien sont conditionnels aux résultats mesurables. Ainsi en présence de résultats (ex. nombre de personnes intégrées à un programme de désintoxication; ex. nombre de personnes ayant terminé un programme, etc.), le financement est renouvelé. En l'absence de résultats vérifiables, pas de subvention des gouvernements et des villes
    • Ensuite, on ne finance pas plus de 6 mois à la fois, pour toute la vie du programme d'encadrement des toxicomanes.
    • Aussi, on implique les commanditaires (sponsers) privés dans le même projet et on permet aux financiers publics et privés de déléguer des représentants en tant que membres avec droit de vote au conseil d'administration de l'organisme.

    Je crois, qu'à des conditions semblables, le projet risque moins d'être un simple moyen de se garantir un emploi subventionné à vie et sans aucune obligation de résultats.

    Car ce dont une personne qui s'injecte des drogues a besoin, ce n'est pas tant de seringues gratuites et d'un local aseptisé pour un pas de plus vers la mort. Ce dont elle a besoin, c'est avant tout de l'aide pour se protéger contre elle-même; pour retrouver sa valeur et son identité. Une telle personne a perdu le contrôle et le but de sa vie...


    LIRE AUSSI

    "Piquerie" JUNKY's 24 h, bientôt dans votre quartier ! (5 décembre 2011), http://yapasdpresse.blogspot.ca/2011/12/une-piquerie-junkys-bientot-dans-saint.html

    lundi 5 décembre 2011

    "Piquerie" JUNKY's 24 h, bientôt dans votre quartier !

     Junky's (24 h)
    Les  juristes se prononcent sur la légalité d'une piquerie supervisée au Québec et plus particulièrement dans la Ville de Québec même. Cependant, le projet de mort supervisée rencontre de la résistance.

    La Ville de Québec et plusieurs citoyens trouvent que cette activité ne cadre ni avec les projets pour le quartier Saint-Roch, ni avec l'esprit de la capitale du Québec.

    Il y a fort à parier que derrière tout cela, des personnes se cherchent un job subventionné à vie, payé par nos impôts et taxes diverses, beaucoup plus que par "compassion". Chose certaine, ils n'ont "Point de repères"...

    • Si c'était par compassion, la première "piquerie" subventionnée (centre d'injection sous supervision) du Québec s'implanterait à Montréal, la métropole du Québec, où la demande est plus significative, et non dans la ville de Québec qui a une communauté de junkies de la rue plutôt limitée, témoignage des policiers à l'appui. 
    • Et ce dont une personne qui s'injecte des drogues a besoin, ce n'est pas de seringues gratuites et d'un local aseptisé pour un pas de plus vers la mort. Ce dont elle a besoin, c'est de l'aide pour se protéger contre elle-même; pour retrouver sa valeur et son identité humaine. Une telle personne a perdu le contrôle et le but de sa vie, quand elle n'a pas perdu le combat pour la vie.
    Ce projet a donc toutes les allures d'un geste politique1 et opportuniste2. Voilà pourquoi les subsides devraient être accordés parcimonieusement, tout au plus de 6 mois en 6 mois, dans ce qui pourrait (suggestion ironique) avoir la bannière commerciale de
     Junky's (24/24  |  7/7)

    Suggestions :
    • On pourrait l'implanter dans les quartiers résidentiels des ministres et des juges qui font cette lecture du droit actuel. S'injecter des drogues est un droit selon eux
    • Il faudrait peut-être le faire avec les commanditaires (sponsers) privés (Privatisation des subsides)
    • Subsides émis de 6 mois en 6 mois, pour une durée indéterminée
    • Une bannière, genre  Junky's  OU  Pik&Rit's  (pique et rit, avec un visage de clown) pour un cadre plus familial de quartier OU le St-Rocket's (pour St-Roch); enseigne avec étincelles en bout de nom. 
    • Et production des comédies musicales, durant le Festival d'été de Québec, où les vendeurs de pains, de saucisses et de bières artisanales font la ronde et chante avec des junkies pleins de santé aux vêtements colorés, style des années hippies, entourés d'amuseurs de rue. 
    Avec un tel détournement des ressources déjà limitées, on est bien près de jeter  par terre les programmes sociaux essentiels pour les gens qui eux, ne choisissent pas de se rendre malades et qui n'ont pas les médicaments payés par la RAMQ. Actuellement au Québec, ceux qui vivent une vie à risque et se rendent malades ont les services gratuits. L'échelle de priorités a besoin d'un ajustement. D'autres qui sont malades par hérédité (ex. les diabétiques qui paient eux-mêmes leurs seringues et matériel) ou par accidents espèrent en vain des prestations ou des médicaments qui ne sont pas remboursés.

    Une option comme par un autre affront : ouvrir nos CLSC et hôpitaux publics, à l'injection supervisée des drogues, tandis que les malades ont de la difficulté à accéder aux soins qu'ils paient ou pour lesquels ils ont fait provision toute leur vie, via leurs taxes et impôts. Vite appelons le réparateur des échelles de priorités et de valeurs (si ça existe...) aux élections de 2012. En tout cas, les promoteurs du projet n'ont Point de Repères, effectivement.



    LIRE AUSSI

    Piquerie subventionnée : la douce mort fine (morphine...) (23 mai 2011), http://yapasdpresse.blogspot.ca/2011/05/piquerie-subventionnee-la-douce-mort.html


    Piquerie à Québec et prévention, vraiment? Parlons financement (6 décembre 2011), http://yapasdpresse.blogspot.ca/2011/12/piquerie-quebec-et-prevention-vraiment.html


    _______________
    1.  Le geste est politique, en ce qu'il consiste à cibler la capitale du Québec qui a peu de junkies de la rue et une population de tendance plus conservatrice que Montréal. Québec, dans ce dossier, est pour les militants un symbole à mettre au pas, sous la botte d'une gauche ultra-libérale (libéralisme moral).

    2.  Le geste est opportuniste, parce qu'on ne vise PAS la ville DU Québec qui a plus de junkies de la rue, soit Montréal, mais au contraire la ville de Québec. On veut donc un centre plutôt tranquille, requérant un minimum d'effort de travail et de risque, pour une subvention à vie de l'État et de la ville. L'équation est la suivante : (Profiter de la qualité de vie de la ville de Québec) + (Profiter de l'avantage d'un faible achalandage) = job peu stressante garantie par l'État et les villes.

    dimanche 4 décembre 2011