mercredi 14 septembre 2011

Nelly Arcan revient hanter Guy A. Lepage

14 SEPT. 2011 Dans une nouvelle (récit) inédite et en partie fictive par définition (on peut en douter considérant les détails), Nelly Arcan, plusieurs mois après son suicide, revient hanter Guy A. Lepage, l'animateur de Tout le monde en parle, bien connu au Québec.

Nelly Arcan, 2004-2005. Source: extrait de
la jaquette d'une édition du livre Folle, paru
au SEUIL (édition de 2005 ?)
L'auteure Nelly Arcan (Isabelle Fortier de son vrai nom) avait écrit une nouvelle non diffusée qui se retrouve sur son site posthume et dans laquelle on peut lire un récit facilement associable à son passage à l'émission Tout le monde en parle, en septembre 2007. Je me souviens vaguement de cette entrevue, sinon que Nelly en ressortait comme une auteure à controverse, ex-prostituée qui assumait ce passage de sa vie, comme un simple emploi dans un café-terrasse, par exemple. On retenait que selon elle, les autres femmes mettant moins l'accent sur leurs charmes étaient des sous-développées ou sous-assumées (des "larves"). Pourtant, ce n'était plus ce que Nelly voulait véhiculer. C'était ce dont elle voulait se dissocier; une Nelly immature. Et ces anciennes déclarations étaient probablement des moyens de défense contre celles qui jadis, la jugeait, alors qu'elle se cherchait elle-même. Elle n'y était pas préparée, à ce type de questions de Tout le monde en parle (sept. 2007) et c'était les mots qu'on lui collait sur un corps construit qu'elle n'assumait plus aussi bien, ou dont elle sous-estimait l'image d'elle-même qui en resterait.

Quelques extraits choisis. Nelly parle d'elle-même à la troisième personne (comme "elle", "Nelly"):

mercredi 24 août 2011

C'est quoi un Québécois ?

Ci-dessous un lien vers le FM93 de l'Émission Bouchard en parle du 24 août 2011 (extrait 7h30 à 8h)


Sujet : C'est quoi un Québécois ? Une réflexion suivie d'une entrevue avec le sociologue Mathieu Bock-Côté


Cette archive n'est plus disponible sur le site hôte (Radio FM 93,3 de Québec)

Contenu
- Déni de l'identité québécoise (culture incluant langue et histoire) : une réflexion sur ce que nous cherchons en voyageant en Europe, comme le changement de culture (ex. en Grèce) et le contraste avec le déni de notre culture.

- Retour sur la nouvelle de l'enseignante congédiée récemment du Plateau (Montréal), parce qu'elle a un accent du Lac-Saint-Jean.

- Entrevue avec le sociologue Mathieu Bock-Côté

jeudi 18 août 2011

Guide sexuel et relations à 9 ans : non aux zozos du zizi gouverne-Mentaux

Hier, 17 août 2011, le FM 93,3 (Québec), en a parlé à l'émission du matin Bouchard en parle (1). Un livre destiné aux jeunes de 9 à 13 ans et qui affirme qu'il n'y a pas d'âge pour faire l'amour pour la première fois (donc même à 9 ans!) serait recommandé pour l'éducation des jeunes par notre Gouvernement du Québec et nos commissions scolaires. Il faut dire non aux zozos du zizi gouverne-Mentaux (comme dans malade "mental") et protéger nos jeunes.

Le site web du Journal de Québec en parle aussi le 18 août, mais sans aucun contexte, ni référence au Gouvernement du Québec (2). Rien sur le contexte selon lequel Le Guide du zizi sexuel (2001) serait un livre actuellement recommandé par l'État du Québec pour l'éducation sexuelle des jeunes; à lire par les enfants. On y apprend par contre des insipidités, à travers le personnage Titeuf, comme le fait que les condoms (préservatifs masculins) peuvent servir de "bonnets de bain" ou être banalement utilisés pour faire des "bombes à eau". Rien sur le fait que le condom doit être manipulé avec soin. Ceci n'est surtout, rien d'autre qu'une banalisation de l'accessoire qu'est le condom, réduit à un jouet qui servira évidemment ensuite à mettre des pressions sur les autres filles (ou garçons) par les plus "allumés", sinon les plus manipulateurs ou plus âgés. L'enfant, dès 9 ans est en plus informé de l'existence du Kamasutra (livre de multiples positions sexuelles) qu'il est encouragé à consulter.

mercredi 10 août 2011

Les marchés bousiers, euh ! Marchés bouRsiers

10 août 2011 - Quelque chose ne tourne pas rond, non plus qu'elliptique, dans l'univers et c'est l'économie de marchés dans un contexte de mondialisation. Il y a quelques siècles, un événement arrivait à un point du globe et il fallait des mois, voir des années pour l'apprendre. Parfois même, la nouvelle arrivait par les historiens. Aujourd'hui il suffit non plus d'une nouvelle, mais d'une rumeur ou d'un discours d'un gourou des banques-mystères et les marchés boursiers tremblent. Et pendant ce temps, des gens n'ont pas d'argent pour acheter les productions alimentaires de leurs pays, les produits de base étant de plus en plus vendus au plus offrant sur les marchés internationaux. 

Les marchés bousiers ou marchés boursiers:
Il y aura des gagnants, mais en serez-vous?
(dernière modification: 21 janvier 2016)

Quelque chose ne tourne pas rond dans cette espèce de nouvelle économie de marchés boursiers qui s'apparente davantage aux paris et loteries, plutôt qu'à une sage et équitable gestion. Les bourses des grandes régions du monde tremblent. Assistons-nous à la fin du capitalisme ou plutôt à son accomplissement? Que penser d'une tendance immorale où les produits alimentaires de base sont cotés en bourse, de sorte que les résidents d'un pays producteurs n'ont plus suffisamment d'argent pour les acquérir?

vendredi 1 juillet 2011

1er juillet au Québec : Bon déménagement socialiste !

1er JUILLET 2011. Nous sommes probablement, nous Québécois, le seul peuple au monde (certainement l'un des seuls), où presque tous les gens qui déménagent le font le même jour. 


1er juillet jour férié Fête du Canada (Canada Day). Je quitte la maison pour aller boire un café et lire les journaux du jour (qui se révéleront en fait un journal d'hier, congé pour eux aussi). En chemin, une scène me projette dans un genre de flashback semi-cauchemardesque des années en arrière, particulièrement avant l'acquisition de notre maison: le déménagement du 1er juillet, pour ceux qui changent de logement, au Québec. 

Cauchemar des déménagements au Québec


Un camion-cube loué manoeuvre sur l'avenue où je circule, pendant qu'une équipe non homogène observe. Un probablement "beau-frère" tient une bouteille (ou un verre isolant) à la main. J'espère, pour les meubles, que ce n'est pas une bière, car il est 7h le matin... Une jeune femme qu'on devine directement visée par le déménagement s'inquiète des mouvements du camion parti se retourner en vitesse et court derrière comme pour communiquer un nouveau message ou calmer une tension palpable chez le conducteur.

Scène typique du 1er juillet au Québec.
Le déménagement collectif d'une société
social-démocrate.
Crédits photos : yapasdpresse.blogspot.com/
Quel cauchemar! Le mot ou même l'idée de déménagement me fait dresser les poils sur les bras. D'abord parce que j'ai souvent déménagé. Sans parents à 18 ans, j'ai quitté la famille d'accueil pour vivre ma vie de jeune adulte. Demeurant en résidence d'étudiant, je devais quitter chaque été, car l'institution louait aux touristes. À la fin de mes études, j'ai loué une vieille maison avec 2 amis. Puis, mes "pottes" se sont mariés, mais moi j'étais sur une liste d'attente. Je me suis retrouvé dans un 3 pièces dans un demi sous-sol. En tant qu'employé contractuel dans une petite ville de l'est du Québec (en fait mes employeurs dépendaient de contrats de clients, et moi j'étais comme pigiste), j'ai dû changer de ville à quelques occasions pour suivre le travail, dans une région à haut taux de chômage, ou à l'occasion de notre mariage, puis à l'arrivée du premier enfant et ainsi de suite jusqu'à l'achat d'une maison.

Mais cela m'agresse surtout, parce que croyez-moi, au Québec, déménager ce n'est pas simple. D'ailleurs, pour mes lecteurs étrangers je dois souligner que Québec même, est un mot à définir. Il y a Québec la province du Canada (à peu près un État dans le Canada) et Québec, la ville, capitale de l'autre.  Je parle surtout ici de la région administrative (province). Or voici, nous sommes probablement le seul peuple au monde (certainement l'un des seuls), où presque tous les gens qui déménagent le font le même jour. Et je trouve cela complètement idiot.

dimanche 12 juin 2011

Garderie «Les Petits prolétaires»

Ce qui se passe au Québec en juin 2011, au niveau des garderies (centres de la petite enfance) subventionnées par l'État a de quoi nous éveiller à une réalité qui atteint progressivement toutes les sphères d'intervention de l'État dans nos vies et libertés de choix. 

«Mettez-vous en ligne»: mais que dire, au-delà des files d'attente?

On ne parlera pas ici du problème qui consiste en la non-accessibilité des places en garderies subventionnées pour des dizaines de milliers de familles qui paient pourtant leurs impôts et taxes diverses à l'État. Si l'on ajoute le non-accès à un médecin pour 2 millions de Québécois sur 8 millions potentiels (25 pourcent) en 2011, cela ressemble aux files d'attente d'il y a quelques décennies à peine, en Europe de l'Est pour obtenir des denrées de base ou un modèle de chaussure unique. Le Québec nage en plein socialisme montant, digne des anciens pays de l'est. Au niveau de la garde subventionnée des enfants, plusieurs parents et grands-parents paient, via leurs impôts et taxes, pour des services auxquels leur propre famille ou leurs proches n'ont pas accès. Il faut presque inscrire les ovules fécondés sur une liste d'attente, pour oser espérer une place en garderie subventionnée quand l'enfant aura un an ou même avant son entrée dans le système scolaire. Plusieurs auraient enfin une place subventionnée, mais l'enfant entre à l'école.

Sur l'ingérence de l'État québécois

Mais il sera plutôt question ici de l'ingérence de l'État. Cette ingérence de moins en moins subtile, succède normalement à l'intervention étatique, via des fonds publics dans un aspect ou l'autre de nos activités (comprendre par fonds publics : votre argent car l'État ne crée pas de richesse) . Vous aurez compris que nous parlons ici des pertes de libertés et de choix qui suivent l'intervention financière de l'État. Autrement dit, plutôt que de moins vous taxer et moins vous imposer sur le revenu, ce qui vous laisserait plus de liberté financière, on vous taxe et impose le plus possible sur le revenu à la source, puis sur les biens et services sur ce qui vous reste, une fois les impôts payés (un 15% additionnel minimum  au Québec, davantage sur l'essence), pour ensuite vous contraindre à adopter les vues de l'État. L'argument : puisqu'il investit (avec votre argent) il réclame de droit de contrôler ce dans quoi il a injecté des fonds.

samedi 11 juin 2011

e-Robin des bois et vol d'informations privées et confidentielles

11 JUIN 2011. Nous apprenions cette semaine qu'une «liste partielle des donateurs» du Parti Conservateur du Canada (PCC), incluant des portions de numéros de cartes de crédit, des adresses postales et de courriels (e-mails), a été volée par des pirates informatiques (1). Cela arrive aussi auprès d'institutions financières comme les banques. Quand de prétendus Robins des Bois violent les libertés individuelles comme le droit à la confidentialité des informations personnelles, il est temps de passer à l'action. Ce nouvel usage de l'information privée dans des bases de données publiques ou para-publiques a de quoi inquiéter, mais surtout impose des ajustements. Ils ne peuvent jouer dans le domaine du vol d'information et demeurer au-dessus des lois.  Voler un dossier informatique a le même poids que voler un dossier physique (chemise dans un classeur).

À très courte vue, le vol d'information peut sembler servir le peuple. Cela fait "cool" et révolutionnaire pour une génération montante sur-protégée et à la recherche de rites initiatiques (rites de passage) où chacun veut se sentir reconnu par ses pairs. Dans les faits le résultat à long terme de ce genre de vols et de coulage d'informations sera logiquement l'inverse de celui escompté: désengagement politique à la faveur de nouveaux intérêts obscurs ne rendant aucun compte de leurs activités et budgets, méfiance envers les démocraties ou envers les partis bien structurés, communication de fausses informations, traffic d'informations confidentielles au départ détournées pour des raisons "démocratiques", etc.


Ces voleurs doivent être traités pour ce qu'ils sont : des criminels

Les conséquences de ces vols d'information sont en fait sérieuses et bien plus larges que la simple allégence politique. Ces informations peuvent servir à émettre des documents en usurpant votre identité (passeport, clone de carte de crédit,   clone de carte d'assurance-santé, ...). Elles peuvent littéralement se retrouver en vente sur le marché noir. Voler des listes nominales (noms, adresses et téléphone de personnes) associées à d'autres données (allégences politiques, revenus, santé, informations familiales, etc.) est aussi grave que si, par exemple, ils volaient les informations des agences du revenu canadienne et québécoises (le fisc) ou de la SAAQ au Québec (dossiers des immatriculations des véhicules et permis de conduire). Des employés de la fonction publique ou de sociétés d'État ont perdu leur emploi pour avoir consulté ou extrait des informations de ces bases de données sur les personnes, à des fins personnelles ou autres que dans leurs fonctions. Même votre fournisseur de services téléphoniques vous demande si vous voulez que votre prénom soit diffusé dans les listes téléphoniques ou seulement une initiale.

Souvenons-nous du scandale d'espionnage et vol de listes qui a amené la chute de Nixon aux États-Unis (Watergate). L'accès à l'information par espionnage, l'écoute électronique, l'intrusion illégale dans des locaux d'un autre parti et le vol de listes de membres ont amené la chute d'un président, et pas celui d'une petite république! Avis aux prétendus e-Robin des bases de données qui violent les renseignements personnels.