jeudi 24 mai 2012

Anarchie Montréal 2012: réalité ou paranoïa?

OU Quand Anarchie et Communisme se roulent une pelle sous le regard voyeur et complice de Radio-Canada (SRC / CBC francophone).

24 MAI 2012. Je parierais que vous trouvez que j'exagère avec l'anarchie au sens réel et non métaphorique derrière le désordre qui paralyse l'économie de Montréal? Ouais, je dois être un de ces paranoïaques... l'anarchie ne regrouperait selon vous que trois internés à Montréal et un prof retraité... Et vous croyez que ça dérange le communisme ou le marxisme que des commerces ferment et que des bagnoles se fassent éclater le pare-brise? Détrompez-vous! Il suffisait d'une thématique de déclenchement. La hausse des frais de scolarité était la bonne pour l'ASSÉ et sa coalition élargie, la CLASSE. En parallèle, la propagande anarchiste et anarcho-syndicale bat son plein, démontrant que l'anarchisme à Montréal se porte très bien et n'est pas l'affaire de quelques inconnus assistés sociaux. Ils ont une élite.

Électrochoc idéologique

C'était le 1er janvier 2012. En travaillant sur mon ordinateur et sirotant une tasse de café, je décide d'écouter un brin de radio de la SRC, question de savoir comment se porte la gauche à gauche de la gauche. J'allais être comblé.  Je savais que le capitalisme actuel a des volets immoraux à changer, mais le socialisme aussi. Mais ce que je ne savais pas, c'est que l'anarchie avait des appuis aussi sérieux que les personnalités connus, les profs de philo et de sociologie et au moins deux générations d'enseignants.

  • Dans la première partie de mon heure d'écoute de Dessine-moi un dimanche (volet spécial Philosophes du dimanche, débutant à 11h06), on abordait les résolutions (promesses et engagements autour du Jour de l'An ou du nouvel an) et par trois fois, les philosophes participants ont fait le lapsus entre résolution et réVolution
  • Puis, dans la seconde partie, rien n'annonçait clairement le sujet, avec une réflexion sur le "concept" de la "Crise". Dans les faits, minute après minute, il s'agissait de rétablir la bonne réputation de l'anarchie; de la justifier dans notre contexte sociopolitique capitaliste et notre démocratie. 
On en parlait comme d'une banalité qui va de soi dans une société comme le Québec; l'un des endroits les plus faciles à vivre au monde sans être inquiété pour ses opinions.

Les 4 comparses badinaient sur des termes comme anarchie et anarcho-syndicalisme (syndicalisme mettant à profit la révolte contre le système), comme si c'était du niveau d'une dégustation à Des kiwis et des hommes. Je n'en croyais pas mes oreilles.

Franco Nuovo et Dany Laferrière étaient en second plan surtout et au front les deux philosophes Normand Baillargeon et Xavier Brouillette, connus dans le milieu des enseignants et des médias, faisaient une apologie en règle pour redonner ses lettres de noblesse à l'anarchie (déni de l'autorité et des institutions publiques), y inclus dans des États de droit et de chartes comme les nôtres, où toutes les libertés sont pratiquement déjà permises (Canada et province de Québec).


L'Anarchie réhabilitée?

Vous ne me croyez toujours pas, la discussion qui ouvrait l'année 2012 est encore disponible à ce lien (début du sujet ou deuxième partie à 36:00):

Si le lien précédent ne fonctionne pas, essayez par la page suivante (et début du sujet à 36:00 au lecteur
Et puisque vous ne me croirez toujours pas et penserez qu'il s'agit d'une banale abstraction et de simple divagations de clients d'un café, d'une taverne ou d'un pub qui ont pris trop de broue (bière), portez attention aux termes employés dans le traitement de la thématique de la "crise" et faites un lien avec avril et mai 2012 (à peine trois mois plus tard). Mettez ensemble crise et "anarchie" ou "anarchisme" (centre de la discussion).  Ajoutez l'ingrédient syndicats ou syndicalisme (avec anarchie = "arnarcho-syndicalisme"). Bien brasser (dans votre cerveau). Et repensez à des termes comme "illégitime" en égard aux institutions qui sont nôtres, nos gouvernements, notre économie, notre système décisionnel, etc. Enfin, revoyez comment comment les enseignants ont supporté les étudiants. Les philosophes en question sont directement impliqués même dans la formation des futurs enseignants pour l'un, l'autre au moins dans les médias et cégeps. Et repensez au rôle clé de l'ASSÉ, un organisme pour un syndicalisme de frappe qui a créé la CLASSÉ (ou CLASSE) en vue du débat sur les frais de scolarité (un prétexte de départ) et à l'arrivée soudaine des trois grands syndicats, à la négociation du 5 mai 2012...


Trois lapsus réVolution vs résolution?
Le hasard tend vers zéro

Vous doutez encore d'une réelle tendance anarchique supportée par une élite au Québec (formateurs, enseignants, artistes) et c'est normal.

Mais écoutez les trois lapsus lorsqu'en première partie de l'émission, au lieu de prononcer le mot réSolutions, nos philosophes trébuchent et prononce en tout ou en partie le mot réVolution. 

Fait intéressant: Le triple lapsus entre la "résolution" qu'on a prise (émission contexte 1er janvier 2012) et la "révolu-... résolution" ou carrément la "révolution" 
et dans le lecteur, déplacer le lecteurs aux positions :  
3:44 (révolu-résolution), 
10:45 (révo-résolution), 
11:39 (révolution); 
donc trois fois le même lapsus --> devient "drôlement" significatif; le hasard tend vers zéro, après trois fois.

C'était un grand moment de radio de la SRC. La "radio-cocktail", probablement, puisque pour tous les chroniqueurs, les animateurs ou les radios qui ne couchent pas uniquement sur le côté gauche, sont taxées de radios-poubelles...


Synthèse de la discussion des comparses sur la crise (l'anarchie réhabilitée)

Franco-Nuovo 1er janvier 2012 (11h05), à Montréal; Dany Laferrière, Normand Baillargeon (philosophe) et Xavier Brouillette (philosophe) sont les invités de Franco Nuovo pour une émission spéciale de Dessine-moi un dimanche! - Émission spéciale le dimanche des philosophes.

Thématique du concept de "La crise" : 
début du sujet à 36:00 (ou Deuxième partie) du fichier audio de la SRC

Synthèse (mes NOTES) d'écoute

Les indignés et d'autres rappellent à une notion d'anarchisme réhabilité; un regain d'intérêt pour l'anarchisme et ses idées qui demeurent attirantes et intéressantes pour certaines personnes [groupes qu'on n'ose pas nommer ouvertement]: 

  • l'anti-autoritarisme
  • la méfiance envers l'État
  • l'Action directe : volonté de prendre les choses en main par soi-même
  • Caractérisé toutefois encore par le nihilisme et l'instinct de l'homme pour la liberté [confondue avec révolte]

Question: 
Ce qui favorise / rend attrayant l'anarchie aujourd'hui (janvier 2012)? 

Deux histoires possibles de l'Anarchie
1) l'instinct de liberté de l'homme 
2) la perception que les institutions sont profondément malsaines 

ouvrent la porte à l'anarcho-syndicalisme :
Aspiration à la démocratie jusque dans l'économie (ex. économie participative SANS marché économique) 

Comment l'anarchie peut répondre aux besoins d'aujourd'hui (question de Nuovo)?

Réponse: 

  • L'idée d'Action directe: ne pas attendre de l'État et de l'entreprise la solution; élargir jusqu'à l'économie l'idée de la démocratie ET rompre avec cette entreprise et les institutions
  • La démocratie participative au niveau politique aussi. Personne n'a autorité sur quelqu'un d'autre (selon ce concept). Le refus de toute forme d'autorité illégitime [ça vous dit quelque chose ce terme?], diverses formes insoupçonnées découvertes récemment (probablement en lien avec les scandales au Québec)
  • Archie = autorité; anarchie, personne n'a autorité sur quelqu'un d'autre.
  • Éducation et culture : extrêmement important; ex. les anciens ouvriers qui économisaient pour un musée commun, des cours du soir, des centres d'entraide. 
  • Accomplissement de soi-même à travers l'éducation et la culture [même étudier toute sa vie aux frais de l'État?!?]
  • Se donner soi-même sa propre loi de fonctionnement [autrement dit, faire table rase] 


Pourquoi le livre: L'Ordre moins le pouvoir, de François Baillargeon? 
(1ere édition en 1999, 4e édition en 2008)? 

Réponse de l'auteur, philsophe et formateur auprès des enseignants (et rédacteur de matériel didactique): Combattre le préjugé contre l'anarchisme, vue la croissance de sa popularité 

À noter que ce livre semble circuler dans le milieu de la formation post-secondaire.


Ce n'est pas un mauvais rêve (ni un beau!) 
- "Bienvenue" (ouch!) dans la réalité

Il y a vraiment un noyau d'anarchistes actifs au Québec et nous refusons de le reconnaître. Plusieurs qui les suivent sont entraînés et manipulés par les beaux visages de la jeunesse, sans s'en rendre compte, croyant maintenant combattre la corruption du Gouvernement Charest. Dans son discours du 7 avril 2012, le principal "porte-parole" de la CLASSE (introduit comme leader du mouvement étudiant par le présentateur) parle des graines semées pour une révolte dans un certain nombre d'années (donc sous un gouvernement post-Charest ou après Charest). L'ASSÉ (donc sa CLASSE ou Coalition large de l'ASSÉ avec elle) a des accointances avec l'anarchisme et avec le marxisme (communisme).

Voilà. À SUIVRE... 
J'ai essayé dans cette dernière partie, Synthèse de la discussion (...), de retenir l'essentiel du contenu principal abordé sur les ondes de la SRC le 1er janvier 2012 (enseignement avec questions et réponses).

Extrait capture d'écran de Dessine-moi un dimanche. Émission spéciale du 1er janvier 2012 à 11h06,
Radio de la SRC. Page consultée les 23 mai 2012.

mardi 22 mai 2012

Québec étudiant et communisme : les écrits restent

C'était en 1979. Dix ans avant la chute du communisme d'Europe. L'Étincelle, journal étudiant d'inspiration pour les leaders étudiants du Québec, réclamait dans ses pages, comme le fait aujourd'hui la CLASSÉ en 2012 (et son vaisseau mère l'ASSÉ), la gratuité scolaire et le changement de régime politique avec le même genre d'arguments. Sauf que c'était avant la chute du communisme en URSS et en Roumanie, au temps de la Guerre froide. Cet effondrement révéla une grande pauvreté cachée au monde, même la famine des paysans, l'absence de classe moyenne, le politique maintenu par une main de fer (régimes militaires et policiers, infiltration des églises, interdiction d'association), la criminalité tissée avec le politique (ex. Mafia russe, élite amie du régime, d'un parti trop longtemps au pouvoir). Les dictatures élus ou autoproclamés avaient remplacé les anciens rois ou empereurs (Tsar).

De l'autre côté des frontières, par exemple de ce côté-ci du mur de Berlin à 100 mètres de là (Berlin Ouest), c'était la liberté et la possibilité de prospérer, d'accéder en plus grand nombre aux études supérieures  sans devoir acheter la profession. Comme aujourd'hui, à la frontière entre la Corée du Nord (communiste) et la Corée du Sud. Mais il devenait de plus en plus difficile de cacher cette réalité aux habitants de l'est qui se dotaient de soucoupes de TV satellite. La réalité rappelait cette métaphore d'un clan qui meure de soif pendant que de l'autre côté on entend les sons des éclaboussements et les rires de la baignade dans la piscine. 

J'ai reçu l'extrait qui suit (scan) d'une page du journal. S'il était possible de maintenir ce discours en 1979, vu l'ignorance partielle de ce qui se passaient de l'autre côté des murs, maintenant c'est du pur romantisme militant pour une jeunesse qui n'a pas trouvé d'autre rite initiatique pour marquer le passage à l'âge adulte et la reconnaissance par les pairs. C'est ce genre d'idéologie que vous propose la CLASSE (ou CLASSÉ). On se croirait dans le film Le jour de la marmotte. Chaque fois qu'on se réveille, on a l' impression de revivre la même histoire. Il faut trouver la clé pour en sortir, sans avoir à jeter le Québec par terre pour ensuite devoir le reconstruire avec des gens qui ne voudront pas faire plus de 30 heures, 4 jours / semaine, avec la retraite à 50 ans. Ça va être long, croyez-moi, surtout s'ils doivent texter sur le temps de travail. Il faut faire la différence entre le concept (écrit, romantisme, idéaux) et l'application dans un monde humain hétérogène et souvent trompeur. Les alliés d'aujourd'hui sont souvent les usurpateurs du leadership après un changement de régime. Et l'amour de l'argent demeure le talon d'Achille (la faiblesse).

Certes, il y a un capitalisme inacceptable qu'il faut réglementer, mais la solution ne passe pas par le passage à un autre régime qui intégrerait lui aussi le crime, qui suit toujours la loi du moindre effort. Le crime et la corruption existent dans tous les régimes économiques et politiques sur cette Terre.

Cliquez sur l'image pour agrandir.


lundi 21 mai 2012

Manifestation de trop : Montréal, une île, un pays!?

On observe un véritable déni de responsabilité dans la persistance de la CLASSE qui croit que c'est un droit fondamental de bloquer une rue OU même un pont important sans préavis, rendant ainsi la sécurité du public en danger. Même une entreprise en excavation qui doit détourner le trafic ou qui a besoin d'assistance de la police pour un besoin particulier lié à la circulation, doit aviser plusieurs heures à l'avance. CE N'EST PAS ANTICONSTITUTIONNEL D'EXIGER DE SAVOIR QU'ELLE VOIES SONT PRÉVUES D'ÊTRE EMPRUNTÉES LORS D'UNE MANIFESTATION. Ces gens-là vont se réveiller avec un drame sur les bras... Ha! Mais j'oubliais, ce ne sera pas leur faute; ce sera celle du gouvernement qui n'avait qu'à ne pas indexer les frais de scolarité. Voilà le fruit de 50 ans de social-démocratie au Québec. Ce qui aurait dû être bon a résulté en la fuite des responsabilités individuelles, a favorisé le désir de revenus garantis sans l'effort (quelqu'un qui ne veut pas travailler a son premier chèque à 18 ans), démocratisation de la criminalité anarchique qui coûtera une fortune à la classe moyenne, et peut-être une nouvelle hausse d'un point, des taxes provinciales pour tous (même pour les travailleurs qui n'iront pas à l'université).

D'autre part, on donne à la (CLASSÉ) Coalition large de l'ASSÉ, beaucoup trop de temps de parole et les médias servent ainsi à faire la publicité de leurs manifestations et la diffusion leur propagande. Idem pour Anonymous, la lâcheté par excellence, anti-démocratique et qui se voit comme la justice incarnée, en piratant le site de la Sécurité civile du Gouvernement du Québec. Cette entité viole la souveraineté des États. Quand avez-vous entendu parler d'Anonymous qui s'en prendrait à (...) la Corée du Nord, ou à un pays (...) qui ne respecte pas les droits humains?

À TVA, Pierre Bruno, ce lundi 21 mai 2012 a accordé une entrevue de loin trop conviviale à deux porte-paroles des étudiants en boycott, dont un de la CLASSE; ceux-ci avec un ton presque angélique et lui, sous le charme sans les confronter. L'un des leaders de la CLASSE a affirmé en onde que leur but n'est pas de nuire aux citoyens et aux gens qui doivent se déplacer, mais au gouvernement et à ceux qui l'appuient. Un double langage typique de ce groupe anarchiste (anarcho-syndicalisme). Car ceux qui appuient le gouvernement légitime, sont encore la majorité.

Avec l'ASSÉ (vaisseau mère de la CLASSÉ ou la CLASSE) qui croit que le syndicalisme et le socialisme ou le communisme seraient une une protection contre la fraude et la corruption, on peut répondre qu'ils ont manqué un bout important des 50 dernières années d'industrie de la construction au Québec (par exemple, et sans s'y limiter). Ils on oublié le stade olympique de Montréal où les syndiqués étaient complices d'un système de double ou triple ou multiple réception et facturation d'une même livraison de matériaux, par exemple, Et ils n'ont pas remarqué que le crime organisé et la corruption s'adaptent à tous les régimes politiques et économiques et ont leurs entrées même dans les syndicats. Le crime organisé et le crime économique sont dans tous les systèmes; souvenez-vous de la chute du communisme en Union Soviétique ou en Roumanie, par exemple, comment cela a révélé une injustice organisée (structurelle) tissée dans l'économie. Dans ces "paradis" anticapitalistes que la majorité de citoyens auraient quitté s'ils avaient eu un visa, il y a avait un régime à deux vitesses (élite vs peuple). Il était toujours possible d'obtenir un service plus rapidement, pour Dubois, ou plutôt Robin des Bois en corrompant, par exemple, un fonctionnaire.

Montréal, une île, un pays?!

Savez-vous ce qu'on entend un peu partout au Québec, et de plus en plus? Plusieurs personnes disent que Montréal devrait devenir un pays indépendant, séparé du Québec avec sa propre économie. C'est de l'ironie. Et vu que les subventions aux artistes rapportent plus que l'investissement (ce qu'ils affirment), alors ils auraient une autonomie financière infinie (le mouvement perpétuel appliqué à l'économie) basée sur cette productivité, pour acheter les ressources nécessaires à l'extérieur de l'île. Comme ça, tout le monde y trouverait son avantage... eux auraient des spectacles gratuits perpétuels, et le reste du Québec leur fournirait nourriture, électricité et le reste au coût réel des ressources.

samedi 19 mai 2012

À conflit étudiant pas ordinaire, réponse particulière

OU: LE PROJET RÉVOLUTIONNAIRE DE L'ASSÉ (LA CLASSE) ET L'ANARCHO-SYNDICALISME SUIVENT LEUR COURS

Vous trouverez peut-être mon sous-titre exagéré, mais l'anarcho-syndicalisme est promu même auprès des futurs enseigants en formation. Cela passe notamment par la philo. Mais ce n'est pas le point central de mon billet. Le journaliste et chroniqueur Michel Hébert a signé un excellent texte dans sa chronique du vendredi 18 mai 2012, jour d'adoption de la loi 78 pour encadrer les manifestations et encadrer le concept de guerre permanente des associations étudiantes qui suivent la CLASSE (Coalition large de l'ASSÉ).


Voici un bref rappel des évènements, tiré de la chronique de Michel Hébert:

Ils [les étudiants les plus radicaux] avaient lancé un appel au boycott de ces consultations. Discuter avec les autorités n’a jamais été leur tasse de thé...
Ils avaient protesté et occupé les bureaux de la ministre, à Montréal. Mme Beauchamp, qui arrivait à l’époque au poste de ministre de l’Éducation, voulait mener des consultations dans le but de lier le financement des universités au concept de performance (...)
Pour les étudiants, cela fleurait trop la marchandisation. À gauche, on tolère mal les lois du marché et l’idée d’une obligation quelconque envers l’économie répugne au plus haut point.
« Nous ne serons pas les partenaires de la ministre dans le saccage de l’éducation québécoise », s’était alors exclamé nul autre que Gabriel Nadeau-Dubois, déjà porte-voix de l’Association pour une solidarité syndicale étudiante, l’ASSE, et enclin aux images fortes.

Ce genre de survol nous rappelle combien la mémoire populaire est limitée dans le temps. Les étudiants plus radicaux préparaient déjà l'échec des discussions; ce qu'ils appellent le "dialogue" en avril et mai 2012. Nous avons la mémoire collective très courte, ou bien nous "voyons" des événements (ex. l'occupation des bureaux de la ministre de l'Éducation en 2010) sans comprendre que les enjeux réels ne sont pas ceux qui font la "clip" du jour aux bulletins de nouvelles. 

La hausse des frais de scolarité n'est pas l'enjeu premier, mais l'accessoire d'une révolte plus grande

Vaisseau amiral droïde, de la Fédération du Commerce. Le capitalisme perverti à détruire. Source : Star Wars
Avant d'être à la CLASSE (coalition large de l'ASSÉ), nul autre que Gabriel Nadeau-Dubois était déjà à L'ASSÉ, le vaisseau mère du bien incarné (pas celui de la la photo). En 2010, des étudiants radicaux de gauche avaient lancé un boycott des consultations de la nouvelle ministre de l'Éducation, Madame Beauchamp (celle qui vient de démissionner en mai 2012). Et ce printemps, en avril et mai, ce même porte-voix feintait de vouloir "dialoguer" afin de garder la faveur populaire (dialoguer étant associé à la paix sociale pour les naïfs que nous sommes) et entraînait aussi par la ruse les autres associations dans la même illusion (ou dans la crainte de perdre des membres dans le maraudage).

Cela change considérablement les faits. L'ASSÉ qui a créé la CLASSE pour foutre le désordre social actuel sur le thème des hausses de frais de scolarité, avait refusé de dialoguer en 2010. Donc: refus de participer à un processus démocratique. Tout le monde sait qu'une consultation n'est pas une collaboration mais un moyen de se faire entendre parmi d'autres. Le but de la CLASSE et de son vaisseau-mère, l'ASSÉ, se confirme de plus en plus:  la déstabilisation du "méchant" empire du Québec pour introduire un changement sociopolitique par "la Force" visible ou invisible qui est avec eux (ex. anarchistes, marxistes, etc.) et plus expéditif que par la voie démocratique habituelle. C'est dans ce contexte et dans celui des désordres sociaux importants engendrés par cette technique de "guerre continue", que nous devons comprendre et accepter la nécessité temporaire de la loi 78. ET la réalité de la fragilité plus évidente que jamais, de notre démocratie.

La loi de l'Empire... OU la loi du moins pire? 
(moins pire de deux scénarios)

En fait il n'y a pas grand chose de méchant dans cette loi qui a été modifiée en cours de journée. Dans la vie normale, un entrepreneur ne peut pas fermer une voie publique sans préavis. Et si un détour requière l'aide d'autos-patrouilles de police, il doit  faire connaître son besoin plusieurs heures à l'avance. Dans une ville comme Québec, il faut un permis d'occupation de chaussée pour bloquer une voie hors d'un chantier de construction, par exemple par une remorque. C'est donc dans l'ordre des choses de connaître quelques heures à l'avance les manifestations et déplacements prévus d'un groupe de 50 manifestants ou plus. Cela n'a rien à voir avec un État policier. Nous sommes dans un pure délire parano, avec la théorie de l'État policier. Les policiers doivent savoir quelle foule doit être gérée; un groupuscule de 50 ou un groupe de 5000, par exemple. Les pompiers, les ambulanciers, la Sécurité civile, les travailleurs, les transporteurs, les transports en commun, etc.), doivent connaître suffisamment à l'avance, les contraintes à la circulation.

De plus, les citoyens ont le droit de savoir à l'avance, pour se rendre travailler pour payer les études des grands enfants (et leur boycott), quelles seront les voies publiques qui seront affectées. Les commerces et industries qui livrent le café équitable et les ipad et iphones 4 aux étudiants, ont le droit de savoir aussi. On est loin des mesures de guerre de 1970 et espérons que notre peuple aura la maturité suffisante pour en rester là. Pour le reste, vous voterez Pauline ou Amir (et qui sait, peut-être Gabriel) au prochain scrutin général qui est très proche.

Lire la chronique de Michel HÉBERT :
À conflit spécial, loi spéciale 
http://www.journaldequebec.com/2012/05/18/a-conflit-special-loi-speciale ,
Lien consulté le 18 mai 2012.

vendredi 18 mai 2012

René Lévesque contre les casseurs: toujours actuel

René Lévesque, contre les casseurs (1969). Un propos toujours actuel.

Voici comment un homme d'envergure a dénoncé la violence des manifestants et casseurs.

S.V.P., faire suivre à Madame Marois. 

Étudiants du Québec contre loi spéciale: un peu de contexte

OU: CINÉTIQUE ET POLITIQUE

Nous ne sommes pas dans le
même contexte que les anciens 
patriotes, de la même manière
que nous ne sommes plus en 
guerre contre l'Allemagne.
Les associations étudiantes ont voulu mesurer jusqu'où elles pouvaient aller dans leurs exigences juvéniles. Gonflées à bloc par les hormones du printemps, elles ont atteint le maximum de l'élastique (énergie cinétique) en refusant deux offres bonifiées (27 avril et 5 mai),

mercredi 16 mai 2012

Crise étudiante 2012: je ne comprends pas... OU je comprends !

LE VRAI VISAGE DE LA CLASSE EST MASQUÉ

Fait significatif, aujourd'hui la page internet de l'ASSÉ, le mouvement pro-syndical et d'extrême gauche anticapitaliste (asse-solidarite.qc.ca) qui a créé la CLASSE (=Coalition large de l'ASSÉ, voir note 2.) redirige systématiquement les internautes vers le site  temporaire de la CLASSE.  bloquonslahausse.com/Le lien de l'ASSÉ www.asse-solidarite.qc.ca n'était pas redirigé ainsi lors de la rédaction d'un précédent billets du 5 mai, dans lequel l'historien québécois Éric Bédard explique les véritables buts radicaux de l'organisme et de son extension récente, la CLASSE. 

Cette redirection de lien n'est pas banale. Elle fait partie de l'actuelle désinformation du public sur les vraies intentions de contestataires professionnels derrière les "camarades de la CLASSE" et la démonstration que ces entités ont quelque chose à cacher à la population du Québec, sur leur véritable raison d'être: remplacer l'actuelle démocratie, instaurer un chaos anarchique en vue de changer notre organisation économique et législative (lien vidéo sous cet article). Il y a un nombre de choses inquiétantes que je ne comprends pas, ou plutôt que que je comprends de mieux en mieux. Ce que nous voyons, surtout à Montréal, ce sont les "graines" d'une véritable révolte beaucoup plus importante espérée pour dans quelques années, comme l'a si bien dit Gabriel Nadeau-Dubois de la CLASSE dans un discours acclamé le 7 avril dernier, (lien vidéo sous cet article)


Je ne comprends pas pourquoi le Gouvernement du Québec continue de négocier avec cette CLASSE révolutionnaire et les "camarades de CLASSE"  (1), Coalition large de l'ASSÉ, dont le but est dans les faits de déstabiliser nos gouvernements.

Je ne comprends pas comment des associations étudiantes plus respectueuses de notre démocratie se sont faites avoir en s'associant à un mouvement aussi radical.

Je ne comprends pas pourquoi on (incluant les médias) considère la CLASSE comme un mouvement contre la hausse des frais de scolarité, sans tenir compte des propos publics d'un de ses porte-paroles, Gabriel Nadeau-Dubois qui a déclaré publiquement que leur combat déborde la cause étudiante et les frais de scolarité (sco-ilarité actu), dans son discours du 7 avril. Il y voit les graines plantées pour une révolte à venir (voir la vidéo). Nous savons aussi que la CLASSE est une habile coalition de l'ASSÉ, mouvement radical pour le désordre et la contestation continue contre notre démocratie.

Amir KHADIR, député du parti Québec
Solidaire et appui des étudiants révoltés.
Je ne comprends pas comment un député élu et instruit, Amir Khadir  peut déclarer, tout en demeurant député, qu'il est normal de violer les lois de temps à autre (manifestations illégales, mépris d'injonction de tribunaux de notre système démocratique, etc.). Cela, en plus de ses propos sur les possibles agents provocateurs présumés de la police qui auraient eux-mêmes paralysé le métro de Montréal la semaine dernière avec des bombes fumigènes (et de ce fait la circulation en général) en vue, dit-il gratuitement, de discréditer le mouvement étudiant, tout cela nous en dit long sur l'agenda politique de l'homme en question et de son parti. Comment l'homme du parti Québec Solidaire, peut-il ne pas être solidaire avec notre démocratie et introduire ou approuver des méthodes étrangères de réingénierie sociale par la force de la violence et le chaos? Tout cela en dénonçant en continu Israël, mais jamais (ou du bout des lèvres et de manière très vague) les régimes totalitaires islamistes. Idem sur la théorie des évènements du 11 septembre 2001. Il avait adhéré à la thèse que les États-Unis auraient attaqué leurs propres citoyens pour justifier la guerre; même position que le président iranien, alors que les faits établissent que les pilotes des avions étaient d'origine étrangère (pays arabes islamistes) et que même al Qaïda s'est réjoui d'avoir réussi ce grand coup des attentats concertés (les avions de ligne détournés vers la même heure) et synchronisés en un jour contre l'Amérique. Comment peut-il dénoncer notre démocratie imparfaite (comme tout système humain) et celle d'Israël, mais pas l'autoritarisme du président iranien ou de la Syrie. J'ai maintenant ma réponse.

Je ne comprends pas pourquoi des enseignants payés n'ont pas l'obligation d'être présents sur les lieux de travail dans les cégeps et universités, dans certains cas depuis 14 semaines, pour les jours où il n'y a pas de piquets de manifestants. On nous répond que c'est dangereux pour les enseignants, alors que c'est surtout pour ne pas pénaliser les contestataires, ce qui avantagerait les étudiants non en boycott. Sauf que si les enseignants étaient tenus de se présenter chaque matin à leur institution pour que l'employeur prenne leur présence et soit tenus  d'attendre les directives avant de retourner chez eux, cela aurait divisé les forces des étudiants ciblant des activités concentrées à des endroits précis (principales manifestations à Montréal, Victoriaville, etc.). C'est surtout cela que veulent éviter les enseignants, eux qui feintent de ne pas savoir la différence entre une grève de travailleurs et un boycott d'étudiants.

Je ne comprends pas pourquoi un enseignant qui se joint aux lignes de piquetage des étudiants peut toucher son plein salaire pour les jours en question...

Je ne comprends pas, comment une infime minorité de contestataires masqués, mouvement devenu un ramassis de toutes les causes socialistes, communistes ou marxistes, favorisant l'approche anarchiste, peut diriger le Québec contre la volonté de la majorité.
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1.  J'ai essayé aujourd'hui même de me connecter sur la page de l'ASSÉ (www.asse-solidarite.qc.ca/). Le lien est depuis peu, systématiquement redirigé vers le site de la Coalition large de l'ASSÉ (http://www.bloquonslahausse.com/). Ceci fait partie de l'actuelle désinformation du public sur les vrais intentions d'un groupe et la démonstration que ces entités ont quelque chose à cacher à la population du Québec. Le lien n'était pas redirigé lors de la rédaction d'un de mes précédents billets, le 5 mai 2012.

Extrait AUDIO du discours de Gabriel Nadeau-Dubois, le 7 avril 2012, sur le thème Nous? (AUDIO).
Déplacez le curseur vers 5min 24s (5:24) pour vous rendre directement à l'extrait du discours,
En discours de démission, la ministre sortante a annoncé qu'elle a constaté que les étudiants ne sont pas de bonne foi dans la négociation. Bienvenue dans le club. On savait que le débat avait dérapé depuis le discours prononcé le 7 avril dernier par Gabriel Nadeau-Dubois (VIDÉO) : 

NOUS? Gabriel Nadeau-Dubois (Integral)





2.  La CLASSE (extrait de page ci-dessous) est une création de l'ASSÉ, un mouvement anti-capitaliste qui veut changer complètement nos systèmes politiques et économiques, avec une approche anarcho-romantique. Avec eux (et les syndicats!, trouvez l'erreur) disparaîtrait la corruption. Et s'instaurerait un nouveau paradis terrestre. On l'a déjà joué en Europe, ainsi que dans divers pays communistes et socialistes. Les paradis étaient tellement merveilleux, que la population instruite se poussait aux frontières pour en sortir et non pour y entrer.
La CLASSE = Coalition large de l'ASSÉ,  est une création temporaire de l'ASSÉ. L' ASSÉ
est un mouvement pro-syndicaliste anticapitaliste qui se dit combattif et se sert de toutes
les luttes pour faire avancer sa cause. Ici la cause est le blocage contre la hausse des frais
de scolarité (sco-ilarité?) en vue d'augmenter sa force de frappe et d'intimidation. L'image
est une capture du site de la CLASSE, et non PAS de l'ASSÉ (www.asse-solidarite.qc.ca). 
Ce dernier lien est systématiquement redirigé depuis peu, vers le site de la CLASSE, ce qui
complique l'accès à l'information sur l'ASSÉ pour les citoyens, étudiants et médias qui
voudraient connaître plus à fond les vrais motifs de la CLASSE (vitrine de choix de l'ASSÉ).
Voir mon article sur le constat de l'historien Éric BÉDARD :  
La désobéissance civile est dans les gênes de la CLASSE