mardi 9 juillet 2019

Le débat entourant UNPLANNED révèle une facette troublante du Québec (article 1 sur 2)

Ce message s'adresse à un public mature; donc pas à tous les adultes. La saga entourant la diffusion d'un film sur la façon de présenter l'avortement génère des menaces de mort pour des propriétaires de salles comme Vincent Guzzo. Ceci oblige les partisans du droit de s'exprimer et d'être informé; c'est à dire, tous les Québécois, à réfléchir sur l'actualité et l'avenir de l'information. Toute démocratie véritable repose sur un accès réel à l'information pour l'électeur. Et les décisions de santé et de véritable planning des naissances aussi.

Dernière modification : 14 juillet 2019

(Premier de deux articles sur Unplanned et une facette troublante du Québec)



De leur côté, les médias en remettent, prétendant défendre la liberté, alors qu'ils se comportent en véritables petits organes de propagande. On est féministe, disent-ils en essence. Ouais, il serait bon que vous sachiez que la moité des avortement et plus éliminent une femme en marche et un nombre incalculable de féministes qui en pourront jamais s'exprimer. La sélection du sexe en vue de réduire la naissance du nombre de filles, originant de pratiques orientales (ex. Inde), s'ajoute à la situation, comme une pratique qui migre au Canada et passe ici par l'avortement. On utilise l'avortement pour privilégier la naissance de garçons.  La discrimination envers les filles passe aussi au sens réel, par l'avortement pour certaines cultures implantées au Canada. Et ceci se pratique au su des professionnels de la santé. L'avortement et la science permettent maintenant de pratiquer le sexisme jusque dans l'utérus. Seuls les vrais journalistes savent quoi faire avec une telle information (1). 

Pourquoi changer les mots, s'ils sont certains de leur cause? 


De plus, pourquoi changer les mots s'ils sont certains de leur cause et de leur neutralité? Par exemple, 

  • On dit que Vincent Gouzzo «pète les plombs» alors qu'il tente simplement de permettre, comme il l'a fait dans d'autres enjeux sociaux, différentes opinions et pour les citoyens libres, le droit de savoir. 
  • Ceux qui veulent informer sur les aspects très mal connus des avortements et qui veulent qu'on puisse en parler sont décriés comme des «anti-choix», alors qu'ils prônent le droit de savoir et pour cela d'écouter, de voir, de lire, bref de juger par soi-même, si l'on veut prétendre exercer un choix vraiment éclairé. Les libertariens appliquent le comportement du «Tu es avec moi ou tu es contre moi» qu'ils reprochent aux autres.
  • Les salles qui projetteront le film (en plus de 14 des salles du réseau de 1700 de la bannière Cinéplex, et en anglais seulement) deviennent, pour les médias, des «salles obscures du pays» (Journal de Montréal, 9 et 10 juillet 2019). 
Et l'on tente de nous faire croire que ce discours médiatique défend la liberté:

Liberté d'expression (savoir) et d'opinion ne tiennent qu'à un fil au Québec et au Canada. Ici, les salles projetant Unplanned deviennent, sous la plume de l'auteur de l'article, des «salles obscures du pays». Mais il n'y a pas plus obscure et contrôlant, ANTI-CHOIX, que ce sous-titre tendancieux et hyper-contrôlant (Ce titrage est paru dans le Journal de Montréal, 9 juillet 2019)

Des menaces ont été proférées contre des propriétaires de salles de cinéma et contre CINEPLEX, un réseau de 1700 salles au Canada


Le 8 juillet 2019, le président de CINEPLEX, Ellis Jacob, a dû émettre un communiqué officiel dans les deux langues officielles pour expliquer la décision de projeter le film dans 14 salles du réseau qui en comprend près de 1700, et en anglais seulement. On ne peut pas parler de victoire de la liberté, mais bon... C'est mieux que rien.



Origine du film Unplanned


Unplanned, c'est l'histoire d'une jeune femme cadre, Abby Johnson, qui a travaillé comme directrice d'une clinique d'avortement, dans le réseau des cliniques Planned Parenthood aux États-Unis. C'est le groupe de cliniques aussi soupçonné d'avoir livré ou vendu (le cas est sous enquête) des organes humains prélevés chez les fœtus d'avortements tardifs à des fins qu'elles prétendent inconnues . Bref, la femme a exprimé son cheminement de pensée et sa démarche dans un livre. Le film Unplanned l'a repris pour en faire un récit. Son histoire est celle d'une femme qui change d'avis après des années de réflexion et qui exprime pourquoi elle ne veut plus promouvoir l'avortement comme étant la solution et ce qu'elle pense que les femmes doivent savoir, pour prétendre à un réel choix éclairé.

Quand les «pro-choix» révèlent en réalité leur face cachée anti-choix

Mais voilà que ceux qui nous contraignent à les  appeler pro-choix, deviennent vite des anti-choix extrêmement virulents quand vient le temps de communiquer à tous des informations ou des opinions qui vont à l'encontre de leur position idéologique. Sont-ils commandités par le milieu criminel? Ils agissent pourtant comme si c'était le cas. Car c'est véritablement une position idéologique. On ne peut pas nier scientifiquement que l'enfant à naître grandit dans l'utérus de la femme, mais avec son propre code génétique, unique et complet. Il y a aussi le fait scientifique incontestable, que la grossesse est un chantier pour la vie et non pour la mort et que l'interrompre, amène un bouleversement important sur le corps et le mental de la femme. Interrompre brusquement la grossesse est un traumatisme hormonal et psychologique. 

L'anti-information et l'avortement


Les femmes ont donc le droit de savoir TOUT ce qui se passe dans l'utérus durant la grossesse normale, ou lors d'un avortement, y inclus les effets négatifs et la nature de ce qu'elle porte, pour prétendre à un réel choix éclairé. Il ne suffit pas de brandir une affiche portant le texte «mon utérus» dans une manifestation pour prétendre à la vraie liberté de choisir. Ceci n'est que la liberté de s'exprimer.

Il est probable que beaucoup de femmes normalement constituées feraient un autre choix ou utiliseraient une meilleure planification anti-grossesse, si elles étaient informées de certains faits; notamment ce qu'est un fœtus de 12 semaines. N'est-il pas par exemple étonnant que la connaissance transmise au public se limite sur les droits du pays et sur l'acte d'extraire un enfant à naître comme un simple kyste? Du point de vue de la science, l'on sait depuis plusieurs décennies que la génétique démontre que cet être porte déjà en lui l'entièreté de son code d'ADN unique et individuel depuis le premier jour. Si les femmes qui y ont eu recours savaient ce qui est réellement pratiqué lors d'un premier avortement, il est probable qu'il y ait une quasi-disparition des deuxièmes et troisièmes avortements et plus. Un acte aussi intrusif n'est pas aussi simple et sans conséquences sur la santé qu'une visite chez le dentiste.

Le débat actuel aux États-Unis ne concerne pas en priorité les grossesses suivant un viol (cas rares sur le volume d'avortements), mais le fait que plusieurs États permettent des avortements tardifs. Chez nos voisins du sud, particulièrement chez les Démocrates, il existe une exigence chez les autoproclamés «progressistes» pour que l'interruption de la vie puisse intervenir jusqu'à durant l'accouchement et pour pouvoir euthanasier, ou ne pas assister, et ce en toute légalité, des nouveaux nés épargnés jusque là. L'avortement est plus qu'un enjeu social et de liberté. L'acte banalisé semble même en venir à générer des pièces de rechange (organes) pour humains bien nantis. Mais de façon certaine; l'avortement est une industrie. Et les organes et tissus d'un enfant à terme ou presque à terme ont une valeur marchande. L'organisme Planned Parenthood est d'ailleurs sous enquête au sujet de la possible vente d'organes prélevés sur des fœtus viables; organes dont la valeur augmente considérablement avec le niveau de développement de l'enfant à naître.

LIRE AUSSI Le débat entourant UNPLANNED révèle une facette troublante... (article 2 sur 2)  mardi 3 septembre 2019

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1.     Lauren Vogel, Sex selection migrates to Canada, CMAJ, 21 février 2012
http://www.cmaj.ca/content/184/4/387 (page consultée le 14 juillet 2019)