samedi 29 mars 2014

Écoles négligées (édifices) et modèle québécois

À quoi servent les commissaires d'écoles, ces gestionnaires des commissions scolaires du Québec, si «indispensables», si le parc immobilier est négligé? Les mois passent mais les infrastructures scolaires continuent de vieillir et de se détériorer. Des écoles de la région de Montréal sont aux prises avec des problèmes de qualité de l'air et de vétusté (1).


On a dit que l'éducation fait partie des grands oubliés de la campagne électorale du Québec en 2014; que cela inclut l'état de nos infrastructures et non seulement de l'administration et de l'enseignement.
(MAJ 13 avril 2016)


Mais pourtant, nous sommes en droit de nous demander pourquoi et en voici la raison:
  • les écoles sont subventionnées en bonne partie en proportion du nombre d'élèves inscrits. Donc, une école surchargée devrait recevoir plus d'argent, non? Selon ce principe de financement, plus tu as d'élèves ou d'étudiants inscrits, plus tu reçois en subvention (subside) du Gouvernement (2).
  • Ensuite, à quoi servent les commissaires de nos écoles gérées par des commissions scolaires, ces élus rémunérés pour siéger aux conseils de gestion de leur commission scolaire respective? N'était-ce pas à eux, au fil des décennies, de voir à prévenir le déclin des infrastructures (vieillissement des installations)?



Et si ce n'est pas de leur faute, les médias sont-ils en train de nous dire, sans s'en rendre compte, 
  • que le modèle québécois de gestion des écoles ne fonctionne pas? 
  • Par exemple, au primaire et secondaire, que les commissions scolaires qui font des surplus en réserve du futur sont présumées fautives? 
  • qu'une social démocratie doit gérer une année à la fois, ce qu'on ne pourrait pas se permettre à moyen et long terme avec nos maisons et condos? 
  • que l'on a étatisé l'éducation dans les années 1960, mais que l'on n'a pas su prévoir le renouvellement et l'entretien du parc immobilier scolaire? Une réponse : Oui, on dirait en tout cas. 

En social-démocratie fabriquée au Québec, dégager des surplus constituerait une tare et serait indicateur d'une mauvaise gestion; un interdit selon les règles. C'est la gestion à l'envers. Donc, au Québec, serions-nous plus forts en lettres (tout étant relatif), mais faibles en gestion? C'est triste si c'est le cas. Les gestionnaires du Ministère de l'Éducation, du Loisir et du Sport devraient-ils refaire leurs classes? Faudrait-il un «wipe out» de la gestion et une refonte complète (re-création) du cadre de gestion imposé aux commissions scolaires?

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1.  MONTRÉAL Problèmes de moisissures: des investissements réclamés pour des écoles. La Presse canadienne, 27 mars 2014 14h45.
http://www.ledevoir.com/societe/education/403861/montreal-problemes-de-moisissures-des-investissements-reclames-pour-des-ecoles (Page consultée le 29 mars 2015)

2. Par contre, une partie importante du financement provient du pouvoir de taxation des commissions scolaires. Cette taxation est basée sur la valeur des propriétés au rôle d'évaluation du territoire d'une commission scolaire; donc un prélèvement proportionnel. Cependant, les villes plus densifiées (plus de logements et commerces à l'hectare) devraient logiquement être avantagées de ce côté aussi. L'on se questionne donc sur pourquoi, c'est dans une grande ville densifiée comme Montréal que les commissions scolaires réussissent moins bien et que les problèmes de vétusté des édifices y sont plus présents. 
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