samedi 29 août 2015

Documentaire À VOIR «America: Imagine The World Without Her»

Un documentaire sociopolitique et historique incontournable pour s'informer et réfléchir sur ce qui devrait intéresser l'Occident entier


Basé sur le livre à succès (best-seller no 1 du New York Times) du même titre écrit par le politologue, professeur auteur d'origine indienne, Dinesh D'Souza, le film «America: Imagine The World Without Her» reprend une à une, pour y répondre, les plus graves accusations portées contre les États-Unis. Il les remet en contexte de la trame politique historique et mondiale et démontre la large part de faits non avérés ou de sophismes qui les sous-tendent. Le film part de la prémisse suivante: imaginons que George Washington ait été abattu au champ de bataille et que les forces nordistes aient battu en retraite. Si les États-Unis n'avaient pas existé dans la forme de l'Union actuelle. Si en lieu et place il y avait eu 2 pays (nord et sud), ou même 10 pays, se partageant le territoire?

D'Souza a écrit le film produit par le producteur de Jurassic Park et de La Liste de Schindler. Il est né en Inde et a grandi à Bombay. Il sait ce qu'est le régime des castes (classes sociales fondées notamment sur la théorie du karma). Il s'inspire aussi de son expérience d'immigré. Arrivé aux États-Unis d'Amérique avec un programme d'échange étudiant à l'âge de 17 ans, il a constaté les effets des enseignements du christianisme sur la culture de la terre d'accueil. Il pouvait voir des différences importantes avec l'effet culturel des castes hindoues fondées sur les croyances philosophiques et la loi du karma. Ce cheminement et cette transition l'ont amené à s'engager politiquement dans la rédaction d'un journal universitaire, puis dans l'organisation de débats sociopolitiques, avant de devenir un des conseillers-analystes politiques de l'administration du président Ronald REAGAN. 



Que serait le monde si les États-Unis n'avaient jamais existé? Ou si leur territoire était partagé entre 2 ou 10 pays? Sur cette image, la Statue de la liberté se désagrège, pour illustrer l'alternative selon laquelle les États-Unis n'auraient jamais vu le jour dans leur forme historique et constitutionnelle actuelle.

L'Auteur propose d'imaginer que George Washington ait été abattu par un sniper au champ de bataille et que les forces nordistes aient battu en retraite lors de la guerre visant à unifier les États-Unis et à mettre fin à l'esclavagisme.





Film documentaire : America: Imagine The World Without Her. D'après un best-seller.



Tous les gens de médias et de communications et tous les pédagogues au Canada et au Québec devraient voir ce documentaire

Bande-annonce en v.o.a.

En français, S'il vous plaît


Avec le sous-titrage anglais, beaucoup de francophones peuvent toutefois y accéder comme moi (sous-titrage espagnol aussi disponible). (1)

Mais il faut absolument que ce film soit doublé en français, pour que le monde francophone y ait accès. 


Mensonge et demies-vérités sont aussi des armes de conquête des pays et des peuples; de leur souveraineté.




Présentement, dans les écoles nord-américaines, la doctrine anticapitaliste bat son plein (par exemple quand on vous parle du 1% de riches comme si cela n'existait pas dans le communisme et le socialisme). On accuse les anciens «colonialismes» de tous les maux. Les nuances sont rares. Toute richesse serait le fruit de l'exploitation des autres...


Les démocraties et économies nord-américaines (et occidentales ou démocratiques) ne peuvent se laisser définir uniquement par leur bras gauche ou extrême-gauche


Par exemple,  America: Imagine The World Without Her vous apprendra:


  • Que durant un siècle et demi de l'Histoire américaine, le nombre d'esclaves blancs surpassait celui des esclaves d'origine africaine.
  • Qu'une grande partie des amérindiens ne sont pas morts par génocide, mais de maladies virales contre lesquelles ils n'étaient pas immunisés; favorisés déplacements internationaux sur de grandes distances en peu de temps, exactement comme périrent un tiers des Européens, un siècle plus tôt, de maladies venues de l'Asie.
  • Que le fondement de la nation américaine est spécifique et différent d'autres démocraties, de par sa naissance, entre autres choses, ainsi que dans ses principes fondateurs et sa constitution. 
  • Que là aussi, des lectures obligatoires et certains contenus des manuels dans les écoles américaines font (comme au Québec) usages d'informations, d'affirmations OU de faits non avérés qui servent un but: celui de susciter une nouvelle phase révolutionnaire, comme celle embryonnaire, avec laquelle nous avons eu contact au Québec en 2012.
  • Que la guerre des États du nord pour affranchir les esclaves a été une première mondiale; un idéal pour lequel 300,000 «blancs» on sacrifié leur vie ou leur santé (en Angleterre, cela est arrivé plus par la pression politique et l'effort des chrétiens et des humanistes).
  • Que les Afro-Américains, qui se firent offrir par Lincoln de retourner en Afrique d'où ils avaient (eux, leurs parents ou leurs grands-parents) été enlevés préférèrent s'intégrer au projet et principes de la Constitution américaine, sous la conduite de leurs leaders plutôt que de retourner vers l'Afrique aux frais de l'État.
  • Que les «provinces dites volées aux Mexique» (Sud-Ouest) sont en fait en grande partie des terres adoptées par des combattants mexicains qui se sont affranchis de leur dictateur en quête des principes de liberté. Qu'aujourd'hui encore, les Mexicains tentent de fuir abondamment le style de vie mexicain (probablement plus de un million de tentatives annuellement) pour celui des États-Unis, et non le mouvement inverse. Que de faire affaire aux États-Unis plutôt qu'u Mexique, leur évite de devoir payer une «taxe» aux cartels de 10 ou 20%.
  • Que la redistribution des richesses du 1% de riches auquel a fait référence le président Obama (ainsi que les socialistes et communistes de ce monde) et que l'on lit constamment sur les réseaux sociaux, est une valeur très relative (fonction du pays), laquelle, si appliquée, ne viserait pas uniquement les plus riches Américains. Pour les citoyens de certains pays, les travailleurs au salaire minimum des USA seraient considérés comme riches et devraient voir leur salaire ajusté à la baisse pour redistribuer globalement la richesse...

Vous verrez aussi certaines évidences non enseignées dans les cours d'Histoire, mais que l'on peut découvrir par soi-même avec l'information à des sources multiples et en y réfléchissant. Par exemple, 


  • La Grande Nation Sioux qui accuse les premiers «Américains» (exemple conquérants espagnols), de leur avoir volé leurs terres et leurs ressources, étaient eux-mêmes les conquérants d'autres autochtones qui eux aussi avaient pris ces terres à d'autres conquis.
  • Tout le monde sait que dans les Amériques, tout comme en Afrique, les peuples et tribus décrits comme vivant «en harmonie avec la nature» pratiquaient la guerre ou même l'esclavagisme avec les rivaux conquis.
  • Que souvent, concernant les inégalités en matière de santé économique de part et d'autre d'une frontière séparant des terres avec les mêmes ressources, la différence entre la prospérité d'un côté et la stagnation ou la misère de l'autre côté de la ligne frontalière, ne relève pas tant des richesses de la terre que des pouvoirs et idéologies qui gouvernent en place. En fait, pour l'exemple, Tocqueville, un observateur français préparant un traité politique observa des divergences économiques importantes, même entre deux États voisins, aux ressources naturelles très semblable... Qu'a t'il découvert? Il faut voir le film.
  • On se voit confirmé aussi, que la réussite en affaires ne passe pas nécessairement par le résultat d' «opportunités» uniques OU par un capitalisme inique visant l'exploitation des autres; contrairement aux prétentions de certains raccourcis historiques, idéologiques et intellectuels. La première femme millionnaire américaine était en fait une noire afro-américaine affranchie, issue des champs de coton. Orpheline à 7 ans, mariée à 14 ans, veuve avec enfant à 20 ans (débuts difficiles dans la vie), elle a lancé une ligne de produits pour femmes (soins de cheveux) en faisant du démarchage porte-à-porte. Par la suite, elle s'est servie de son expérience et de son travail, pour aider et motiver les femmes de la communauté afro-américaine de son époque. Vous ne trouvez pas son histoire dans les manuels scolaires. Eh bien non, Oprah n'a pas été la première femme noire américaine à avoir construit son succès économique.

L'histoire que l'on veut vous faire oublier avec la thèse «colonialiste» qui expliquerait, dit-on, les problèmes de presque tous les pays en retard économique


N'oubliez jamais que même les Français d'Amérique ont connu la défaite et la domination colonialiste de la Grande-Bretagne et ont surmonté ce handicap, de même que des pays d'Afrique. Les Acadiens (francophones de la Côte est américaine) ont connu la déportation. L'Allemagne a connu un grande humiliation et plusieurs autres pays aussi.

Remarquez aussi ce qui suit: la qualité de vie change encore aujourd'hui aux frontières, tout comme elle changeait entre Berlin Ouest (libre marché et démocratie) et Berlin Est (communisme soviétique) entre la fin de la Deuxième Guerre mondiale et la chute du Mur de Berlin. Pensez aussi à la Corée du Sud vs la Corée du Nord (communiste); à Hong Kong (qui a été sous tutelle britannique durant 50 ans) vs la Chine continentale. En comparant des États de part et d'autre d'une frontière commune, nous avons maintes fois dans le monde, la preuve que les ressources n'expliquent pas tout. Les idéologies et valeurs des gens portés au pouvoir ou s'emparant du pouvoir par la force ont tout autant d'influence sur la motivation des peuples et sur la prospérité, que les richesses naturelles, notamment. Le Français Tocqueville l'avait remarqué en étudiant et observant les États-Unis en développement.

La thèse colonialiste (lecture colonialiste de l'Histoire) serait-elle en fait intentionnellement sur-utilisée pour servir certaines fins démagogiques pour altérer la démocratie et le libre marché? Serait-elle un moyen de diviser pour changer radicalement le système démocratique américain hérité des Pères-fondateurs de la Constitution?

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1.  Bien que ma connaissance de l'anglais soit plus limitée, j'ai pu me débrouiller avec le sous-titrage anglais. Il faut dire que le système éducatif de l'État québécois nous a collectivement privés d'un accès à une formation en langue seconde de niveau intermédiaire ou avancé durant tout le parcours scolaire public du primaire et secondaire (du moins pour les diplômés post-secondaire de la décennie 1980 ou avant). Encore aujourd'hui, on ne veut pas que les jeunes sortent du secondaire bilingues. Résultat, impact direct sur le salaire et sur les opportunités de changement de carrière en cours de vie active.

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