samedi 17 février 2018

Enquête sur les interférences illégales de la Russie dans la présidentielle U.S. - En bonus intrusion de Barack Obama et d'argent U.S. dans des élections étrangères

Selon l'enquête officielle en cours sur la présumée interférence des Russes dans l'élection présidentielle américaine de 2016 (16 février 2018), la Russie ou des éléments russes ont a tenté d'influencer les élections américaines dès 2014,  donc même AVANT la candidature de Donald J. Trump. Faut-il rappeler ici que les États-Unis ont par le passé aussi tenté d'influencer des élections étrangères ou les ont espionnées. Bien que l'enquête ne soit pas terminée, le Département de la Justice Américain (DOJ) est en mesure en février 2018, de faire le point. Les premières conclusions de l'enquête officielle présentées par le sous-comité permanent des enquêtes, une entité bipartite (composée de Démocrates et Républicains), révèlent que les conspirateurs l'ont fait en vue de semer la division politique et ainsi miner la confiance des Américains dans la démocratie aux États-Unis. Et de là, comme une nation divisée intérieurement ne peut être forte dans ses relations extérieures, ont peut supposer que c'était aussi l'un des buts d'affaiblir l'influence américaine sur le plan international. Les intervenants, dont certains employés rémunérés, avaient à partir d'un certain moment pour mandat de favoriser Trump et Sanders, deux opposés sur le cercle politique, pour mieux atteindre leurs objectifs.


(dernières modifications, lundi le 19 février 2018, samedi 21 juillet 2018)


Mais si l'intention était là, rien ne prouve qu'ils aient eu un réel impact sur l'issue finale des élections. En fait, l'élection qui semblait hautement improbable de Donald Trump, même en dernière semaine de la course à la présidence de 2016, a pris tout le monde par surprise.

Par exemple, si vous invitez les partisans de Trump à un parc, et en même temps à une contre-manifestation à proximité à la même heure, cela nuit plus à Trump que l'inverse. Et ceux qui se déplacent sont déjà des partisans de l'un ou l'autre. Les médias auraient accordé trop de pouvoirs à quelques comptes étrangers sur les réseaux sociaux.

Et la question du financement Iranien?


Et pourquoi d'autres influences étrangères (ex. des Iraniens reconnaissants pour le deal de l'uranium signé avec Obama) n'auraient pas inversement renforcé Hillary Clinton avec les dons effectivement faits à la Fondation Clinton ou avec des comptes pour influencer sur les réseaux sociaux, se faisant aussi passer pour des Américains. Parce que ce volet des comptes de réseaux sociaux anti-Trump n'est pas investigué, on ne peut pas le savoir. Vous voyez, tout n'est pas si simple. Et ajoutez la Chine si vous voulez. Elle avait commercialement et militairement intérêt à affaiblir les États-Unis au plan international en les divisant de l'intérieur, au même titre que Cuba et le Venezuela, d'ailleurs.


Ceci dit, selon un mémo dévoilé AVANT le rapport d'information de cette enquête, les fuites sur les courriels du Comité National Démocrate durant la campagne n'émanaient pas de ce complot des Russes, bien qu'ils aient pu utiliser ces fuites à leurs fins (1).


Quelques ressortissants de la Russie vivant temporairement aux États-Unis avec un VISA et une grande majorité de citoyens Russes se faisant passer pour des citoyens des États-Unis


Les intérêts Russes s'avèrent, selon la longue enquête aux conclusions très attendues, dans la déstabilisation des États-Unis. Il faut rappeler qu'il est accepté par un sous-comité bipartisan (Républicain-Démocrate) et que nos médias et journalistes du Québec ne peuvent pas choisir à leur gré, de le recevoir ou non les premiers constats d'une longue enquête qui se poursuit. Les interférences violant les lois fédérales américaines ont mené à la mise en exament de 13 Russes qui ont activement œuvré à influencer la politique américaine selon le document de la Justice américaine résultant de 1 an d'investigations. Le système d'interférence politique avait en plus accès à des entreprises de façade et par moment des centaines d'employés, ainsi qu'à des millions de dollars de budget annuel. L'ingérence débute avant la candidature annoncée de Donald J. Trump  (2). L'exercice qui visait la division et l'affaiblissement des États-Unis ne permet de conclure à aucune évidence d'avoir modifié le résultat final de la présidentielle de 2016 (fact check -validation- du Département de la Justice - DOJ), tel qu'expliqué ci-dessous.




DÉBUT DE L'EXTRAIT DE LA DÉCLARATION APPROUVÉE PAR LE SOUS-COMITÉ PERMANENT DES ENQUÊTES QUI EST UNE ENTITÉ BIPARTITE (Républicain-Démocrate)

[une traduction en français suit] 
"There is no allegation in this indictement that any American was a knowing participant in this illegal activity. There is no allegation in the indictment that the charge conduct altered the outcome of the 2016 election.[...] The special counsel's investigation is ongoing. There will be no comments from the special counsel at this time. This indictment serves as a reminder that people are not always who the appeat to be on the internet. The indictment alleges that the Russian conspirators want to promote discord in the United States and undermine public confidence in democracy. We must not allow them to succeed. The Departement of Justice will continue to work with the inforcement and intelligence agencies and with Congress to defend our nation against similar current in future".  
[Trad. française | YaPasDePRESSE]  
«Il n'y a aucune allégation dans le présent acte d'accusation à l'effet qu'un Américain ait été un participant conscient de cette activité illégale. Il n'y a aucune allégation dans l'acte d'accusation que la conduite exposée ait modifié le résultat de l'élection de 2016».[...] L'enquête du conseil spécial est en cours. Il n'y aura pas de commentaires du conseil spécial pour le moment. Cet acte d'accusation sert à rappeler que les gens ne sont pas toujours ce qu'ils prétendent être sur Internet. L'acte d'accusation allègue que les conspirateurs russes veulent promouvoir la division aux États-Unis et saper la confiance du public dans la démocratie. Nous ne devons pas leur permettre de réussir. Le Département de la Justice continuera à travailler avec les autorités et les agences de renseignement et avec le Congrès pour défendre notre nation contre un courant similaire à l'avenir». 

(Extrait de la lecture de la déclaration par AG ROSENSTEIN, 16 Février 2018)


FIN DE L'EXTRAIT DE LA DÉCLARATION APPROUVÉE PAR LE SOUS-COMITÉ PERMANENT DES ENQUÊTES QUI EST UNE ENTITÉ BIPARTITE (Républicain-Démocrate)


  • Il est clairement expliqué du reste, que les personnes mises en examen demeurent des suspects avec présomption d'innocence en attendant une éventuelle condamnation par un jury. On peut penser que la preuve doit être très solide pour aller jusqu'à livrer 13 noms avec leurs implications faisant l'objet d'accusations criminelles contre les lois fédérales.
  • Il faut comprendre évidemment, que le «any American» inclut Donald Trump et son équipe et les exonère de complicité avec les intérêts russes mis au jour. Et c'est le texte de la déclaration approuvé par un comité bipartisan (composé de membres Républicains et Démocrates) que les médias du Québec reniaient encore en date du 19 février 2017, 72 heures après le dépôt de cette première livraison des résultats de l'investigation officielle, laquelle se poursuit sous d'autres aspects. 
  • Il est évident que le Département de la Justice en sait déjà plus que ce qui a été révélé vendredi le 19 février 2018, puisque l'enquête suit son cours et qu'aucun autre détail ne sera donné à ce sujet avant les prochaines mises en accusation ou faits confirmés.

Diviser les États-Unis pour les affaiblir, et non l'élection de Trump, tel est le modèle des interférences russes mises au jour


L'enquête conclut que le but visé des intérêts russes est de diviser les États-Unis et de miner la confiance dans la démocratie américaine. Donc, l'ingérence dans l'élection présidentielle n'était pas l'unique volet. On peut comprendre que viser la division politique interne au pays s'avère aussi une tactique idéale pour affaiblir les États-Unis non seulement intérieurement, mais aussi en matière de politiques et interventions extérieures (ex. militaires, commerciales et relations internationales).

Un certain nombre de Russes impliqués dans la campagne de Donald J. Trump l'ont fait en feintant d'agir comme républicains engagés politiquement ou d'autres groupes (mouvement Black Lives Matter et équivalents) et que les conspirateurs avaient aussi pour mandat de promouvoir la candidature du Démocrate Bernie Sanders. Plusieurs étaient actifs à d'autres niveaux organisés (statistiques, stratégie, organisation, publications d'annonces, coordination, référencement et promotion de sites et comptes sur Internet, activités de renseignement, vols d'identités, faux comptes banquaires, ...). L'enquête a pu démontrer que l'équipe de Trump n'était pas au fait de leurs activités cachées et la stratégie a d'ailleurs aussi consisté à le combattre par des contre-manifestations, en même temps qu'ils organisaient des manifestations pro-Trump pour suivre le plan consistant à provoquer l'instabilité intérieure aux États-Unis.

On se souviendra que des caméras cachées ou vidéos prises depuis des téléphones cellulaires ont révélé que des manifestants étaient briefés et rémunérées même à 30 dollars l'heure pour participer à des manifestations anti-Trump dans ses ralliements politiques et provoquer du désordre avant et après son élection. S'agissait-il de l'argent des Russes ou de l'argent d'intérêts américains, Démocrates ou autres? Il se pourrait que la suite de l'enquête nous en disent plus à ce sujet; ce que j'espère...

Plusieurs pays s'ingèrent dans les élections étrangères, même si de manière différente


Les tentatives d'influencer ou espionner les élections étrangères ne sont pas si rares en politique. On oublie vite que le Président Obama aurait lui-même donné dans ce genre d'influences impliquant l'engagement de ressources humaines et ou d'argent dans des élections étrangères comme le soutien stratégique d'Emmanuel Macron à la présidentielle française de 2017 et la tentative d'évincer Netanyahu des élections israéliennes de 2015.

INGÉRENCE D'OBAMA DANS LES ÉLECTIONS EN FRANCE (2017)


Le président Obama a non seulement mis son poids politique en France le 4 mai 2017, mais a aussi fait bénéficier le candidat Emmanuel Macron des ressources de son équipe, en appui à la campagne du parti «En Marche», longtemps avant la date du scrutin, selon les propres aveux d'Emmanuel Macron à CNews. Nous connaissons le point de vue d'Obama face à la crainte de la droite de Marine Le Pen et devant l'évidence d'une remonté de la droite en Europe et d'un désir de retour aux autonomies nationales et à des frontières dans l'Union Européenne (en directe opposition au globalisme), notamment avec le Brexit (vote pour la sortie de la Grande-Bretagne de l'Union Européenne) et avec l'élection ou nette remontée de candidats de droite dans d'autres pays d'Europe et aux États-Unis (élection de Trump en 2016). Dans une entrevue du 4 mai 2017, Emmanuel Macron révèle les coulisses du soutien surprise de Barack Obama pour sa candidature. Il confirme candidement l'influence de ressources des Démocrates dans une déclaration impliquant une collaboration assez longue entre les deux équipes (Obama avec Macron):


«Nos équipes sont en contact depuis longtemps parce qu'il s'intéressait à la campagne, à mon projet». (Emmanuel Macron, entrevue diffusée à CNews, 4 mai 2017)



INGÉRENCE D'OBAMA DANS LES ÉLECTIONS EN ISRAËL (2015)

Le président Obama a toutes les apparences de s'être aussi ingéré par financement public par un organisme interposé dans les élections en Israël lorsque de l'argent public versé à une ONG connue pour être liée à sa campagne de 2008, a été engagé à des fins politiques pour tenter de faire évincer des élections israéliennes, le premier ministre Netanyahu. Selon un article du Washington Post (WP), une faille omettait de réglementer la réaffectation de l'argent public non utilisé à une certaine date. Le Sous-comité permanent des enquêtes, entité bipartisane (Démocrates - Républicains), a mis au jour ce stratagème:

[une traduction en français suit]
"Under the auspices of Chairman Sen. Rob Portman (R-Ohio) the Permanent Subcommittee on Investigations (PSI) has released a report today confirming allegations that an NGO with connections to President Obama’s 2008 campaign used U.S. taxpayer dollars attempting to oust Israeli Prime Minister Benjamin Netanyahu in 2015"(Washington Post, 12 juillet 2016). 
[Trad. française Google] 
(«Sous les auspices du président Rob Portman (R-Ohio), le Sous-comité permanent des enquêtes (PSI) a publié aujourd'hui [12 juillet 2016] un rapport confirmant qu'une ONG ayant des liens avec la campagne 2008 du Président Obama utilisait des dollars [publics ou des impôts] américains pour évincer le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou en 2015». )
(NOTE : dans l'article original du WP, le lien web vers le rapport est brisé...)



Ces commentaires sous ledit article du Washington Post (du 12 juillet 2016) sont particulièrement utiles pour nous resynchroniser à un passé récent trop vite oublié :




Je vous laisse sur cette pensée:
«Obama a interféré dans les élections plus que 13 Russes. Il a permis et a encouragé des millions d'étrangers illégaux à voter à la TV nationale»


VOIR la vidéo.



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1.     Le mémo stipule que des courriels ont été extraits des serveurs du Comité National Démocrate (DNC) vers un disque dur externe et ont été postés directement sur le site de Wikileaks par un citoyen américain employé dudit comité central des Démocrates. La source démocrate fut d'ailleurs assassinée le 10 juillet 2016; deux semaines avant l'investiture de Mme Clinton

Voici la page du Memo du Département de la Justice (DOJ) qui a été énormément bloqué (filtré) sur les réseaux sociaux en début d'année 2018, sous prétention d'être relayé par des robots informatiques.  C'est ce qui explique la note ajoutée par des «patriotes» disant que Facebook le bloque. Celui-ci explique comment des courriels sont passés du Comité National Démocrate (DNC) vers Wikileaks. La source, un patriote employé du DNC, a été mystérieusement assassinée le 10 juillet 2016 dans un quartier huppé de Washington en pleine année électorale, deux semaines avant la nomination officielle de HRC pour représenter le parti.




2.     Alex Pappas. Indictment reveals Russians also organized anti-Trump rallies after election. Fox News, 16 février 2018.

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