lundi 20 juillet 2015

Occident et nationalismes: «Les Brigandes» et d'autres exemples de la résistance

Nous assistons en Occident à un phénomène de nationalismes citoyens organisés. Ces nationalismes échappent à la rectitude politique.



Comme le politique échoue à aborder le problème national en divers pays en refusant d'appeler les choses par leur nom, livrant ainsi leurs citoyens à eux-mêmes (ex. vs tribunaux, intimidation, menaces, etc.) et à s'ajuster aux nouvelles réalités sociopolitiques mondiales, des mouvements naissent pour la promotion et la défense des nationalismes. Ceux-ci craignent que leur pays (une nation) qui a mis des siècles à trouver un équilibre socio-politique interne ou parfois à se reconstruire, ne soient en train de devenir, par un multiculturalisme non balisé, que des territoires fragmentés dont les traditions culturelles (incluant les libertés, la justice et le droit,  le système politique et autres) ne deviennent qu'un vague souvenir.

Le monde occidental marche vers un probable «clash» social

  • En voyant les multiples mouvements nationalistes spontanés en divers pays en Europe et en Amérique du Nord,
  • et avec des politiciens trop électoralistes et sans discernement des temps et des enjeux d'une une nouvelle immigration (pas celle des années 1950-1980),
le monde occidental marche vers un probable «clash» social (affrontement, conflit) en divers pays. Je ne le souhaite pas, mais je le lis, je l'entends. 



Des tentatives de solutions en éducation, comme le cours relativiste agnostique d'Éthique et culture religieuse au Québec, s'ils sont habiles et subtiles pour déchristianiser, sont par contre inefficaces pour assurer l'harmonie, car ses concepteurs et une certaine élite, veulent appliquer le même remède athée ou agnostique à tous, y inclus réduire le christianisme à la chambre à coucher et au placard. C'est ce que l'on a craint du PQ aussi avec son projet imprécis de «charte des valeurs» qui changeait au gré des semaines. 

Les Brigandes


Marianne, des Brigandes, lors de l'enregistrement de la première émission radio-web Radio Brigandes. Les Brigandes ne sont pas de grandes musiciennes. Il faut plutôt les voir comme des jeunes femmes politisées, bien que non engagées dans les partis politiques. Elles gardent leur liberté en prenant une autre voie, celle de la musique teintée d'humour.

Les Brigandes (France) ont choisi de se battre et d'enseigner, par une forme de chanson politisée qui réfère à l'histoire et aux valeurs (1).
Pour elles et pour le nouveau Comité de salut public, les États-Unis avec les Anglais sont les conspirateurs anglo-saxons qui veulent réunir le monde sous un gouvernement mondial. Le protestantisme évangélique (les évangéliques et non «évangélistes», Marianne) sont des séducteurs qui viseraient non pas un monde meilleur, mais le prosélytisme uniquement intéressé (faire grandir leurs rangs et du coup tinter la caisse à dollars). On voit, qu'ils ont des clichés malgré leur bonne volonté de justice. Mais les clichés sont propres à la fougue et à l'énergie de la jeunesse. On s'en reparlera quand elles auront 50 ans. J'étais fermé comme elles à leur âge.

Il est certain que des forces intéressées financièrement veulent unifier le monde sous un même système mondial (ou le plus possible mondialisé économiquement et structurellement), une nouvelle hégémonie. Mais réduire ces influences aux nations anglo-saxones et aux élus est un peu court. Ce sont plutôt des êtres influents issus de ces cultures pas uniquement anglophones. D'ailleurs, on ne sait pas d'où elles prennent que les médias américains contrôlent l'information française. Quand je compare le contenu des deux styles d'information à partir du Québec, je vois des différences notables entre la France et les États-Unis. Mais évidemment, que ce sont des gens en moyens et porteurs d'idéologies qui achètent les médias, mais ceux-ci sont tantôt de la gauche, tantôt de la droite ou du centre. Par exemple au Québec, nous avons deux clans principaux, les Desmarais et le clan Péladeau (Québecor).



Radio Brigandes no 1 - Juillet 2015




Mais chez les mouvements néo-nationalistes qui s'opposent aux groupes ou réseaux violents antichrétiens, la perte de l'identité nationale est aussi une menace; par exemple, l' «idéologie de la mondialisation» (donc perte d'autonomie des nations). Comprendre : une nation n'a pas besoin de perdre son identité pour être amie d'une autre nation, de culture relativement proche, ou même de culture différente (pour faire du commerce avec). Tout comme je n'ai pas à me fondre dans un autre, pas besoin de perdre ma personnalité, pour devenir et demeurer un ami réel d'une autre personne. Même dans les liens du mariage, mon épouse n'est pas devenue moi et je ne suis pas devenue elle. Je le constate chaque fois que survient un désaccord organisationnel. La France, comme le Canada et comme le Québec, n'ont pas à renoncer à leur histoire et à leur culture, à leur spécificité ou unicité politique, pour entretenir de bonnes relations avec un autre pays, par exemple.

En fait, ces mouvements citoyens voient les nations occidentales comme actuellement en combat de deux façons, un peu à la manière d'un soldat qui guerroie au dehors, pour défendre sa patrie et qui lutte contre une maladie à l'intérieur de son corps. Dans les décennies précédentes, les nouveaux arrivants dans un pays (une nation) occidentale étaient heureux de s'y joindre et de s'y faire une nouvelle vie. Ce fut l'attitude du personnage suivant, Dinesh D'Souza qui a émigré aux États-Unis, où les américains rêvaient étrangement à ce qu'il venait de quitter, notamment, les castes hindoues, la fatalité du karma, etc. En acceptant le projet social américain, il devint un des conseillers politiques du président Reagan. De même, un occidental qui se rendait en Chine pour travailler, faisait des efforts pour intégrer une partie de la culture chinoise.

Dinesh D'Souza





Aux États-Unis, par exemple, s'est levé un auteur, essayiste (best seller du Times), enseignant universitaire, ex-conseiller du président Ronald Reagan, conférencier et documentariste  (2), Dinesh D'Souza. L'Indien immigrant naturalisé américain, va dans le même sens que les Brigandes, mais à une plus grande échelle (Web dineshdsouza.com/) et avec un christianisme moins limité à une dénomination, comme on le voit dans ses écrits. 


Brigitte Gabriel



On voit aussi aux États-Unis, cette femme «qui en a...», comme on dit : Bigitte Gabriel, Act For America (Twitter @ActForAmerica, Web actforamerica.org). Elle est très active pour sensibiliser le politique à une vision nationale et non éclatée de la culture américaine. C'est à elle que l'on doit cette intervention visionnée plusieurs fois via Youtube, où elle dénonce non pas l'islam, mais les radicaux violents, se prévalant actuellement de la nécessité de islamisation du monde:



Autres lignes de dénonciation : la francophonie élargie


Au Québec, des gens de médias, comme Richard Martineau, un athée avoué, dénoncent le radicalisme, comme ici, dans le billet Demain au Québec ? (Journal de Montréal, 20 juillet 2015). Mais pour lui aussi, le christianisme doit être contraint; sanglé à la civière pour ne pouvoir se reproduire. Même chose, malheureusement pour l'auteure Djemila Benhabib («Ma vie à contre-Coran»).

Nous connaissons aussi des sites web comme l' Observatoire de l'islamisation (Web obs-islamisation.blogspot.ca, Twitter @islamisationfr) ou Poste de Veille (Web www.postedeveille.ca, Twitter @postedeveille)

Le risque des «clashes» nationaux (conflits avec dérapages) dans divers pays occidentaux


Mais les actes de dénonciation et de militantisme, chez certains groupes, même teintés de militarisme, ne risquent-ils pas de faire basculer vers la haine de l'autre? La ligne est mince entre la dénonciation du radicalisme et la haine de l'autre. Mais d'un autre côté, l'inaction de politiciens trop électoralistes et sans discernement des temps et des nouvelles réalités, sinon donnant l'impression d'être contre les expressions du christianisme, ont renvoyé le débat dans la rue et les foyers. Les peuples ont besoin de figures de pères et de mères à chaque génération, qui osent dire les choses; souvent encourager, parfois restreindre. Qui osent protéger et avertir. Mais beaucoup de politiciens ont versé dans l'opportunisme politique (et électoraliste). L'électoralisme est au politique, ce que l'institutionnalisme est à l'Église: cause de sclérose (qui rend inopérant un organe). En Grande-Bretagne, des leaders de communautés urbaines, de services sociaux et du système de justice, ont fermé les yeux sur des réseaux à caractère ethnique, pratiquant l'exploitation des jeunes d'âge mineur, pour éviter d'être accusés de profilage et de racisme. Certaines villes ont ainsi abandonné une génération de jeunes filles blanches. La nouvelle n'a pas fait son chemin au Québec alors que tout l'Europe en a parlé. Ici non plus, dans le Québec, le plus équitable au monde, on ne veut pas entendre ces choses.




LIRE AUSSI : 

Censure d'un cinéaste de la gauche américaine (samedi 5 mai 2012)

Eric Allen BELL, réalisateur américain.

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1.  Fondements ici catholiques opposés à certaines réformes.

2.  2016 : Obama's America, film d'anticipation fondé sur un essai politique devenu best-seller et réalisé avant l'élection d'Obama pour un second mandat

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