dimanche 7 décembre 2014

Mohamed Gamil Gharbi (Marc Lépine): la fusillade de la Polytechnique, quelles influences?

Et si Marc LÉPINE, né Mohamed Gamil Gharbi, n'était qu'un précurseur d'une jeunesse radicalisée? (...) Le 6 décembre 1989, Marc Lépine, né d'une mère québécoise et d'un père algérien décrit par la mère comme violent et misogyne (1), tuait sélectivement à l'arme à feu 14 femmes (1 employée et 13 étudiantes en génie) à l'école polytechnique de Montréal. 

(Dernière modification : 7 décembre 2015)

Selon les témoins direct du drame, le jeune homme âgé de 25 ans était organisé dans son attaque. Il faisait le tri des femmes et abattaient ses victimes surtout parmi ces dernières lors de la fusillade.

La raison du drame de la Polytechnique en 1989


La solution retenue par Marc LÉPINE pour répondre à sa frustration présumée témoigne de la haine des femmes évidemment, mais sous quelles influences? Trouble psychiatrique ou trouble de personnalité OU réaction haineuse OU crime sous influence radicale OU combinaison d'un trouble de personnalité aggravé par une influence radicale? Dans la version politiquement correcte, on a retenu dans le contexte, qu'en chaque homme du Québec, sommeille la violence et la misogynie. Mais la haine motivatrice a peut-être eu des causes plus structurées. Dormons toutefois tranquilles; il ne faudrait pas s'attendre à nos médias québécois pour creuser l'affaire. En tout mâle québécois hétérosexuel sommeillerait un salaud potentiel; cela est beaucoup plus simple. Point! Mais si...

Et si LÉPINE n'était qu'un précurseur d'une jeunesse radicalisée?


Mais si, d'un autre côté, la question peut se poser: et si Lépine n'était qu'un des précurseurs (2) de jeunes radicalisés contemporains comme Michael ZEHAF-BIBEAU et Martin ROULEAU, ou encore, comme les frères TSARNAEV suspects des attentats de Boston (3)? Nous ne le saurons pas par la voie officielle. Néanmoins si certains radicalisés le sont par un groupe religieux radical, une forme de recrutement, certaines valeurs extrémistes (ex. mépris des femmes) se transmettent aussi via un membre de la cellule familiale (ou le clan). Nos gens de médias  du Québec croient qu'il faut un acte écrit officiel pour pratiquer une version de la charia (ou une valeur de celle-ci) en sol canadien ou en France. Or, il n'en est rien. Il est tout à fait possible d'appliquer un radicalisme non officiel, religieux ou non, sous le radar (sans l'appui du pays d'accueil, de ses codes et lois). Il est tout à fait possible qu'un père méprisant pour les femmes transmettent cette haine à l'un de ses enfants, ou du moins, sa violence.

Marc Lépine, né Mohamed Gamil Gharbi, auteur de la fusillade misogyne de l'école Polytechnique de Montréal le 6 décembre 1989. Oui il en avait contre les femmes, mais ne se retrouve-t-on pas possiblement devant une haine structurée par une idéologie; le mépris de son père pour les femmes? Et si LÉPINE n'était qu'un précurseur d'une jeunesse radicalisée?










Par exemple, 

  • il a déjà été établi que la polygamie est pratiquée en occident (ex. en France), bien que ce soit illégal, 
  • ou que des familles ont appliqué ces dernières années, le châtiment contre un crime d'honneur au Canada comme dans l'affaire Shafia et d'autres ou en Grande-Bretagne, par exemple. Pour d'autres, la chose peut être passée comme un «accident» ou une agression quelconque, car les clans se tiennent et ne témoigneront pas contre un proche.
  • Qu'on le veuille ou non, l'excision est pratiquée même dans nos démocraties.

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27 mars 2017

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1.  Dans une entrevue accordée à TVA en septembre 2006, la mère du jeune tueur, Monique Lépine, décrivait le père de ce dernier, comme violent et non respectueux des femmes.
L'information fut reprise sur le site du réseau anglophone CTV,  le 25 septembre 2006.
[Monique] Lépine, who said she loved her son but condemned his "insane act," described him as a shy and secretive boy who didn't discuss his problems.
But she also revealed that her husband, who she separated from when her son was five years old, was a violent man.
"He was verbally and physically violent with me. And when he hit my son in the face, the marks lasted for a week. So he hit him very hard, and for something that didn't deserve it."
His father also barred the child from receiving any tenderness from his mother.
"From the time the kids were very young, he had this mentality that you shouldn't spoil the children," she told TVA.
"So when I held my children to console them, he perceived it as spoiling them."



2.  Et plus récemment, Omar Khadr chez les ressortissants canadiens, qui avait presque 16 ans lors de son arrestation (en Afghanistan en juillet 2002). Il est le fils d'Ahmed Saïd Khadr, un Égyptien qui fût fortement impliqué avec Al Qaïda. La photo a été prise 1 an avant son arrestation. Il ne s'est pas trouvé de journaliste québécois pour trouver une photo plus actuelle du jeune lors des jours suivant son arrestation.
Omar Khadr, photo datant d'un an avant son arrestation. Était-il volontairement impliqué ou «enfant soldat» malgré lui au sens où l'entendent habituellement les droits de l'homme? Sa situation ressemblerait logiquement (on peut le supposer) davantage au fils d'un mafieu qui oeuvre avec son père, plutôt qu'à un enfant impliqué sans son consentement personnel. D'ailleurs, même à 15 ans, il avait l'âge dit «de raison» et n'a pas pris l'avion menotté pour aller combattre à l'étranger. A-t-il quitté malgré lui le Canada pour joindre la cause du paternel? On peut en douter.

3.  Djokhar Tsarnaev, qui en était à 3 mois avant de fêter son vingtième anniversaire lors du drame d'avril 2013.
Dzhokhar TSARNAEV (variante TSARNAÏEV), 19 ans, photo de foule prise le 15 avril 2013, jour des attentas du marathon international de la ville de Boston aux États-Unis. Il est le plus jeune des deux frères, principaux suspects des poseurs de bombe,  son aîné, prénommé Tamerlan, ayant été abattu lors de la chasse à l'homme qui a suivi l'enquête. Photo prise le jour des attentats. Vous remarquerez que les photos retenus par les médias québécois le montrent plus jeune (2 photos habituellement reprises au Québec le montrant avec une apparence d'âge entre 15 et 17 ans; idéal pour la victimisation des suspects). Le magazine RollingStone a été plus professionnel à ce niveau


Page couverture du magazine RollingStone. Vous remarquerez que le choix de la photo respecte à peu près l'âge du suspect au moment des attentats de Boston, contrairement au choix graphique des médias québécois, sous la une du RollingStone.

Voici les deux photos largement utilisées (de façon récurrente lorsqu'on parle et écrit sur Dzhokhar TSARNAEV) par nos médias québécois pratiquant la victimisation:

Djokhar Tsarnaev, apparence d'âge : 15 à 16 ans

Djokhar Tsarnaev apparence d'âge: 16 à 18 ans


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